Émile BOUTHEMY, né le 7 novembre 1918 à Neuvilly (Nord), mort le 15 novembre 1993 à Lille (Nord), Français, sous-officier des troupes coloniales, combattant des Forces françaises libres, sergent-chef du Bataillon du Pool pendant la campagne du Gabon, grièvement blessé à Lambaréné et amputé du bras gauche, Compagnon de la Libération, puis fonctionnaire des PTT.
Jeunesse et formation
Émile BOUTHEMY naît le 7 novembre 1918 à Neuvilly, dans le département du Nord, au sein d’une famille d’agriculteurs. Après des études relativement courtes, il exerce le métier d’aide-comptable.
À dix-huit ans, il choisit la carrière militaire. Le 13 janvier 1937, il s’engage volontairement à l’intendance de Valenciennes au titre du 2e Régiment d’infanterie coloniale — 2e RIC. Il est promu caporal en mars 1938.
En février 1939, il signe un nouvel engagement à l’intendance de Brest. Trois mois plus tard, en mai 1939, il embarque à destination de l’Afrique-Équatoriale française — AEF. Il est affecté au Bataillon du Moyen-Congo. Il devient rapidement caporal-chef puis est promu sergent en septembre 1939, au moment de l’entrée en guerre de la France.
Engagement dans la Résistance
La défaite de juin 1940 et l’armistice ne mettent pas fin à son engagement militaire.
Le 28 août 1940 à Brazzaville, Émile BOUTHEMY choisit de poursuivre la guerre et s’engage dans les Forces françaises libres, au moment du ralliement du Moyen-Congo à la France libre. Cette date est explicitement donnée par l’Ordre de la Libération.
Il appartient ainsi au groupe des militaires déjà présents en Afrique-Équatoriale française qui permettent au général de GAULLE de disposer, dès l’été 1940, d’un territoire et de forces militaires ralliés à la France libre.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Émile BOUTHEMY n’appartient pas à un réseau clandestin métropolitain. Son engagement relève de la Résistance extérieure et des Forces françaises libres.
Au moment de son ralliement, il appartient au Bataillon du Moyen-Congo. Une réorganisation intervient très rapidement : le 16 octobre 1940, le Bataillon du Moyen-Congo est dédoublé pour donner notamment naissance au Bataillon du Pool, unité dans laquelle BOUTHEMY combat pendant la campagne du Gabon. Les inventaires du Service historique de la Défense confirment cette succession d’appellations : le Bataillon du Pool existe à partir du 16 octobre 1940 et redevient, après regroupement, Bataillon du Moyen-Congo au 1er janvier 1943.
Cette précision permet de résoudre une apparente divergence entre les documents qui le présentent comme membre du Bataillon du Moyen-Congo et ceux qui le donnent au Bataillon du Pool : les deux désignations correspondent à des moments successifs de l’organisation militaire du Moyen-Congo.
Missions et actions
Le 16 octobre 1940, jour de la constitution du Bataillon du Pool, Émile BOUTHEMY est promu sergent-chef.
Quelques jours plus tard, il prend part à la campagne du Gabon, destinée à rallier ce territoire à la France libre. Deux compagnies du Bataillon du Pool sont engagées dans la colonne du commandant PARANT. Les archives du Service historique de la Défense conservent pour cette opération le journal de marche du bataillon, l’état des tués et blessés, des ordres d’opérations, un rapport sanitaire et le rapport du commandant PARANT sur les opérations du Gabon.
À la tête de sa section, BOUTHEMY est particulièrement remarqué pour son comportement au combat. La citation conservée dans son dossier de l’Ordre de la Libération souligne son courage, son esprit d’initiative et son comportement sous le feu. Le dossier 1 A 137 contient précisément une copie de l’ordre général n° 11 du 2 novembre 1940 le citant à l’ordre de l’Armée.
Le 25 octobre 1940, lors de la prise de Lambaréné, il est très grièvement blessé par une balle explosive. La blessure est telle qu’une amputation du bras gauche devient nécessaire.
L’Ordre de la Libération insiste sur son comportement après cette blessure, présenté dans la citation comme un exemple de sang-froid face à une mutilation extrêmement grave.
La blessure de Lambaréné met pratiquement fin à sa carrière de combattant de première ligne quelques semaines seulement après son ralliement, mais ne met pas fin à son service au sein de la France libre.
Arrestation / évasion / déportation
Émile BOUTHEMY n’a été ni arrêté, ni interné, ni déporté.
Il est en revanche hospitalisé du 30 octobre au 6 décembre 1940 à la suite de sa blessure reçue à Lambaréné.
En raison de l’amputation de son bras gauche, il est déclaré réformé pour le service combattant. Toutefois, contrairement à ce que cette réforme aurait normalement pu entraîner, il n’est pas renvoyé immédiatement à la vie civile : il est maintenu en activité au sein des Forces françaises libres.
Il est affecté au dépôt de guerre du Moyen-Congo, puis détaché au bureau de garnison de Brazzaville.
En mai 1942, il devient gérant du mess des officiers.
En juillet 1943, il est détaché à la garde indigène de Brazzaville. Il continue ainsi à servir malgré son handicap jusqu’à sa démobilisation.
Camarades de combat
Émile BOUTHEMY combat pendant la campagne du Gabon au sein du Bataillon du Pool, engagé sous les ordres du commandant PARANT. Le fonds du Service historique de la Défense consacré aux opérations du Gabon conserve précisément le rapport du chef de bataillon PARANT et les documents opérationnels de l’unité.
Son parcours doit également être replacé dans celui des soldats du Bataillon du Moyen-Congo, puis du Bataillon du Pool, qui choisissent en août-octobre 1940 de poursuivre le combat aux côtés de la France libre.
Parmi les Compagnons liés à cette formation figurent notamment Hippolyte PIOZIN, Dominique KOSSEYO, Michel ABALAN et François FOUQUAT, même si leurs affectations et leurs parcours individuels ne coïncident pas exactement avec celui de BOUTHEMY.
Retour à la vie civile
Émile BOUTHEMY est démobilisé le 15 mars 1944. Sa démobilisation intervient donc avant la fin de la guerre, conséquence directe de la très grave mutilation subie à Lambaréné.
Il entre immédiatement dans l’administration des Postes, télégraphes et téléphones — PTT.
Il y accomplit ensuite toute sa carrière professionnelle et gravit progressivement les différents échelons de l’administration : contrôleur, inspecteur, inspecteur central puis chef de division.
Les sources institutionnelles accessibles ne précisent pas les dates exactes de chacune de ces promotions administratives ni la date de son départ à la retraite. Elles établissent en revanche clairement la continuité de sa carrière dans les PTT.
La documentation récente de l’Association des familles de Compagnons de la Libération montre que sa mémoire est restée présente dans sa famille. En octobre 2023, son petit-fils, le lieutenant-colonel Franck BOUTHEMY, alors commandant en second du 2e RIMa, présente à l’AFCL le parcours de son grand-père.
Émile BOUTHEMY meurt le 15 novembre 1993 à Lille, huit jours après son soixante-quinzième anniversaire. Il est inhumé au cimetière communal de Poix-du-Nord, dans le département du Nord.
Décorations
Officier de la Légion d’honneur — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. La date et le décret d’élévation au grade d’officier n’ont pas été retrouvés dans une source primaire accessible lors des présentes recherches. Source : Ordre de la Libération.
Compagnon de la Libération — Croix de la Libération — décret du 1er février 1941 — dossier de l’Ordre de la Libération 1 A 137. L’inventaire du dossier conserve également un message du général de LARMINAT du 17 décembre 1940 et un extrait d’ampliation daté du 10 mars 1942. Source : Ordre de la Libération.
Officier de l’Ordre national du Mérite — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. La date du décret n’a pas été retrouvée dans une source primaire accessible lors des présentes recherches. Source : Ordre de la Libération.
Médaille militaire — attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. La date du décret de concession n’a pas été retrouvée dans les bases accessibles lors des présentes recherches. Source : Ordre de la Libération.
Croix de guerre 1939-1945 avec palme — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Le dossier 1 A 137 conserve une copie de l’ordre général n° 11 du 2 novembre 1940 citant Émile BOUTHEMY à l’ordre de l’Armée ; la palme correspond à ce niveau de citation. Source : Ordre de la Libération et copie de la citation SHD conservée dans le dossier 1 A 137.
Aucune Médaille de la Résistance française n’a été retrouvée au nom d’Émile BOUTHEMY dans les sources institutionnelles consultées. Elle ne doit donc pas être ajoutée à la liste de ses décorations sans attribution nominative ou décret retrouvé.
Lieux de mémoire
Émile BOUTHEMY est inhumé au cimetière communal de Poix-du-Nord, dans le Nord. Cette localisation est donnée explicitement par l’Ordre de la Libération.
La commune de Poix-du-Nord entretient sa mémoire. Le procès-verbal du conseil municipal du 3 juin 2016 indique qu’à l’occasion de la commémoration de l’Appel du 18 juin, la commune avait décidé d’honorer la mémoire d’Émile BOUTHEMY, Compagnon de la Libération.
Sa mémoire est également entretenue par l’Association des familles de Compagnons de la Libération et par le 2e Régiment d’infanterie de marine, héritier du 2e RIC au titre duquel BOUTHEMY s’était engagé en janvier 1937. La journée organisée au camp d’Auvours en octobre 2023 a ainsi associé directement son petit-fils à la présentation de son parcours.
Références bibliographiques
1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération — Jean-Christophe NOTIN — Paris, Perrin, 2000, 822 p. Ouvrage général de référence permettant de replacer Émile BOUTHEMY parmi les premiers Compagnons de la Libération et les militaires ralliés en Afrique-Équatoriale française.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération — Vladimir TROUPLIN — Paris, Elytis, 2010 ; nouvelle édition augmentée, Elytis, 2023. Référence biographique générale pour l’état civil, le parcours dans les troupes coloniales, le ralliement à la France libre et les principales décorations.
Mémorial des Compagnons de la Libération — ouvrage collectif — Paris, 1961. Ouvrage mémoriel consacré aux Compagnons, utile pour replacer BOUTHEMY parmi les combattants de la première France libre.
La campagne du Gabon, octobre-novembre 1940 — travaux et documents militaires conservés au Service historique de la Défense. Les journaux de marche, rapports de la colonne PARANT et états des pertes constituent les sources primaires essentielles pour replacer la blessure d’Émile BOUTHEMY à Lambaréné dans le déroulement des opérations.
Références internet
Ordre de la Libération — Émile BOUTHEMY. Notice institutionnelle principale : état civil, engagement au 2e RIC, affectation au Moyen-Congo, ralliement du 28 août 1940, campagne du Gabon, blessure de Lambaréné, maintien en service, carrière aux PTT et décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/emile-bouthemy
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B. Confirme le dossier 1 A 137, le message du général de LARMINAT du 17 décembre 1940, le décret du 1er février 1941, l’ampliation de 1942 et la copie de la citation à l’ordre de l’Armée du 2 novembre 1940.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Service historique de la Défense — Inventaire des troupes de l’Afrique-Équatoriale française. Confirme l’existence du Bataillon du Pool à partir du 16 octobre 1940 et sa transformation ultérieure en Bataillon du Moyen-Congo.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/sites/default/files/2019-11/SHDGR_INV_12P.pdf
Service historique de la Défense — Archives des opérations du Gabon. Fonds comprenant l’état des tués et blessés du Bataillon du Pool, l’ordre général de citation, les ordres d’opérations, le rapport sanitaire et le rapport du commandant PARANT sur la campagne de 1940.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/en/node/492725
Service historique de la Défense / Musée de la Résistance en ligne — Répertoire GR 16 P, lettres BL à BZ. Le répertoire comporte une entrée « BOUTHEMY, Emile » sous la cote GR 16 P 84568, mais sans date ni lieu de naissance ni homologation précisée ; cette cote ne peut donc être attribuée définitivement au Compagnon sans consultation du dossier.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_BL-BZ.pdf
Ordre de la Libération — Lettre d’information d’octobre 2023. Documente l’hommage familial et mémoriel rendu à Émile BOUTHEMY au 2e RIMa par son petit-fils, le lieutenant-colonel Franck BOUTHEMY.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/lettre-dinformation-octobre-2023
Ville de Poix-du-Nord — Procès-verbal du conseil municipal du 3 juin 2016. Confirme l’organisation d’un hommage communal à Émile BOUTHEMY à l’occasion de la commémoration de l’Appel du 18 juin.
https://ville-poixdunord.fr/wp-content/uploads/2016/07/PV-officiel-Conseil-Municipal-2016-06-03.pdf
Wikipédia — Émile Bouthemy. Notice secondaire développée consultée pour contrôle conformément au protocole ; les éléments principaux ont été recoupés avec la notice institutionnelle de l’Ordre de la Libération.
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Bouthemy
Dossier d’homologation consulté
Ordre de la Libération — dossier 1 A 137. L’inventaire du fonds établit formellement l’existence du dossier personnel d’Émile BOUTHEMY. Il contient un message du général de LARMINAT du 17 décembre 1940, un extrait de l’ampliation du décret daté du 10 mars 1942, relatif au décret du 1er février 1941, une fiche de renseignements de 1969 et une fiche d’annuaire.
Le dossier conserve également quatre pièces de correspondance échangées avec l’Ordre entre 1962 et 1969, ainsi qu’au titre du SHD une copie de l’ordre général n° 11 du 2 novembre 1940 citant Émile BOUTHEMY à l’ordre de l’Armée et une fiche de renseignements. Il comprend en outre une note biographique de 1985, un questionnaire de 1984, cinq courriers relatifs à son décès et un article de presse.
SHD GR 16 P 84568. Le répertoire de la sous-série GR 16 P contient bien une entrée « BOUTHEMY, Emile », mais elle ne comporte ni date de naissance, ni commune de naissance, ni mention d’homologation. Or le même répertoire comporte plusieurs BOUTHEMY distincts. Cette seule entrée ne permet donc pas d’affirmer avec la certitude exigée par le protocole que GR 16 P 84568 est le dossier du Compagnon né à Neuvilly en 1918. La cote est signalée comme possible mais non définitivement attribuée tant que le dossier lui-même n’a pas été contrôlé.
Observations
Une première précision concerne l’unité. Émile BOUTHEMY est affecté en 1939 au Bataillon du Moyen-Congo, puis combat en octobre 1940 au Bataillon du Pool. Il ne s’agit pas de deux parcours contradictoires : le SHD établit que le Bataillon du Pool est créé le 16 octobre 1940 par dédoublement du Bataillon du Moyen-Congo. Il est ensuite regroupé dans le Bataillon du Moyen-Congo à compter du 1er janvier 1943.
Une deuxième divergence mineure concerne la date à laquelle il est parfois présenté comme Compagnon. Une source secondaire récente écrit « Compagnon depuis le 10 février 1941 », tandis que l’Ordre de la Libération donne sans ambiguïté le décret du 1er février 1941. C’est cette dernière date, institutionnelle et corroborée par le dossier 1 A 137, qui est retenue.
Une anomalie archivistique mineure apparaît enfin dans l’inventaire du dossier : parmi les pièces relatives au décès figure un avis de décès daté du 15 novembre 1997, alors que toutes les sources institutionnelles concordent sur un décès à Lille le 15 novembre 1993. Il s’agit vraisemblablement de la date d’une pièce ou d’une erreur de description archivistique, non d’une divergence sur l’état civil.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — La naissance le 7 novembre 1918 à Neuvilly, l’engagement au 2e RIC, le service au Bataillon du Moyen-Congo puis au Bataillon du Pool, le ralliement aux FFL le 28 août 1940, la promotion au grade de sergent-chef, la campagne du Gabon, la blessure du 25 octobre 1940 à Lambaréné, l’amputation du bras gauche, le maintien en activité, le décret de la Croix de la Libération du 1er février 1941, le dossier 1 A 137, la citation à l’ordre de l’Armée, la démobilisation du 15 mars 1944, la carrière aux PTT, le décès à Lille et l’inhumation à Poix-du-Nord sont établis par des sources institutionnelles et archivistiques concordantes. La seule réserve importante concerne l’attribution définitive de la cote GR 16 P 84568, dont l’index nominatif est insuffisamment détaillé.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 7 novembre 1918 | Naissance à Neuvilly, dans le Nord. |
| Avant 1937 | Courtes études ; devient aide-comptable. |
| 13 janvier 1937 | Engagement volontaire à Valenciennes au titre du 2e RIC. |
| Mars 1938 | Promu caporal. |
| Février 1939 | Signe un nouvel engagement à Brest. |
| Mai 1939 | Embarque pour l’AEF ; affecté au Bataillon du Moyen-Congo. |
| Septembre 1939 | Promu sergent. |
| 28 août 1940 | S’engage dans les Forces françaises libres à Brazzaville lors du ralliement du Moyen-Congo. |
| 16 octobre 1940 | Promu sergent-chef ; constitution du Bataillon du Pool. |
| Octobre 1940 | Participe à la campagne du Gabon à la tête de sa section. |
| 25 octobre 1940 | Très grièvement blessé par balle explosive lors de la prise de Lambaréné ; amputation du bras gauche. |
| 30 octobre – 6 décembre 1940 | Hospitalisation. |
| 2 novembre 1940 | Citation à l’ordre de l’Armée par ordre général n° 11. |
| Décembre 1940 | Maintenu en service malgré sa réforme ; affecté au dépôt de guerre du Moyen-Congo. |
| 17 décembre 1940 | Message du général de LARMINAT relatif à sa proposition pour la Croix de la Libération. |
| 1er février 1941 | Décret d’attribution de la Croix de la Libération. |
| 10 mars 1942 | Ampliation du décret conservée dans le dossier 1 A 137. |
| Mai 1942 | Gérant du mess des officiers à Brazzaville. |
| Juillet 1943 | Détaché à la garde indigène de Brazzaville. |
| 15 mars 1944 | Démobilisé ; entre aux PTT. |
| Après 1944 | Carrière aux PTT : contrôleur, inspecteur, inspecteur central puis chef de division. |
| 15 novembre 1993 | Décès à Lille. |
| Après le décès | Inhumation au cimetière communal de Poix-du-Nord. |
| 18 juin 2016 | Hommage communal à Poix-du-Nord. |
| 7 octobre 2023 | Son parcours est présenté au 2e RIMa par son petit-fils, le lieutenant-colonel Franck BOUTHEMY. |
Tableau des divergences entre sources
| Élément biographique | Source 1 | Source 2 | Décision retenue |
|---|---|---|---|
| Unité en 1939-1940 | Ordre : Bataillon du Moyen-Congo en 1939, Bataillon du Pool pendant la campagne du Gabon. | SHD : Bataillon du Pool créé le 16 octobre 1940 par dédoublement du Bataillon du Moyen-Congo. | Les deux désignations sont exactes et correspondent à des phases successives. |
| Date de la Croix de la Libération | Ordre et dossier 1 A 137 : 1er février 1941. | Source secondaire récente : 10 février 1941. | 1er février 1941, date du décret officiel. |
| Cote GR 16 P | Répertoire : GR 16 P 84568 — BOUTHEMY Émile, sans état civil. | Notice ODL : Émile BOUTHEMY, né le 7 novembre 1918 à Neuvilly. | Cote possible mais non attribuable définitivement sans consultation du dossier. |
| Date du décès | Ordre : 15 novembre 1993 à Lille. | Inventaire 1 A 137 : mention d’un « avis de décès 15/11/1997 ». | 15 novembre 1993 ; la date 1997 se rapporte à la description d’une pièce archivistique ou constitue une erreur d’inventaire. |
| Médaille de la Résistance française | Absente de la notice institutionnelle et aucune attribution nominative retrouvée. | — | Non retenue faute de décret ou de fiche officielle nominative. |
Sources consultées
Ordre de la Libération. La notice « Émile BOUTHEMY » a fourni l’état civil, l’engagement au 2e RIC, le départ pour l’AEF, l’affectation au Bataillon du Moyen-Congo, le ralliement du 28 août 1940, la campagne du Gabon, la blessure de Lambaréné, l’amputation, le maintien en service, la démobilisation, la carrière aux PTT, le décès et les décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/emile-bouthemy
Ordre de la Libération. L’inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B, a confirmé la cote 1 A 137, le message du général de LARMINAT du 17 décembre 1940, le décret du 1er février 1941, l’ampliation du 10 mars 1942 et la copie de la citation à l’ordre de l’Armée du 2 novembre 1940.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Service historique de la Défense. L’inventaire des archives des troupes d’Afrique-Équatoriale française a confirmé que le Bataillon du Pool est constitué à partir du Bataillon du Moyen-Congo le 16 octobre 1940 et dispose d’un journal de marche pour la période des opérations du Gabon.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/sites/default/files/2019-11/SHDGR_INV_12P.pdf
Service historique de la Défense. La notice consacrée aux archives du Gabon décrit les pièces de 1940 relatives au Bataillon du Pool : état des tués et blessés, ordre général de citation, rapport du commandant PARANT, ordres d’opérations, rapport sanitaire et journal de marche.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/en/node/492725
Service historique de la Défense / Musée de la Résistance en ligne. Le répertoire GR 16 P comporte l’entrée GR 16 P 84568 — BOUTHEMY Émile, mais sans éléments d’état civil permettant de l’attribuer définitivement au Compagnon né à Neuvilly en 1918.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_BL-BZ.pdf
Ordre de la Libération — Association des familles de Compagnons de la Libération. La lettre d’information d’octobre 2023 a documenté la transmission familiale de la mémoire d’Émile BOUTHEMY et la présentation de son parcours par son petit-fils Franck BOUTHEMY au 2e RIMa.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/lettre-dinformation-octobre-2023
Ville de Poix-du-Nord. Le procès-verbal du conseil municipal du 3 juin 2016 a confirmé la décision de rendre hommage à Émile BOUTHEMY lors de la commémoration de l’Appel du 18 juin.
https://ville-poixdunord.fr/wp-content/uploads/2016/07/PV-officiel-Conseil-Municipal-2016-06-03.pdf
Wikipédia. La notice « Émile Bouthemy » a été consultée conformément au protocole ; elle reprend essentiellement les informations de l’Ordre de la Libération et n’a pas fourni d’élément majeur retenu sans recoupement institutionnel.
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Bouthemy