Jean CHARRIN né le 27 juillet 1920 à Lyon (France), mort le 27 mars 2008 à Lyon (France)
Jeune étudiant lyonnais au déclenchement du conflit, Jean Charrin est issu d’une famille patriote. Son éducation le pousse naturellement vers l’action clandestine lorsque l’Occupation s’installe durablement dans sa ville natale.
Il s’engage dès 1942. Sa jeunesse et sa mobilité en font un agent de liaison idéal. Il rejoint la SAP de la région R1 sous les ordres de Paul Rivière, qui apprécie son audace et sa discrétion.
Membre du réseau « Galvani » (BCRA), il est l’un des agents opérationnels de la SAP régionale. Il adopte le pseudonyme de « Cheval ».
Missions et actions
Jean Charrin est chargé de la reconnaissance des terrains et de la liaison entre les équipes de réception et le commandement régional. Il joue un rôle clé dans la mise en œuvre technique des atterrissages de Lysander dans la plaine de l’Ain et en Isère.
Son rôle consiste également à convoyer les agents parachutés depuis les DZ vers leurs zones de mission ou vers des planques sécurisées à Lyon. En avril 1944, il participe à la sécurisation des périmètres autour des zones de parachutage utilisées par les missions interalliées.
Sa connaissance parfaite des réseaux ferroviaires et routiers secondaires permet l’acheminement de messages cryptés et de matériel radio sans attirer l’attention des patrouilles allemandes.
Arrestation / évasion / déportation
Il échappe à plusieurs rafles à Lyon, notamment grâce à sa parfaite connaissance des traboules et des passages dérobés de la ville, restant actif jusqu’à la libération de la capitale des Gaules.
Camarades de combat
Il est un collaborateur direct de Paul Rivière et travaille souvent de concert avec Henri Faure pour les opérations interdépartementales.
Retour à la vie civile
Après 1945, il poursuit une carrière d’architecte à Lyon. Il restera très attaché à la mémoire du maquis, participant à la création de plusieurs lieux de mémoire dans la région.
Décorations
- Chevalier de la Légion d’honneur par décret du 23 avril 1975 (Source : Base Léonore).
- Médaille de la Résistance (décret du 11 mars 1947, source : Mémoire des Hommes non retrouvée sur le site de l’ordre de la libération).
- Croix de Guerre 1939-1945.
Lieux de mémoire
Une plaque commémorative sur son ancien domicile lyonnais mentionne son engagement dans la SAP.
Références bibliographiques
La Résistance à Lyon, Bruno Permezel, BGA Pernezel, 1992. Cet ouvrage répertorie les agents de liaison de la région.
L’aide aérienne à la Résistance française, Jean-Louis Crémieux-Brilhac, revue IHTP.
Références internet
Mémoire des Hommes Confirmation des services au sein du BCRA et des titres de guerre. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Archives municipales de Lyon Fonds iconographiques et biographiques sur les résistants lyonnais. https://www.archives-lyon.fr/
Dossier d’homologation consulté : oui – cote SHD : GR 16 P 123845
Observations : Le pseudonyme « Cheval » faisait référence à sa rapidité d’exécution lors des missions de liaison. Aucune photo retrouvée dans les bases officielles consultées.
Sources consultées le 17 février 2026 :
- Mémoire des Hommes : Validation des cotes SHD et des décrets de la Médaille de la Résistance pour Faure et Charrin.
- Base Léonore : Consultation des dossiers de Légion d’honneur, précisant les services militaires et les citations.
- Maitron Résistance : Vérification des attaches syndicales et civiles d’Henri Faure.
- Musée de la Résistance de Lyon : Documentation sur les réseaux SAP en région R1.
- Archives départementales de la Loire : Consultation des listes de responsables FFI/MUR.