Muriel BYCK née le 4 juin 1918, Ealing, Londres, Royaume-Uni, morte le 23 mai 1944, Romorantin, France
Fille de parents juifs russes naturalisés britanniques, Muriel BYCK vécut en Allemagne et en France durant son enfance. Elle étudia au lycée français de Kensington, puis à l’université de Lille. Avant la guerre, elle travailla comme secrétaire et assistante metteur en scène.
Engagement dans la Résistance
En décembre 1942, elle rejoignit la Women’s Auxiliary Air Force (WAAF). Recrutée par le SOE en 1943 en raison de sa maîtrise du français, elle fut formée comme opératrice radio.
Parachutée en France dans la nuit du 8 au 9 avril 1944, elle opéra sous le nom de code “Violette” au sein du réseau VENTRILOQUIST dirigé par Philippe de VOMÉCOURT.
Elle établit des liaisons radio entre la Résistance locale et Londres, changeant fréquemment de lieu pour éviter la détection.
En mai 1944, elle contracta une méningite. Hospitalisée à Romorantin sous une fausse identité, elle décéda le 23 mai 1944.
Camarades de combat
- Philippe de VOMÉCOURT
- Antoine Vincent
- Jean Petitfils
Décorations
Lieux de mémoire
- Mémorial de Valençay (Indre)
- Plaque commémorative au lycée français Charles de Gaulle de Kensington, Londres
- Mémorial de Knightsbridge, Londres
Références bibliographiques
- Mission France: The True History of the Women of SOE, par Kate Vigurs, Yale University Press, 2021. Ce livre détaille les missions des femmes agents du SOE, incluant Muriel BYCK.
Références internet
- RAF Stories : Biographie détaillée de Muriel BYCK, illustrant son parcours au sein du SOE.