La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

BOURDET Claude alias Lorrain, alias Romain, alias Bernard Puget,

Claude BOURDET, alias Lorrain, Romain, Bernard Puget, né le 28 octobre 1909 à Paris, 17e arrondissement, mort le 20 mars 1996 à Paris, 14e arrondissement, Français, ingénieur en physique technique, officier de réserve, cofondateur du mouvement Combat, responsable national du NAP, membre du Conseil national de la Résistance, déporté à Neuengamme, Sachsenhausen et Buchenwald, journaliste et Compagnon de la Libération.

Jeunesse et formation

Claude BOURDET est le fils de l’auteur dramatique Édouard BOURDET et de l’écrivaine Catherine POZZI. Il effectue ses études supérieures en Suisse à l’École polytechnique fédérale de Zurich, dont il sort en 1933 avec un diplôme d’ingénieur en physique technique.

En 1934, il accomplit son service militaire au 93e Régiment d’artillerie de montagne et en sort avec le grade de sous-lieutenant de réserve. À partir de 1936, il est chargé de mission au ministère de l’Économie nationale.

Mobilisation de 1939-1940

Mobilisé en 1939 comme lieutenant, Claude BOURDET est affecté à l’état-major de l’artillerie divisionnaire de la 57e Division d’infanterie. Il passe l’hiver 1939-1940 dans le Jura, à proximité de la frontière suisse.

En juin 1940, son unité combat dans la région de Villers-Cotterêts puis se replie avec l’armée française. Claude BOURDET est démobilisé en août 1940.

Entrée dans la Résistance

Après sa démobilisation, il rejoint son épouse et leurs trois enfants dans les Alpes-Maritimes, où il crée avec un industriel une huilerie-savonnerie. Dès septembre 1940, il est approché par le capitaine Vincent, alias Jourdan, du service de renseignement interallié polonais lié au réseau F2.

En novembre 1940, il rencontre Henri FRENAY. Il participe à la diffusion et au développement des journaux clandestins Les Petites Ailes puis Vérités. Avec FRENAY et Maurice CHEVANCE, futur général CHEVANCE-BERTIN, il participe à la fondation du Mouvement de Libération nationale, structure qui donnera naissance à Combat.

Mouvement Combat

Sous le pseudonyme de Lorrain, Claude BOURDET devient d’abord chef départemental de Combat dans les Alpes-Maritimes.

À partir de juin 1942, il entre au comité directeur national du mouvement et devient l’adjoint d’Henri FRENAY pour l’action politique. Recherché par la police de Vichy, il entre complètement dans la clandestinité pendant l’été 1942 et gagne Lyon.

Lorsque FRENAY s’absente de France, BOURDET assume une part croissante de la direction de Combat. L’Ordre de la Libération indique qu’il le remplace à la tête du mouvement en septembre 1942, puis de nouveau en juin 1943 lorsque FRENAY part définitivement pour Londres puis Alger.

Création du Noyautage des administrations publiques — NAP

À la fin de 1942, avec l’accord de Jean MOULIN, Claude BOURDET crée et développe le Noyautage des administrations publiques — NAP, puis son niveau supérieur, parfois désigné Super-NAP. Il en devient le responsable national.

Le principe du NAP consiste à implanter ou coordonner des agents de la Résistance à l’intérieur même des administrations publiques afin d’obtenir des renseignements, protéger les résistants, contrarier les mesures de Vichy et de l’occupant et préparer, au moment de la Libération, la prise en main rapide des services publics.

BOURDET prépare ainsi l’action clandestine dans différentes administrations, notamment les PTT, les chemins de fer et plusieurs grands services publics.

Mouvements Unis de Résistance

Au début de 1943, Combat, Libération-Sud et Franc-Tireur sont réunis dans les Mouvements Unis de Résistance — MUR.

Claude BOURDET devient membre du comité directeur des MUR. Il participe ainsi directement au processus d’unification progressive de la Résistance non communiste de zone Sud.

Lorsque les contacts avec les mouvements de zone Nord sont renforcés, il devient également membre du Comité central de la Résistance.

Conseil national de la Résistance

Lors de la création du Conseil national de la Résistance — CNR en mai 1943, Claude BOURDET représente le mouvement Combat en l’absence d’Henri FRENAY.

L’Ordre de la Libération confirme qu’il figure parmi les représentants des huit principaux mouvements au sein du premier CNR constitué autour de Jean MOULIN.

Sa présence au CNR est importante : il participe à l’organe chargé de coordonner mouvements, partis et syndicats de la Résistance intérieure et d’établir une représentation politique commune.

Comité d’Action contre la Déportation

Après l’instauration du Service du travail obligatoire — STO, Claude BOURDET contribue à la création du Comité d’Action contre la Déportation — CAD.

Ce dispositif vise à organiser l’opposition au départ forcé des travailleurs vers l’Allemagne et à orienter ou soutenir les réfractaires.

L’arrivée massive de jeunes réfractaires dans les campagnes et les maquis devient au printemps 1943 un problème majeur pour les mouvements de Résistance ; les écrits de BOURDET témoignent directement de cette évolution.

Direction clandestine de Combat

Après le départ définitif d’Henri FRENAY vers Londres puis Alger en juin-juillet 1943, Claude BOURDET conserve une responsabilité importante dans la direction intérieure de Combat.

À l’automne 1943, la direction clandestine du mouvement est notamment assurée avec Maurice CHEVANCE-BERTIN et Pierre de BÉNOUVILLE. CHEVANCE prend plus particulièrement en charge le domaine militaire, tandis que BOURDET reste très impliqué dans l’action politique et le NAP.

Arrestation

Claude BOURDET est arrêté par la Gestapo le 25 mars 1944.

Il est incarcéré à Fresnes, puis transféré au camp de Royallieu à Compiègne avant sa déportation.

Son arrestation met fin à près de trois années et demie d’activité clandestine commencée dès l’automne 1940.

Déportation à Neuengamme

Claude BOURDET est déporté vers le camp de concentration de Neuengamme, où il arrive le 7 juin 1944.

Trois semaines plus tard, il est transféré au camp de Sachsenhausen.

En février 1945, il est envoyé à Buchenwald.

Il survit aux trois camps et revient en France le 18 avril 1945. L’Ordre de la Libération indique qu’il est alors lieutenant-colonel des Forces françaises combattantes et chef d’escadron de réserve.

Pierre SUDREAU a laissé le témoignage d’une réception, au début de mai 1945, par le général de GAULLE d’un petit groupe de déportés récemment rapatriés, parmi lesquels Claude BOURDET.

Camarades et personnes directement liées

Henri FRENAY — cofondateur avec BOURDET et CHEVANCE du mouvement qui devient Combat ; BOURDET devient son adjoint pour l’action politique puis le remplace à plusieurs reprises à la direction intérieure du mouvement.

Maurice CHEVANCE-BERTIN — cofondateur du Mouvement de Libération nationale ; travaille ensuite avec BOURDET dans la direction de Combat et des MUR.

Jean MOULIN — donne son accord à la création du NAP et travaille avec BOURDET dans le processus d’unification de la Résistance.

Pierre de BÉNOUVILLE — participe avec BOURDET et CHEVANCE à la direction intérieure de Combat après le départ de FRENAY.

Georges BIDAULT, Eugène CLAUDIUS-PETIT, Pascal COPEAU, Pierre VILLON, Jacques LE COMPTE-BOINET, Roger COQUOIN et Jacques-Henri SIMON figurent avec BOURDET parmi les représentants des mouvements siégeant au CNR.

Retour à la vie publique

Après son retour de déportation, Claude BOURDET devient vice-président de l’Assemblée consultative provisoire, puis directeur général de la Radiodiffusion française.

Il se consacre ensuite principalement au journalisme.

Il dirige successivement l’hebdomadaire Octobre, le quotidien Combat, puis participe à la création de L’Observateur, devenu ensuite France Observateur. La fondation de France Observateur en 1950 associe notamment Claude BOURDET, Gilles MARTINET, Roger STÉPHANE et Hector de GALARD.

Engagements politiques et journalistiques après-guerre

Claude BOURDET siège comme conseiller municipal de Paris et conseiller général de la Seine de 1959 à 1971. Les archives de la Ville de Paris confirment ses deux mandats, de 1959 à 1965 puis de 1965 à 1971.

Il est membre du Parti socialiste unifié — PSU. Ses prises de position publiques portent notamment sur les guerres coloniales, le désarmement et les institutions. Ces engagements sont mentionnés ici comme éléments biographiques et non comme appréciation politique.

Pendant la guerre d’Algérie, ses articles de France Observateur dénoncent l’usage de la torture. En 1956, il est poursuivi et brièvement incarcéré pour un article critiquant l’envoi de jeunes militaires en Algérie ; il est rapidement remis en liberté provisoire.

En 1959, un numéro de France Observateur est saisi à la suite d’un de ses éditoriaux.

À partir de 1967, Claude BOURDET collabore également à Témoignage chrétien.

17 octobre 1961

Alors conseiller municipal de Paris, Claude BOURDET conteste publiquement les premières présentations officielles de la répression de la manifestation algérienne du 17 octobre 1961 et demande qu’une enquête soit menée.

La Ville de Paris rappelle, dans les débats relatifs à l’attribution ultérieure de son nom à une place, qu’il fut l’un des conseillers municipaux à intervenir sur ces événements.

Retour de ses décorations en 1955

En 1955, Claude BOURDET retourne au président de la République sa rosette de la Légion d’honneur, sa Médaille de la Résistance et sa Croix de guerre 1939-1945 pour protester contre les accords permettant le réarmement de l’Allemagne occidentale. Ce geste est expressément mentionné par l’Ordre de la Libération.

Il ne s’agit pas d’une annulation juridique des décorations : celles-ci demeurent acquises et figurent dans son dossier officiel.

Fondation de la Résistance

Claude BOURDET compte parmi les fondateurs de la Fondation de la Résistance. Son nom figure parmi les signataires des statuts du 25 novembre 1992.

Publications

Claude BOURDET publie plusieurs ouvrages politiques et mémoriels.

Son principal témoignage sur la Résistance est L’Aventure incertaine : de la Résistance à la Restauration, publié chez Stock en 1975. Il y revient sur Combat, les MUR, le NAP, le CNR et les relations entre les différentes composantes de la Résistance.

Il publie également Le Schisme yougoslave en 1950, Les Chemins de l’unité en 1964, À qui appartient Paris ? en 1972, L’Europe truquée en 1977 et Mes Batailles en 1993.

Décès

Claude BOURDET meurt le 20 mars 1996 à Paris, dans le 14e arrondissement.

Il est inhumé au cimetière du Montparnasse.

Le Conseil de Paris lui rend officiellement hommage après son décès et rappelle son parcours de résistant, déporté, journaliste et élu parisien.

Décorations

Commandeur de la Légion d’honneur — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. La date précise du décret d’élévation au grade de commandeur n’a pas été retrouvée dans une source primaire accessible au cours des présentes recherches.

Compagnon de la Libération — Croix de la Libération — décret du 19 octobre 1945. Le dossier individuel de l’Ordre porte la cote 1 A 129 et conserve le mémoire de proposition ainsi que le décret du 19 octobre 1945.

Croix de guerre 1939-1945 avec palme — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. La palme correspond à une citation à l’ordre de l’armée.

Médaille de la Résistance française — décret du 31 mars 1947 — Journal officiel du 29 janvier 1948 — dossier 1O8131. L’attribution est directement confirmée par la base officielle de l’Ordre de la Libération.

Lieux de mémoire

Claude BOURDET est inhumé au cimetière du Montparnasse à Paris.

En décembre 2002, le Conseil de Paris attribue officiellement le nom de « place Claude-Bourdet » à la place située au carrefour des rues Corvisart, Pascal, des Cordelières, Vulpian et du Champ-de-l’Alouette, dans le 13e arrondissement.

Cette place existe toujours et fait actuellement l’objet d’un projet de réaménagement et de végétalisation engagé par la Ville de Paris.

Références bibliographiques

L’Aventure incertaine : de la Résistance à la Restauration — Claude BOURDET — Paris, Stock, 1975. Témoignage autobiographique essentiel sur Combat, le NAP, les MUR, le CNR et les rapports internes de la Résistance.

Combat : histoire d’un mouvement de Résistance de juillet 1940 à juillet 1943 — Henri MICHEL et Marie GRANET — Paris, Presses universitaires de France, 1957. Étude historique fondamentale pour replacer Claude BOURDET dans la formation et la direction de Combat. L’importance de cet ouvrage pour l’histoire du mouvement est soulignée dès sa publication.

1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération — Jean-Christophe NOTIN — Paris, Perrin, 2000, 822 p. Référence générale sur les Compagnons de la Libération.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération — Vladimir TROUPLIN — Paris, Elytis, 2010 ; nouvelle édition augmentée, 2023. Référence biographique pour l’état civil, Combat, le NAP, le CNR, la déportation et les décorations.

Dictionnaire historique de la Résistance : Résistance intérieure et France libre — sous la direction de François MARCOT — Paris, Robert Laffont, 2006. Ouvrage collectif de référence pour le mouvement Combat, les MUR, le NAP et le CNR.

Mes Batailles — Claude BOURDET — Villeneuve-Saint-Georges, In Fine, 1993. Dernier grand ouvrage autobiographique de Claude BOURDET, utile pour l’ensemble de ses engagements.

Références internet

Ordre de la Libération — Claude BOURDET. Notice institutionnelle principale : état civil, Combat, NAP, MUR, CNR, arrestation, déportation, carrière après-guerre et décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/claude-bourdet

Mémoire Vive de la Résistance — Claude BOURDET. Notice individuelle MVR, globalement fiable et susceptible d’être conservée après enrichissement documentaire.
https://mvr.asso.fr/bourdet/

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B. Confirme le dossier 1 A 129, le mémoire de proposition et le décret du 19 octobre 1945.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf

Ordre de la Libération — Base des Médaillés de la Résistance française. Confirme le décret du 31 mars 1947, le Journal officiel du 29 janvier 1948 et la cote 1O8131.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies

Ordre de la Libération — Conseil national de la Résistance. Présentation institutionnelle du CNR et de Claude BOURDET comme représentant de Combat.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/lettre-dinformation-mai-2020

Fondation de la Résistance — Statuts et fondateurs. Confirme Claude BOURDET parmi les signataires des statuts fondateurs de 1992.
https://www.fondationresistance.org/la-fondation/qui-sommes-nous/statuts/

Fondation de la Résistance — La Lettre de la Fondation, n° 96. Étude sur le STO et les maquis contenant un témoignage de Claude BOURDET sur la montée du phénomène des réfractaires.
https://www.fondationresistance.org/wp-content/uploads/2025/05/LettreResistance096.pdf

Ville de Paris — Hommage à Claude BOURDET après son décès. Retrace ses mandats de conseiller municipal de Paris de 1959 à 1971 et sa carrière de résistant et journaliste.
https://a06-v7.apps.paris.fr/a06/jsp/site/Portal.jsp?id_document=18818

Ville de Paris — Attribution de la dénomination « place Claude Bourdet ». Délibération de décembre 2002.
https://a06-v7.apps.paris.fr/a06/jsp/site/Portal.jsp?id_document=71179

Le Monde — Une histoire de la Résistance à travers celle du mouvement Combat. Présentation critique de l’ouvrage d’Henri MICHEL et Marie GRANET.
https://www.lemonde.fr/archives/article/1957/09/27/une-histoire-de-la-resistance-a-travers-celle-du-mouvement-combat_2324685_1819218.html

Le Monde — Claude BOURDET et France Observateur. Articles d’archives documentant son activité journalistique et ses prises de position pendant la guerre d’Algérie.
https://www.lemonde.fr/archives/article/1956/04/03/m-claude-bourdet-a-ete-mis-samedi-soir-en-liberte-provisoire_2256731_1819218.html

Dossiers d’homologation et d’archives consultés

SHD GR 16 P 81277 — BOURDET Claude. Cette cote est identifiée par les instruments de recherche du Musée de la Résistance en ligne et reprise dans la notice MVR. Elle correspond au dossier individuel de Résistance de Claude BOURDET. Le dossier intégral n’a pas été directement consulté en ligne.

Ordre de la Libération — dossier 1 A 129. Le dossier comprend le mémoire de proposition de 1945, le décret du 19 octobre 1945, deux courriers relatifs à l’attribution, une fiche de renseignements de 1969, un questionnaire destiné aux Compagnons, treize pièces de correspondance avec l’Ordre, une interview réalisée par Jérôme CAMILLY en 1985, plusieurs notices biographiques et des documents relatifs à sa sépulture et à ses obsèques.

Ordre de la Libération — dossier Médaille de la Résistance 1O8131. Confirme l’attribution de la Médaille de la Résistance française par décret du 31 mars 1947, publiée au Journal officiel du 29 janvier 1948.

Observations

La date de naissance ne présente plus de difficulté : les sources institutionnelles concordent sur le 28 octobre 1909 à Paris. La notice MVR précise utilement que certaines anciennes données mentionnaient à tort le 27 décembre 1909.

Le rôle de Claude BOURDET au CNR doit être formulé précisément : il y siège comme représentant du mouvement Combat, en remplacement d’Henri FRENAY lorsque celui-ci est absent. Il ne faut pas le présenter comme président ou dirigeant du CNR.

Enfin, le retour de ses décorations en 1955 est un geste politique de protestation attesté par l’Ordre de la Libération ; il ne signifie pas qu’elles lui aient été retirées administrativement.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’état civil, la formation à Zurich, le service militaire, l’entrée précoce dans la Résistance, la fondation du Mouvement de Libération nationale et de Combat, les responsabilités nationales dans Combat, la création du NAP, la participation aux MUR et au CNR, l’arrestation du 25 mars 1944, l’itinéraire Neuengamme-Sachsenhausen-Buchenwald, le retour du 18 avril 1945, le décret de la Croix de la Libération, la Médaille de la Résistance française et les dossiers GR 16 P 81277, 1 A 129 et 1O8131 sont établis par plusieurs sources institutionnelles, archivistiques et historiques concordantes.

Chronologie

DateÉvénement
28 octobre 1909Naissance à Paris, 17e arrondissement.
1933Diplôme d’ingénieur en physique technique de l’École polytechnique fédérale de Zurich.
1934Service militaire au 93e Régiment d’artillerie de montagne ; sous-lieutenant de réserve.
1936Chargé de mission au ministère de l’Économie nationale.
1939Mobilisé comme lieutenant à l’état-major de l’artillerie de la 57e DI.
Juin 1940Combats et retraite dans la région de Villers-Cotterêts.
Août 1940Démobilisé ; s’installe dans les Alpes-Maritimes.
Septembre 1940Premier contact avec le service de renseignement interallié polonais.
Novembre 1940Rencontre Henri FRENAY ; participation aux Petites Ailes puis à Vérités.
1940-1941Participe avec FRENAY et CHEVANCE à la création du Mouvement de Libération nationale, futur Combat.
Juin 1942Entre au comité directeur de Combat ; adjoint de FRENAY pour l’action politique.
Été 1942Entre entièrement dans la clandestinité.
Fin 1942Crée avec l’accord de Jean MOULIN le NAP et en devient le responsable national.
Début 1943Participe à la constitution des MUR.
Printemps 1943Contribue à la mise en place du Comité d’Action contre la Déportation.
Mai 1943Siège au Conseil national de la Résistance comme représentant de Combat.
Juin 1943Assume une part majeure de la direction de Combat après le départ de FRENAY.
Automne 1943Direction intérieure de Combat avec CHEVANCE-BERTIN et de BÉNOUVILLE.
25 mars 1944Arrestation par la Gestapo.
Mars-mai 1944Emprisonnement à Fresnes puis transfert à Compiègne.
7 juin 1944Arrivée au camp de Neuengamme.
Fin juin 1944Transfert à Sachsenhausen.
Février 1945Transfert à Buchenwald.
18 avril 1945Retour en France.
1945Vice-président de l’Assemblée consultative provisoire puis directeur général de la Radiodiffusion française.
19 octobre 1945Décret d’attribution de la Croix de la Libération.
1950Participe à la création de L’Observateur, futur France Observateur.
1955Retourne plusieurs de ses décorations au président de la République pour protester contre le réarmement allemand.
1959Élu conseiller municipal de Paris et conseiller général de la Seine.
1959-1971Mandats électifs parisiens.
1967Commence à collaborer à Témoignage chrétien.
1975Publication de L’Aventure incertaine.
25 novembre 1992Signe les statuts fondateurs de la Fondation de la Résistance.
1993Publication de Mes Batailles.
20 mars 1996Décès à Paris, 14e arrondissement.
2002Attribution du nom de place Claude-Bourdet dans le 13e arrondissement de Paris.

Tableau des divergences entre sources

Point concernéVersions rencontréesÉlément retenu
Date de naissanceAnciennes données secondaires : 27 décembre 1909 ; Ordre de la Libération et MVR vérifiée : 28 octobre 1909.28 octobre 1909, Paris 17e.
Fonction au CNRCertaines synthèses parlent vaguement de « dirigeant du CNR ».Membre du CNR représentant Combat, en remplacement d’Henri FRENAY.
Parcours concentrationnaireCertaines notices ne mentionnent que Buchenwald ou Neuengamme.Neuengamme → Sachsenhausen → Buchenwald.
Médaille de la RésistancePlusieurs biographies indiquent simplement la décoration.Décret du 31 mars 1947, JO du 29 janvier 1948, cote 1O8131.
Retour des décorations en 1955Parfois interprété comme un retrait de décorations.Il s’agit d’un geste de restitution volontaire à titre de protestation ; les distinctions demeurent juridiquement attribuées.
Mandats parisiensCertaines notices donnent seulement « conseiller municipal ».Conseiller municipal de Paris et conseiller général de la Seine, 1959-1971, confirmé par les archives municipales.

Sources consultées

Ordre de la Libération — Claude BOURDET.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/claude-bourdet

Mémoire Vive de la Résistance — Claude BOURDET.
https://mvr.asso.fr/bourdet/

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf

Ordre de la Libération — Base des Médaillés de la Résistance française.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies

Ordre de la Libération — Conseil national de la Résistance.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/lettre-dinformation-mai-2020

Fondation de la Résistance — Statuts et fondateurs.
https://www.fondationresistance.org/la-fondation/qui-sommes-nous/statuts/

Fondation de la Résistance — La Lettre de la Fondation de la Résistance, n° 96.
https://www.fondationresistance.org/wp-content/uploads/2025/05/LettreResistance096.pdf

Ville de Paris — Hommage à Claude BOURDET.
https://a06-v7.apps.paris.fr/a06/jsp/site/Portal.jsp?id_document=18818

Ville de Paris — Attribution de la dénomination « place Claude Bourdet ».
https://a06-v7.apps.paris.fr/a06/jsp/site/Portal.jsp?id_document=71179

Le Monde — Une histoire de la Résistance à travers celle du mouvement Combat.
https://www.lemonde.fr/archives/article/1957/09/27/une-histoire-de-la-resistance-a-travers-celle-du-mouvement-combat_2324685_1819218.html

Le Monde — Claude BOURDET et la guerre d’Algérie.
https://www.lemonde.fr/archives/article/1956/04/03/m-claude-bourdet-a-ete-mis-samedi-soir-en-liberte-provisoire_2256731_1819218.html

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