Jean BLOCH-MICHEL, né le 24 juillet 1912 à Paris, mort le 20 août 1987 à Paris
Jean Bloch-Michel est identifié dans les bases de la BnF comme écrivain et journaliste (notice d’autorité donnant les dates 1912–1987). La presse de référence indique des études de droit et un début de carrière d’avocat avant la guerre.
Il est signalé comme entré dans la Résistance dès 1941 par une source de presse nationale récapitulative publiée à son décès. Dans le témoignage d’André Weil-Curiel (enquête sur 1940), « les frères Bloch-Michel » figurent parmi les organisateurs cités du dépôt de gerbe du 11 novembre 1940 à Paris, geste précoce de défi à l’Occupant.
Le témoignage Weil-Curiel rattache les organisateurs au cercle de résistance baptisé « France libre », constitué à Paris à l’été-automne 1940 dans un milieu d’avocats et de proches, et auteur de l’action du 11 novembre 1940 au pied de la statue de Clemenceau.
Par ailleurs, Jean Bloch-Michel est associé au mouvement et au journal clandestin Combat, auquel il occupe des responsabilités après la Libération selon une source encyclopédique, information à manier avec prudence lorsqu’elle n’est pas recoupée par une base officielle, mais cohérente avec la documentation d’époque sur Combat.
Au titre des actions précoces, l’élément le plus solidement attesté dans les bases obligatoires consultées est la citation du nom « Bloch-Michel » parmi les organisateurs du dépôt de gerbe du 11 novembre 1940 (action distincte de la manifestation étudiante de l’Étoile).
Pour la suite, un site académique de recension indique que Jean Bloch-Michel évoque dans son œuvre des expériences de guerre, de captivité, de résistance et d’emprisonnement, notamment à la prison de Montluc, ce qui confirme l’existence d’un vécu résistant et répressif, sans pour autant remplacer une notice d’homologation.
Arrestation / évasion / déportation
Une source de presse nationale indique qu’il a été arrêté à Lyon, en même temps que son oncle, et qu’il a subi les tortures de la Gestapo. Les circonstances détaillées (date précise, service répressif, lieu exact de détention, suites judiciaires) ne sont pas établies dans les bases officielles obligatoires consultées au moment de la recherche et ne sont donc pas développées ici.
Camarades de combat
Pour l’action parisienne de 1940, le témoignage Weil-Curiel cite un noyau d’organisateurs comprenant notamment Léon-Maurice Nordmann, Michel Edinger, Jacques Fatien, Ulrich Berthelemy, et « les frères Bloch-Michel ». Le même témoignage mentionne l’anarchiste italien Maggio pour le transport de la gerbe et situe l’action dans une manœuvre coordonnée à l’aube.
Retour à la vie civile
Après-guerre, Jean Bloch-Michel poursuit une carrière d’écrivain, de journaliste et d’homme de presse ; la base d’autorité de la BnF recense une œuvre importante et atteste son activité publique durable.
Décorations
- Médaille de la Résistance par décret du 03 Janvier 1946 JO 13 Janvier 1946
- Côte du dossier : 1O6336
Aucune autre décoration n’a été confirmée nominativement dans les bases officielles consultées au moment de la recherche.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire nominatif (rue, établissement, plaque) n’a été identifié dans les bases officielles consultées au moment de la recherche.
Références bibliographiques
Les grandes circonstances, Jean Bloch-Michel, Gallimard, 1949. Livre de témoignage et de réflexion où l’auteur revient sur la période de guerre et sur des épreuves personnelles (captivité, engagement, détention). Il apporte une matière sensible sur la répression et la vie de prison, et sert de point d’entrée pour situer le vécu résistant de l’auteur, notamment autour de la prison de Montluc.
À la vie, à la mort. Histoire du journal “Combat”, 1941-1974, Yves-Marie Ajchenbaum, Le Monde éditions, 1994.Ouvrage de synthèse consacré au journal Combat, né dans la clandestinité et devenu un quotidien après la Libération. Le lecteur y trouve la structuration du mouvement et de son organe de presse, les équipes, les lignes éditoriales et les réseaux, ce qui permet de contextualiser les responsabilités attribuées à Jean Bloch-Michel dans l’après-guerre.
Références internet
BnF data (notice d’autorité) Fiche d’autorité et d’œuvres associées, fournissant l’identification normalisée de Jean Bloch-Michel et ses dates (1912–1987). Utile pour sécuriser l’état civil minimal et la production intellectuelle.
https://data.bnf.fr/fr/11892383/jean_bloch-michel
Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance – AERI) Notice d’analyse du témoignage d’André Weil-Curiel qui cite « les frères Bloch-Michel » parmi les organisateurs du dépôt de gerbe du 11 novembre 1940 à Paris, et qui replace l’action dans le cercle « France libre ».
https://museedelaresistanceenligne.org/media10807-Tmoignage-dAndr-Weil-Curiel
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Non – aucune cote d’homologation nominative n’a été identifiée dans les ressources SHD consultées en ligne au moment de la recherche.
Observations orthographiques sur le nom du résistant, sur les divergences de chiffrfrages, sur les conditions de sa mort, sur les recherches sur l’absence de décorations Le nom apparaît avec trait d’union « Bloch-Michel » dans les sources consultées. La presse mentionne une arrestation à Lyon et des tortures, sans fournir ici de données archivistiques permettant un exposé circonstancié. L’absence de décoration confirmée dans les bases officielles consultées doit être conservée comme un état de la recherche et non comme une conclusion définitive.
Sources consultées le 7 février 2026
Maitron Résistance : consultation effectuée, pas de notice nominative « Jean Bloch-Michel » identifiée de manière certaine au moment de la recherche.
Fondation de la Résistance / AERI : consultation effectuée via le Musée de la Résistance en ligne, apporte la mention « frères Bloch-Michel » dans l’organisation du 11 novembre 1940.
Musée de la Résistance en ligne : consulté, apporte le contexte et la citation nominative utile.
Mémoire des Hommes : consultation effectuée, aucune correspondance nominative certaine identifiée au moment de la recherche.
Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : consultation effectuée, aucune notice nominative certaine identifiée au moment de la recherche.
Ordre de la Libération : consultation effectuée, aucune confirmation nominative trouvée au moment de la recherche.
Base Léonore – Légion d’honneur : consultation effectuée, aucune preuve nominative exploitable identifiée au moment de la recherche.
Gallica (BnF) : consultation effectuée, pas de décret nominatif trouvé au moment de la recherche.
SHD (site sga.defense.gouv.fr) : consultation effectuée, aucune cote nominative d’homologation identifiée au moment de la recherche.
Légifrance : consultation effectuée, pas de résultat nominatif probant trouvé au moment de la recherche.
BnF data : consultation effectuée, sécurise l’identification et les dates de vie.
Presse nationale (Le Monde) : consultée, apporte des éléments biographiques et l’indication d’arrestation à Lyon.