Edmond COUSSIEU, né le 16 avril 1899 à Bône (département de Constantine, Algérie française, aujourd’hui Annaba), mort pour la France le 15 juin 1941 au Djebel-Kelb (Syrie), Français, sous-officier de l’armée française, payeur des Trésoreries coloniales, fonctionnaire du Trésor en Afrique-Équatoriale française, résistant de la première heure, adjudant du Bataillon de marche n° 1 des Forces françaises libres, participant au ralliement du Moyen-Congo à la France libre, combattant des campagnes du Gabon et de Syrie, Compagnon de la Libération à titre posthume.
Origines familiales et jeunesse
Edmond Coussieu naît le 16 avril 1899 à Bône, ville portuaire du département de Constantine, dans l’Algérie alors placée sous souveraineté française.
Son père, originaire de l’Aveyron, exerce la profession d’ingénieur chimiste. Il assume également, selon la notice officielle de l’Ordre de la Libération, des fonctions de juge d’instruction à Alger, puis à Tunis.
Cette double activité professionnelle, inhabituelle, mériterait d’être précisée par la consultation des annuaires judiciaires et des archives administratives de l’époque.
Edmond Coussieu passe une partie de son enfance à Alger.
Il poursuit ensuite ses études à Tunis, où sa famille s’est installée.
Il grandit dans un environnement marqué par la présence française en Afrique du Nord et par les activités administratives de son père.
Les documents institutionnels disponibles ne précisent ni le nom de ses parents ni la composition de sa fratrie.
Ils ne fournissent pas davantage de renseignements détaillés sur son parcours scolaire.
Son itinéraire militaire peut cependant être reconstitué à partir de 1918.
Service militaire — 1918
En 1918, Edmond Coussieu est incorporé dans l’armée française.
Il est affecté au 4e Régiment de tirailleurs tunisiens, également désigné sous l’appellation de 4e Régiment de tirailleurs.
Il est alors âgé de dix-neuf ans.
La Première Guerre mondiale n’est pas encore terminée, mais les sources consultées ne permettent pas d’établir qu’il ait participé personnellement aux combats du front européen.
Son service militaire le conduit en Afrique du Nord.
Il se distingue par ses qualités d’encadrement et son aptitude au commandement.
Il est successivement promu caporal puis sergent.
Ces promotions lui confèrent des responsabilités au sein de son unité.
Campagne du Maroc
Pendant son service militaire, Edmond Coussieu participe à la campagne du Maroc.
Les opérations militaires françaises au Maroc se poursuivent après l’instauration du protectorat en 1912.
Elles comprennent notamment des interventions contre les groupes armés opposés à l’autorité du protectorat.
Les unités de tirailleurs sont régulièrement employées dans ces opérations.
Edmond Coussieu y acquiert une première expérience du service militaire en campagne.
Les notices institutionnelles confirment sa participation, mais ne précisent pas les dates exactes, les régions traversées ni les engagements auxquels il aurait personnellement pris part.
Il serait donc injustifié de lui attribuer des combats particuliers sans disposer d’un état des services ou d’un journal de marche.
Cette expérience militaire constitue néanmoins une étape importante de sa formation.
Elle lui permet d’acquérir les connaissances et les qualités d’encadrement qu’il utilisera ultérieurement dans les Forces françaises libres.
Démobilisation — Mars 1921
En mars 1921, Edmond Coussieu regagne Tunis.
Il est démobilisé avec le grade de sergent.
Il reprend alors une vie civile.
Après plusieurs années passées dans l’armée, il décide de poursuivre ses études pour accéder à une carrière administrative.
Il prépare l’examen d’entrée dans les services de la Trésorerie.
Il est reçu à cet examen.
Cette réussite lui ouvre la possibilité d’exercer dans les administrations financières des territoires français d’outre-mer.
Carrière dans les Trésoreries coloniales
Edmond Coussieu rejoint l’Afrique-Équatoriale française.
Il est nommé payeur des Trésoreries coloniales.
Cette fonction appartient à l’administration financière des territoires coloniaux.
Les payeurs participent à l’exécution des dépenses publiques et à la gestion des fonds relevant des services administratifs.
Leurs responsabilités comprennent notamment les opérations de paiement et de comptabilité.
Dans les territoires africains, ces missions présentent des difficultés particulières en raison de l’éloignement des centres administratifs et de l’insuffisance des moyens de communication.
L’Afrique-Équatoriale française comprend alors le Gabon, le Moyen-Congo, l’Oubangui-Chari et le Tchad.
Brazzaville en constitue le principal centre administratif.
Les sources consultées ne permettent pas de déterminer la date exacte de l’arrivée d’Edmond Coussieu en Afrique équatoriale ni l’ensemble de ses affectations successives.
Elles établissent cependant sa présence à Brazzaville en 1939.
Agent du Trésor à Brazzaville — 1939
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, en septembre 1939, Edmond Coussieu travaille comme agent du Trésor à Brazzaville.
Il appartient à l’administration financière du Moyen-Congo.
La ville constitue un centre politique et administratif essentiel de l’Afrique-Équatoriale française.
Elle abrite les principales autorités de la fédération coloniale.
Sa situation géographique lui confère également une importance particulière pour les communications entre les différents territoires.
Au moment de la déclaration de guerre, l’administration continue de fonctionner dans le cadre des institutions françaises.
Edmond Coussieu poursuit ses responsabilités civiles.
La défaite de juin 1940 va cependant modifier profondément son existence.
Engagement dans la Résistance
Refus de l’armistice — Juin 1940
Après l’offensive allemande du 10 mai 1940, l’armée française subit une succession de défaites.
Le 17 juin, le maréchal Pétain annonce sa décision de demander l’armistice.
Le 18 juin, depuis Londres, le général de Gaulle appelle les Français à poursuivre le combat.
Dans les territoires africains, la question du maintien de la guerre prend rapidement une importance décisive.
Certains responsables militaires et administratifs acceptent l’autorité du gouvernement de Vichy.
D’autres considèrent que les territoires de l’Empire peuvent constituer une base pour poursuivre la lutte aux côtés de la Grande-Bretagne.
Edmond Coussieu appartient à cette seconde catégorie.
Il refuse de considérer l’armistice comme la fin de la guerre.
Son engagement s’inscrit dans les premiers mouvements de ralliement de l’Afrique française à la France libre.
À cette date, il a déjà acquis une expérience militaire et possède une situation professionnelle stable.
Sa décision de reprendre les armes entraîne donc un changement profond dans sa vie personnelle.
Le ralliement du Moyen-Congo à la France libre — Août 1940
Pendant l’été 1940, les partisans du général de Gaulle développent leurs contacts en Afrique-Équatoriale française.
Le Tchad se rallie à la France libre le 26 août 1940, sous l’impulsion du gouverneur Félix Éboué.
Le mouvement gagne rapidement d’autres territoires.
Au Moyen-Congo, les militaires et les civils favorables à la poursuite de la guerre préparent également le ralliement.
Le commandant Raymond Delange joue un rôle important dans ces événements.
Edmond Coussieu participe activement à ses initiatives.
Les deux hommes contribuent au mouvement qui permet le passage du Moyen-Congo dans le camp du général de Gaulle.
Le ralliement intervient le 28 août 1940.
L’Ordre de la Libération confirme expressément la participation de Coussieu aux côtés du commandant Delange.
Les sources disponibles ne précisent toutefois pas ses missions individuelles pendant les journées décisives.
Il n’est donc pas possible de déterminer avec certitude s’il intervient principalement dans les contacts administratifs, l’organisation militaire ou les démarches auprès des responsables territoriaux.
Son rôle personnel dans le ralliement demeure néanmoins historiquement établi.
Importance du ralliement du Congo
Le ralliement du Moyen-Congo constitue l’une des étapes essentielles de la formation de la France libre en Afrique.
Avec le Tchad, le Cameroun et l’Oubangui-Chari, le territoire permet au général de Gaulle de disposer d’une importante base territoriale.
Brazzaville devient progressivement un centre politique et administratif majeur de la France libre.
Les autorités gaullistes peuvent désormais organiser des unités militaires à partir des effectifs et des ressources disponibles.
Le ralliement fournit également des moyens de communication, des installations administratives et des ressources économiques.
La participation d’Edmond Coussieu doit être replacée dans cette phase de constitution de la France libre.
Elle précède son engagement dans une unité combattante.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Edmond Coussieu appartient à la Résistance extérieure, au sein des Forces françaises libres.
Son engagement initial s’effectue à Brazzaville, lors du ralliement du Moyen-Congo.
Il ne relève pas d’un réseau clandestin de la Résistance intérieure en métropole.
Après août 1940, il rejoint le Bataillon de marche n° 1, formation militaire constituée à partir des forces présentes dans les territoires africains ralliés.
Son activité résistante comprend donc deux dimensions successives : la participation au ralliement d’un territoire à la France libre, puis le combat dans les unités militaires de cette dernière.
Engagement au Bataillon de marche n° 1 — 1940
Après le ralliement du Moyen-Congo, Edmond Coussieu décide de reprendre le service militaire.
Il abandonne ses fonctions administratives pour rejoindre une formation combattante.
Il s’engage dans le Bataillon de marche n° 1, généralement désigné par les initiales BM 1.
Cette unité est constituée à Brazzaville en octobre 1940.
Elle est placée sous le commandement de Raymond Delange.
Edmond Coussieu y sert avec le grade d’adjudant.
Cette affectation représente une décision personnelle importante.
À quarante et un ans, il est sensiblement plus âgé que beaucoup des hommes du bataillon.
Il possède également une carrière administrative qu’il aurait pu poursuivre.
Il choisit pourtant de participer directement aux opérations militaires.
Son expérience acquise au Maroc et ses qualités d’encadrement lui permettent d’assumer des responsabilités de sous-officier.
Le Bataillon de marche n° 1
Le BM 1 appartient aux premières unités terrestres constituées par la France libre en Afrique.
Il rassemble des militaires issus des formations coloniales et des volontaires ayant choisi de poursuivre la guerre.
Son commandement est confié à Raymond Delange, qui s’était distingué lors du ralliement du Moyen-Congo.
La création de cette unité permet de mettre rapidement sur pied une force disponible pour les premières opérations militaires.
Le bataillon doit cependant faire face à des difficultés importantes.
Les équipements sont limités.
Les moyens de transport et de ravitaillement sont insuffisants.
Les militaires proviennent d’unités différentes et doivent apprendre à combattre ensemble.
Les sous-officiers jouent un rôle essentiel dans cette préparation.
Ils assurent l’instruction des hommes et la cohésion des sections.
Edmond Coussieu participe à cette organisation.
La notice officielle de l’Ordre de la Libération souligne les relations particulièrement étroites qu’il entretient avec les hommes placés sous son commandement.
Il est apprécié pour ses qualités humaines et son comportement.
Missions et actions
Campagne du Gabon — Novembre 1940
En novembre 1940, Edmond Coussieu participe à la campagne du Gabon avec le BM 1.
Cette opération vise à obtenir le ralliement du territoire aux autorités de la France libre.
Le Gabon demeure alors fidèle au gouvernement de Vichy.
La situation conduit à des affrontements entre forces françaises.
Les unités gaullistes doivent intervenir contre des formations qui dépendent encore de l’autorité de Vichy.
La campagne comprend des opérations terrestres dans des régions où les déplacements sont difficiles.
Le climat tropical, les pistes et la végétation compliquent la progression.
Les problèmes de ravitaillement constituent également une difficulté importante.
Edmond Coussieu prend part aux opérations comme adjudant.
Il exerce ses responsabilités de commandement auprès de ses hommes.
Les sources consultées ne précisent pas les engagements particuliers auxquels sa section participe.
La biographie officielle de l’Ordre de la Libération confirme néanmoins sa présence pendant la campagne.
Ralliement du Gabon — Novembre 1940
La campagne du Gabon s’achève par la victoire des forces françaises libres.
Libreville est prise le 10 novembre 1940.
Le territoire rejoint le camp du général de Gaulle.
Cette victoire permet de consolider l’unité géographique des principaux territoires de l’Afrique-Équatoriale française ralliés à la France libre.
Elle représente également l’une des premières opérations militaires menées par les forces gaullistes.
Pour Edmond Coussieu, cette campagne constitue son premier engagement opérationnel de la Seconde Guerre mondiale.
Son expérience du commandement contribue à la cohésion de la section qu’il dirige.
Préparation des opérations au Moyen-Orient — 1941
Après la campagne du Gabon, le Bataillon de marche n° 1 est désigné pour participer aux opérations alliées au Moyen-Orient.
Le bataillon doit rejoindre les formations françaises libres qui se préparent à intervenir en Syrie.
Les autorités britanniques craignent que les forces de l’Axe puissent utiliser les territoires du Levant placés sous l’autorité de Vichy.
La région possède une importance stratégique en raison de sa proximité avec la Palestine, l’Égypte et le canal de Suez.
Les forces britanniques et françaises libres préparent donc une offensive.
Le BM 1 participe à cette opération.
Edmond Coussieu accompagne son bataillon.
Il conserve ses responsabilités de sous-officier et de chef de section.
La campagne de Syrie — Juin 1941
Le 8 juin 1941, les forces britanniques et françaises libres déclenchent l’opération Exporter contre les troupes françaises de Vichy stationnées en Syrie et au Liban.
Le BM 1 participe à cette offensive.
Edmond Coussieu entre en campagne à la tête de sa section.
Les combats présentent un caractère particulièrement douloureux.
Des militaires français se trouvent opposés les uns aux autres.
Les unités de la France libre affrontent des formations qui ont choisi de demeurer fidèles au gouvernement de Vichy.
L’opération se déroule dans un environnement difficile.
Les troupes doivent progresser à travers des secteurs montagneux, des vallées et des axes routiers défendus.
Les positions ennemies comprennent des armes automatiques et des moyens d’artillerie.
Les combats imposent parfois des attaques rapprochées contre des positions solidement occupées.
Commandement d’une section du BM 1
Pendant la campagne de Syrie, Edmond Coussieu commande une section d’infanterie.
Il lui appartient d’assurer la conduite de ses hommes pendant les déplacements et les engagements.
Le chef de section doit maintenir la cohésion de son unité et transmettre les instructions du commandement.
Il doit également adapter les mouvements de ses hommes aux conditions du terrain et aux réactions ennemies.
Ces responsabilités sont particulièrement importantes pendant les combats de montagne.
La visibilité est parfois limitée.
Les possibilités de manœuvre sont réduites.
Les unités doivent souvent progresser sur des itinéraires exposés aux tirs ennemis.
Edmond Coussieu participe à ces opérations avec l’expérience militaire acquise depuis 1918.
Les sources institutionnelles soulignent son courage et l’attachement de ses hommes.
Les combats du Djebel-Kelb — Juin 1941
Au cours de la campagne de Syrie, le BM 1 participe aux opérations menées dans le secteur du Djebel-Kelb.
Ce massif constitue une position importante dans le dispositif défensif des forces de Vichy.
Les unités doivent progresser sur un terrain difficile et réduire les positions ennemies.
Les attaques sont exposées aux tirs de l’infanterie adverse.
Le 15 juin 1941, Edmond Coussieu participe à l’assaut du Djebel-Kelb.
Il se trouve à la tête de sa section.
Les combats sont violents.
Les hommes doivent avancer sous les tirs ennemis.
Au cours de l’attaque, Edmond Coussieu est atteint par plusieurs balles.
Il succombe à ses blessures.
La notice de l’Ordre de la Libération retient sa mort au combat le 15 juin 1941.
Le document biographique établi par le Service historique de la Défense indique également que Coussieu est tué pendant l’attaque du 15 juin, mais présente une autre date de décès dans son introduction.
Cette divergence doit être distinguée du fait, établi, de sa mort au cours de la campagne de Syrie.
Mort pour la France — Juin 1941
Edmond Coussieu meurt au combat à l’âge de quarante-deux ans.
Sa disparition intervient moins d’un an après le ralliement du Moyen-Congo à la France libre.
Elle met fin à un engagement particulièrement précoce.
En août 1940, il avait participé à la constitution de la France libre en Afrique.
En novembre suivant, il avait pris part à la campagne du Gabon.
Quelques mois plus tard, il combattait en Syrie.
Cette continuité entre l’engagement politique initial et le service dans une unité combattante constitue l’un des aspects essentiels de son parcours.
Il appartient à ces volontaires qui ont choisi de reprendre les armes malgré une situation professionnelle établie et un âge supérieur à celui de nombreux autres combattants.
Sépulture à Damas
Edmond Coussieu est inhumé à Damas, en Syrie.
La biographie officielle de l’Ordre de la Libération confirme cette localisation.
Les sources consultées ne précisent pas le cimetière, la division ni l’emplacement exact de la tombe.
Elles ne permettent pas davantage de déterminer si sa sépulture a fait l’objet d’un transfert après la guerre.
L’identification de son dossier de décès au Service historique de la Défense constitue une piste documentaire importante pour vérifier ces éléments.
Nomination comme Compagnon de la Libération — 4 juillet 1944
Par décret du 4 juillet 1944, Edmond Coussieu est nommé Compagnon de la Libération à titre posthume.
Cette distinction intervient trois ans après sa mort.
Elle récompense son engagement dans la France libre dès août 1940, sa participation au ralliement du Moyen-Congo et son service combattant au sein du BM 1.
L’attribution est confirmée par la notice officielle de l’Ordre de la Libération et par son inventaire archivistique.
Le dossier individuel conserve une ampliation du décret datée du 13 décembre 1944.
La date de publication de cette nomination au Journal officiel n’a pas été établie avec une certitude suffisante.
Retour à la vie civile
Sans objet en raison du décès d’Edmond Coussieu au combat le 15 juin 1941.
Son parcours professionnel s’est interrompu lorsqu’il a quitté ses fonctions d’agent du Trésor à Brazzaville pour rejoindre les Forces françaises libres en 1940.
Décorations
Chevalier de la Légion d’honneur — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération et par la fiche biographique établie à partir des archives du Service historique de la Défense. Date du décret et publication au Journal officiel non vérifiées. L’attribution posthume éventuelle de cette décoration doit être recherchée dans le décret original.
Compagnon de la Libération — Décret du 4 juillet 1944 ; nomination à titre posthume. Dossier individuel 1 A 247. Ampliation du décret datée du 13 décembre 1944. Reçu du diplôme de Compagnon de la Libération n° 705, daté du 25 mars 1966. Date de publication au Journal officiel non établie. Source : Ordre de la Libération.
Croix de guerre 1939-1945 avec palme — Une citation à l’ordre de l’armée, confirmée par l’Ordre de la Libération et par le Service historique de la Défense. Le dossier 1 A 247 comporte une citation datée de 1944. Le texte intégral de cette citation doit être consulté pour préciser les actions récompensées.
Médaille de la Résistance française — Aucune attribution nominative n’a été confirmée par une source officielle lors des présentes recherches. Cette décoration ne figure pas dans la liste des distinctions publiée par l’Ordre de la Libération.
Décorations étrangères — Aucune décoration étrangère individuelle n’a été identifiée avec certitude dans les sources institutionnelles consultées.
Lieux de mémoire
Bône, aujourd’hui Annaba — Algérie — Ville natale d’Edmond Coussieu.
Alger — Algérie — Ville où il passe une partie de sa jeunesse.
Tunis — Tunisie — Lieu de ses études et de sa démobilisation en mars 1921.
Maroc — Participation à une campagne militaire pendant son service au 4e Régiment de tirailleurs tunisiens.
Brazzaville — République du Congo — Lieu d’activité professionnelle comme agent du Trésor et de participation au ralliement du Moyen-Congo à la France libre.
Gabon — Campagne militaire de novembre 1940 avec le BM 1.
Libreville — Gabon — Centre principal des opérations conduisant au ralliement du Gabon à la France libre.
Syrie — Campagne militaire de juin 1941.
Djebel-Kelb — Syrie — Lieu de sa mort au combat.
Damas — Syrie — Lieu de sépulture mentionné par l’Ordre de la Libération.
Camarades de combat
Raymond DELANGE — Commandant des Forces françaises libres ; participe avec Edmond Coussieu au ralliement du Moyen-Congo en août 1940 et commande ensuite le Bataillon de marche n° 1 pendant les campagnes du Gabon et de Syrie.
Charles DE GAULLE — Général, chef de la France libre ; Edmond Coussieu rejoint le mouvement de ralliement à son autorité en août 1940.
Adolphe SICÉ — Médecin général, l’un des responsables du ralliement de l’Afrique-Équatoriale française ; participe aux initiatives favorables à la France libre dans la région de Brazzaville.
Félix ÉBOUÉ — Gouverneur du Tchad ; joue un rôle déterminant dans le ralliement du territoire le 26 août 1940, qui précède celui du Moyen-Congo. Son action appartient au même mouvement de ralliement que celui auquel participe Edmond Coussieu, sans qu’une relation personnelle entre les deux hommes soit établie.
Jean COUPIGNY — Médecin militaire des Forces françaises libres, affecté au Bataillon de marche n° 1 ; participe aux campagnes du Gabon et de Syrie. Blessé le 9 juin 1941, il appartient à la même formation qu’Edmond Coussieu.
Unités militaires et organismes d’appartenance
4e Régiment de tirailleurs tunisiens — Service militaire à partir de 1918 ; promotions au grade de caporal puis de sergent ; participation à la campagne du Maroc.
Administration des Trésoreries coloniales — Carrière civile dans les services financiers de l’Afrique-Équatoriale française.
Services du Trésor du Moyen-Congo — Affectation à Brazzaville au moment de la déclaration de guerre de 1939.
France libre — Ralliement en août 1940.
Bataillon de marche n° 1 — Engagement volontaire en 1940 ; service comme adjudant et chef de section ; participation aux campagnes du Gabon et de Syrie.
Forces françaises libres — Engagement dans les unités terrestres combattantes de la France libre.
Références bibliographiques
Mémorial des Compagnons de la Libération 1940-1945, Chancellerie de l’Ordre de la Libération, Imprimerie nationale, Paris, 1961. Ouvrage collectif consacré aux Compagnons morts pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale.
1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe NOTIN, Perrin, Paris, 2000, 822 p. Étude générale consacrée aux parcours des Compagnons de la Libération.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir TROUPLIN, Elytis, Bordeaux, 2010, 1 230 p. Dictionnaire biographique permettant de replacer Edmond Coussieu parmi les premiers combattants de la France libre.
La France libre, Jean-Louis CRÉMIEUX-BRILHAC, Gallimard, Paris, 1996. Étude historique de référence sur les ralliements africains, la formation des unités françaises libres et les campagnes militaires.
Edmond Coussieu, Compagnon de la Libération, Mort pour la France, Service historique de la Défense, fiche biographique établie en 2020 à partir des archives conservées à Vincennes, Caen et Pau. Synthèse documentaire signalant notamment le dossier individuel de décès AC 21 P 109835.
Références internet
Ordre de la Libération — Edmond Coussieu — Notice biographique officielle présentant sa jeunesse, sa carrière militaire, son engagement dans la France libre, sa participation aux campagnes du Gabon et de Syrie, ainsi que ses décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/edmond-coussieu
Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C, version du 24 septembre 2025 — Identification du dossier 1 A 247 et des documents relatifs à l’attribution de la croix de la Libération —
Ministère des Armées, Mémoire des hommes — Edmond Coussieu, Compagnon de la Libération, Mort pour la France — Fiche biographique établie à partir des archives du Service historique de la Défense ; identification du dossier de décès AC 21 P 109835 — https://www.memoiredeshommes.defense.gouv.fr/fichier/1054/14462398
Service historique de la Défense, Musée de la Résistance en ligne — Répertoire nominatif des dossiers administratifs de résistants GR 16 P, lettre C — Identification du dossier GR 16 P 148513 —
Wikipédia — Edmond Coussieu — Notice biographique secondaire permettant de comparer les principaux éléments du parcours avec les informations publiées par l’Ordre de la Libération — https://fr.wikipedia.org/wiki/Edmond_Coussieu
Dossier d’homologation consulté
Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 247
L’inventaire officiel des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C, identifie le dossier personnel d’Edmond Coussieu sous la cote 1 A 247.
Il contient notamment un courrier relatif à l’attribution de la croix de la Libération, daté du 8 juillet 1941.
La présence de ce document, établi quelques semaines après sa mort, présente un intérêt particulier pour l’étude des premières démarches de reconnaissance de ses services.
Le dossier conserve également une ampliation du décret du 4 juillet 1944, datée du 13 décembre suivant.
Une citation militaire de 1944 figure parmi les pièces inventoriées.
Le reçu du diplôme de Compagnon de la Libération n° 705 est daté du 25 mars 1966.
Le dossier contient une fiche d’annuaire de la chancellerie de l’Ordre.
Dix-huit pièces de correspondance échangées avec l’institution entre 1957 et 2007 sont également signalées.
Enfin, trois documents biographiques non datés complètent cet ensemble.
La période couverte par les archives s’étend de 1941 à 2007.
Ces informations proviennent de l’inventaire officiel, dont la page 49 a été contrôlée. Les pièces du dossier n’ont pas été intégralement dépouillées.
Service historique de la Défense — GR 16 P 148513
Le répertoire des dossiers administratifs de résistants identifie Edmond Coussieu sous la cote GR 16 P 148513.
Cette référence est également reprise dans la liste des dossiers militaires mentionnée dans l’inventaire de l’Ordre de la Libération.
Elle permet de localiser son dossier nominatif dans la série GR 16 P.
Le contenu original n’a pas été directement consulté.
L’examen de ce dossier pourrait notamment permettre de préciser la date administrative de son engagement, ses services successifs au BM 1 et les circonstances de l’homologation de ses activités dans les Forces françaises libres.
Service historique de la Défense — AC 21 P 109835
La fiche biographique établie par le Service historique de la Défense identifie un second dossier sous la cote AC 21 P 109835.
Cette référence correspond au dossier individuel de décès conservé au département des archives des victimes des conflits contemporains, à Caen.
Son existence constitue un élément essentiel pour la vérification de l’état civil militaire.
Le dossier pourrait notamment contenir des pièces relatives aux circonstances du décès, à sa reconnaissance comme mort pour la France et aux démarches effectuées auprès de la famille.
Il présente un intérêt particulier en raison de la divergence documentaire concernant la date exacte du décès.
La fiche biographique du SHD mentionne en effet le 16 juin 1941 dans son introduction, mais indique que Coussieu a été tué pendant l’attaque du 15 juin.
La consultation des actes et procès-verbaux originaux pourrait permettre de résoudre cette contradiction.
Dossier d’homologation
L’appartenance d’Edmond Coussieu aux Forces françaises libres est établie par les sources institutionnelles concordantes.
La cote GR 16 P 148513 est identifiée.
Toutefois, le dossier administratif original n’a pas été directement consulté.
Il n’est donc pas possible de préciser les dates exactes d’homologation de ses services ni les éventuelles décisions de reconnaissance administrative prises après sa mort.
Observations
Edmond Coussieu appartient aux premiers volontaires ayant participé à la constitution de la France libre en Afrique.
Son parcours se distingue par une double expérience civile et militaire.
Ancien sous-officier, il possède une carrière administrative établie au sein des Trésoreries coloniales.
En août 1940, il choisit de rejoindre les responsables favorables au général de Gaulle.
Il participe activement, aux côtés de Raymond Delange, au ralliement du Moyen-Congo.
Cet engagement présente une importance particulière dans l’histoire des débuts de la France libre.
Il contribue à la constitution d’un ensemble territorial africain permettant au général de Gaulle de disposer de ressources et de formations militaires.
Après le ralliement, Edmond Coussieu ne se limite pas à son activité administrative.
Il reprend volontairement les armes.
Il rejoint le Bataillon de marche n° 1 comme adjudant.
Son âge, quarante et un ans en 1940, et sa situation professionnelle rendent cette décision particulièrement significative.
Il participe à la campagne du Gabon, puis à celle de Syrie.
Sa mort au Djebel-Kelb, en juin 1941, intervient alors qu’il commande une section de son bataillon.
Il appartient ainsi aux premiers combattants des Forces françaises libres tombés au cours des opérations contre les forces de Vichy.
Son parcours illustre les choix difficiles auxquels sont confrontés les Français après l’armistice de juin 1940.
Son engagement témoigne également du rôle joué par les fonctionnaires civils dans les premiers ralliements africains.
La reconnaissance posthume de ses services par l’attribution de la croix de la Libération, le 4 juillet 1944, confirme sa place parmi les premiers acteurs de la France libre.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B — L’identité, le lieu de naissance, les principales étapes de la carrière militaire et administrative, la participation au ralliement du Moyen-Congo, l’engagement au Bataillon de marche n° 1, les campagnes du Gabon et de Syrie, la mort au combat et l’attribution posthume de la croix de la Libération sont établis par plusieurs sources institutionnelles concordantes. Les dossiers 1 A 247, GR 16 P 148513 et AC 21 P 109835 sont identifiés. Le niveau B est retenu en raison des divergences concernant les dates de naissance et de décès, de l’absence de dépouillement intégral des dossiers militaires et de la vérification encore nécessaire des décrets individuels de décoration et de leur publication au Journal officiel.
Chronologie du résistant
| Date | Événement |
|---|---|
| 16 avril 1899 | Naissance à Bône, en Algérie française, selon le texte biographique de l’Ordre de la Libération et le SHD. |
| 1918 | Incorporation au 4e Régiment de tirailleurs tunisiens. |
| 1918-1921 | Service militaire ; promotions aux grades de caporal puis de sergent. |
| Avant mars 1921 | Participation à la campagne du Maroc. |
| Mars 1921 | Démobilisation à Tunis. |
| Après mars 1921 | Reprise des études et réussite à l’examen d’entrée dans les services de la Trésorerie. |
| Années 1920-1930 | Carrière comme payeur des Trésoreries coloniales en Afrique-Équatoriale française. |
| Septembre 1939 | Agent du Trésor à Brazzaville. |
| Juin 1940 | Refus de l’armistice et volonté de poursuivre la guerre. |
| 28 août 1940 | Participation au ralliement du Moyen-Congo à la France libre. |
| Octobre 1940 | Engagement au Bataillon de marche n° 1 sous les ordres de Raymond Delange. |
| Novembre 1940 | Campagne du Gabon avec le BM 1. |
| 10 novembre 1940 | Prise de Libreville par les forces françaises libres. |
| 1941 | Préparation et départ du BM 1 pour le Moyen-Orient. |
| 8 juin 1941 | Début de la campagne de Syrie ; engagement à la tête de sa section. |
| 15 juin 1941 | Mort au combat pendant l’attaque du Djebel-Kelb, selon l’Ordre de la Libération. |
| 16 juin 1941 | Date de décès figurant dans l’introduction d’une fiche du SHD ; divergence à vérifier. |
| 8 juillet 1941 | Courrier relatif à l’attribution de la croix de la Libération, conservé au dossier 1 A 247. |
| 4 juillet 1944 | Nomination comme Compagnon de la Libération à titre posthume. |
| 13 décembre 1944 | Ampliation du décret de nomination. |
| 25 mars 1966 | Reçu du diplôme de Compagnon de la Libération n° 705. |
Tableau des divergences entre sources
| Élément | Source 1 | Source 2 | Appréciation |
|---|---|---|---|
| Date de naissance | En-tête de la notice officielle de l’Ordre de la Libération : 15 avril 1899. | Texte de la même notice et fiche du SHD : 16 avril 1899. | Le 16 avril est retenu provisoirement, mais l’acte de naissance doit être consulté. |
| Date de décès | Ordre de la Libération : 15 juin 1941. | Introduction de la fiche du SHD : 16 juin 1941. | Le 15 juin est retenu ; la contradiction doit être résolue par le dossier AC 21 P 109835. |
| Circonstances du décès | Ordre de la Libération : tué pendant l’attaque du Djebel-Kelb le 15 juin 1941. | Fiche du SHD : même attaque du 15 juin, malgré la date du 16 juin indiquée dans l’introduction. | Concordance sur l’événement militaire ; divergence limitée à la date administrative du décès. |
| Grade militaire | Ordre de la Libération : adjudant au BM 1. | Fiche du SHD : adjudant. | Information concordante. |
| Date de la croix de la Libération | Ordre de la Libération : décret du 4 juillet 1944. | Inventaire du dossier 1 A 247 : décret du 4 juillet 1944, ampliation du 13 décembre 1944. | Attribution posthume et date du décret confirmées. |
| Légion d’honneur | Ordre de la Libération : chevalier. | Fiche biographique du SHD : chevalier. | Grade confirmé ; décret individuel à vérifier. |
| Citation militaire | Ordre de la Libération : croix de guerre 1939-1945 avec palme. | Fiche du SHD : citation à l’ordre de l’armée. | Concordance. Le texte intégral figure vraisemblablement parmi les pièces du dossier 1 A 247. |
Sources consultées
Ordre de la Libération — Edmond Coussieu — La biographie officielle a permis d’établir les principales étapes de sa carrière militaire et administrative, son engagement dans la France libre, les campagnes du Gabon et de Syrie, ainsi que la date de sa nomination posthume — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/edmond-coussieu
Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C, version du 24 septembre 2025 — L’inventaire a confirmé la cote 1 A 247, l’ampliation du décret du 4 juillet 1944, la présence d’une citation militaire et le reçu du diplôme n° 705 —
Ministère des Armées, Mémoire des hommes — Edmond Coussieu, Compagnon de la Libération, Mort pour la France — La fiche biographique du Service historique de la Défense a permis d’identifier le dossier de décès AC 21 P 109835 et de relever la divergence documentaire concernant la date de décès — https://www.memoiredeshommes.defense.gouv.fr/fichier/1054/14462398
Service historique de la Défense, Musée de la Résistance en ligne — Répertoire nominatif des dossiers administratifs de résistants, lettre C — Le répertoire permet d’identifier le dossier GR 16 P 148513 —
Wikipédia — Edmond Coussieu — La notice secondaire a été examinée pour comparer les principales informations avec les sources institutionnelles, notamment la date de naissance, les campagnes militaires et les circonstances de la mort — https://fr.wikipedia.org/wiki/Edmond_Coussieu