Jean-Pierre BERGER, né le 22 février 1915 à Paris, France, mort le 30 juin 1940 à Gibraltar, Grande-Bretagne.
La notice de l’Ordre de la Libération présente Jean-Pierre Berger comme fils de médecin, élève du lycée Janson-de-Sailly, licencié ès lettres et en sciences politiques, destiné à la carrière diplomatique avant son rappel sous les drapeaux. Wikipédia offre une notice détaillée qui recoupe ce cadre général.
Comme Jacques Le Forestier de Vendeuvre, Jean-Pierre Berger appartient à la France libre naissante. En 1940, après avoir été rappelé puis dirigé vers l’aviation, il refuse l’armistice et choisit de gagner Gibraltar pour continuer le combat.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources institutionnelles le rattachent aux Forces aériennes françaises libres et le qualifient de Compagnon de la Libération à titre posthume.
Missions et actions
Le 30 juin 1940, il prend place dans l’un des trois Glenn Martin partis du Maroc avec de faux ordres de mission. La notice de l’Ordre de la Libération, croisée avec celles de Pierre Aubertin et Robert Weill, le situe dans l’appareil piloté par Jacques Le Forestier de Vendeuvre, avec Bertrand Jochaud du Plessix et finalement Robert Weill.
Arrestation / évasion / déportation
Il n’y a ni arrestation ni déportation dans son parcours. Il meurt lors de l’arrivée sur Gibraltar lorsque l’appareil est abattu par la DCA espagnole. Les sources consultées le comptent parmi les quatre premiers morts de la France libre.
Camarades de combat
Les sources le relient directement à Jacques Le Forestier de Vendeuvre, Bertrand Jochaud du Plessix et Robert Weill dans le même avion, ainsi qu’à Pierre Aubertin, Gustave Lager et Pierre Tassin de Saint-Péreuse dans le groupe d’évasion du Maroc.
Retour à la vie civile
Sans objet : Jean-Pierre Berger meurt le 30 juin 1940.
Décorations
- Compagnon de la Libération à titre posthume. Décret du 13 mai 1941. JO non retrouvé directement dans cette recherche.
Les autres décorations n’ont pas été retrouvées avec un degré de précision suffisant dans les sources institutionnelles directement consultées pour être restituées ici au format demandé.
Lieux de mémoire
Les sources consultées indiquent l’inhumation à Gibraltar avec ses trois compagnons d’infortune au cimetière de North Front.
Références bibliographiques
Cap sans retour, Germaine L’Herbier-Montagnon, Raoul Solar, Monaco, 1948. Ouvrage de référence pour le drame des aviateurs du 30 juin 1940, explicitement cité dans les notices secondaires consacrées à Jean-Pierre Berger.
Références internet
Ordre de la Libération. Notice institutionnelle détaillée sur Jean-Pierre Berger. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jean-pierre-berger
Wikipédia. Notice secondaire détaillée utilisée comme complément biographique. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Berger
Les Français Libres. Fiche secondaire de contrôle sur l’engagement dans la France libre et le décès du 30 juin 1940. https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=54875
Dossier d’homologation consulté
Le musée de l’Ordre de la Libération signale des papiers de Jean-Pierre Berger et un dossier du Compagnon coté 1 DC 78, mais ce dossier n’a pas été consulté directement dans cette recherche.
Observations
Le nom demandé était seulement « Berger », ce qui expose à une homonymie. Le contexte des camarades d’armes de Pierre Aubertin et les sources institutionnelles permettent ici de retenir avec sécurité Jean-Pierre Berger, mort à Gibraltar le 30 juin 1940. Aucune fiche MVR individuelle exacte n’a été retrouvée sous son nom.
Sources consultées
Ordre de la Libération, notice « Jean-Pierre BERGER » : état civil, études, départ du Maroc, décès, décorations.
Wikipédia, notice « Jean-Pierre Berger » : compléments biographiques secondaires.
Les Français Libres, fiche Jean Pierre Paul Elie Berger : confirmation secondaire du décès et du rattachement FAFL.