Jean Bouhey, né le 23 octobre 1898 à Villers-la-Faye, Côte-d’Or, France, mort le 12 juin 1963 à Paris, France.
Jean Bouhey est le fils de Jean-Baptiste Bouhey-Allex, ancien député socialiste. Il suit ses études secondaires au lycée de Dijon puis au lycée Louis-le-Grand à Paris avant d’entreprendre des études à la faculté des sciences de Dijon, interrompues par sa mobilisation en 1917.
Libéré de captivité en août 1941, il entre dans la Résistance en Côte-d’Or. Les sources concordantes indiquent son engagement dans plusieurs structures clandestines socialistes et résistantes, ainsi que sa participation à la publication du journal clandestin L’Espoir.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources consultées mentionnent son appartenance au Comité d’action socialiste de la zone Nord, à Libération-Nord et, selon la base Sycomore de l’Assemblée nationale, à des services de renseignement franco-britanniques et au mouvement Ceux de la Résistance. Les sources consultées ne permettent pas de hiérarchiser avec certitude ces appartenances successives.
Missions et actions
Le 3 octobre 1943, il est nommé commissaire de la République pour la Bourgogne et la Franche-Comté. Il met en place des comités départementaux de libération, assure la liaison avec les préfets désignés pour les huit départements de sa zone et coordonne l’action résistante régionale. La base Sycomore précise qu’il installe officiellement la nouvelle préfecture de l’Yonne à Auxerre à la fin du mois d’août 1944.
Arrestation / évasion / déportation
Jean Bouhey a été prisonnier de guerre après les combats de juin 1940, puis libéré en août 1941. Il n’a pas été retrouvé, dans les sources consultées pour cette recherche, de mention d’une déportation. Il est en revanche grièvement blessé le 2 septembre 1944 à la suite d’une méprise de résistants locaux, ce qui l’empêche d’exercer normalement sa fonction à la Libération.
Camarades de combat
Les sources consultées permettent de citer son frère Charles Bouhey, ses compagnons du journal clandestin L’Espoir et son adjoint Jean Mairey, appelé à assurer l’intérim après sa blessure.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Jean Bouhey redevient une figure de la SFIO en Côte-d’Or. Il est député à l’Assemblée constituante puis député de la Côte-d’Or sous la IVe République. Il dirige également La Bourgogne républicaine issue de la Résistance.
Décorations
- Croix de guerre, mentionnée par la base Sycomore de l’Assemblée nationale, décret et Journal officiel non retrouvés dans la présente vérification.
- Médaille de la Résistance, avec rosette par décret du 20 novembre 1946 JO 05 Décembre 1946 source ordre de la Libération
- Côte du dossier : 1O7896
Lieux de mémoire
Les sources consultées signalent notamment une plaque au 17 rue Alexandre-Nicolas à Dijon rappelant la création du comité départemental de libération de la Côte-d’Or.
Références bibliographiques
Henri Noguères, Histoire de la Résistance en France de 1940 à 1945, tome 4, Formez vos bataillons : octobre 1943-mai 1944. Cet ouvrage est mobilisé par la notice Wikipédia pour situer Jean Bouhey dans la montée en puissance des commissaires de la République et des structures régionales de la Résistance.
Jean-François Bazin, La libération de Dijon : 11 septembre 1944. Ce livre est cité par Wikipédia pour la blessure de Jean Bouhey au début de septembre 1944 et pour le contexte de la Libération de Dijon.
Références internet
Wikipédia. Notice biographique détaillée utilisée pour le parcours politique, l’engagement résistant et la nomination comme commissaire de la République. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Bouhey
Assemblée nationale – base Sycomore. Notice parlementaire très détaillée, utilisée pour l’état civil, le parcours militaire, l’action résistante, les fonctions de commissaire de la République et les décorations mentionnées. https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/1037
Dossier d’homologation Aucun dossier d’homologation SHD n’a été retrouvé dans les bases consultées pour la présente recherche.
Observations
Les sources divergent légèrement sur la date de sa blessure de septembre 1944, certaines mentionnant le 1er septembre, d’autres le 2 septembre. La base Sycomore retient le 2 septembre ; cette date est retenue ici.
Sources consultées le 22 mars 2026
Wikipédia, page « Jean Bouhey » — parcours politique, engagement résistant, nomination comme commissaire de la République, éléments bibliographiques.
Assemblée nationale, base Sycomore, fiche « Jean, Baptiste, Georges Bouhey » — état civil, biographie détaillée, activités de Résistance, fonctions et décorations mentionnées.
Aucune photo retrouvée dans les bases officielles consultées.