La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

ARRIGHI Paul Ferdinand Hippolyte

Paul Ferdinand Hippolyte ARRIGHI, né le 19 septembre 1895 à Ville-d’Avray (Seine-et-Oise), mort le 12 avril 1976 à Paris (VIIIe)

Fils d’une lignée d’avocats d’origine corse, élève du lycée Louis-le-Grand, Paul Arrighi obtient une licence en droit, s’engage pendant la Grande Guerre dans la cavalerie puis l’aviation, est grièvement blessé et réformé en 1919.

Diplômé de l’École libre des sciences politiques en 1921, il devient avocat au barreau de Paris. Il est élu maire de Moulins-sur-Ouanne en 1936, puis mène une brillante carrière d’avocat d’affaires.

Dès 1940, il met ses compétences au service de la Résistance parisienne. Les notices professionnelles et mémorielles le donnent actif dans les réseaux liés à la France combattante, avant d’être ciblé par la police allemande.

Les sources du barreau de Paris indiquent une appartenance au réseau « Buckmaster » (sous-réseau Jean Millet, SOE) rattaché ensuite à « France combattante », ainsi que des responsabilités au sein de « Ceux de la Résistance » après-guerre.

Il assure des refuges pour agents britanniques, l’organisation de transports et les transmissions radio, et participe à des recherches de financements clandestins pour le futur débarquement. Surveillé, il est arrêté le 30 octobre 1943 à Paris, incarcéré à Fresnes puis à Compiègne.

Arrestation / évasion / déportation

Déporté au camp de Mauthausen le 6 avril 1944, transféré au commando de Melk le 15 avril, il est rapatrié en mai 1945. Son parcours de déportation est détaillé par la page officielle de l’Ordre de la Libération (section « Médaille de la Résistance française »).

Camarades de combat

Convoi et détention aux côtés de résistants et personnalités connues, notamment Robert Desnos, Jean-Baptiste Biaggi, Maurice Bourdet et Pierre Viénot, cités par la notice du barreau de Paris. Son fils Pierre, résistant, meurt en déportation à Hartheim en 1944.

Retour à la vie civile

Arrighi reprend le barreau, témoigne aux procès d’épuration (audience du 31 juillet 1945 au procès Pétain), siège à l’Assemblée consultative provisoire au titre des déportés-résistants, devient bâtonnier de Paris (1959-1961) et académicien (ASMP).

Décorations

Informations tirées de Wikipédia, non confirmées par un décret nominatif ou la base Léonore en ligne.

Lieux de mémoire

La rue principale de Moulins-sur-Ouanne porte son nom ; il fonde et anime après-guerre le « Réseau du Souvenir » en hommage aux déportés (fonds décrit par FranceArchives).

Références bibliographiques

  • Notice sur la vie et les travaux de Paul Arrighi (1895-1976), Albert Brunois, Institut de France, 1978. Courte biographie académique revenant sur le parcours d’avocat, la déportation et l’activité mémorielle d’après-guerre ; utile pour situer la figure professionnelle et civique.
  • Histoire de Vichy – 1940-1944, Robert Aron (avec Georgette Elgey), Fayard, 1954. Ouvrage classique de référence sur le régime de Vichy et l’épuration ; permet de contextualiser les audiences et témoignages post-Libération auxquels participe Arrighi.

Références internet

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