Harold ALEXANDER, né le 10 décembre 1891 à Londres, Royaume-Uni, mort le 16 juin 1969 à Slough, Royaume-Uni.
Harold Rupert Leofric George Alexander appartient à l’aristocratie anglo-irlandaise. Il est né à Londres le 10 décembre 1891. Il est formé à Harrow puis au Royal Military College de Sandhurst avant d’entrer dans les Irish Guards. Les sources consultées concordent sur ces éléments d’état civil et sur son appartenance à l’armée britannique.
Harold Alexander est un haut commandant militaire britannique de la Seconde Guerre mondiale. Son rôle intéresse toutefois l’histoire de la Résistance par son commandement des opérations alliées en Méditerranée et en Italie, théâtres où agirent les Forces françaises libres, le Corps expéditionnaire français et, plus tard, des formations partisanes italiennes.
La carrière de Harold Alexander est d’abord celle d’un officier britannique de métier. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il commande successivement en France en 1939-1940, participe à l’évacuation de Dunkerque, puis exerce des responsabilités en Birmanie, en Afrique du Nord et surtout en Italie. Les sources biographiques détaillées insistent sur son rôle majeur dans la campagne de Tunisie, puis comme commandant du 15th Army Group et des forces alliées en Italie.
Dans le cadre qui intéresse plus directement l’histoire française de la guerre, Harold Alexander commande les forces alliées engagées en Italie en 1944, au moment où opèrent notamment le Corps expéditionnaire français du général Juin, des unités polonaises, britanniques, américaines et d’autres contingents alliés. La Mémoire Vive de la Résistance le mentionne ainsi à plusieurs reprises comme commandant général des forces alliées dans les notices consacrées à la campagne d’Italie.
La notice de Wikipédia, rappelle son rôle dans la planification des opérations de Sicile et d’Italie, y compris Monte Cassino, Anzio et la progression vers Rome. Elle souligne qu’il demeure commandant des forces alliées en Italie jusqu’à la fin de 1944, avant d’assumer le commandement suprême des forces alliées en Méditerranée.
Les sources consultées le placent au contact de plusieurs chefs alliés de premier plan, parmi lesquels Bernard Montgomery, Mark W. Clark, Dwight D. Eisenhower, Lucian Truscott et Alphonse Juin. Dans le cadre de la campagne d’Italie, les notices thématiques de la MVR le situent au sommet d’un dispositif comprenant la 5e armée américaine, la 8e armée britannique, le 2e corps polonais et le Corps expéditionnaire français.
Après la guerre, Harold Alexander reçoit la reddition allemande en Italie au printemps 1945, puis entre dans la pairie britannique en 1946. Sa trajectoire d’après-guerre est particulièrement développée par les sources détaillées : il devient gouverneur général du Canada du 12 avril 1946 au 28 janvier 1952, puis ministre britannique de la Défense de mars 1952 à octobre 1954. L’Encyclopédie canadienne et la notice biographique détaillée de Wikipédia concordent sur ces fonctions.
Sa postérité institutionnelle est importante dans l’espace britannique et canadien. Le site officiel du gouverneur général du Canada rappelle qu’il fut perçu au Canada comme un héros militaire de la Seconde Guerre mondiale. Après son passage au gouvernement britannique, il poursuit une vie publique honorifique. Il meurt le 16 juin 1969 à Slough ; ses funérailles ont lieu à Windsor et son inhumation près de Tyttenhanger, dans le Hertfordshire, est signalée par les sources biographiques détaillées.
Décorations
Les décorations suivantes ont été relevées. Pour plusieurs d’entre elles, la date est fournie par Wikipédia ou par des sources biographiques secondaires détaillées ; lorsque le décret ou l’acte officiel n’a pas été retrouvé dans cette recherche, je le signale explicitement.
- Ordre du Mérite Décret du 1 janvier 1959, source officielle britannique retrouvée dans The London Gazette.
- Ordre de la Jarretière Décret du 3 décembre 1946, mentionné par Wikipédia ; acte officiel non retrouvé directement dans cette recherche, mais l’article historique de The Gazette confirme qu’Alexander fait partie des chefs militaires honorés en 1946.
- Grand-croix de l’ordre du Bain Décret du 11 novembre 1942, mentionné par Wikipédia ; décret non retrouvé directement dans cette recherche.
- Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges, grand-croix. Mentionné par Wikipédia et par les sources biographiques secondaires ; décret exact non retrouvé dans cette recherche.
- Military Cross Décret du 14 janvier 1916, mentionné par Wikipédia ; décret non vérifié ici.
- Distinguished Service Order Décret du 20 octobre 1916, mentionné par Wikipédia ; décret non vérifié ici.
- Décorations étrangères mentionnées par Wikipédia, décrets non retrouvés dans cette recherche : Légion d’honneur ; Legion of Merit ; ordre de Sainte-Anne ; ordre de Souvorov ; ordre de Georges Ier ; Virtuti Militari ; Army Distinguished Service Medal.
Lieux de mémoire
Des hommages civils et mémoriels sont signalés, notamment au Canada et au Royaume-Uni. Wikipédia mentionne une rue à Québec et une place à Bersée en France ; ces informations n’ont pas été recoupées dans la présente recherche par des sources municipales ou administratives directes. Son souvenir institutionnel demeure également entretenu par les pages officielles consacrées aux anciens gouverneurs généraux du Canada.
Références bibliographiques
Nigel Nicolson, Alex: The Life of Field Marshal Earl Alexander of Tunis. Biographie consacrée à l’ensemble de la carrière militaire et politique d’Alexander, utile pour replacer son action dans les campagnes méditerranéennes et dans sa trajectoire d’après-guerre. Cette référence est signalée dans la bibliographie de la notice Wikipédia détaillée.
W. G. F. Jackson, Alexander of Tunis, as Military Commander. Ouvrage centré sur l’exercice du commandement par Alexander, particulièrement pertinent pour les campagnes d’Afrique du Nord et d’Italie. Référence repérée dans la bibliographie de la notice détaillée de Wikipédia.
Stewart Adrian, The Campaigns of Alexander of Tunis, 1940-1945. Étude consacrée à la conduite des opérations placées sous son autorité pendant la guerre, utile pour comprendre son rôle stratégique plutôt qu’une action résistante au sens strict. Référence repérée dans la bibliographie de la notice détaillée de Wikipédia.
Richard Doherty, Ireland’s Generals in the Second World War. Ouvrage de synthèse sur les grands chefs militaires irlandais ou anglo-irlandais de la guerre, permettant de situer Alexander dans son milieu d’origine et sa génération d’officiers. Référence repérée dans la bibliographie de la notice détaillée de Wikipédia.
S. O. Playfair et al., The Mediterranean and Middle East. Série de volumes de référence sur le théâtre méditerranéen, utile pour vérifier le cadre opérationnel des campagnes où Alexander commande les forces alliées. Référence repérée dans la bibliographie de la notice détaillée de Wikipédia.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance. Le site ne comporte pas, dans les résultats consultés, de fiche individuelle au nom exact de Harold Alexander. En revanche, il le mentionne à plusieurs reprises dans des notices de contexte militaire consacrées à la campagne d’Italie et à la guerre du désert, ce qui documente son rôle de commandement allié.
Wikipédia. La notice biographique consacrée à Harold Alexander est détaillée et riche. Elle a été utilisée ici comme source secondaire développée, conformément à votre consigne, notamment pour la chronologie de carrière, les responsabilités en Italie, la période canadienne et la liste des décorations, en les signalant comme telles lorsque le décret n’a pas été retrouvé.
Encyclopédie canadienne. Cette notice apporte une confirmation utile sur l’état civil, la carrière militaire et surtout la période où Alexander fut gouverneur général du Canada. Elle sert de source institutionnelle complémentaire sur la postérité politique du personnage.
Encyclopaedia Britannica. Cette notice synthétique confirme les éléments essentiels de biographie et résume sa place dans les campagnes d’Afrique du Nord et d’Italie. Elle est utile pour le recoupement des données de base.
The Gazette. Journal officiel britannique utilisé ici comme source primaire pour au moins une distinction officielle, l’Ordre du Mérite au 1 janvier 1959, et comme source contextuelle sur les honneurs accordés aux chefs militaires de guerre.
Observations
Les sources consultées sont convergentes sur l’identité, les dates et les grandes fonctions de guerre et d’après-guerre.
Les décorations étrangères et certaines distinctions britanniques sont principalement relevées ici à partir de Wikipédia ; elles ont été conservées en les signalant comme non entièrement vérifiées par acte officiel dans cette recherche.
Chronologie du résistant (optionnelle)
| Date | Événement |
| 10 décembre 1891 | Naissance à Londres, Royaume-Uni |
| 1939-1940 | Campagne de France et évacuation de Dunkerque |
| 1942-1943 | Commandement en Afrique du Nord |
| 1943-1944 | Commandement allié en Sicile puis en Italie |
| 4 juin 1944 | Promotion au grade de field marshal, datée du jour de la prise de Rome selon les sources biographiques |
| 29 avril 1945 | Réception de la reddition allemande en Italie |
| 12 avril 1946 | Entrée en fonctions comme gouverneur général du Canada |
| mars 1952 | Devient ministre britannique de la Défense |
| 16 juin 1969 | Mort à Slough, Royaume-Uni |
Sources consultées le 15 avril 2026
Mémoire Vive de la Résistance, notices de campagne d’Italie et de guerre du désert : apport principal sur le fait qu’Harold Alexander est bien mentionné sur le site, mais seulement dans des notices thématiques et non dans une fiche individuelle.
Wikipédia, notice « Harold Alexander, 1st Earl Alexander of Tunis » : apport principal pour la biographie détaillée, la chronologie de carrière, les responsabilités en Italie, les fonctions d’après-guerre et une liste de décorations à manier avec prudence.
Encyclopédie canadienne, notice « Harold Rupert Leofric George Alexander, 1er comte Alexander de Tunis » : apport principal pour l’état civil, les fonctions canadiennes et le décès.
Encyclopaedia Britannica, notice biographique : apport principal pour le recoupement synthétique de la carrière militaire et des dates de naissance et de décès.
The Gazette, supplément du 1 janvier 1959 : apport principal comme source officielle pour l’Ordre du Mérite ; article de synthèse complémentaire sur les honneurs militaires de 1946.
Service historique de la Défense, inventaires BCRA et résultats de recherche : apport principal négatif, aucun dossier individuel de résistant identifié au nom de Harold Alexander dans cette recherche.
Ordre de la Libération : aucune notice individuelle retrouvée au nom de Harold Alexander dans les résultats consultés.
BnF Data : notice d’autorité confirmant l’existence de l’auteur et personnage historique « Harold Alexander (1891-1969) ».