Louis CHÉREL est né le 4 janvier 1920 à Ploërmel (Morbihan). Il a été fusillé le 30 juin 1944 à la butte de la Maltière, sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine), à l’âge de 24 ans.
Fils de Joseph CHÉREL, cafetier et réparateur de cycles, et de Marie CLICHON, Louis CHÉREL exerçait la profession de mécanicien à Ploërmel. Il était célibataire au moment de son engagement dans la Résistance.
Engagement dans la Résistance
Réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), Louis CHÉREL s’engage dans la Résistance en janvier 1943.
Il intègre le Bureau des opérations aériennes (BOA) et est inscrit aux Forces françaises libres (FFL) à Londres. Il devient sous-lieutenant au sein du 12e bataillon des Forces françaises de l’intérieur (FFI) du Morbihan.
Au sein du BOA, Louis CHÉREL participe activement à l’organisation de parachutages d’armes destinées à équiper les maquisards. Il est également impliqué dans le transport et le camouflage de ces armes. Il travaille en étroite collaboration avec Henri CALINDRE, alias « Mistringue », et d’autres membres de la Résistance locale.
Arrestation / évasion
Le 22 février 1944, au retour d’une mission à Rennes, Louis CHÉREL et Henri CALINDRE sont victimes d’un accident de la route et grièvement blessés. Le 3 mars 1944, ils sont arrêtés à l’hôpital de Ploërmel par les autorités allemandes, malgré les protestations du médecin traitant.
Ils sont transférés à la prison de Vannes, où ils subissent de sévères tortures.
Louis CHÉREL reçoit notamment 300 coups de nerf de bœuf en présence de son camarade Henri CALINDRE, mais aucun des deux ne parle.
Ils sont ensuite transférés au Fort de Penthièvre, puis à la caserne Margueritte à Rennes.
Il est exécuté par les autorités allemandes le 30 juin 1944.
Camarades de combat
Louis CHÉREL a combattu aux côtés de plusieurs résistants, notamment :
- Henri CALINDRE, alias « Mistringue »
- Honoré CHAMAILLARD, alias « Galimard »
- Julien LE PORT, alias « le coureur »
- Le lieutenant Théophile GUILLO, alias « Chuais »
- Henri CALINDRE, alias « Mistringue »
Ces résistants formaient le noyau central du réseau « Cockle », travaillant ensemble pour organiser les parachutages d’armes et recueillir des renseignements sur l’ennemi.
Décorations
Croix de guerre avec citation au Corps d’Armée.
- Médaille de la Résistance Française à titre posthume par décret par décret du 07 juin 1952 JO 17 juillet 1952 Source Ordre de la Libération
- Côte du dossier : 1O13229
Rues ou lieux de mémoire
À Ploërmel, une rue porte le nom de Louis CHÉREL en hommage à son engagement dans la Résistance. Il est également inhumé dans le carré militaire du cimetière de Ploërmel.
Références bibliographiques
Les fusillés 1940-1944, par Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty, Éditions de l’Atelier, Paris, 2011.
Cet ouvrage recense les biographies de résistants fusillés pendant la Seconde Guerre mondiale, dont celle de Louis CHÉREL, mettant en lumière leur engagement et leur sacrifice.
La Résistance en Bretagne, par Christian Bougeard, Éditions Ouest-France, Rennes, 2004.
Ce livre offre une vue d’ensemble de la Résistance en Bretagne, avec des focus sur les actions menées dans le Morbihan et les figures locales telles que Louis CHÉREL.
Références internet
Maitron des Fusillés : https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article161534
Fiche biographique détaillée de Louis CHÉREL, retraçant son parcours dans la Résistance, son arrestation, sa détention et son exécution.
Résistances-Morbihan : https://resistances-morbihan.fr/calindre-cherel/
Article consacré à Louis CHÉREL et Henri CALINDRE, décrivant leur engagement dans la Résistance, les circonstances de leur arrestation et les tortures subies avant leur exécution.
Pôle Jean Moulin : https://polejeanmoulin.com/resources/St-Jacques-de-La-Lande-_-plaquette-_-la-maltiere.pdf
Plaquette commémorative sur la butte de la Maltière, lieu d’exécution de nombreux résistants, dont Louis CHÉREL, avec des informations sur les événements et les victimes.resistances-morbihan.fr