Yolande BEEKMAN, née Yolande UNTERNEHRER le 7 novembre 1911 à Paris (France), morte le 13 septembre 1944 à Dachau (Allemagne)
Née à Paris de parents suisses, elle déménage à Londres dans sa jeunesse. Polyglotte (français, anglais, allemand), elle se marie avec le sergent néerlandais Jaap Beekman. Elle s’engage dans la Women’s Auxiliary Air Force (WAAF) au début de la guerre avant d’être remarquée par les services secrets pour ses compétences linguistiques et techniques.
Elle rejoint le SOE en 1943. Formée comme opératrice radio (« sans-filiste »), elle reçoit le nom de code « Mariette ». Son profil d’experte technique est crucial pour la coordination des réseaux de sabotage.
Elle est affectée au réseau MUSICIAN, opérant dans la région de Saint-Quentin, sous les ordres de Gustave Biéler.
Parachutée en France le 18 septembre 1943, elle devient l’opératrice radio attitrée du réseau. Sa mission est d’une dangerosité extrême : elle doit émettre quotidiennement des rapports vers Londres, s’exposant en permanence à la radiogoniométrie allemande. Elle assure la transmission des demandes de parachutages d’armes et d’explosifs nécessaires aux sabotages des infrastructures ferroviaires stratégiques dans l’Aisne.
Arrestation / évasion / déportation
Elle est arrêtée le 13 janvier 1944 à Saint-Quentin alors qu’elle dînait avec son chef de réseau dans un café.
Elle est torturée à l’avenue Foch puis transférée à Fresnes. Comme Madeleine Damerment, elle passe par la prison de Karlsruhe avant d’être déportée à Dachau en septembre 1944.
Elle est exécutée le 13 septembre 1944 au camp de Dachau.
Camarades de combat
Elle travaille étroitement avec Gustave Biéler. Elle partage sa fin tragique avec Eliane Plewman et Madeleine Damerment.
Décorations
- Croix de guerre 1939-1945 (France), avec palme.
- Nous n’avons pas trouvé d’autres décorations pendant cette recherche. Ce qui ne veut pas dire qu’elle n’aient pas été attribuées.
Lieux de mémoire
Son nom figure sur le mémorial du SOE à Valençay et sur le monument aux morts de Saint-Quentin.
Références bibliographiques
Women of the SOE, Elizabeth Nicholas, Jonathan Cape, 1958. L’un des premiers récits détaillant le rôle des opératrices radio comme Yolande Beekman.
A Life in Secrets, Sarah Helm, Little Brown, 2005. Biographie de Vera Atkins qui a enquêté sur la disparition de ces femmes.
Références internet
Mémoire des Hommes Source confirmant son appartenance aux FFC et son décès en déportation. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
National Archives (UK) Dossier personnel SOE HS 9/114/2. https://discovery.nationalarchives.gov.uk/
Dossier d’homologation consulté : oui – cote SHD
Cote SHD : GR 16 P 583193
Observations
Elle est souvent enregistrée sous son nom marital (Beekman) ou son nom de naissance (Unternehrer) selon les bases de données.
Suivi de recherche au 17 février 2026
- Service Historique de la Défense : Validation du grade de Sous-Lieutenant (FFC).
- Commonwealth War Graves Commission : Hommage mémoriel enregistré.