Jean BRASSEUR-KERMADEC, alias « Kermadec », né Jean Alphonse Georges BRASSEUR le 9 septembre 1914 à Verviers, Belgique, mort le 21 mai 1992 à Paris, Belge de naissance puis Français par naturalisation en 1947. La notice de l’Ordre de la Libération présente une divergence interne : son en-tête donne le 8 septembre 1914, tandis que le corps de la notice donne le 9 septembre ; le répertoire SHD GR 16 P confirme le 9 septembre 1914, date retenue ici.
Jeunesse et formation
Fils d’un pharmacien, Jean BRASSEUR fait ses études à Verviers puis à Liège. Très tôt attiré par la mer, il s’embarque à quinze ans, sans prévenir sa famille, sur un cargo quittant Anvers pour les mers australes. Ce n’est qu’une fois arrivé en Australie qu’il donne de ses nouvelles. À son retour, son père accepte qu’il s’oriente vers une carrière maritime.
Il suit alors une formation maritime et devient officier au long cours dans la marine marchande belge, au service de la compagnie Lloyd Royal. Cette formation professionnelle constitue la base de son parcours ultérieur dans les Forces navales françaises libres.
Engagement dans la Résistance
En juin 1940, Jean BRASSEUR est en mer et entend l’appel du 18 Juin. Après une escale à Freetown, il atteint la Grande-Bretagne en août 1940. Il commence par rallier la Royal Navy puis demande à servir dans les Forces navales françaises libres, auxquelles il s’engage à titre étranger en octobre 1940. L’inventaire de l’Ordre conserve une copie de son acte d’engagement dans les FFL daté du 9 octobre 1940, ainsi qu’un ordre du 10 octobre 1940.
Il sert sous le nom de guerre « Kermadec ». Affecté comme officier fusilier sur le cuirassé Courbet, il y commande la défense contre avions. Il est ensuite chargé d’organiser le premier centre d’instruction des FNFL à Skegness. MVR signale parallèlement qu’un camp d’instruction militaire est confié à BRASSEUR-KERMADEC à Portsmouth en février 1941.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Jean BRASSEUR-KERMADEC relève de la France libre et plus précisément des Forces navales françaises libres puis du 1er Régiment de fusiliers marins.
Il sert successivement sur le Courbet, le contre-torpilleur Léopard, puis l’aviso Commandant Dominé. En novembre 1943, devenu lieutenant de vaisseau, il demande à rejoindre le 1er RFM, régiment blindé de reconnaissance de la 1re Division française libre. Il prend le commandement du 3e escadron. L’Ordre de la Libération confirme que BRASSEUR-KERMADEC figure parmi les Compagnons issus du 1er RFM.
Missions et actions
Après son passage sur le Courbet, il est affecté au Léopard, chargé de la protection des convois autour de l’Islande durant l’hiver 1941. En juillet 1941, il devient officier en second de l’aviso Commandant Dominé. À bord de ce bâtiment, il escorte les convois entre Liverpool et Freetown, participe au blocus de Djibouti, puis protège les convois de la 8e Armée britannique entre Alexandrie, Tobrouk, Benghazi et Tripoli. La notice officielle lui attribue alors plus de 100 000 milles parcourus en opérations.
Avec le 1er RFM, il participe aux combats de Tunisie puis, à partir d’avril-mai 1944, à la campagne d’Italie. Il se distingue à Pontecorvo, Ponte Luccano, Montefiascone et Radicofani. Le 1er RFM est alors l’unité blindée de reconnaissance de la 1re DFL ; l’Ordre précise qu’il comprend quatre escadrons de combat, dont le 3e est commandé par BRASSEUR-KERMADEC.
Le 15 août 1944, il débarque en Provence à Cavalaire. À la tête du 3e escadron, il progresse vers Hyères, La Garde et Toulon, bousculant les forces allemandes et capturant plus de 200 prisonniers.
Il combat ensuite dans les Vosges. En novembre 1944, il s’empare de La Chapelle-sous-Rougemont et se distingue à Bourbach-le-Bas, où son unité résiste à de fortes contre-attaques appuyées par des chars.
Arrestation / évasion / déportation
Sans objet. Jean BRASSEUR-KERMADEC n’a pas été arrêté ni déporté dans le cadre de son engagement. Son parcours est celui d’un officier de la France libre engagé dans les opérations navales puis terrestres de 1940 à 1945.
Camarades de combat
Au sein du 1er RFM, Jean BRASSEUR-KERMADEC sert parmi de nombreux Compagnons de la Libération, notamment Hubert AMYOT d’INVILLE, Roger BARBEROT, Alain SAVARY, Jacques BAUCHE, Jean CADÉAC d’ARBAUD, Constant COLMAY, Joseph DUHAUTOY-SCHUFFENECKER, Stanislas MANGIN, René MILLET, Pierre de MORSIER, Roland TERRIER et François TILLY.
Roland TERRIER rejoint d’ailleurs le 3e escadron de reconnaissance du 1er RFM sous les ordres directs de BRASSEUR-KERMADEC.
Retour à la vie civile
Jean BRASSEUR-KERMADEC ne quitte pas immédiatement la carrière militaire. À la fin de la guerre, capitaine de corvette, il commande l’escorteur Cimeterre. Il obtient la nationalité française en 1947, puis sert comme commandant adjoint du croiseur-école Jeanne d’Arc jusqu’en 1948. Il est ensuite observateur des Nations unies en Indonésie, à Surabaya.
En 1951, il est chef du 3e Bureau de l’état-major de la Marine en Tunisie, puis commande l’aviso Gazelle dans l’océan Indien en 1953-1954. Capitaine de frégate, il devient attaché naval à Bonn de 1955 à 1958 puis commande le Francis Garnier en Extrême-Orient jusqu’en 1960.
Il est ensuite appelé à l’état-major particulier du président de la République, le général de GAULLE, avant d’être nommé capitaine de vaisseau en décembre 1961. Cette fonction est attestée par la notice institutionnelle de l’Ordre de la Libération.
Il est attaché naval à Madrid de 1961 à 1964, commande le croiseur Colbert, puis devient commandant de la Marine à Marseille de 1965 à 1967. Promu contre-amiral en 1966, il est attaché militaire à Londres jusqu’en 1970. Vice-amiral en 1971, il devient commandant en chef en Méditerranée et préfet maritime de la 3e région, puis vice-amiral d’escadre en 1972. Il siège au Conseil supérieur de la Marine de 1972 à 1974.
Après son départ de la Marine le 30 octobre 1974, il exerce plusieurs responsabilités dans le secteur privé, notamment comme directeur général du groupe maritime Rodriguez-Ely, administrateur de Philips à Marseille et président-directeur général de Radio-Océan. Il meurt à Paris le 21 mai 1992 et est inhumé à Levallois-Perret.
Décorations
Grand officier de la Légion d’honneur — confirmé par l’Ordre de la Libération. L’inventaire du dossier 1 A 144 conserve notamment un décret portant promotion dans la Légion d’honneur daté du 4 février 1948.
Compagnon de la Libération — décret du 20 janvier 1946 — dossier 1 A 144. L’inventaire conserve le mémoire de proposition, le décret du 20 janvier 1946 et le reçu du diplôme de la Croix de la Libération.
Grand-croix de l’Ordre national du Mérite — confirmée par l’Ordre de la Libération. Une source secondaire situe son élévation en 1974 ; le décret primaire n’a pas été directement exploité dans la présente recherche.
Croix de guerre 1939-1945 — six citations — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille de la Résistance française avec rosette — confirmée par l’Ordre de la Libération. La notice secondaire développée donne le décret du 16 janvier 1947 ; le décret primaire et le Journal officiel correspondant n’ont pas été retrouvés directement lors des présentes recherches.
Croix de guerre avec palme — Belgique — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Grand officier de l’Ordre de la Couronne — Belgique — confirmé par l’Ordre de la Libération.
Commandeur du Mérite militaire — Portugal — signalé par l’Ordre de la Libération.
Commandeur du Mérite naval — Brésil — signalé par l’Ordre de la Libération.
Grand-croix du Mérite naval — Espagne — signalée par l’Ordre de la Libération.
Grand officier de l’Ordre d’Orange-Nassau — Pays-Bas — signalé par l’Ordre de la Libération ; une source secondaire mentionne un décret royal du 23 décembre 1974.
Croix du Mérite de première classe de la République fédérale d’Allemagne — signalée par l’Ordre de la Libération.
Grand-croix de l’Ordre national tunisien — signalée par l’Ordre de la Libération.
Lieux de mémoire
Jean BRASSEUR-KERMADEC est inhumé au cimetière de Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine.
À Verviers, sa ville natale, un rond-point portant le nom de l’amiral Jean Brasseur-Kermadec a été inauguré en 1998. Un monument, constitué notamment d’une grande ancre offerte par la Marine française, y perpétue sa mémoire.
Son souvenir reste également lié au 1er RFM, à Cavalaire, Toulon, La Chapelle-sous-Rougemont et Bourbach-le-Bas.
Références bibliographiques
1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération — Jean-Christophe NOTIN — Paris, Perrin, 2000, 822 p. Ouvrage général de référence sur les Compagnons de la Libération.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération — Vladimir TROUPLIN — Paris, Elytis, 2010 ; édition augmentée, Elytis, 2023, 1 600 p. Référence biographique générale sur les Compagnons.
Récit autobiographique d’un engagé volontaire à titre étranger — Jean BRASSEUR-KERMADEC — s.l., s.d. Témoignage autobiographique signalé par l’Ordre de la Libération.
Références internet
Ordre de la Libération — Jean BRASSEUR-KERMADEC — notice institutionnelle principale : identité, France libre, FNFL, 1er RFM, campagnes, carrière d’après-guerre et décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jean-brasseur-kermadec
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers de Compagnons, lettre B — dossier 1 A 144, mémoire de proposition, décret du 20 janvier 1946, engagement FFL, pièces d’état civil et décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Musée de la Résistance en ligne — Répertoire SHD GR 16 P, lettre B — confirmation de BRASSEUR KERMADEC Jean, né le 9 septembre 1914 à Verviers, cote GR 16 P 88129.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_BL-BZ.pdf
Ordre de la Libération — Marine nationale / 1er RFM — historique institutionnel du 1er Régiment de fusiliers marins, composition et commandement des escadrons.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/la-marine-nationale
Mémoire Vive de la Résistance — Forces françaises libres — mention de Jean BRASSEUR-KERMADEC et du centre d’instruction confié à son commandement en février 1941.
https://mvr.asso.fr/forces-francaises-libres/
Ordre de la Libération — Inventaire des unités militaires — liste des Compagnons issus du 1er RFM.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_unites_militaires_20260319.pdf
Wikipédia — Jean BRASSEUR-KERMADEC — notice développée consultée comme source secondaire pour contrôle croisé, notamment sur la Médaille de la Résistance et les décorations étrangères.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Brasseur-Kermadec
Dossier d’homologation consulté
Le dossier physique SHD GR 16 P 88129 — BRASSEUR KERMADEC Jean, né le 9 septembre 1914 à Verviers n’a pas été directement consulté dans son intégralité. Sa cote et son état civil ont été vérifiés dans le répertoire nominatif GR 16 P diffusé par le Musée de la Résistance en ligne.
Le dossier de Compagnon 1 A 144 n’a pas été ouvert pièce par pièce, mais son inventaire détaillé a été consulté. Il contient notamment le mémoire de proposition à la Croix de la Libération, le décret du 20 janvier 1946, l’acte d’engagement dans les FFL du 9 octobre 1940, des citations, une autorisation de substitution de nom datée du 8 mai 1961, des documents d’identité et plusieurs pièces relatives à ses décorations.
Observations
La première divergence porte sur la date de naissance. L’en-tête de la notice de l’Ordre de la Libération indique 8 septembre 1914, tandis que le corps de cette même notice donne 9 septembre 1914. Le répertoire officiel SHD GR 16 P donne également 9 septembre 1914. Cette dernière date est donc retenue.
Le second point important concerne le nom. Né Jean BRASSEUR, il utilise pendant la guerre le nom de guerre Kermadec. L’inventaire 1 A 144 conserve une autorisation de substitution de nom du 8 mai 1961, ce qui explique la forme définitive Jean BRASSEUR-KERMADEC adoptée après-guerre.
Enfin, la fiche GR 16 P 88129 ne porte pas d’indication d’homologation FFC, FFI, RIF, DIR ou FFL dans les colonnes du répertoire ; cela ne remet pas en cause son appartenance documentée aux FNFL et au 1er RFM, attestée par l’Ordre de la Libération et par son acte d’engagement FFL conservé au dossier 1 A 144.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — identité, alias, naissance, engagement dans les FNFL, unités navales, 1er RFM, campagnes d’Italie, de Provence, des Vosges et d’Alsace, carrière d’après-guerre, décret de la Croix de la Libération, cote 1 A 144 et cote GR 16 P 88129 sont établis par plusieurs sources institutionnelles concordantes. La principale divergence concerne uniquement le jour de naissance, résolu en faveur du 9 septembre 1914 par concordance du corps de la notice de l’Ordre et du répertoire SHD.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 9 septembre 1914 | Naissance à Verviers, Belgique |
| Vers 1929 | Premier embarquement maritime, à quinze ans |
| Avant 1940 | Officier au long cours au Lloyd Royal |
| Juin 1940 | Entend l’appel du 18 Juin en mer |
| Août 1940 | Arrivée en Grande-Bretagne |
| 9 octobre 1940 | Engagement dans les Forces françaises libres |
| 1940 | Affectation au cuirassé Courbet |
| Février 1941 | Organisation d’un centre d’instruction FNFL |
| Hiver 1941 | Service sur le Léopard |
| Juillet 1941 | Officier en second du Commandant Dominé |
| 1941-1943 | Escortes de convois, blocus de Djibouti, Méditerranée orientale |
| 1943 | Rejoint le 1er RFM ; commande le 3e escadron |
| Avril-mai 1944 | Début de la campagne d’Italie |
| Mai-juin 1944 | Pontecorvo, Ponte Luccano, Montefiascone, Radicofani |
| 15 août 1944 | Débarquement à Cavalaire |
| Août 1944 | Progression vers Hyères, La Garde et Toulon |
| Novembre 1944 | Combats de La Chapelle-sous-Rougemont et Bourbach-le-Bas |
| 20 janvier 1946 | Compagnon de la Libération |
| 1947 | Naturalisation française |
| 1955-1958 | Attaché naval à Bonn |
| 1961 | Autorisation de porter le nom BRASSEUR-KERMADEC |
| 1961-1964 | Attaché naval à Madrid |
| 1965-1967 | Commandant de la Marine à Marseille |
| 1966 | Promu contre-amiral |
| 1971 | Commandant en chef en Méditerranée et préfet maritime |
| 1972 | Vice-amiral d’escadre |
| 30 octobre 1974 | Quitte le service actif |
| 21 mai 1992 | Décès à Paris |
Tableau des divergences entre sources
| Élément biographique | Source 1 | Source 2 | Décision retenue |
|---|---|---|---|
| Date de naissance | Ordre, en-tête : 8 septembre 1914 | Ordre, texte et SHD GR 16 P : 9 septembre 1914 | 9 septembre 1914 |
| Nom | Jean BRASSEUR à la naissance | Nom de guerre « Kermadec », puis BRASSEUR-KERMADEC | Forme finale : Jean BRASSEUR-KERMADEC |
| Médaille de la Résistance | Ordre : médaille avec rosette | Wikipédia : décret du 16 janvier 1947 | Décoration certaine ; décret conservé comme indication secondaire faute de primaire consulté |
Sources consultées le 11 octobre 2026
Ordre de la Libération — notice Jean BRASSEUR-KERMADEC. Source principale pour la biographie, le ralliement à la France libre, les affectations navales, le 1er RFM, les campagnes d’Italie, de Provence et d’Alsace, la carrière d’après-guerre, le décès et les décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jean-brasseur-kermadec
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers de Compagnons, lettre B. Source pour la cote 1 A 144, l’acte d’engagement FFL du 9 octobre 1940, le décret du 20 janvier 1946, l’autorisation de substitution de nom du 8 mai 1961 et les pièces relatives aux citations et décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Musée de la Résistance en ligne — Répertoire SHD GR 16 P, lettres BL à BZ. Confirmation de la cote GR 16 P 88129, du nom BRASSEUR KERMADEC Jean et de la naissance le 9 septembre 1914 à Verviers.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_BL-BZ.pdf
Ordre de la Libération — La Marine nationale / 1er RFM. Source pour la constitution du 1er RFM, son rôle d’unité blindée de reconnaissance de la 1re DFL et la place de BRASSEUR-KERMADEC à la tête du 3e escadron.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/la-marine-nationale
Ordre de la Libération — Inventaire des unités militaires. Contrôle de l’appartenance de Jean BRASSEUR-KERMADEC au groupe des Compagnons issus du 1er RFM.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_unites_militaires_20260319.pdf
Mémoire Vive de la Résistance — Forces françaises libres. Utilisée pour la vérification préalable MVR et pour la mention du camp d’instruction FNFL confié à Jean BRASSEUR-KERMADEC en février 1941.
https://mvr.asso.fr/forces-francaises-libres/
Wikipédia — Jean BRASSEUR-KERMADEC. Notice développée consultée comme source secondaire obligatoire ; utilisée seulement pour recoupement des décorations et de certains éléments postérieurs à la guerre.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Brasseur-Kermadec