Charles Clément Blanc, né le 03 Mars 1904 à Saint‑Félix (Haute‑Savoie) mort exécuté le 7 avril 1944 à Lyon (fort de Montluc)
Hôtelier et guide de haute montagne installé au col des Aravis, moniteur de ski à Saint‑Gervais‑les‑Bains. Marié à Laurence Viallet le 9 décembre 1926 ; père de trois filles (Marie‑Josèphe, Isabelle, Michelle)
Il rejoint l’ORA (Organisation de Résistance de l’Armée) et le réseau Alliance, devenant passeur d’aviateurs alliés abattus au-dessus du territoire français. Il les recueille en Haute‑Savoie (Frangy), les conduit à Perpignan, où Pierre Cartelet prend le relais pour les faire passer en Espagne.
Rassemblement, hébergement puis convoi d’aviateurs alliés via Perpignan vers l’Espagne. Il utilise un alibi d’adhésion aux Compagnons de France pour se déplacer plus librement dans la zone Sud
Arrestation / évasion / déportation
Arrêté avec sa femme Laurence le 25 février 1944 à Perpignan alors qu’il guidait 15 soldats américains vers l’Espagne . Torturé rue de la Gare (Gestapo), transféré à Lyon, jugé puis fusillé le 7 avril 1944 au fort de Montluc
Camarades de combat
Collaboration avec son épouse Laurence ; relais à Perpignan via Pierre Cartelet
Décorations
- Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 13 septembre 1954
- https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles?fulltext=Charles+Blanc&items_per_page=10#resultats-medailles
Aucune autre décoration officielle identifiée dans les bases consultées (Maitron, Fondation, Ordre de la Libération, Léonore…).
Lieux de mémoire
Un lycée professionnel à Perpignan porte son nom (Centre d’apprentissage devenu lycée professionnel Charles Blanc)
Par ailleurs, une place « Charles-et-Laurence-Blanc » à Chaumont (Haute‑Savoie) est inaugurée en juin 2009.
Sa sépulture se trouve au cimetière de Chaumont ; enregistrée comme “BLANC Charles Clément, conjoint : VIALLET Laurence”, période 1904‑1944
Références internet
- « Charles Blanc (résistant) », retrace son parcours de guide de montagne à visite de tortures et exécution Geneanet.
- « 1944 dans les Pyrénées‑Orientales », mentionne l’arrestation, l’exécution et la déportation de Laurence Wikipédia+1.