La Bouilladisse (Bouches‑du‑Rhône) .
Le 16 août 1944, au lendemain du débarquement en Provence, une batterie de « Grosse Bertha » allemande (canon ferroviaire 28 cm) est positionnée à proximité de La Bouilladisse, menaçant d’attaquer Toulon. Six résistants (personnels des mines), sous la direction d’Antoine Albaladéjo, s’infiltrent par la nuit pour placer des charges explosives sous le pont des Playes, plaque tournante ferroviaire.
L’explosion détruit le pont, empêche l’usage du canon et interrompt le trafic ennemi
Héros et victimes
L’équipe est formée de six mineurs‑résistants : Antoine Albaladéjo (chef), Roger Silva, Lucien Eyssautier, Joseph Moreno, Michel Cano, Joseph Pedreno. Aucun mort n’est mentionné parmi eux durant l’opération ; la mission s’achève sans pertes rapportées.
Conséquences
- Objectif atteint : le canon ne peut plus être utilisé, protégeant Toulon des bombardements.
- Le pont étant détruit, la ligne est coupée, perturbant l’approvisionnement et la mobilité allemande dans la région.
- Action symbolique : cette opération démontre la capacité d’action locale des FTP et leur rôle actif dans la défense territoriale post‑débarquement.
Sources consultées (date de vérification : 12 juillet 2025)
- Wikipédia – article « La Bouilladisse »
- Bulletin municipal « Jonctions » – N° 88 (septembre 2005) et N° 105 (octobre/décembre 2010), mentions de l’action du 16 août 1944 Wikipédia
Références internet
Wikipédia – article La Bouilladisse : description détaillée du sabotage du pont du chemin de fer des Playes, noms des résistants, contexte militaire d’août 1944 (canon ferroviaire, mission, résultats) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Bouilladisse
Marseille, cours Saint Louis
Le 13 novembre 1942– Marseille, cours Saint Louis Un engin explosif placé sur la voie ferrée endommage une voiture radio allemande et perturbe le trafic.
Le 13 novembre 1942, vers 19 h, un engin explosif a visé un convoi ferroviaire passant boulevard Garibaldi à Marseille.
L’explosion n’a pas causé de morts mais a blessé trois civils. Il s’agirait du premier attentat de ce type dans le département des Bouches‑du‑Rhône .
Circonstance et impact
L’attentat s’inscrit dans un contexte de sabotage visant les forces d’occupation et consacre la montée de la Résistance dans la région, plusieurs autres actions similaires ayant suivi en décembre 1942 et janvier 1943 Wikipédia+3mvr.asso.fr+3archives.rhone.fr+3.
Les victimes civiles sont mentionnées uniquement de manière quantitative (trois blessés), sans autres précisions individuelles ou institutionnelles.
Aucune mention de morts, d’identités précises ou de conséquences judiciaires n’a été trouvée.
Sources consultées (vérification au 8 juillet 2025)
Mémoire & Résistance – Attentats et sabotages dans les Bouches‑du‑Rhône (13 novembre 1942) Wikipédia+2mvr.asso.fr+2Wikipédia+2
Références Internet
Mémoire & Résistance (mvr.asso.fr) Résumé : documente les attentats et sabotages dans les Bouches‑du‑Rhône, notamment celui du 13 novembre 1942 au boulevard Garibaldi avec trois civils blessés.
Le 5 mars 1943, Marseille
Le 5 mars 1943, un engin explosif placé sur la voie ferrée du cours Saint‑Louis à Marseille a endommagé une voiture radio allemande et perturbé la circulation ferroviaire.
Il s’agit clairement d’un acte de sabotage à destination d’un véhicule de communication militaire allemand, sans précisions sur les auteurs ni sur les victimes.
Aucun blessé ni mort n’est mentionné. L’impact est essentiellement matériel et logistique (dégradation de véhicule, interruption du trafic ferroviaire). Aucun nom de résistant ni de groupe revendicatif n’a été identifié.
Sources consultées (date de vérification : 9 juillet 2025)
– Mémoire & Résistance – Attentats et sabotages dans les Bouches‑du‑Rhône (5 mars 1943) uneautrehistoire.blog4ever.com+3mvr.asso.fr+3fr.wikipedia.org+3
Références internet
Mémoire & Résistance – documente l’attentat du 5 mars 1943 au cours Saint‑Louis à Marseille : un engin explosif endommage une voiture radio allemande et perturbe le trafic.
Site : mvr.asso.fr (consulté 9 juillet 2025)
3 janvier 1943 – Marseille
Attentat à l’hôtel Splendid et dans une maison close fréquentée par les Allemands et Italiens.
Cet attentat, réalisé par le détachement Marat des FTP‑MOI, visait un banquet nazi à l’hôtel Splendid boulevard d’Athènes (deux morts, plusieurs blessés) et visait simultanément une maison de tolérance rue Lemaître (nombreuses victimes, soldats allemands et civils) Alliance Française London+15Musée de la Résistance en Ligne+15Planète Marseille+15.
L’opération fut préparée notamment par Hélène Taich et Lev Tchernine. Les auteurs sont restés en liberté, sans arrestation immédiate Musée de la Résistance en Ligne+2Musée de la Résistance en Ligne+2Wikipédia+2.
22 janvier 1943 – Marseille, boulevard Maritime
Explosion d’une bombe posée dans un tramway transportant civils et soldats allemands : un mort et deux blessés Wikipédia+15Mairie de Marseille 6e et 8e+15MVR+15. L’attentat s’inscrit dans la riposte de la Résistance à la rafle en cours dans le Vieux‑Port.
24 janvier 1943 – Arles
Un engin explosif est lancé contre une maison close fréquentée par soldats allemands. Cette action s’inscrit dans la même vague d’opérations anti-militaires début 1943 Résistance 60+5Radio France+5Radio France+5MVR.
2 décembre 1942 – Marseille, autour de l’hôtel Astoria
Deux engins explosifs déclenchés sur les voies ou routes proches de l’hôtel Astoria (et hôtel Rome/Saint Pierre) blessent deux civils. Un autre engin endommage une voiture radio allemande cours Saint‑Louis Wikipédia+15MVR+15Résistance 60+15.
Déroulement et conséquence.
Ces opérations relèvent clairement d’actions de sabotage ciblant les moyens de transport ou les lieux fréquentés par les forces d’occupation.
Elles ont causé au total au moins trois morts (dont deux civils français et un employé consulaire) et une vingtaine de blessés civils ou militaires, sans revendication formelle.
Elles ont déclenché des représailles sévères : notamment la rafle du Vieux‑Port (22‑24 janvier 1943) et la destruction de tout un quartier Archives 13+2Radio France+2Wikipédia+2. Aucun nom de résistant individuel (autre que Hélène Taich, Lev Tchernine) n’est connu pour les autres attentats.
Sources consultées (date de vérification : 10 juillet 2025)
– Archives nationales / Musée de la Résistance en Ligne – note police sûreté 3 janvier 1943 Musée de la Résistance en Ligne+2Musée de la Résistance en Ligne+2Wikipédia+2
– Association Mémoire & Résistance – attentats décembre 1942 – janvier 1943
– Mairie de Marseille / Archives municipales – rafle et attentat du 22 janvier
– Wikipédia (rafle de Marseille) – atténuations consécutives aux attentats du 3, 22, 24 janvier Wikipédia+15Wikipédia+15Planète Marseille+15
– France Culture / Radio France – contexte des représailles etheses.bham.ac.uk+14Radio France+14Radio France+14
– Musée de la Résistance en Ligne – profil d’Hélène Taich Mairie de Marseille 6e et 8e+4Musée de la Résistance en Ligne+4Musée de la Résistance en Ligne+4
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
- Marseille 1943, la fin du Vieux‑Port Gérard GUICHETEAU, , Le Provençal, 1973. Étude détaillée sur la rafle et destruction du Vieux-Port en lien avec les attentats.
- Marseille 1942‑1944. Le regard de l’occupant Ahlrich MEYER, , Temmen, 1999. Photographies documentaires de la Wehrmacht sur les opérations répressives.
- Provence‑Auschwitz. De l’internement des étrangers à la déportation des Juifs 1939‑1944Robert MENCHERINI (dir.), , Presses universitaires de Provence, 2007. Contexte régional, rafles et attentats.
Références Internet
- Musée de la Résistance en Ligne – dossier 3 janvier 1943 : décrit les attentats de l’hôtel Splendid et de la maison close, avec noms des militants (Hélène Taich, Lev Tchernine)
Site : museedelaresistanceenligne.org/media10998-Actions-de-deux‑groupes‑du‑détachement-Marat-contre-les-troupes-d-occupation-…
- Association Mémoire Vive de la Résistance – chronologie des attentats décembre 1942 – janvier 1943, bilan et contexte Site mvr.asso.fr/attentats‑et‑sabotages‑dans‑le‑departement‑des‑bouches‑du‑rhone‑par‑francis‑a