René Pierre ALIZON, né le 3 mai 1912 à Fesches-le-Châtel (Doubs), mort le 13 mai 2004 à Lyon (Rhône), Français. Sa date et son lieu de décès (13 mai 2004, Lyon 6e) sont confirmés par l’extrait INSEE.
Issu du Doubs, René Alizon naît à Fesches-le-Châtel le 3 mai 1912. Il suit la voie militaire dans l’entre-deux-guerres et appartient, au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, à la génération d’officiers formés avant 1940.
Les bases consultées le situent ensuite en Bourgogne pendant l’Occupation, où il prendra des responsabilités militaires clandestines au sein de la Résistance.
Dans la Côte-d’Or occupée, René Alizon rejoint l’Organisation de résistance de l’armée (ORA). Au printemps 1944, après l’arrestation du colonel Pratt, il est désigné pour le remplacer comme chef FFI du département.
Les synthèses régionales du Musée de la Résistance en ligne le mentionnent explicitement comme « colonel René Alizon, “commandant Guy” Guy|Pierre (ORA) », prenant la tête des FFI de Côte-d’Or à partir de mai 1944.
Son rattachement est à l’ORA (Organisation de résistance de l’armée), structure d’anciens de l’armée d’active intégrée aux FFI début 1944. Cette appartenance et sa fonction départementale FFI sont documentées par les pages « Région D / Région A » du Musée de la Résistance en ligne.
À la tête des FFI de la Côte-d’Or, « commandant Guy » organise l’armature FFI départementale, la coordination des maquis et la préparation du ralliement aux unités régulières après la Libération de Dijon (11 septembre 1944).
Dans la foulée, il constitue à Dijon, le 1er octobre 1944, le « Régiment de Bourgogne » (aussi appelé 2e régiment du Morvan), dont il commande l’état-major.
Le régiment regroupe plus de 2 100 volontaires au 11 octobre 1944, quitte Dijon le 22 octobre pour être intégré à la 2e Division d’infanterie marocaine, puis combat dans la trouée de Belfort et en Haute-Alsace.
Ces éléments sont attestés par de multiples notices et objets du Musée de la Résistance en ligne (brassard, plaques, stèles) et par des biographies du Maitron qui citent sa fonction de commandant du régiment.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation ni déportation de René Alizon n’a été relevée dans les bases officielles consultées. Les mentions d’arrestations et d’exécutions de l’été 1944 autour de Dijon concernent ses adjoints et cadres FFI (ex. capitaine « Brune », Eugène Jeannet, fusillé à Chevigny-Saint-Sauveur), mais pas le chef départemental lui-même.
Camarades de combat
Au niveau départemental, son prédécesseur est le colonel Pratt (ORA), arrêté en mai 1944 ; au niveau régional, l’encadrement FFI signale notamment le colonel Baruteau puis Claude Monod.
Au sein du Régiment de Bourgogne, plusieurs officiers et compagnies documentés par le Musée de la Résistance en ligne et le Maitron (par exemple la 1re compagnie de Scipion Toussaint/Jean Nasica, ainsi que de nombreux cadres et combattants tués en novembre 1944) illustrent les unités qu’il commande.
Retour à la vie civile
Après la campagne d’Alsace et l’intégration des formations FFI à l’armée régulière (1944-1945), René Alizon quitte progressivement la scène militaire.
Il décède à Lyon le 13 mai 2004. Aucune trace d’activité publique ultérieure n’a été repérée dans les bases mémorielles et d’autorité consultées.
Décorations
— Médaille de la Résistance avec rosette par décret du 24 Avril 1946
— Légion d’honneur : la Base Léonore ne couvre que les personnes décédées avant 1977 ; René Alizon étant décédé en 2004, son éventuel dossier n’y figure pas. Aucune confirmation par Journal officiel n’a été retrouvée lors de cette recherche.
Remarque : certaines sources secondaires ou locales évoquent des citations militaires post-Libération, mais sans référence de décret. Faute de texte officiel (JO/Légifrance, ordre ou base d’archives nominatives), l’information n’est pas retenue ici.
Lieux de mémoire
René Alizon apparaît dans l’iconographie et les dispositifs mémoriels consacrés à la Libération de la Côte-d’Or : photographies et légendes des Archives départementales de la Côte-d’Or (« Côte-d’Or libérée », 2024-2025) mentionnant « René Alizon (commandant Guy), commandant des FFI de la Côte-d’Or » et documents du Musée de la Résistance en ligne relatifs au Régiment de Bourgogne (brassard, plaques commémoratives à Dijon).
Aucune voie publique portant explicitement son nom n’a été identifiée dans les bases consultées.
Références bibliographiques
- Le Régiment de Bourgogne et ses 2 150 FFI côte-d’oriens volontaires (septembre 1944 – 8 mai 1945). Le régiment oublié, Gilles Hennequin, auto-édition, 2006. Ouvrage de référence sur l’unité créée et commandée à Dijon par René Alizon. Il reconstitue l’ordre de bataille, le recrutement, l’instruction, l’engagement au sein de la 2e DIM, et suit les parcours individuels de nombreux volontaires. On y trouve des annexes utiles (listes, organigrammes) et une chronologie détaillée des opérations.
- Dijon 1940-1944 : du désespoir à l’espoir, Pierre Gounand, Éditions de l’Armançon, 2004. Étude de la vie quotidienne, de la répression et des formes d’engagement à Dijon, qui remet en contexte l’essor de la Résistance locale et l’organisation FFI de l’été 1944. L’ouvrage éclaire les interactions entre maquis, mouvements et autorités clandestines.
- La Libération de Dijon – 11 septembre 1944, Jean-François Bazin, Éditions de Saint-Seine-l’Abbaye, 1984. Récit de la libération de la ville et des journées de septembre, illustré de documents d’époque. Il permet de situer le rôle des FFI départementales et la jonction avec l’armée régulière, dans laquelle les formations d’Alizon s’intègrent ensuite.
Références internet
- Musée de la Résistance en lignePages régionales « Région D / Région A » et notices d’objets (brassard, plaques, stèles) indiquant René Alizon « commandant Guy » comme chef FFI de la Côte-d’Or et commandant du Régiment de Bourgogne, avec effectifs et engagements en octobre-novembre 1944. https://www.museedelaresistanceenligne.org
- Archives départementales de la Côte-d’Or – « Côte-d’Or libérée »
Catalogue d’exposition (2024-2025) mentionnant explicitement « René Alizon (commandant Guy) commandant des FFI de la Côte-d’Or », avec clichés de septembre 1944 (défilés, prises d’armes).https://archives.cotedor.fr calameo.com+1 - Le Maitron (Résistance – exécutions, répression)
Plusieurs notices biographiques de résistants citent René Alizon comme commandant du Régiment de Bourgogne, permettant de croiser les dates, l’effectif et les opérations de l’unité.
https://fusilles-40-44.maitron.fr
- INSEE (via OpenArchieven) Fiche d’état civil confirmant la naissance (03/05/1912, Fesches-le-Châtel) et le décès (13/05/2004, Lyon 6e) de « René Pierre Alizon ». https://www.openarchieven.nl
- Ville de Dijon / Patrimoine Parcours et livret « Occupation et Résistance à Dijon (1940-1944) », pour contextualiser l’action des FFI dans la libération de la ville. https://patrimoine.dijon.fr
- Dossier d’homologation La présence d’un dossier individuel au SHD (sous-série GR 16 P : « Résistance ») est probable au vu de ses fonctions, mais aucune cote nominative « ALIZON René » n’a été repérée en ligne dans les inventaires publiés.
Des clichés d’époque légendés « René Alizon (commandant Guy), commandant des FFI de la Côte-d’Or » sont signalés dans le catalogue d’exposition des Archives départementales de la Côte-d’Or (2024-2025). Aucune photographie nominative n’est publiée dans les bases nationales consultées.
Homonymes et risques de confusion Ne pas confondre « commandant Guy » (René Alizon) avec d’autres personnalités ou toponymes « Commandant-Guy » repérés hors Bourgogne (ex. rues « du Commandant-Guy » dans l’Aisne) qui ne se rapportent pas à lui. Vérifications effectuées : aucune voie publique identifiée à son nom dans la Côte-d’Or.