Émile Henri AUBERT, né le 23 juillet 1906 à Romette, Hautes-Alpes, France, mort le 22 août 1969 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France.
Émile AUBERT suit des études à Avignon puis à Aix-en-Provence et obtient le diplôme d’ingénieur de l’École nationale des arts et métiers d’Aix-en-Provence. Avant-guerre, il travaille dans l’industrie mécanique et aéronautique, puis dans la recherche appliquée et dépose plusieurs brevets d’invention.
Les sources institutionnelles et mémorielles concordent pour le présenter comme l’un des principaux organisateurs de la Résistance dans la région de Barcelonnette à partir de 1942.
Le Sénat le donne comme chef de secteur des FFI de l’Ubaye puis chef du district Ubaye-Verdon ; Mémoire Vive évoque aussi son rôle parmi les responsables de la préparation de la Résistance en Ubaye.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources consultées l’inscrivent dans les structures de l’Armée secrète puis des FFI en Ubaye. Mémoire Vive mentionne, pour le secteur, l’existence d’un comité d’action, des MUR et de l’ORA, mais sans préciser dans la page consultée à quel mouvement il conviendrait de rattacher exclusivement Émile AUBERT ; le Sénat retient surtout sa qualité de chef FFI de l’Ubaye puis du district Ubaye-Verdon.
Missions et actions
Émile AUBERT participe à l’organisation de la Résistance dans la vallée de l’Ubaye, puis à la structuration des FFI dans ce secteur. La fiche de Mémoire Vive sur l’évasion de Sisteron le mentionne parmi les évadés notables du 21 juillet 1944.
Après la Libération, il devient membre du comité de libération des Basses-Alpes et est désigné maire de Barcelonnette le 28 août 1944 par les mouvements de Résistance.
Arrestation / évasion / déportation
Dans le cadre strict de cette recherche, le fait le mieux établi est sa présence parmi les évadés notables de la citadelle de Sisteron le 21 juillet 1944, telle qu’elle est signalée par la fiche de Mémoire Vive. Les sources ouvertes consultées ne permettent pas de reconstituer précisément les circonstances de son arrestation antérieure ni les modalités exactes de son internement à la citadelle.
Camarades de combat
Les pages consultées situent Émile AUBERT parmi les responsables et combattants de la Résistance ubayenne aux côtés de René Chabre, Ernest Chabre, du commandant Bureau et du lieutenant-colonel Cusenier alias colonel Josse. Pour l’évasion de Sisteron, il figure parmi les évadés notables mentionnés avec Léon de BERARDINIS.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Émile AUBERT poursuit une carrière industrielle et politique de premier plan. Il est maire de Barcelonnette entre 1944 et 1945, puis sénateur des Basses-Alpes de 1948 à 1969. Le Sénat souligne aussi son rôle dans la création des premiers gîtes ruraux dans les Basses-Alpes et de la Fédération nationale des gîtes ruraux.
Décorations
- Légion d’honneur, distinction mentionnée par le Sénat et par une notice Wikipédia détaillée, décret non retrouvé dans cette recherche.
- Croix de guerre 1939-1945, distinction mentionnée par le Sénat et par une notice Wikipédia détaillée, décret non retrouvé dans cette recherche.
- Médaille de la Résistance française, par décret du 14 juin 1946 JO 11 juillet 1946 source ordre de la Libération
- Côte du dossier : 1O1617
Lieux de mémoire
Émile AUBERT est lié à plusieurs lieux de mémoire civique et résistante, au premier chef Barcelonnette, Alpes-de-Haute-Provence, France, où il fut résistant puis maire à la Libération. Sa mémoire est également attachée à la vallée de l’Ubaye, au récit mémoriel de la Résistance locale et à la citadelle de Sisteron, Sisteron, Alpes-de-Haute-Provence, France, où son évasion est mentionnée.
Références bibliographiques
Jean Garcin, La Résistance dans les Basses-Alpes, Digne, Éditions de la Haute-Provence, 1983. Ouvrage fondamental pour le contexte départemental. Il permet de situer Émile AUBERT dans la structuration de la Résistance bas-alpine, dans les maquis et dans les opérations de l’été 1944. Il demeure une référence de base pour tout travail sur l’Ubaye résistante.
Jean-Marie Guillon, travaux sur la Résistance provençale et bas-alpine, notamment sur la Libération de la Provence. Les travaux de Jean-Marie Guillon sont au cœur de la mise en contexte historiographique de la Résistance régionale et de la Libération en Provence. Ils sont précieux pour relier les parcours individuels, comme celui d’Émile AUBERT, au cadre militaire et politique régional.
François Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance, Paris, Robert Laffont, 2006. Outil majeur pour la prosopographie résistante. Il permet de croiser responsabilités locales, organisations et parcours individuels. La notice signalée par le Maitron pour Émile AUBERT montre l’intérêt d’un recours croisé à ces grands instruments de référence.
Références internet
Sénat. La notice d’ancien sénateur d’Émile AUBERT est la source institutionnelle la plus complète consultée pour son état civil, sa formation, son rôle dans la Résistance ubayenne, son engagement militaire en 1944-1945 et sa carrière politique après-guerre. https://www.senat.fr/senateur/aubert_emile000146.html
Mémoire Vive de la Résistance. La page « La Résistance en Ubaye » situe Émile AUBERT parmi les responsables de la préparation de la Résistance dans la vallée. Elle permet de replacer son parcours dans le cadre collectif de l’Ubaye résistante. https://mvr.asso.fr/la-resistance-en-ubaye/
Mémoire Vive de la Résistance. La fiche « Évasion de la citadelle de Sisteron » le mentionne parmi les évadés notables du 21 juillet 1944. Cette source relie directement son nom à l’événement demandé par votre base documentaire. https://mvr.asso.fr/evasion-de-la-citadelle-de-sisteron/
Le Maitron. Le résultat de recherche renvoie à une notice biographique indiquant qu’Émile AUBERT fut l’un des organisateurs de la Résistance dans la vallée de l’Ubaye. Même si l’ouverture directe de la notice a été bloquée dans cette session, ce signalement confirme l’existence d’une notice prosopographique spécialisée. https://maitron.fr/aubert-emile/
Wikipédia. La notice détaillée sur Émile AUBERT a été utilisée comme source secondaire complémentaire et recoupée avec la notice du Sénat. Elle apporte un rappel synthétique sur ses fonctions résistantes et ses décorations, avec la prudence requise pour ce type de source. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Aubert
Dossier d’homologation consulté
Aucun dossier d’homologation nominatif n’a été consulté directement dans cette recherche. La présence d’une homologation ou d’un dossier SHD reste à vérifier dans les instruments archivistiques spécialisés.
Observations Divergence entre les sources sur le lieu de naissance : la notice du Sénat donne Romette, Hautes-Alpes, France, tandis que la présentation synthétique de Wikipédia affiche Gap, France dans l’infobox, avant de reprendre Romette dans le corps de la notice. La forme retenue ici est Romette, Hautes-Alpes, France, car elle est explicitement donnée par la notice institutionnelle du Sénat et reprise dans le texte même de Wikipédia.
Sources consultées le 14 mars 2026 : Sénat, notice « AUBERT Emile », pour l’état civil, la carrière résistante et politique ; Mémoire Vive de la Résistance, page « La Résistance en Ubaye », pour le contexte local ; Mémoire Vive de la Résistance, fiche « Évasion de la citadelle de Sisteron », pour le lien à l’événement ; Wikipédia, notice « Émile Aubert », utilisée en complément et recoupée ; Le Dauphiné Libéré, article sur la Résistance ubayenne, pour le contexte local de commandement.