La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

BOURGOIN Pierre Louis Auguste Alias le Manchot,

Pierre Louis Auguste BOURGOIN, alias « Le Manchot », né le 4 décembre 1907 à Cherchell, Algérie, mort le 11 mai 1970 à Paris, Français, officier des Forces françaises libres, commandant du 4e Bataillon d’infanterie de l’air puis du 2e Régiment de chasseurs parachutistes, Compagnon de la Libération.

Jeunesse et formation

Pierre Louis Auguste BOURGOIN naît à Cherchell le 4 décembre 1907. Il devient instituteur en Afrique à partir de 1925 et se passionne parallèlement pour la chasse aux grands fauves. Il effectue son service militaire en 1928 au 3e Régiment de tirailleurs algériens et devient sous-lieutenant de réserve en 1929. Il est promu lieutenant de réserve avant la guerre.

Sa carrière civile le conduit en Afrique-Équatoriale française. L’Assemblée nationale évoque une activité d’administrateur colonial au Tchad, en Oubangui et au Moyen-Congo, tandis que l’Ordre de la Libération le présente principalement comme instituteur et chasseur. Ces formulations ne sont pas contradictoires mais reflètent des niveaux de détail différents dans les sources.

Engagement dans la Résistance

En août 1940, alors lieutenant de réserve en Oubangui-Chari, Pierre-Louis BOURGOIN participe au ralliement du territoire à la France libre et s’engage dans les Forces françaises libres. Le Mémorial des parachutistes FFL-SAS retient plus précisément la date du 29 août 1940.

Il est incorporé au Bataillon de marche n° 2 — BM 2, créé à Bangui à partir des troupes ralliées de l’Oubangui-Chari, et reçoit le commandement de son Groupe franc. Le Musée de la Résistance en ligne confirme la présence du groupe franc du lieutenant Pierre-Louis BOURGOIN dans l’organisation initiale du BM 2.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Le parcours de Pierre-Louis BOURGOIN relève essentiellement de la France libre et des unités combattantes spéciales, et non d’un réseau clandestin métropolitain au sens classique.

Il appartient successivement au Bataillon de marche n° 2, au Groupe de bombardement Lorraine, aux services spéciaux britanniques pour des missions derrière les lignes ennemies, puis aux parachutistes français de la France libre : 4e Bataillon d’infanterie de l’air — 4e BIA, intégré au dispositif britannique du Special Air Service — 4th SAS, et enfin 2e Régiment de chasseurs parachutistes — 2e RCP. Ces quatre rattachements principaux sont repris par l’Ordre de la Libération.

Missions et actions

Avec le BM 2, Pierre-Louis BOURGOIN participe à la campagne de Syrie en juin 1941. Il y est blessé par un éclat d’obus. En décembre 1941, il est promu capitaine.

Il rejoint ensuite le Groupe de bombardement Lorraine et participe avec cette unité à la campagne de Libye en qualité de commandant de l’échelon à terre. En mars 1942, il est blessé une deuxième fois, cette fois par balle.

Après sa convalescence, il suit une formation parachutiste puis est détaché auprès des services secrets britanniques pour des missions spéciales de renseignement et des opérations derrière les lignes adverses. La Fondation de la France Libre rattache cette période au « Special Detachment » britannique.

Le 23 février 1943, pendant une opération de commando en Tunisie, il est très grièvement blessé. L’Ordre de la Libération indique qu’il porte 37 traces de blessures et doit être amputé du bras droit. C’est à la suite de cette amputation que s’impose son surnom de « Manchot ».

Après sa guérison, il rejoint la Grande-Bretagne et est nommé commandant. En novembre 1943, il prend la tête du 4e BIA. La Fondation de la France Libre précise la date du 6 novembre 1943. L’unité est intégrée au dispositif SAS britannique et devient ensuite le 2e Régiment de chasseurs parachutistes.

Il supervise en Écosse l’entraînement intensif de ses parachutistes en vue du débarquement en Europe. L’Ordre de la Libération indique que le 4e BIA compte alors plusieurs centaines de parachutistes français préparés aux opérations spéciales.

À partir de la nuit du 5 au 6 juin 1944, les premiers éléments du 4th SAS sont parachutés en Bretagne. Pierre-Louis BOURGOIN lui-même est parachuté dans la nuit du 10 au 11 juin 1944, dans le Morbihan, dans le cadre de l’opération Dingson. Le mémorial FFL-SAS rattache sa mission à DINGSON 1.

Il rejoint alors les forces réunies autour du maquis de Saint-Marcel. Le 18 juin 1944, SAS et résistants affrontent une importante attaque allemande. L’Ordre de la Libération indique que BOURGOIN rassemble autour de son unité environ 3 000 maquisards. L’affirmation institutionnelle selon laquelle l’action des SAS aurait « fixé 85 000 Allemands » doit être comprise comme une appréciation globale de l’effet recherché des opérations en Bretagne et non comme le nombre d’adversaires directement engagés à Saint-Marcel.

Après Saint-Marcel et la dispersion des forces, les SAS poursuivent les sabotages, embuscades et liaisons avec les FFI. BOURGOIN dirige ensuite de nombreux coups de main pendant la libération de la Bretagne puis lors des opérations sur la Loire.

À la fin d’août 1944, il reçoit mission de couvrir, sur la rive droite de la Loire, le flanc des forces américaines progressant vers l’est. En septembre, ses parachutistes interviennent contre les colonnes allemandes qui remontent du Sud-Ouest. L’Ordre de la Libération lui attribue notamment, à Saint-Pierre-le-Moûtier, la capture de plusieurs milliers de soldats allemands et d’un important matériel.

Ces actions s’inscrivent notamment dans l’opération Spencer, parfois orthographiée Spenser dans la documentation SAS, destinée à harceler les colonnes allemandes en retraite sur la Loire.

Le 11 novembre 1944, selon les sources secondaires détaillées, le lieutenant-colonel BOURGOIN défile à Paris à la tête du 2e RCP. En novembre, il quitte le commandement opérationnel de son unité pour devenir inspecteur des parachutistes.

Arrestation / évasion / déportation

Pierre-Louis BOURGOIN n’a pas été déporté. Aucun épisode de captivité allemande comparable à celui de certains autres Compagnons n’est signalé par l’Ordre de la Libération.

Son parcours est en revanche marqué par plusieurs blessures graves : éclat d’obus en Syrie en 1941, blessure par balle en mars 1942 et surtout les blessures reçues lors de l’opération du 23 février 1943 en Tunisie, qui entraînent l’amputation de son bras droit.

L’Assemblée nationale indique également qu’il fut condamné à mort pour faits de Résistance, mais les circonstances judiciaires précises de cette condamnation ne sont pas développées dans les principales sources institutionnelles consultées ; elle ne peut donc être décrite plus avant sans document complémentaire.

Camarades de combat

Pierre FOURCAUD précède Pierre-Louis BOURGOIN à la tête de l’unité qui devient le 4e BIA ; BOURGOIN en prend le commandement en novembre 1943.

Pierre CHÂTEAU-JOBERT, commandant du 3e BIA puis 3rd SAS, commande l’autre grande unité parachutiste française intégrée aux SAS britanniques. Les deux bataillons s’entraînent parallèlement en Grande-Bretagne avant le débarquement.

Pierre PUECH-SAMSON est l’un des principaux adjoints de BOURGOIN et lui succède au commandement lorsque celui-ci est nommé inspecteur des parachutistes en novembre 1944.

Henri DÉPLANTE sert sous ses ordres et laissera un important témoignage sur les opérations des SAS français.

Pierre MARIENNE, officier du 4th SAS, joue un rôle majeur dans les combats de Saint-Marcel et les opérations menées autour de Plumelec avant d’être exécuté en juillet 1944.

Émile BOUÉTARD, parachutiste du stick Marienne, est tué à Plumelec dans les premières heures du 6 juin 1944. Il est généralement présenté parmi les premiers soldats français morts au combat lors des opérations du débarquement.

Paul CHENAILLER, alias Morice, chef des FFI du Morbihan, coopère avec BOURGOIN dans les opérations menées en Bretagne.

Retour à la vie civile

Pierre-Louis BOURGOIN est démobilisé en octobre 1945. En 1949, il devient inspecteur général des chasses pour la France et l’Outre-mer, fonction en rapport avec son expérience ancienne de l’Afrique et ses travaux cynégétiques. Il est promu colonel de réserve en 1950.

Il publie en 1949 Les principaux animaux de chasse de l’Afrique noire continentale française, puis en 1955 Animaux de chasse d’Afrique.

En 1958, il est élu député de la 12e circonscription de la Seine. La base Sycomore de l’Assemblée nationale établit quatre mandats successifs : du 30 novembre 1958 au 9 octobre 1962, du 25 novembre 1962 au 2 avril 1967, du 12 mars 1967 au 30 mai 1968 et du 11 juillet 1968 au 6 mai 1970. Il siège successivement dans les groupes UNR, UNR-UDT, Union démocratique pour la Ve République puis UDR. Ces indications décrivent ses mandats et appartenances parlementaires sans appréciation politique.

Il exerce également diverses responsabilités associatives liées au parachutisme, aux anciens combattants et à son engagement gaulliste. Les sources secondaires le donnent notamment comme président d’honneur de la Fédération nationale des parachutistes français et de l’association des anciens parachutistes SAS.

Pour raisons de santé, il démissionne de son mandat de député le 6 mai 1970. Il meurt cinq jours plus tard, le 11 mai 1970 à Paris. Il est inhumé à Plumelec, dans le Morbihan, haut lieu des opérations SAS de juin 1944.

Décorations

Grand-croix de la Légion d’honneur — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Le décret du 27 mai 1955 est signalé par les sources secondaires consultées ; le texte primaire du décret n’a pas été directement retrouvé lors des présentes recherches. Source : Ordre de la Libération pour la dignité ; Wikipédia pour la date du décret.

Compagnon de la Libération — Croix de la Libération — décret du 8 juillet 1943 — dossier de l’Ordre de la Libération 1 A 133. Source : Ordre de la Libération.

Croix de guerre 1939-1945 — neuf citations — Source : Ordre de la Libération. Certaines sources secondaires donnent « neuf palmes et deux étoiles d’argent », ce qui ne concorde pas arithmétiquement avec les neuf citations indiquées par l’Ordre ; cette précision secondaire n’est donc pas retenue comme certaine.

Médaille de la Résistance française avec rosette — décret du 11 mars 1947 — Journal officiel du 27 mars 1947 — cote du dossier 1O8260. Source : base officielle des Médaillés de la Résistance française, Ordre de la Libération.

Médaille coloniale avec agrafes — Source : Ordre de la Libération. Les intitulés exacts des agrafes ne sont pas précisés sur la notice institutionnelle consultée et ne sont donc pas ajoutés.

Distinguished Service Order — Royaume-Uni — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. La référence nominative correspondante dans la London Gazette n’a pas été retrouvée lors des présentes recherches. Source : Ordre de la Libération.

Bronze Star Medal — États-Unis — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Source : Ordre de la Libération.

Croix de guerre belge — Source : Wikipédia ; décret ou source primaire non retrouvé lors des présentes recherches.

Commandeur de l’Ordre de Léopold — Belgique — Wikipédia indique une attribution en novembre 1947. Source : Wikipédia ; décret ou source primaire non retrouvé lors des présentes recherches.

Officier de l’Ordre d’Orange-Nassau — Pays-Bas — Source : Wikipédia ; décret ou source primaire non retrouvé lors des présentes recherches.

Lieux de mémoire

Pierre-Louis BOURGOIN est inhumé à Plumelec, dans le Morbihan, à proximité des lieux où ses parachutistes combattirent en juin 1944.

À Paris, la place du Colonel-Bourgoin, dans le 12e arrondissement, porte son nom. Une plaque commémorative rappelle également son souvenir au 78 avenue Mozart, Paris 16e, où il résida.

Un timbre associant le colonel BOURGOIN et le commandant Philippe KIEFFER a été émis le 27 octobre 1973, selon les sources secondaires consultées.

Le dossier 1 A 133 conserve également la documentation relative au baptême d’une caserne Colonel-Bourgoin en 1992.

Références bibliographiques

Les Parachutistes SAS de la France Libre 1940-1945 — David PORTIER — Éditions Nimrod, 2010. Ouvrage spécialisé consacré aux SAS français, particulièrement utile pour la formation du 4e BIA, les opérations Dingson et Spencer, Saint-Marcel et le commandement de Pierre-Louis BOURGOIN.

La Liberté tombée du ciel — Henri DÉPLANTE — Paris, Ramsay, 1977. Témoignage d’un officier SAS ayant servi directement sous les ordres de BOURGOIN ; source importante pour les opérations de Bretagne et de la Loire.

1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération — Jean-Christophe NOTIN — Paris, Perrin, 2000, 822 p. Ouvrage général de référence permettant de replacer BOURGOIN parmi les Compagnons issus de la France libre et les chefs des unités spéciales.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération — Vladimir TROUPLIN — Paris, Elytis, 2010 ; nouvelle édition augmentée, 2023. Référence biographique pour l’état civil, les unités, les campagnes et les distinctions.

Les principaux animaux de chasse de l’Afrique noire continentale française — Pierre-Louis BOURGOIN — Lorient, 1949. Ouvrage personnel qui éclaire une part importante de sa carrière civile africaine et de son activité après-guerre.

Références internet

Ordre de la Libération — Pierre-Louis BOURGOIN. Notice institutionnelle principale pour l’état civil, le BM 2, le Groupe Lorraine, les blessures, les services spéciaux britanniques, le 4e BIA, les opérations de Bretagne et de la Loire, la carrière d’après-guerre et les principales décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/pierre-louis-bourgoin

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B. Confirme le dossier 1 A 133, le décret du 8 juillet 1943 et le contenu archivistique du dossier personnel.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf

Ordre de la Libération — Base des Médaillés de la Résistance française. Confirme Pierre Louis Auguste BOURGOIN, la Médaille de la Résistance française avec rosette, le décret du 11 mars 1947, le Journal officiel du 27 mars 1947 et la cote 1O8260.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies

Musée de la Résistance en ligne / Service historique de la Défense — Répertoire GR 16 P. Permet d’identifier sans ambiguïté Pierre Louis BOURGOIN, né en 1907 à Cherchell, sous la cote GR 16 P 82491.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_BL-BZ.pdf

Fondation de la France Libre — Pierre Bourgoin. Biographie centrée sur le BM 2, le Groupe Lorraine, les missions derrière les lignes ennemies, l’amputation et le commandement du 4e BIA.
https://francelibre.net/pierre-bourgoin/

Fondation de la France Libre — Le 2e RCP, 4e SAS. Historique de l’unité, confirmant notamment la prise de commandement du 4e BIA par BOURGOIN le 6 novembre 1943 et la préparation des opérations de 1944.
https://francelibre.net/4e-sas/

Assemblée nationale — Pierre BOURGOIN. Source institutionnelle pour l’état civil, les quatre mandats parlementaires, les groupes politiques et plusieurs éléments de sa carrière militaire et associative.
https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/1093

Mémorial des Parachutistes FFL et SAS — Pierre Louis Auguste BOURGOIN. Source spécialisée sur le ralliement, les affectations, le brevet parachutiste et les missions Dingson et Spenser.
https://www.parachutistesfflsas.fr/article282.html

Musée de la Résistance en ligne — Plaque en hommage au colonel Pierre BOURGOIN. Documente la plaque située 78 avenue Mozart à Paris et reprend son parcours dans la France libre.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/media.php?expo=&media=5107

Wikipédia — Pierre-Louis Bourgoin. Notice secondaire développée consultée conformément au protocole ; utilisée seulement pour les informations non contradictoires et signalées comme secondaires, notamment certaines décorations étrangères et quelques hommages.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Louis_Bourgoin

Dossier d’homologation consulté

SHD GR 16 P 82491 — BOURGOIN Pierre Louis. Cette cote est confirmée par le répertoire du Service historique de la Défense et par le Mémorial des parachutistes FFL-SAS. Elle permet notamment d’éviter toute confusion avec Pierre Jean BOURGOIN, né en 1912 à Fontainebleau, dossier GR 16 P 82494. Le dossier complet GR 16 P 82491 n’a pas été directement consulté en ligne.

Ordre de la Libération — dossier 1 A 133. Le dossier comprend le décret du 8 juillet 1943 portant attribution de la Croix de la Libération, le reçu du diplôme n° 74 daté du 10 mai 1965, des renseignements personnels, quinze pièces de correspondance échangées avec l’Ordre entre 1970 et 1974, un extrait des états de services provenant des archives de l’Armée de l’air, deux notices biographiques, des documents relatifs à sa sépulture, aux commémorations, à la caserne Colonel-Bourgoin et dix-huit articles de presse.

Ordre de la Libération — dossier Médaille de la Résistance 1O8260. Pierre Louis Auguste BOURGOIN est enregistré comme Médaillé avec rosette, par décret du 11 mars 1947, publié au Journal officiel du 27 mars 1947.

Observations

Une homonymie majeure existe avec Pierre Jean BOURGOIN, né le 21 avril 1912 à Fontainebleau, commissaire de police et officier de la 13e DBLE, lui aussi Compagnon de la Libération. Le présent portrait concerne exclusivement Pierre Louis Auguste BOURGOIN, né à Cherchell en 1907, dossier GR 16 P 82491, tandis que Pierre Jean BOURGOIN relève de la cote GR 16 P 82494.

Une variante apparaît pour le surnom. La base officielle des Médaillés de la Résistance française affiche « Le Mancho », tandis que la biographie de l’Ordre de la Libération, la documentation SAS et l’usage historique général donnent « Le Manchot ». La forme « Le Manchot » est retenue ; « Le Mancho » paraît être une troncation ou une erreur de saisie dans la base nominative.

La Croix de guerre 1939-1945 présente également une divergence. L’Ordre de la Libération donne neuf citations. Wikipédia mentionne neuf palmes et deux étoiles d’argent, ce qui correspondrait à onze citations et ne concorde donc pas avec la source institutionnelle. La présente notice retient neuf citations.

Enfin, les décorations Croix de guerre belge, commandeur de l’Ordre de Léopold et officier de l’Ordre d’Orange-Nassau apparaissent dans Wikipédia mais pas dans la liste publique actuelle de l’Ordre de la Libération. Elles sont conservées uniquement comme distinctions secondaires à vérifier sur pièces officielles étrangères.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité complète, la naissance le 4 décembre 1907 à Cherchell, le ralliement à la France libre, le BM 2, le Groupe Lorraine, les blessures successives, les missions auprès des services spéciaux britanniques, l’amputation du bras droit, le commandement du 4e BIA et du 2e RCP, les opérations de Bretagne et de la Loire, la Croix de la Libération, la Médaille de la Résistance française avec rosette et les cotes GR 16 P 82491, 1 A 133 et 1O8260 sont établis par plusieurs sources institutionnelles et archivistiques concordantes. Les réserves portent uniquement sur le détail de certaines décorations étrangères et sur la répartition exacte des citations de la Croix de guerre.

Chronologie

DateÉvénement
4 décembre 1907Naissance à Cherchell, en Algérie.
1925Commence à exercer comme instituteur en Afrique.
1928Service militaire au 3e Régiment de tirailleurs algériens.
1929Sous-lieutenant de réserve.
1938Lieutenant de réserve.
Août 1940Participe au ralliement de l’Oubangui-Chari à la France libre.
29 août 1940Date de ralliement FFL retenue par le Mémorial des parachutistes FFL-SAS.
1940Incorporé au BM 2 ; commande le Groupe franc.
Juin 1941Campagne de Syrie ; blessé par éclat d’obus.
Décembre 1941Promu capitaine.
1941-1942Groupe de bombardement Lorraine ; campagne de Libye comme commandant de l’échelon à terre.
Mars 1942Deuxième blessure, par balle.
1942Stage parachutiste puis missions spéciales avec les services britanniques.
23 février 1943Très grièvement blessé en Tunisie ; 37 traces de blessures et amputation du bras droit.
8 juillet 1943Décret d’attribution de la Croix de la Libération.
6 novembre 1943Prend le commandement du 4e BIA.
Hiver 1943-1944Préparation du 4th SAS en Grande-Bretagne et en Écosse.
5-6 juin 1944Premiers sticks du 4th SAS parachutés en Bretagne.
Nuit du 10 au 11 juin 1944Pierre-Louis BOURGOIN est parachuté en Bretagne dans le cadre de Dingson.
18 juin 1944Bataille de Saint-Marcel.
Juin-août 1944Opérations SAS et coopération avec les maquis bretons.
Fin août 1944Mission de couverture sur la Loire.
Septembre 1944Opérations contre les colonnes allemandes en retraite ; secteur de Saint-Pierre-le-Moûtier et opération Spencer/Spenser.
Novembre 1944Nommé inspecteur des parachutistes.
Octobre 1945Démobilisé.
11 mars 1947Décret attribuant la Médaille de la Résistance française avec rosette.
27 mars 1947Publication au Journal officiel.
1949Inspecteur général des chasses pour la France et l’Outre-mer ; publication de son premier ouvrage cynégétique.
1950Promu colonel de réserve.
1955Publication d’Animaux de chasse d’Afrique ; Grand-croix de la Légion d’honneur, décret signalé du 27 mai.
30 novembre 1958Élu député de la Seine.
1958-1970Quatre mandats parlementaires successifs.
6 mai 1970Démissionne de son mandat de député pour raisons de santé.
11 mai 1970Décès à Paris.
Après le décèsInhumation à Plumelec.
27 octobre 1973Émission d’un timbre associant BOURGOIN et KIEFFER, selon les sources secondaires.

Tableau des divergences entre sources

Élément biographiqueSource 1Source 2Décision retenue
SurnomBase officielle des Médaillés : « Le Mancho ».Ordre de la Libération et sources SAS : « Le Manchot ».Le Manchot, forme historiquement attestée ; « Le Mancho » est signalé comme variante de la base.
Croix de guerre 1939-1945Ordre de la Libération : 9 citations.Wikipédia : 9 palmes et 2 étoiles d’argent.9 citations ; détail des niveaux non retenu faute de concordance.
Date de ralliementOrdre : août 1940.Mémorial FFL-SAS : 29 août 1940.29 août 1940 peut être retenu comme précision issue du dossier spécialisé, avec août 1940 comme certitude institutionnelle.
Médaille de la RésistanceWikipédia donne des dates différentes pour médaille puis rosette.Base officielle ODL : rosette, décret du 11 mars 1947, JO du 27 mars 1947, 1O8260.Données de la base officielle de l’Ordre de la Libération retenues.
Décorations belges et néerlandaiseWikipédia les mentionne.Notice publique de l’Ordre de la Libération ne les énumère pas.Signalées comme à vérifier sur sources officielles étrangères.
Nombre d’Allemands « fixés » en BretagneOrdre de la Libération : 85 000.Historiographie opérationnelle décrit plusieurs forces allemandes réparties dans toute la Bretagne.Chiffre conservé uniquement comme appréciation figurant dans la notice de l’Ordre, non comme effectif directement combattu à Saint-Marcel.

Sources consultées l

Ordre de la Libération. La notice « Pierre-Louis BOURGOIN » a fourni l’état civil, le ralliement à la France libre, les affectations au BM 2, au Groupe Lorraine, au 4e BIA et au 2e RCP, les blessures, les campagnes de 1941 à 1944, le commandement en Bretagne et sur la Loire, la carrière après-guerre et les principales décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/pierre-louis-bourgoin

Ordre de la Libération. L’inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B, a confirmé la cote 1 A 133, le décret de la Croix de la Libération du 8 juillet 1943 et la composition générale du dossier individuel.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf

Ordre de la Libération — Base des Médaillés de la Résistance française. La base a confirmé l’identité Pierre Louis Auguste BOURGOIN, la Médaille de la Résistance française avec rosette, le décret du 11 mars 1947, le Journal officiel du 27 mars 1947 et la cote 1O8260.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies

Service historique de la Défense / Musée de la Résistance en ligne. Le répertoire GR 16 P a permis d’identifier le dossier GR 16 P 82491 de Pierre-Louis BOURGOIN et de le distinguer avec certitude de son homonyme Pierre Jean BOURGOIN, né en 1912.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_BL-BZ.pdf

Fondation de la France Libre. La notice « Pierre Bourgoin 1907-1970 » a fourni des éléments concordants sur le BM 2, le Groupe Lorraine, les missions spéciales britanniques, les blessures et le commandement du 4e BIA.
https://francelibre.net/pierre-bourgoin/

Fondation de la France Libre. L’historique « Le 2e RCP — 4e SAS » a précisé la prise de commandement du 4e BIA le 6 novembre 1943 et la préparation des parachutistes français aux opérations de juin 1944.
https://francelibre.net/4e-sas/

Assemblée nationale — Base Sycomore. La fiche « Pierre Bourgoin » a confirmé la naissance et le décès ainsi que les quatre mandats successifs de député entre 1958 et 1970 et ses différents groupes parlementaires.
https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/1093

Mémorial des Parachutistes FFL et SAS. La notice « BOURGOIN Pierre, Louis, Auguste » a fourni la date de ralliement du 29 août 1940, la cote GR 16 P 82491, les affectations aux unités parachutistes et les missions Dingson et Spenser.
https://www.parachutistesfflsas.fr/article282.html

Musée de la Résistance en ligne. La page consacrée à la plaque du 78 avenue Mozart a documenté ce lieu de mémoire et repris les principaux éléments institutionnels de la biographie de Pierre-Louis BOURGOIN.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/media.php?expo=&media=5107

Wikipédia. La notice développée « Pierre-Louis Bourgoin » a été consultée pour contrôler plusieurs informations secondaires, notamment les décorations belges et néerlandaises, la dignité de grand-croix et certains hommages ; les éléments non recoupés par une source institutionnelle ont été signalés comme tels.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Louis_Bourgoin

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