La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

COLMAY Constant Victor Alphonse Marie

Constant Victor Alphonse Marie COLMAY, né le 14 octobre 1903 à l’île aux Chiens, Saint-Pierre-et-Miquelon, mort le 25 novembre 1965 à Toulon (Var), Français, marin, officier radio, militaire des Forces navales françaises libres, combattant de Bir Hakeim, officier des équipages de la flotte, commandant d’unités de fusiliers marins, conservateur du mémorial du débarquement de Provence au mont Faron, Compagnon de la Libération par décret du 20 novembre 1944.

Jeunesse et environnement familial

Constant Victor Alphonse Marie Colmay naît le 14 octobre 1903 à l’île aux Chiens, aujourd’hui appelée île aux Marins, dans l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Il appartient à une famille de marins étroitement liée à l’histoire maritime de l’archipel.

Son père, Jean-Marie Jules COLMAY, est né le 30 octobre 1862 à Pleurtuit, en Ille-et-Vilaine. Il exerce la profession de marin.

Sa mère, Hélène Joséphine GAUTIER, appartient à une famille établie à Saint-Pierre-et-Miquelon. Elle est la fille de Jean-François Gautier, originaire de Saint-Pierre, et d’Hélène Hartley, originaire de Terre-Neuve.

Les parents de Constant Colmay se marient le 26 janvier 1892 à l’île aux Chiens.

Le couple a cinq enfants, dont Constant est le plus jeune.

L’enfance de celui-ci est marquée par deux décès.

Sa mère meurt le 16 décembre 1906, alors qu’il vient d’avoir trois ans.

Son père décède le 29 juillet 1917.

Constant est recueilli par son oncle et parrain, Constant Pierre COLMAY.

Il quitte l’archipel et grandit à Pleurtuit, ville natale de son père.

Ces renseignements familiaux proviennent de l’étude biographique publiée par Michel Le Carduner, qui utilise notamment des documents et photographies conservés par les descendants de la famille Colmay.

Ils permettent de restituer l’environnement personnel d’un homme dont la carrière militaire est généralement mieux connue que l’enfance.

Une jeunesse tournée vers la mer

L’origine familiale de Constant Colmay explique en partie son orientation professionnelle.

Saint-Pierre-et-Miquelon possède une longue tradition maritime, notamment liée aux campagnes de pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve.

La navigation constitue une activité essentielle dans l’économie de l’archipel.

Après son installation en Bretagne, Constant Colmay demeure proche de cet environnement.

Il choisit naturellement une carrière maritime.

Cette orientation le conduit d’abord dans la Marine nationale, puis dans la marine marchande.

Sa formation de radiotélégraphiste jouera un rôle déterminant au début de la Seconde Guerre mondiale.

25 mars 1922 — Engagement dans la Marine nationale

Le 25 mars 1922, Constant Colmay est incorporé dans la Marine nationale par devancement d’appel.

Il n’a pas encore dix-neuf ans.

Il suit une première formation maritime au Portzic, près de Brest.

Il rejoint ensuite l’École des radios de Toulon.

Cette formation lui permet d’acquérir les connaissances techniques nécessaires à l’utilisation des moyens de transmission de la Marine.

À cette époque, la radiotélégraphie occupe une place croissante dans les communications navales.

Elle permet aux bâtiments de transmettre des messages à distance et contribue à la coordination des opérations maritimes.

Constant Colmay manifeste des aptitudes dans cette spécialité.

Le 1er janvier 1923, il obtient son brevet élémentaire de radio.

Cette qualification lui ouvre la voie d’une carrière technique dans les transmissions maritimes.

1923 — Premières affectations

Après sa formation, Constant Colmay embarque pendant quatre mois sur le contre-torpilleur Le Bouclier.

Ce bâtiment lui permet notamment de revenir pour la première fois dans son archipel natal depuis son départ pendant l’enfance.

Il retourne ensuite à Toulon.

Il poursuit sa formation en suivant le cours de chef de poste radio.

Il est promu quartier-maître radio.

Cette qualification lui permet d’exercer des responsabilités plus importantes dans les services de transmission.

Il est ensuite affecté au Centre administratif de la Marine à Bizerte, en Tunisie.

Il termine son service militaire le 23 mars 1925.

Pendant cette période, il exerce également des fonctions de radio volant dans l’environnement de l’aéronautique navale, notamment à Karouba.

La notice officielle de l’Ordre de la Libération résume cette période en indiquant qu’il sert trois ans dans l’aéronautique navale et termine quartier-maître volant.

1926 — Entrée dans la marine marchande

Après avoir quitté le service actif, Constant Colmay poursuit sa carrière maritime.

En 1926, il obtient le brevet d’officier radio de la marine marchande.

Il embarque ensuite sur différents bâtiments de pêche.

Entre 1927 et 1929, il sert à bord du chalutier Atlantique, de Fécamp.

Ce navire effectue des campagnes dans les eaux de Terre-Neuve et du Groenland.

Les conditions de navigation dans l’Atlantique Nord sont particulièrement éprouvantes.

Les équipages doivent affronter le froid, les tempêtes et les difficultés propres à la pêche hauturière.

Le rôle du radiotélégraphiste est essentiel pour maintenir les communications.

Constant Colmay acquiert ainsi une expérience professionnelle importante.

1929-1939 — Dix années de navigation

Entre 1929 et 1939, Constant Colmay navigue comme officier radio et électricien sur plusieurs bâtiments de pêche de Boulogne-sur-Mer.

L’étude de Michel Le Carduner identifie notamment les navires Louise, Suzanne, Tartarin et Tarascon.

Les campagnes le conduisent dans les eaux de l’Atlantique Nord, notamment au large de la Norvège.

Cette activité lui permet d’approfondir sa connaissance des transmissions et des installations électriques embarquées.

Parallèlement à sa carrière dans la marine marchande, il effectue deux périodes volontaires dans la réserve.

Il sert alors comme radio volant au Centre d’aviation maritime de Cherbourg.

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, il possède donc une double expérience.

Il connaît les exigences de la navigation maritime.

Il maîtrise également les techniques de transmission utilisées dans les opérations militaires.

Ces compétences expliqueront son affectation initiale auprès du commandement naval de la France libre.

Septembre 1939 — Mobilisation sur le Tarana

À la déclaration de guerre, Constant Colmay est mobilisé comme officier marinier radio.

Il est affecté au chalutier Tarana, transformé en bâtiment militaire.

Le navire est équipé d’armes dissimulées sous des filets de pêche.

Il effectue notamment des missions de reconnaissance depuis Boulogne-sur-Mer.

L’utilisation de chalutiers militarisés répond aux besoins de la Marine française, qui doit disposer de bâtiments auxiliaires pour différentes missions de surveillance et de protection.

Constant Colmay assure les transmissions à bord.

Lorsque les forces allemandes progressent vers les côtes de la Manche en juin 1940, le Tarana quitte Cherbourg pour rejoindre Portsmouth.

Ce départ permet à Constant Colmay d’échapper à la capture.

Il se trouve en Grande-Bretagne au moment où le général de Gaulle appelle les Français à poursuivre le combat.

18 juin 1940 — En Grande-Bretagne

Le 18 juin 1940, Constant Colmay se trouve déjà à Londres selon la notice officielle de l’Ordre de la Libération.

La France vient de subir une défaite militaire majeure.

Le maréchal Pétain a annoncé son intention de demander l’armistice.

Le général de Gaulle appelle au contraire à poursuivre la guerre aux côtés du Royaume-Uni.

Constant Colmay choisit de rejoindre les Français qui refusent la capitulation.

Sa présence en Grande-Bretagne facilite cette décision.

Il appartient aux premiers marins qui mettent leurs compétences au service de la France libre.

Son engagement constitue une rupture avec les autorités françaises qui acceptent l’armistice.

1er juillet 1940 — Ralliement aux FNFL

L’étude biographique de Michel Le Carduner situe au 1er juillet 1940 le ralliement officiel de Constant Colmay aux Forces navales françaises libres.

L’Ordre de la Libération confirme qu’il rejoint la France libre dès ses premières heures.

Cette décision est particulièrement précoce.

Les Forces navales françaises libres sont alors en cours d’organisation.

Leur constitution nécessite le rassemblement de navires, de marins et de personnels techniques.

Les hommes disponibles sont peu nombreux.

Les spécialistes des transmissions sont particulièrement précieux.

Constant Colmay possède une formation adaptée aux besoins immédiats du commandement.

Il peut donc être employé dans les opérations navales et expéditionnaires organisées par la France libre.

Septembre 1940 — L’expédition de Dakar

En septembre 1940, Constant Colmay participe au groupe expéditionnaire envoyé devant Dakar.

Cette opération vise à obtenir le ralliement de l’Afrique occidentale française au général de Gaulle.

Elle est menée avec le soutien des forces britanniques.

Le port de Dakar représente un objectif stratégique important.

Il constitue une base navale et un point d’appui majeur sur la côte occidentale de l’Afrique.

Constant Colmay assure les transmissions pour l’amiral commandant l’opération.

Sa fonction est essentielle au maintien des communications entre les différents éléments du dispositif.

L’opération se déroule du 23 au 25 septembre 1940.

Elle échoue à obtenir le ralliement de Dakar.

Les forces demeurées fidèles au gouvernement de Vichy opposent une résistance militaire aux forces alliées.

L’expédition est finalement abandonnée.

Fin 1940 — Affectation au Cameroun

Après l’échec de Dakar, le groupe auquel appartient Constant Colmay est dispersé.

Il est débarqué à Douala, au Cameroun, avec son service.

Le Cameroun a rejoint la France libre en août 1940.

Il constitue donc l’un des territoires permettant au général de Gaulle de disposer de bases militaires et administratives en Afrique.

Constant Colmay demeure au service des Forces françaises libres.

Son parcours va désormais le conduire vers les unités terrestres de fusiliers marins.

Ce changement marque une nouvelle étape.

Il passe d’une spécialité essentiellement technique, les transmissions, à des fonctions de commandement et de combat.

1941-1942 — Le 1er Bataillon de fusiliers marins

Constant Colmay est affecté au 1er Bataillon de fusiliers marins, ou 1er BFM.

L’Ordre de la Libération situe son arrivée effective dans l’unité, en Libye, au début de 1942.

Le bataillon participe aux opérations de la France libre au Moyen-Orient et en Afrique.

Il est notamment chargé de missions de défense contre les attaques aériennes.

Ses hommes utilisent des armes antiaériennes et accompagnent les forces terrestres.

Cette fonction exige une grande mobilité.

Les équipes doivent pouvoir se déplacer avec les unités combattantes et installer rapidement leurs moyens de défense.

Constant Colmay apporte au bataillon son expérience technique et militaire.

Son comportement attire l’attention du commandant Hubert AMYOT D’INVILLE.

Celui-ci lui reconnaît des qualités de chef.

Il lui confie le commandement d’une section de défense contre avions.

Les responsabilités de défense antiaérienne

La défense contre avions, généralement désignée par le sigle DCA, constitue une mission essentielle pour les unités combattantes.

Les attaques aériennes représentent une menace constante pour les formations terrestres.

Les positions, les colonnes de véhicules et les installations logistiques peuvent être bombardées ou mitraillées.

Les équipes de DCA doivent assurer leur protection.

Leur efficacité dépend de la rapidité de réaction, de la précision des tirs et de la bonne coordination des servants.

Constant Colmay exerce progressivement des responsabilités plus importantes dans ce domaine.

Sa connaissance des techniques aéronavales et des matériels militaires facilite son adaptation.

Il acquiert également une expérience directe du commandement d’hommes au combat.

Ces qualités seront particulièrement mises en valeur pendant la bataille de Bir Hakeim.

Mai-juin 1942 — La bataille de Bir Hakeim

Au printemps 1942, le 1er Bataillon de fusiliers marins participe à la défense de Bir Hakeim, dans le désert de Libye.

La position est tenue par la 1re Brigade française libre, commandée par le général Pierre Kœnig.

Elle constitue un point d’appui important sur le flanc du dispositif allié.

Les forces de l’Axe, commandées notamment par le général Rommel, cherchent à déborder les positions britanniques.

La bataille se déroule du 26 mai au 11 juin 1942.

Les Français libres résistent à des attaques terrestres et aériennes particulièrement violentes.

La défense antiaérienne joue un rôle important dans la protection du point d’appui.

Constant Colmay commande alors une batterie de DCA.

Cette responsabilité est expressément confirmée par l’Ordre de la Libération.

Ses hommes doivent faire face aux bombardements et aux attaques aériennes ennemies.

Les conditions de combat sont difficiles.

La chaleur, le manque d’eau, la poussière et l’intensité des bombardements éprouvent les défenseurs.

Le maintien en état des armes et des moyens de transmission représente une difficulté permanente.

Constant Colmay participe à cette défense jusqu’à l’évacuation de la position.

Son engagement à Bir Hakeim constitue l’un des épisodes majeurs de sa carrière.

Il appartient aux marins français libres qui contribuent directement à la résistance de la brigade Kœnig.

Bir Hakeim et la reconnaissance des fusiliers marins

La bataille de Bir Hakeim occupe une place importante dans l’histoire de la France libre.

La résistance prolongée des Français permet aux forces britanniques de réorganiser une partie de leur dispositif.

Elle contribue également à la réputation militaire des troupes du général de Gaulle.

Le 1er BFM se distingue par son action antiaérienne.

Ses servants doivent intervenir dans des conditions particulièrement dangereuses.

Leur activité contribue à réduire la vulnérabilité des positions françaises face aux attaques aériennes.

Constant Colmay exerce un commandement direct dans cette spécialité.

Il ne s’agit pas seulement d’une présence administrative au sein de l’unité.

Il participe personnellement aux opérations de défense.

La bataille renforce sa réputation d’officier marinier énergique et expérimenté.

Octobre-novembre 1942 — El-Alamein

Après Bir Hakeim, Constant Colmay poursuit les combats au sein du 1er BFM.

Le bataillon participe aux opérations liées à la seconde bataille d’El-Alamein.

Cette bataille se déroule du 23 octobre au 4 novembre 1942.

Elle constitue une victoire importante des forces britanniques et alliées.

Elle entraîne le repli progressif des armées allemande et italienne vers l’ouest.

Le 1er BFM assure la protection antiaérienne des formations françaises libres.

Constant Colmay poursuit donc ses fonctions dans une unité engagée au sein d’une campagne particulièrement mobile.

Les combats ne se limitent plus à la défense d’une position fixe.

Les unités alliées progressent à travers le désert.

Les équipements antiaériens doivent accompagner ce mouvement.

1942-1943 — La poursuite vers la Tunisie

Après El-Alamein, le 1er BFM participe à la poursuite des forces de l’Axe.

Les opérations conduisent les troupes alliées à travers la Libye.

Elles se prolongent jusqu’en Tunisie.

Constant Colmay connaît ainsi plusieurs grandes étapes de la guerre du désert.

Les forces françaises libres poursuivent leur participation aux opérations militaires aux côtés des Britanniques.

La campagne de Tunisie marque progressivement la fin de la présence militaire allemande et italienne en Afrique du Nord.

Les combats s’achèvent en mai 1943.

La France libre peut alors préparer sa participation aux opérations en Europe.

Septembre 1943 — Création du 1er Régiment de fusiliers marins

En septembre 1943, le 1er Bataillon de fusiliers marins est transformé en 1er Régiment de fusiliers marins, ou 1er RFM, selon la chronologie officielle de l’Ordre de la Libération.

La transformation de l’unité correspond à l’évolution des besoins militaires.

Le régiment est destiné à servir au sein de la 1re Division française libre.

Il conserve les traditions de la Marine tout en participant aux opérations terrestres.

Constant Colmay reçoit des responsabilités au sein du 2e escadron.

Il devient officier en second de cette formation.

Il exerce les fonctions d’adjoint du lieutenant de vaisseau Alain SAVARY.

Ce dernier sera lui-même une personnalité importante de la France libre et, après la guerre, de la vie politique française.

Les deux hommes participent ensemble aux opérations du régiment.

1944 — La campagne d’Italie

En 1944, Constant Colmay participe à la campagne d’Italie.

La 1re Division française libre combat aux côtés des forces alliées engagées contre les positions allemandes.

Les opérations se déroulent dans des régions où les conditions du terrain sont souvent difficiles.

Les pluies, les cours d’eau et les zones marécageuses compliquent les mouvements.

Les unités doivent progresser sous la menace des tirs ennemis.

Les combats de la région de Cassino et de la vallée du Liri ouvrent progressivement la route de Rome.

Le 1er RFM participe à ces opérations.

Constant Colmay se distingue particulièrement dans le secteur de Pontecorvo.

Mai 1944 — Les combats de Pontecorvo

Pontecorvo occupe une position importante dans le dispositif allemand.

Les forces alliées cherchent à rompre les défenses qui barrent l’accès vers Rome.

La progression des unités motorisées est rendue difficile par les zones humides et les obstacles naturels.

Constant Colmay parvient à faire avancer ses équipages malgré ces difficultés.

L’Ordre de la Libération souligne son efficacité dans les plaines marécageuses de Pontecorvo.

L’épisode met en évidence ses qualités de commandement.

Il doit trouver des solutions pratiques pour permettre le mouvement des hommes et du matériel.

Cette capacité à surmonter les obstacles constitue un élément important de sa réputation.

Les combats de San Andrea

Après les combats de Pontecorvo, Constant Colmay participe à ceux de San Andrea.

L’Ordre de la Libération indique qu’il est nommé officier des équipages de deuxième classe après cette bataille.

Cette nomination représente une étape importante de sa progression dans la hiérarchie militaire.

Elle reconnaît les responsabilités exercées et les services rendus pendant les opérations.

Constant Colmay poursuit la campagne d’Italie jusqu’au retour de la division en vue du débarquement en Provence.

15 août 1944 — Le débarquement en Provence

Le 15 août 1944, les forces alliées débarquent sur les côtes méditerranéennes de la France.

L’opération, connue sous le nom de code Dragoon, vise notamment à ouvrir un nouveau front et à libérer les ports de Toulon et de Marseille.

La 1re Division française libre participe aux opérations.

Le 1er RFM accompagne les unités engagées.

Constant Colmay commande alors une batterie de défense antiaérienne.

Son expérience acquise en Afrique et en Italie lui permet de faire face aux exigences du combat.

Les unités françaises progressent vers les grandes villes du littoral provençal.

Toulon constitue un objectif majeur.

La ville possède une base navale stratégique.

Les forces allemandes y ont établi un dispositif de défense important.

Août 1944 — Les combats pour Toulon

Constant Colmay participe aux opérations de libération de Toulon.

Le 1er RFM prend part aux combats dans la région.

L’étude de Michel Le Carduner précise que Constant Colmay est blessé au Cap Brun, dans le secteur de Toulon.

Elle reproduit également une photographie le représentant blessé, aux côtés de plusieurs officiers et personnels médicaux.

Ce document constitue un complément intéressant à la notice officielle de l’Ordre de la Libération.

Il confirme que Colmay est personnellement exposé pendant les combats.

Sa blessure ne met pas fin à son engagement.

Il poursuit les opérations avec son unité.

Toulon est libérée le 26 août 1944.

Cette victoire représente un succès important pour les forces françaises engagées dans la campagne de Provence.

Automne 1944 — Commandement du 2e escadron

L’étude de Michel Le Carduner indique que Constant Colmay prend le commandement du 2e escadron du 1er RFM le 20 octobre 1944.

Cette précision complète la chronologie de l’Ordre de la Libération.

Elle montre que ses responsabilités militaires continuent à progresser.

Il ne se limite plus aux fonctions d’adjoint exercées pendant la campagne d’Italie.

Il dirige désormais directement une formation du régiment.

Les combats se déplacent vers l’est de la France.

Les unités alliées doivent affronter la résistance allemande dans les Vosges et en Alsace.

Les conditions météorologiques deviennent progressivement plus difficiles.

Le froid, la neige et l’état des routes compliquent les mouvements.

Constant Colmay poursuit les opérations à la tête de ses hommes.

20 novembre 1944 — Compagnon de la Libération

Constant Colmay est nommé Compagnon de la Libération par décret du 20 novembre 1944.

Cette nomination intervient pendant les combats de la Libération.

Elle reconnaît l’ensemble de ses services depuis son engagement précoce dans les Forces françaises libres.

Son parcours comprend alors la participation à l’expédition de Dakar, la défense de Bir Hakeim, El-Alamein, la campagne de Tunisie, les combats d’Italie et le débarquement en Provence.

Le dossier individuel de Constant Colmay est conservé par l’Ordre de la Libération sous la cote 1 A 229.

L’inventaire officiel identifie une ampliation du décret datée du 21 novembre 1944.

L’attribution est effectuée de son vivant.

La référence précise de publication au Journal officiel n’a pas été retrouvée lors des présentes recherches.

Hiver 1944-1945 — La campagne des Vosges et d’Alsace

Constant Colmay participe aux combats de l’hiver 1944-1945.

Les opérations se déroulent dans les Vosges et la plaine d’Alsace.

Les forces allemandes résistent à l’avance alliée.

Les unités françaises doivent progresser dans des conditions météorologiques difficiles.

Les déplacements sont ralentis par la neige, le verglas et les obstacles naturels.

Les opérations exigent une coopération entre les formations d’infanterie, les unités blindées et les moyens d’appui.

Le 1er RFM participe activement à cette campagne.

Constant Colmay commande ses hommes dans plusieurs engagements.

La prise du pont de Marckolsheim

L’un des épisodes importants de cette campagne est la prise du pont de Marckolsheim.

Constant Colmay participe à cette opération à la tête de son unité.

L’Ordre de la Libération souligne le rôle joué par les fusiliers marins dans la conquête de cet objectif.

Le contrôle du pont facilite la progression des forces françaises.

Il contribue notamment aux opérations menées dans le cadre de la libération de Colmar.

L’étude de Michel Le Carduner précise que l’action bénéficie à la 2e Division blindée.

La prise de ce point de passage représente donc un succès tactique important.

Elle illustre la capacité de Constant Colmay à conduire ses hommes dans des opérations offensives.

1945 — Fin de la guerre en Europe

Le 1er RFM poursuit ses opérations jusqu’à la fin de la guerre.

L’étude de Michel Le Carduner indique que le régiment termine la campagne sur le front des Alpes.

La capitulation allemande du 8 mai 1945 marque la fin des combats en Europe.

Constant Colmay possède alors une expérience militaire exceptionnelle.

Engagé dans la France libre dès juillet 1940, il a servi sur plusieurs théâtres d’opérations.

Il a participé aux campagnes d’Afrique, d’Italie et de France.

Il a exercé des fonctions techniques, puis des responsabilités de commandement de plus en plus importantes.

Sa carrière militaire se poursuit néanmoins après la victoire.

Il est promu officier des équipages de première classe.

1er octobre 1945 — L’escadron de tradition du 1er RFM

Après la dissolution du 1er Régiment de fusiliers marins, Constant Colmay reçoit le commandement d’un escadron de tradition.

L’étude de Michel Le Carduner situe sa prise de fonctions au 1er octobre 1945.

Cette formation conserve les traditions du régiment.

Elle permet également de maintenir une continuité entre les unités ayant participé à la guerre et les formations réorganisées après 1945.

L’escadron est d’abord affecté aux troupes d’occupation françaises dans le secteur de Constance, en Allemagne.

Il est ensuite envoyé vers Marseille en vue de son embarquement pour l’Indochine.

1945-1946 — Départ pour l’Indochine

Constant Colmay embarque à Marseille à bord du paquebot Éridan.

Le bâtiment transporte des militaires français vers l’Indochine.

La situation dans cette région est particulièrement instable.

La capitulation japonaise de septembre 1945 a entraîné une profonde transformation du contexte politique.

Le mouvement indépendantiste vietnamien revendique la souveraineté du pays.

Les autorités françaises cherchent à rétablir leur présence.

Les tensions provoquent progressivement des affrontements armés.

Constant Colmay participe aux opérations françaises dans ce contexte colonial.

Son unité reçoit notamment une mission de protection du haut-commissaire en Indochine.

26 janvier 1946 — Combat de Tan Uyen

Le 26 janvier 1946, Constant Colmay participe à un combat à Tan Uyen, en Cochinchine.

L’Ordre de la Libération indique que l’engagement dure onze heures.

Constant Colmay s’y distingue par son comportement.

Cette action constitue l’un des épisodes importants de sa carrière après la Seconde Guerre mondiale.

Elle montre qu’il demeure engagé dans des opérations militaires particulièrement difficiles.

Les circonstances précises du combat, les effectifs engagés et le bilan des pertes ne sont pas détaillés dans la notice institutionnelle.

Ils devraient être recherchés dans les archives militaires relatives aux opérations françaises en Indochine.

1946 — Poursuite des opérations en Indochine

Constant Colmay poursuit son service en Indochine.

L’étude de Michel Le Carduner indique qu’il participe notamment à des opérations au Tonkin en mars 1946.

Il reçoit une nouvelle citation à l’ordre de l’armée de mer.

Cette citation doit être distinguée des citations obtenues pendant la Seconde Guerre mondiale.

Elle est susceptible d’expliquer certaines différences dans les décomptes de décorations présentés par les publications biographiques.

Cependant, seul l’état officiel des services et des citations permettrait d’établir définitivement la chronologie administrative de ses distinctions.

13 juin 1946 — Mariage en Indochine

Pendant son séjour en Indochine, Constant Colmay épouse Fernande TAPONARD, le 13 juin 1946.

Son épouse est née à Lyon en juin 1920.

Ces renseignements sont publiés dans l’étude biographique de Michel Le Carduner.

Le couple aura deux enfants : une fille née en 1948 et un garçon né en 1950.

Ces éléments complètent la connaissance de la vie familiale du Compagnon.

Ils témoignent également du fait que son existence personnelle se construit parallèlement à une carrière militaire marquée par des affectations lointaines et répétées.

Mai 1947 — Retour en métropole

Constant Colmay demeure en Indochine jusqu’en mai 1947.

Il revient ensuite à Toulon.

Sa carrière se poursuit dans les unités de fusiliers marins.

À l’automne 1947, il rejoint l’École des fusiliers marins de Sirocco, près d’Alger.

Cette affectation marque une nouvelle orientation.

Après plusieurs années de combats, il exerce désormais des fonctions de formation et d’instruction.

Son expérience opérationnelle constitue un atout important pour préparer les jeunes militaires.

1947-1954 — Instructeur à Sirocco

Constant Colmay demeure à Sirocco jusqu’en mai 1954, selon l’étude de Michel Le Carduner.

Il exerce notamment des fonctions d’instructeur d’infanterie et de parachutisme.

En 1948, il obtient les qualifications de parachutiste et de commando.

L’Ordre de la Libération confirme l’obtention de ces certificats.

Ces nouvelles qualifications montrent qu’il continue à compléter sa formation militaire malgré son expérience déjà considérable.

Elles lui permettent également d’assurer l’instruction dans des spécialités exigeantes.

Cette période constitue une étape importante de sa carrière d’officier.

Il participe directement à la transmission des savoir-faire acquis pendant la guerre.

Mai 1954 — Deuxième séjour en Indochine

En mai 1954, Constant Colmay repart pour l’Indochine.

Il embarque à bord du paquebot Pasteur.

Il arrive à Saïgon dans un contexte marqué par l’évolution décisive de la guerre d’Indochine.

La défaite française de Diên Biên Phu intervient précisément en mai 1954.

Les accords de Genève, conclus en juillet, organisent la cessation des hostilités et une nouvelle situation politique.

Constant Colmay exerce différentes fonctions militaires.

Il commande d’abord la compagnie de garde de Saïgon.

Il participe ensuite à la défense du port.

Son expérience des opérations terrestres et navales demeure particulièrement utile.

Il poursuit son séjour jusqu’en 1956.

1956 — Retour en France

En 1956, Constant Colmay revient en France.

Il embarque sur le paquebot Henri Poincaré, à bord duquel il exerce des responsabilités de commandement.

Après son retour, il reçoit le commandement de la compagnie de garde de Toulon.

Cette affectation correspond à la dernière grande période de sa carrière militaire.

Toulon représente un lieu particulièrement important dans son parcours.

Il y a effectué une partie de sa formation de radio avant la guerre.

Il a participé à sa libération en août 1944.

Il y exerce désormais des responsabilités dans les unités de la Marine.

La ville deviendra également son lieu de résidence et de décès.

1961-1962 — Retraite militaire

L’étude de Michel Le Carduner indique que Constant Colmay est admis à la retraite le 1er novembre 1961 et quitte effectivement le service actif un an plus tard.

L’Ordre de la Libération ne précise pas ces deux dates dans sa notice biographique.

Il convient donc de distinguer la décision administrative de retraite et la cessation effective des fonctions.

Au terme de sa carrière, Constant Colmay a servi pendant près de quarante années dans les activités maritimes et militaires.

Il a connu les deux grandes périodes de son existence professionnelle : la navigation commerciale, puis les engagements militaires de la France libre et de l’après-guerre.

Conservateur du mémorial du mont Faron

Après sa carrière militaire, Constant Colmay devient conservateur du musée du mont Faron, à Toulon.

Il participe au rassemblement de documents, d’objets et de souvenirs relatifs au débarquement de Provence.

Le site du mont Faron occupe une place importante dans la mémoire des opérations militaires d’août 1944.

Le mémorial est aménagé dans la tour Beaumont.

Constant Colmay contribue à la conservation et à la présentation des témoignages de la Libération.

Son activité possède une signification particulière.

Il ne se contente pas de participer aux cérémonies commémoratives.

Il contribue concrètement à préserver les traces matérielles et documentaires des événements auxquels il a personnellement participé.

15 août 1964 — Le mémorial du débarquement de Provence

Le mémorial du débarquement de Provence est inauguré par le général de Gaulle le 15 août 1964, lors du vingtième anniversaire de l’opération Dragoon.

L’étude biographique de Michel Le Carduner mentionne l’année 1965 pour cette inauguration ; cette datation doit être corrigée au regard de la chronologie institutionnelle du mémorial.

L’action de Constant Colmay s’inscrit dans les travaux destinés à conserver le souvenir des forces françaises et alliées engagées dans la libération du sud de la France.

Elle contribue à transmettre l’histoire des fusiliers marins et de la 1re Division française libre.

25 novembre 1965 — Décès à Toulon

Constant Colmay meurt le 25 novembre 1965, à Toulon.

L’étude de Michel Le Carduner précise qu’il décède à l’hôpital maritime Sainte-Anne.

Il est âgé de soixante-deux ans.

Ses obsèques ont lieu le 29 novembre 1965.

Elles réunissent notamment de nombreuses personnalités militaires.

Le capitaine Brasseur-Kermadec prononce une allocution dont le texte est signalé dans les archives de l’Ordre de la Libération.

Constant Colmay est inhumé à Toulon.

Sa disparition intervient un peu plus d’un an après l’inauguration du mémorial du débarquement de Provence, auquel il avait consacré une partie de ses dernières activités.

Appartenance à une unité, un réseau ou un mouvement

Marine nationale — Incorporation le 25 mars 1922 ; spécialité radio et aéronautique navale.

Marine marchande — Officier radio de 1926 à 1939.

Chalutier militarisé Tarana — Affectation comme officier marinier radio à partir de septembre 1939.

Forces navales françaises libres — Ralliement officiel le 1er juillet 1940 selon l’étude de Michel Le Carduner.

Groupe expéditionnaire de Dakar — Participation aux opérations de septembre 1940 ; responsabilités dans les transmissions.

1er Bataillon de fusiliers marins — Participation aux campagnes d’Afrique, notamment Bir Hakeim et El-Alamein.

1er Régiment de fusiliers marins — Officier en second, puis commandant du 2e escadron ; campagnes d’Italie et de France.

Escadron de tradition du 1er RFM — Commandement à partir du 1er octobre 1945.

École des fusiliers marins de Sirocco — Fonctions d’instruction de 1947 à 1954.

Compagnie de garde de Saïgon — Commandement pendant son second séjour en Indochine.

Compagnie de garde de Toulon — Commandement jusqu’à la fin de sa carrière militaire.

Missions et actions

L’activité militaire de Constant Colmay se distingue par sa continuité et par l’évolution de ses responsabilités.

En juin 1940, il fait partie des marins français présents en Grande-Bretagne qui choisissent de poursuivre la guerre.

Pendant l’expédition de Dakar, il assure des fonctions techniques de transmission.

À partir de 1942, il exerce des responsabilités de commandement dans les unités de défense antiaérienne du 1er BFM.

À Bir Hakeim, il commande une batterie de DCA.

Il poursuit les combats à El-Alamein et en Tunisie.

En Italie, il exerce les fonctions d’officier en second du 2e escadron du 1er RFM.

Il participe ensuite au débarquement de Provence et aux combats pour Toulon.

Pendant l’hiver 1944-1945, il commande des fusiliers marins dans les Vosges et en Alsace.

Après la guerre, il poursuit son service en Indochine, puis exerce des responsabilités d’instruction.

Son parcours montre ainsi le passage d’un spécialiste des transmissions à un officier possédant une expérience importante du combat terrestre.

Camarades de combat et collaborateurs

Hubert AMYOT D’INVILLE — Capitaine de corvette, commandant du 1er Bataillon de fusiliers marins, Compagnon de la Libération ; lui confie des responsabilités dans la défense antiaérienne.

Alain SAVARY — Lieutenant de vaisseau, Compagnon de la Libération, commandant du 2e escadron du 1er Régiment de fusiliers marins ; Constant Colmay exerce les fonctions d’officier en second à ses côtés.

Pierre KŒNIG — Général, Compagnon de la Libération, commandant de la 1re Brigade française libre à Bir Hakeim.

Jacques BAUCHE — Officier des Forces navales françaises libres, Compagnon de la Libération ; figure sur une photographie de Constant Colmay prise après les combats de Toulon.

Pierre BRASSEUR-KERMADEC — Officier des fusiliers marins, Compagnon de la Libération ; prononce une allocution lors des obsèques de Constant Colmay en novembre 1965.

Ces relations sont documentées par les biographies institutionnelles, les photographies historiques et l’inventaire archivistique.

Arrestation, emprisonnement et déportation

Aucune arrestation, détention ou déportation de Constant Colmay pendant la Seconde Guerre mondiale n’a été identifiée dans les sources consultées.

Son engagement s’effectue au sein des Forces françaises libres et dans les unités combattantes de la Marine.

Il participe directement aux opérations militaires contre les forces de l’Axe.

Décorations

Décorations françaises

Commandeur de la Légion d’honneur — Grade confirmé par l’Ordre de la Libération. Décret nominatif et publication au Journal officiel non retrouvés lors des présentes recherches.

Compagnon de la Libération — Décret du 20 novembre 1944 — Ampliation du 21 novembre 1944 — Attribution du vivant de l’intéressé, non posthume — Dossier individuel 1 A 229 — Source : Ordre de la Libération. Référence précise de publication au Journal officiel restant à établir.

Médaille militaire — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Date d’attribution et publication officielle à vérifier.

Croix de guerre 1939-1945 — Neuf citations selon l’Ordre de la Libération ; dix citations selon l’étude biographique de Michel Le Carduner. Le décompte exact doit être vérifié dans l’état individuel des services.

Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Dates et nombre de citations à vérifier.

Médaille de la Résistance française avec rosette — Décret du 11 mars 1947 — Journal officiel du 27 mars 1947 — Attribution non posthume — Dossier 1 O 14610 — Source : base officielle des médaillés de la Résistance française, Ordre de la Libération.

Croix du combattant 1939-1945 — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Croix du combattant volontaire 1939-1945 — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille de l’aéronautique — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Décoration étrangère à confirmer

Bronze Star Medal — États-Unis — Distinction mentionnée dans une notice secondaire ; son attribution nominative n’a pas été confirmée par les sources institutionnelles directement consultées. Elle demeure donc à vérifier avant d’être intégrée à la liste des décorations certaines.

Lieux de mémoire

Île aux Chiens, aujourd’hui île aux Marins — Saint-Pierre-et-Miquelon — Lieu de naissance de Constant Colmay.

Pleurtuit — Ille-et-Vilaine — Commune où il grandit après son adoption par son oncle.

Brest — Finistère — Formation initiale dans la Marine nationale.

Toulon — Var — Formation de radiotélégraphiste, participation aux combats de la Libération, dernière affectation, décès et inhumation.

Bizerte — Tunisie — Affectation dans les services de la Marine pendant les années 1920.

Londres — Royaume-Uni — Ralliement à la France libre en 1940.

Dakar — Sénégal — Participation à l’expédition de septembre 1940.

Douala — Cameroun — Affectation après l’expédition de Dakar.

Bir Hakeim — Libye — Commandement d’une batterie de DCA pendant la bataille de mai-juin 1942.

El-Alamein — Égypte — Participation aux opérations d’octobre-novembre 1942.

Pontecorvo — Italie — Engagement pendant la campagne d’Italie de 1944.

Cap Brun — Toulon — Secteur des combats au cours desquels il est blessé en août 1944.

Marckolsheim — Bas-Rhin — Opérations du 1er RFM pendant la campagne d’Alsace.

Tan Uyen — Vietnam — Combat du 26 janvier 1946.

Saïgon — Vietnam — Affectations militaires pendant ses séjours en Indochine.

École de Sirocco — Algérie — Fonctions d’instruction dans les fusiliers marins.

Mémorial du débarquement de Provence, mont Faron — Toulon — Institution à laquelle il participe comme conservateur.

Boulevard Constant-Colmay — Saint-Pierre-et-Miquelon — Voie publique portant son nom ; une plaque est dévoilée le 14 juillet 1973 selon l’étude de Michel Le Carduner.

Préparation militaire marine de Toulon — Une promotion reçoit son nom en 2014.

Unités de fusiliers marins — Son nom est associé à une unité de tradition, selon un communiqué de 2020 signalé dans les archives de l’Ordre de la Libération.

Dossier d’homologation

Service historique de la Défense — GR 16 P 138169

L’inventaire officiel des dossiers des Compagnons de la Libération, lettre C, identifie cette cote au nom de Constant Colmay.

Elle correspond au dossier individuel conservé dans la sous-série GR 16 P.

Les pièces originales n’ont pas été directement consultées.

Il n’est donc pas possible de préciser les dates administratives de reconnaissance des services, les décisions éventuelles d’homologation ou les états de services détaillés à partir de cette seule référence.

Matricule des Forces navales françaises libres — 11064 FN40

L’étude biographique de Michel Le Carduner indique ce matricule.

Il constitue une référence supplémentaire pour l’identification des services militaires de Constant Colmay au sein des FNFL.

Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 229

L’inventaire officiel établi par Roxane Ritter, dans sa version du 24 septembre 2025, identifie :

COLMAY Constant — 1 A 229.

Le dossier comprend notamment les ensembles suivants.

Attribution de la croix de la Libération

Dix courriers échangés entre 1942 et 1946.

Ampliation du 21 novembre 1944 du décret du 20 novembre 1944.

Reçu du diplôme de Compagnon de la Libération daté du 10 juin 1965.

Renseignements administratifs

Deux fiches de renseignements établies en 1963.

Fiche annuaire de la chancellerie de l’Ordre de la Libération.

Correspondances

Dix pièces échangées avec l’Ordre entre 1949 et 2008.

Documents familiaux et militaires

Un Soldier’s Service and Pay Book datant de 1940.

Une liste des hommes s’étant distingués pendant la campagne de Syrie.

Sépulture

Un courrier de 2006.

Deux fiches de sépulture établies en 2006.

Hommages et commémorations

Allocution prononcée par le capitaine Brasseur-Kermadec lors des obsèques de 1965.

Communiqué de presse de 2020 concernant la dénomination d’une unité de fusiliers marins.

Presse

Six articles publiés entre 1965 et 1966.

L’ensemble documentaire couvre la période 1940-2020.

Cet inventaire est particulièrement important pour l’étude des services militaires et de la mémoire de Constant Colmay.

Les documents originaux qu’il décrit n’ont pas été directement dépouillés.

Références bibliographiques

1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Perrin, Paris, 2000, 822 p. — Étude générale consacrée aux Compagnons de la Libération.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, 2023, 1 600 p. — Répertoire biographique des Compagnons.

Mémorial des Compagnons de la Libération, 1940-1945, ouvrage collectif, Imprimerie nationale, Paris, 1961. — Publication consacrée aux parcours des Compagnons.

Constant Colmay, Michel Le Carduner, L’Arche Musée et Archives de Saint-Pierre-et-Miquelon, mars 2023, 9 p. — Étude biographique détaillée utilisant des documents familiaux et des photographies historiques ; source importante pour la jeunesse, les affectations, la vie familiale et les hommages.

Historique des Forces navales françaises libres, Émile Chaline et Pierre Santarelli, tome II, consacré à la période du 4 août 1943 au 7 mai 1945, publication de l’association des FNFL. — Ouvrage permettant de replacer les opérations du 1er RFM dans l’histoire de la Marine de la France libre.

Les Fusiliers marins dans la France libre, étude historique publiée par la Fondation de la France libre dans ses travaux consacrés au débarquement de Provence. — Présentation du parcours collectif des unités de fusiliers marins.

Cols bleus, n° 770, 17 novembre 1962. — Article relatif à la fin de la carrière militaire de Constant Colmay, référence à vérifier dans la collection originale.

Cols bleus, n° 920, 4 décembre 1965. — Article nécrologique consacré à Constant Colmay, référence à vérifier dans la collection originale.

Références internet

Ordre de la Libération — Constant COLMAY — Biographie officielle, engagement dans la France libre, campagnes militaires, commandements, décret de nomination et décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/constant-colmay

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C — Dossier individuel 1 A 229, ampliation du décret du 20 novembre 1944, correspondances, documents familiaux et archives commémoratives —

Ordre de la Libération — Base des médaillés de la Résistance française, lettre C — Médaille avec rosette, décret du 11 mars 1947, Journal officiel du 27 mars 1947, cote 1 O 14610 — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies/C?page=4

L’Arche Musée et Archives — Constant Colmay, Michel Le Carduner, mars 2023 — Étude biographique de neuf pages, comprenant des renseignements familiaux, des documents photographiques et une chronologie détaillée des services militaires —

Fondation de la France libre — Hommage aux Forces françaises libres — Brochure consacrée au débarquement de Provence, comprenant une présentation des unités de fusiliers marins et une photographie de Constant Colmay porte-drapeau du 1er RFM —

Observations

Constant Colmay appartient aux marins français qui choisissent très tôt de poursuivre la guerre après la défaite de juin 1940.

Son parcours présente plusieurs particularités.

Il est né à Saint-Pierre-et-Miquelon, territoire possédant une forte tradition maritime.

Après une enfance marquée par la disparition de ses parents, il suit une formation dans la Marine nationale.

Il devient spécialiste des transmissions.

Pendant plus de dix années, il exerce comme officier radio dans la marine marchande.

Mobilisé en 1939, il rejoint la Grande-Bretagne à bord du Tarana.

Il rallie les Forces navales françaises libres dès juillet 1940.

Sa première affectation importante concerne les transmissions du groupe expéditionnaire de Dakar.

Il rejoint ensuite les fusiliers marins.

Cette nouvelle orientation transforme profondément sa carrière.

Il passe progressivement des responsabilités techniques au commandement de formations combattantes.

La bataille de Bir Hakeim constitue un épisode essentiel.

À la tête d’une batterie de défense antiaérienne, il participe directement à la résistance du point d’appui français.

Il poursuit ensuite les campagnes d’Afrique, d’Italie et de France.

Ses qualités militaires sont reconnues par des responsabilités croissantes au sein du 1er RFM.

Il participe à la libération de Toulon puis aux combats des Vosges et d’Alsace.

Sa nomination comme Compagnon de la Libération, par décret du 20 novembre 1944, intervient pendant ces opérations.

Après la victoire, il poursuit son service en Indochine et dans les unités de fusiliers marins.

Il termine sa carrière à Toulon.

Son activité comme conservateur du mémorial du mont Faron constitue une dernière contribution importante.

Elle témoigne de son attachement à la mémoire des Français libres et des combats de la Libération.

Une contribution particulière à la mémoire de Bir Hakeim

Constant Colmay occupe une place importante parmi les combattants de Bir Hakeim.

Son engagement dans les unités antiaériennes du 1er BFM est directement confirmé par l’Ordre de la Libération.

Il appartient aux marins qui ont servi sur terre, dans un environnement opérationnel très différent de leur spécialité d’origine.

Cette caractéristique illustre la diversité des unités constituant les Forces françaises libres.

La mémoire de Constant Colmay demeure également vivante dans sa famille.

Des descendants participent aux cérémonies commémoratives consacrées à Bir Hakeim et aux fusiliers marins.

Les divergences de dates et de citations

La recherche a permis d’identifier une divergence significative concernant la date de naissance.

L’Ordre de la Libération, l’étude de Michel Le Carduner et plusieurs autres publications retiennent le 14 octobre 1903.

La base officielle des médaillés de la Résistance française mentionne cependant le 15 octobre 1903.

La concordance des sources biographiques conduit à retenir provisoirement le 14 octobre, sous réserve d’une vérification de l’acte original.

Une seconde divergence concerne la croix de guerre 1939-1945.

L’Ordre de la Libération mentionne neuf citations.

L’étude de Michel Le Carduner en indique dix.

Cette différence pourrait résulter d’une mise à jour des citations ou de modalités différentes de décompte.

Aucune explication ne peut cependant être considérée comme certaine sans consultation des documents militaires.

Les sources archivistiques disponibles

La richesse du dossier individuel 1 A 229 constitue un atout important.

Il comporte des documents relatifs à l’attribution de la croix de la Libération, des renseignements administratifs, des pièces familiales et des archives commémoratives.

La consultation des fiches de 1963 et du document militaire de 1940 permettrait notamment de mieux comprendre les modalités de son engagement.

Le dossier GR 16 P 138169 constitue une seconde référence majeure.

Enfin, le dossier de la Médaille de la Résistance française avec rosette, conservé sous la cote 1 O 14610, permettrait de préciser les circonstances de l’attribution de cette distinction.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité de Constant Victor Alphonse Marie Colmay, sa naissance dans l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, son décès le 25 novembre 1965 à Toulon, son ralliement précoce aux Forces navales françaises libres, sa participation à l’expédition de Dakar, à la bataille de Bir Hakeim, aux campagnes d’Afrique, d’Italie et de France, ses responsabilités au sein du 1er BFM et du 1er RFM, son engagement en Indochine et ses fonctions au mémorial du mont Faron sont établis par plusieurs sources documentaires concordantes. Sa nomination comme Compagnon de la Libération par décret du 20 novembre 1944 est confirmée par l’Ordre de la Libération et son inventaire archivistique. Les dossiers 1 A 229, GR 16 P 138169 et 1 O 14610 sont identifiés. Les réserves concernent principalement la divergence du jour de naissance dans la base des médaillés, le nombre exact des citations de la croix de guerre 1939-1945 et la confirmation d’une éventuelle décoration américaine.

Chronologie

DateÉvénement
14 octobre 1903Naissance à l’île aux Chiens, Saint-Pierre-et-Miquelon.
16 décembre 1906Décès de sa mère, Hélène Joséphine Gautier.
29 juillet 1917Décès de son père, Jean-Marie Jules Colmay.
EnfanceInstallation à Pleurtuit après son adoption par son oncle.
25 mars 1922Incorporation dans la Marine nationale.
1er janvier 1923Obtention du brevet élémentaire de radio.
1923Embarquement sur le contre-torpilleur Le Bouclier.
1923-1925Formation complémentaire et affectations à Toulon et Bizerte.
23 mars 1925Fin du service militaire.
1926Obtention du brevet d’officier radio de la marine marchande.
1927-1929Navigation sur le chalutier Atlantique.
1929-1939Campagnes de pêche comme officier radio et électricien.
Septembre 1939Mobilisation sur le chalutier militarisé Tarana.
Juin 1940Départ de Cherbourg pour Portsmouth.
18 juin 1940Présence à Londres.
1er juillet 1940Ralliement officiel aux FNFL selon l’étude de Michel Le Carduner.
Septembre 1940Participation à l’expédition de Dakar.
Fin 1940Affectation à Douala, Cameroun.
Début 1942Rejoint le 1er BFM en Libye.
Mai-juin 1942Commandement d’une batterie de DCA à Bir Hakeim.
Octobre-novembre 1942Participation aux opérations d’El-Alamein.
1942-1943Poursuite des forces de l’Axe jusqu’en Tunisie.
Septembre 1943Transformation du 1er BFM en 1er RFM selon l’Ordre de la Libération.
1944Campagne d’Italie ; officier en second du 2e escadron.
Mai 1944Combats de Pontecorvo.
1944Promotion comme officier des équipages de deuxième classe.
15 août 1944Débarquement de Provence.
Août 1944Participation aux combats de Toulon ; blessure au Cap Brun.
20 octobre 1944Prend le commandement du 2e escadron selon Michel Le Carduner.
20 novembre 1944Décret de nomination comme Compagnon de la Libération.
21 novembre 1944Ampliation du décret conservée au dossier 1 A 229.
Hiver 1944-1945Campagne des Vosges et d’Alsace.
1945Participation à la prise du pont de Marckolsheim et aux opérations vers Colmar.
8 mai 1945Fin de la guerre en Europe.
1er octobre 1945Commandement de l’escadron de tradition du 1er RFM.
Fin 1945Départ pour l’Indochine.
26 janvier 1946Combat de Tan Uyen, en Cochinchine.
13 juin 1946Mariage avec Fernande Taponard en Indochine.
Mai 1947Retour en métropole.
1947-1954Instructeur à l’École des fusiliers marins de Sirocco.
1948Obtention des qualifications de parachutiste et de commando.
11 mars 1947Décret attribuant la Médaille de la Résistance française avec rosette.
27 mars 1947Publication au Journal officiel.
Mai 1954Deuxième départ pour l’Indochine.
1956Retour en France ; responsabilités à Toulon.
1er novembre 1961Admission à la retraite selon Michel Le Carduner.
1962Fin effective du service actif selon la même étude.
15 août 1964Inauguration du mémorial du débarquement de Provence au mont Faron.
10 juin 1965Reçu du diplôme de Compagnon de la Libération.
25 novembre 1965Décès à l’hôpital Sainte-Anne de Toulon.
29 novembre 1965Obsèques à Toulon.
14 juillet 1973Dévoilement de la plaque du boulevard Constant-Colmay à Saint-Pierre.
2014Promotion de préparation militaire marine portant son nom.
2020Hommage par la dénomination d’une unité de fusiliers marins.

Tableau des divergences entre sources

Point examinéSourcesAppréciation
Prénoms completsMichel Le Carduner : Constant Victor Alphonse Marie.Retenus ; acte de naissance non directement consulté.
Date de naissanceOrdre de la Libération et étude Le Carduner : 14 octobre 1903 ; base des médaillés : 15 octobre 1903.14 octobre 1903 retenu provisoirement.
Lieu de naissanceOrdre : Saint-Pierre-et-Miquelon ; Le Carduner : île aux Chiens.Informations compatibles.
Ralliement FNFLOrdre : dès les premières heures ; Le Carduner : 1er juillet 1940.Date précise retenue avec attribution.
Création du 1er RFMOrdre : septembre 1943 ; Le Carduner : juin 1943.Divergence documentaire ; septembre 1943 retenu selon la source institutionnelle.
Prise du commandement du 2e escadronLe Carduner : 20 octobre 1944.Date retenue avec attribution.
Nombre de citations 1939-1945Ordre : neuf ; Le Carduner : dix.Divergence non résolue.
Décret de la croix de la LibérationOrdre : 20 novembre 1944 ; inventaire : ampliation du 21 novembre.Concordance.
Médaille de la RésistanceBase officielle : rosette, décret du 11 mars 1947, JO du 27 mars 1947.Confirmée.
Dossier de CompagnonInventaire : 1 A 229.Confirmé.
Dossier SHDInventaire : GR 16 P 138169.Confirmé.
Dossier de Médaille de la RésistanceBase officielle : 1 O 14610.Confirmé.
Bronze Star MedalAttribution mentionnée dans une source secondaire ; non retrouvée dans la notice officielle de l’Ordre.À vérifier.
Date de retraiteLe Carduner : admission en 1961, fin effective en 1962.Distinction administrative retenue.
Inauguration du mémorial du mont FaronCertaines publications mentionnent 1965 ; chronologie institutionnelle : 15 août 1964.15 août 1964 retenu.
DécèsOrdre et étude Le Carduner : 25 novembre 1965, Toulon.Concordance.

Sources consultées

Ordre de la Libération — Constant COLMAY — Biographie officielle, carrière militaire, engagement dans la France libre, campagnes de Bir Hakeim, d’Italie et de France, commandements, décret de nomination et décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/constant-colmay ; Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C, version du 24 septembre 2025, dossier individuel 1 A 229, page 39, comprenant l’ampliation du 21 novembre 1944 du décret du 20 novembre 1944, les correspondances et les pièces familiales — ; Ordre de la Libération — Base officielle des médaillés de la Résistance française, lettre C, Médaille avec rosette attribuée à Constant Colmay par décret du 11 mars 1947, publication au Journal officiel du 27 mars 1947, cote 1 O 14610 — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies/C?page=4 ; L’Arche Musée et Archives de Saint-Pierre-et-Miquelon — Constant Colmay, étude biographique de Michel Le Carduner, mars 2023, neuf pages, renseignements familiaux, carrière militaire, vie privée et hommages — ; Fondation de la France libre — Hommage aux Forces françaises libres, brochure consacrée au débarquement de Provence, documents sur le 1er Régiment de fusiliers marins et photographie de Constant Colmay —

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