Léon Marie Emilien BERTRAND, né le 4 octobre 1902 à Dijon (Côte-d’Or), mort le 17 novembre 1977 à Nice (Alpes-Maritimes)
Né à Dijon sous l’état civil de Léon Marie Émilien Bertrand, il suit une carrière militaire avant-guerre et est fait prisonnier pendant le conflit, ce qui le conduit à l’évasion du printemps 1944 relatée par ses propres écrits.
Les sources disponibles ne documentent pas d’études civiles spécifiques, mais confirment sa formation et son expérience militaires antérieures à son engagement clandestin, telles qu’elles transparaissent dans son journal de marche.
Évadé d’Allemagne en juin 1944, il rejoint les FTP en Côte-d’Or, prend le pseudonyme de « capitaine Malgache » et organise la compagnie « Madagascar » à compter de la fin juin 1944.
Cette création, sa mission de guérilla et son insertion dans la libération départementale sont explicitement mentionnées par le Musée de la Résistance en ligne et recoupées par ses publications de 1945 et 1947.
Il appartient aux Francs-tireurs et partisans (FTP) intégrés aux FFI, à la tête de la compagnie « Madagascar » agissant dans la vallée de l’Ouche (Côte-d’Or).
Cette appartenance et ce commandement sont attestés par la notice thématique du Musée de la Résistance en ligne et par les notices catalographiques des Archives/Bibliothèques de Dijon relatives à ses écrits de chef de maquis.
Sous son commandement, la compagnie « Madagascar » mène des opérations d’attentats contre collaborateurs, de harcèlement et d’embuscades à l’été 1944.
Elle participe à la défense du camp du Leuzeu le 30 juillet 1944 aux côtés de la compagnie « Liberté » et d’un détachement SAS.
Ces éléments sont présentés dans la synthèse du Musée de la Résistance en ligne et corroborés par le récit publié par Bertrand.
Arrestation / évasion / déportation
Il s’évade de captivité en mai-juin 1944 avant de rejoindre les FTP. Les détails de captivité antérieure ne sont pas développés dans les bases consultées, mais l’évasion ressort de la documentation imprimée de 1945-1947.
Camarades de combat
Ses camarades directs sont les hommes de la compagnie « Madagascar » et les résistants de la compagnie « Liberté » engagés dans le secteur de l’Ouche ; la coopération avec des parachutistes britanniques (SAS) est attestée lors de la bataille du Leuzeu.
Retour à la vie civile
Après la dissolution de la compagnie en septembre 1944, il survit à la guerre. Des traces manuscrites postérieures (lettre signée « Capitaine Malgache », 3 avril 1949) et ses ouvrages témoignent de son activité mémorielle après-guerre.
Décorations
- Médaille de la Résitance par décret du 24 Avril 1946
- Médaille militaire
- Chevalier de la Légion d’honneur
- Croix de guerre avec palme
Information trouvée sur Wikipédia,
Aucune base officielle consultée n’a permis de confirmer à ce jour des décorations au nom de « Léon BERTRAND » (capitaine Malgache).
Lieux de mémoire
Sa figure est indissociable des lieux de mémoire de la vallée de l’Ouche. La plaque commémorative de la bataille du Leuzeu (Clémencey/Fleurey-sur-Ouche) rappelle l’engagement conjoint des compagnies « Liberté » et « Madagascar » sous son commandement.
Références bibliographiques
- Lendemains d’évasion : la Compagnie Liberté, 6–30 juin 1944 ; Compagnie Madagascar, 30 juin–15 septembre 1944, Léon Bertrand (« capitaine Malgache »), s. n., 1945. Bref récit rédigé à chaud : structure, itinéraires et premières opérations des deux formations en Côte-d’Or ; utile pour saisir la transition de « Liberté » vers « Madagascar » et le rôle de Bertrand.
- Lendemain d’évasion : journal de marche de la Compagnie Madagascar, Léon Bertrand (« capitaine Malgache »), Impr. Jacques et Demontrond, 1947. Journal de marche détaillé de la formation entre fin juin et septembre 1944 ; source primaire sur l’organisation, les missions et la chronologie opérationnelle.
- Les Maquis de Bourgogne : 1943–1944, Jean Vigreux, Éditions de l’Armançon, 2002. Mise en perspective régionale des maquis FFI/FTP ; contextualise la compagnie « Madagascar » et les combats de l’été 1944 dans l’ensemble bourguignon.
Références internet
- Musée de la Résistance en ligne (dossier thématique « Résistance et France combattante »). Présentation synthétique mentionnant explicitement l’évasion de Bertrand, la création de la compagnie « Madagascar », sa mission de guérilla et sa dissolution en septembre 1944. Lien : https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/42.pdf
- Bibliothèques/Archives de Dijon – Notices catalographiques des éditions 1945 et 1947. Fiches bibliographiques attestant les deux publications de Bertrand relatives à la compagnie « Madagascar ». Lien : https://archives.dijon.fr/Default/doc/SYRACUSE/618628 et https://archives.dijon.fr/ARCHIVES/doc/SYRACUSE/449718 — URL : https://archives.dijon.fr/Default/doc/SYRACUSE/618628 ;
- Base secondaire (acte-décès – index). Index civil mentionnant « Léon Marie Émilien BERTRAND », né à Dijon le 4/10/1902, décédé à Nice le 17/11/1977 (acte n° 4994) ; à croiser avec les registres municipaux. Lien : https://www.acte-deces.fr/acte-de-deces-nice-1977 —