Ulrich BERTHELEMY,
Les bases et sites officiels consultés ne donnent pas, à ce stade, d’éléments biographiques nominaux permettant d’établir la jeunesse, la formation, l’état civil complet ou la profession d’Ulrich Berthelemy. Son existence comme acteur du cercle « France libre » est néanmoins attestée par un témoignage conservé et contextualisé dans un corpus archivistique publié par un site institutionnel de référence sur la Résistance.
Ulrich Berthelemy apparaît dans la liste des organisateurs/participants cités par André Weil-Curiel au sujet du dépôt de gerbe du 11 novembre 1940 à Paris, action précoce de résistance symbolique autour de la mention « France libre » et du nom du général de Gaulle. Cette attestation provient d’une lettre-témoignage datée du 18 avril 1962, décrite et replacée dans son contexte de production (enquête historique du début des années 1960) par le Musée de la Résistance en ligne (AERI / Fondation de la Résistance).
Le témoignage d’André Weil-Curiel relie Ulrich Berthelemy au cercle de résistance baptisé « France libre » constitué à Paris à partir de l’été 1940 dans l’entourage de juristes et proches de Weil-Curiel, cercle dont l’action du 11 novembre 1940 constitue un repère.
Missions et actions
Les informations exploitables dans les bases consultées attribuent à Ulrich Berthelemy une qualité de participant/organisateur dans le cadre du cercle « France libre » autour de l’initiative du 11 novembre 1940, sans préciser un rôle opérationnel individualisé (transport, repérage, liaison, rédaction, etc.).
En l’état, il n’est pas possible de lui attribuer d’autres missions sans recourir à des sources complémentaires nominatives (dossiers d’homologation, archives de police, minutes de procès, etc.) non identifiées nominativement à son nom dans les consultations effectuées.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune donnée nominative, confirmée et recoupée, n’a été retrouvée dans les bases consultées permettant d’établir une arrestation, une évasion, une détention ou une déportation concernant Ulrich Berthelemy.
Camarades de combat
Le même témoignage cite, dans le noyau d’organisateurs/participants, des membres associés au cercle « France libre », notamment André Weil-Curiel, Léon-Maurice Nordmann, Michel Edinger, ainsi que d’autres noms cités dans la lettre (Albert Naud, Victor Meunier, etc.). Ulrich Berthelemy est explicitement placé dans ce voisinage militant par la source.
Retour à la vie civile
Aucune information confirmée n’a été retrouvée dans les bases consultées sur le parcours civil d’après-guerre d’Ulrich Berthelemy.
Décorations
Aucune décoration nominative (Médaille de la Résistance, Légion d’honneur, Croix de guerre, etc.) n’a été trouvée pour Ulrich Berthelemy dans les bases officielles consultées pour cette recherche.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire (rue, établissement, plaque, etc.) portant le nom d’Ulrich Berthelemy n’a été identifié de manière confirmée dans les bases consultées.
Références bibliographiques
Au commencement de la Résistance. Du côté du musée de l’Homme 1940-1941, Julien Blanc, Seuil, 2010. L’ouvrage restitue la genèse des premiers noyaux de Résistance à Paris autour du Musée de l’Homme, les sociabilités, les pratiques clandestines, et la chronologie fine des premières actions. Il offre un cadre rigoureux pour situer le cercle « France libre » de l’automne 1940 dans l’écosystème résistant parisien. Il aide surtout à comprendre les logiques de constitution des groupes et les liens entre milieux professionnels (juristes, intellectuels) et engagements précoces.
Histoire de la jeunesse sous Vichy, Pierre Giolitto, Perrin, 1991.
Cette synthèse documentée éclaire le contexte politique, policier et social dans lequel se forment les premières contestations, notamment étudiantes et lycéennes, et la manière dont Vichy et l’occupant encadrent, surveillent et répriment. Elle permet d’inscrire l’initiative du 11 novembre 1940 dans une histoire plus large de la jeunesse confrontée à l’Occupation. Elle est utile pour contextualiser, même lorsque les biographies individuelles manquent.
Éclipse en France, André Weil-Curiel, Éditions du Myrte, 1946.
Récit autobiographique de l’un des acteurs centraux du cercle « France libre », le texte apporte un témoignage de première main sur l’atmosphère de l’été-automne 1940, les intentions des organisateurs, et la portée symbolique recherchée. Il est particulièrement pertinent pour comprendre le dépôt de gerbe et la logique de « preuve » adressée à l’étranger. Sa lecture doit être croisée avec les dossiers et enquêtes postérieurs, mais elle demeure une source narrative majeure.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne (AERI / Fondation de la Résistance)
Ce dossier décrit et contextualise une lettre-témoignage d’André Weil-Curiel (18 avril 1962) sur le dépôt de gerbe du 11 novembre 1940. Il fournit la liste des organisateurs cités, dont Ulrich Berthelemy, et replace le document dans l’enquête historique conduite au début des années 1960 à partir de fonds d’archives.
https://museedelaresistanceenligne.org/media10807-Tmoignage-dAndr-Weil-Curiel
Fondation Charles de Gaulle Un article de synthèse sur la journée du 11 novembre 1940 rappelle le dépôt de gerbe matinal et la dynamique de la manifestation, en mentionnant les acteurs identifiés du côté du « réseau du Musée de l’Homme » pour la séquence du dépôt. Il est utile pour le cadre événementiel et la mémoire publique, sans fournir d’état civil pour Ulrich Berthelemy.
https://www.charles-de-gaulle.org/blog/2020/11/10/la-manifestation-des-etudiants-a-letoile-du-11-novembre-1940-par-laurence-negri/
Wikipédia La page consacrée à la manifestation du 11 novembre 1940 propose une reconstitution narrative et une bibliographie indicative, mentionnant le dépôt de gerbe matinal. Elle sert ici uniquement d’appui de contexte et doit être recoupée avec les bases institutionnelles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Manifestation_du_11_novembre_1940
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Observations orthographiques sur le nom du résistant, sur les divergences de chiffrages, sur les conditions de sa mort, sur les recherches sur l’absence de décorations
Le prénom « Ulrich » et le patronyme « Berthelemy » sont donnés ainsi dans la lettre-témoignage publiée ; aucune variante accentuée (« Berthélémy ») n’a été confirmée dans les bases officielles consultées. En l’absence d’état civil trouvé dans les bases, toute tentative d’identification (homonymes, rapprochement avec des « Berthelemy » présents dans des répertoires d’homologations) a été écartée pour éviter une confusion. Aucune décoration n’a été retrouvée dans les bases consultées : cette absence ne vaut pas conclusion définitive, faute de dossier nominatif identifié.
Aucune photo retrouvée dans les bases officielles consultées.