La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

COURNARIE Pierre Charles

Pierre Charles COURNARIE, né le 26 août 1895 à Terrasson (Dordogne), mort le 29 septembre 1968 à La Bachellerie (Dordogne), Français, officier de la Première Guerre mondiale, administrateur colonial, résistant de la première heure, gouverneur du Cameroun rallié à la France libre, gouverneur général de l’Afrique-Occidentale française, haut-commissaire de la République dans le Pacifique, Compagnon de la Libération.

Jeunesse et formation

Pierre Cournarie naît le 26 août 1895 à Terrasson, dans le département de la Dordogne. Son père exerce la profession d’huissier de justice.

Il effectue ses études à Paris. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, en août 1914, il décide de s’engager volontairement dans l’armée française.

Il sert d’abord dans la cavalerie, au 16e régiment de dragons, puis dans l’infanterie, au 70e bataillon de chasseurs à pied.

Il participe aux opérations militaires sur le front français et en Italie.

Le 30 décembre 1917, au cours des combats du Monte Tomba, en Italie, il est blessé et subit les effets des gaz de combat.

Le 8 octobre 1918, à Essigny-le-Petit, dans l’Aisne, il est de nouveau atteint au cours des opérations.

Il obtient plusieurs citations militaires pour son comportement.

En 1919, après l’armistice, il demande à servir en Cilicie, territoire de l’ancien Empire ottoman où les forces françaises interviennent dans un contexte politique et militaire particulièrement instable.

Il y est grièvement blessé.

Démobilisé en mai 1920 avec le grade de sous-lieutenant de réserve, il décide d’entreprendre une carrière dans l’administration coloniale.

En 1921, il entre à l’École coloniale de Paris.

Il en sort en 1922 avec le titre d’élève administrateur et reçoit une affectation au Cameroun, territoire placé sous mandat français après la Première Guerre mondiale.

Carrière administrative au Cameroun — 1922-1939

Pierre Cournarie effectue l’essentiel de sa première carrière administrative au Cameroun.

Il occupe successivement plusieurs fonctions territoriales qui lui permettent d’acquérir une connaissance approfondie du pays.

Pendant quelques mois, il exerce les fonctions de chef de cabinet du gouverneur Marchand.

En juillet 1927, il est promu administrateur de deuxième classe.

Il dirige alors la subdivision de Bafia.

En 1928, il devient adjoint au chef de la circonscription de Yaoundé.

Il reçoit ensuite le commandement administratif de la circonscription d’Ebolowa.

De 1930 à 1933, il exerce les fonctions de chef de la circonscription de Yaoundé.

En janvier 1935, il est nommé chef de la région du Logone, fonction qu’il conserve jusqu’en mars 1938.

Il est promu administrateur en chef au cours de cette période.

En janvier 1939, il prend la direction de la région du Nord-Cameroun.

Il s’installe à Maroua, centre administratif d’une vaste région située à proximité du Tchad.

Cette affectation présente une importance particulière au moment où l’Europe entre dans la Seconde Guerre mondiale.

La proximité géographique du Tchad permettra en effet de développer rapidement des relations avec les autorités favorables à la poursuite de la guerre.

Engagement dans la Résistance

Refus de l’armistice — Juin 1940

En juin 1940, Pierre Cournarie se trouve à Maroua.

La défaite militaire française et la demande d’armistice provoquent chez lui une réaction immédiate.

Ancien combattant de 1914-1918, plusieurs fois blessé et décoré, il refuse l’idée d’une défaite définitive.

Il considère que l’Empire français peut constituer un appui essentiel pour poursuivre la guerre aux côtés des Britanniques.

Il entreprend de prendre contact avec les responsables africains qui partagent cette conviction.

Il se rapproche notamment de Félix Éboué, gouverneur du Tchad.

Éboué prépare alors le ralliement de son territoire au général de Gaulle.

Les relations établies entre les administrateurs favorables à la France libre jouent un rôle important dans l’organisation des premiers ralliements africains.

Le Cameroun occupe une position stratégique en raison de sa façade maritime, de ses communications avec l’Afrique équatoriale et de ses installations portuaires.

Son ralliement permettrait de faciliter les échanges entre les territoires gaullistes et les forces britanniques.

Ralliement du Nord-Cameroun — 27 août 1940

Le 27 août 1940, Pierre Cournarie rallie officiellement le Nord-Cameroun à la France libre.

Il agit en coordination avec les responsables favorables au général de Gaulle.

Le ralliement du Tchad, intervenu la veille, facilite son initiative.

Selon la notice officielle de l’Ordre de la Libération, il entraîne dans ce mouvement les Européens et les populations africaines du territoire placé sous son autorité.

Cette formulation institutionnelle souligne son rôle de responsable territorial. Elle ne permet toutefois pas de mesurer l’adhésion individuelle de l’ensemble des habitants ni de considérer le ralliement comme unanimement consenti.

L’événement présente une importance militaire et politique considérable.

Il permet de consolider le mouvement de ralliement de l’Afrique française à la France libre.

Le Cameroun devient progressivement l’une des principales bases territoriales du dispositif gaulliste.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Pierre Cournarie n’appartient pas à un réseau clandestin métropolitain comparable aux organisations de renseignement ou de sabotage de la France occupée.

Son engagement se déroule principalement dans les structures administratives et territoriales de la France libre.

L’Ordre de la Libération le rattache à deux ensembles : la Résistance en Afrique-Équatoriale française et le Conseil de défense de l’Empire.

Ces appartenances doivent être comprises dans leur contexte.

Le ralliement des territoires africains ne constitue pas seulement un acte administratif.

Il fournit au général de Gaulle une assise territoriale, des ressources économiques, des effectifs militaires et des moyens de communication indispensables à la poursuite de la guerre.

Pierre Cournarie participe directement à cette construction institutionnelle et matérielle de la France libre.

Missions et actions

Secrétaire général du Cameroun — Septembre 1940

En septembre 1940, le général de Gaulle appelle Pierre Cournarie à Douala.

Il lui confie les fonctions de secrétaire général du territoire auprès du colonel Philippe Leclerc de Hauteclocque.

Leclerc exerce alors les principales responsabilités de commandement au Cameroun.

Les deux hommes doivent organiser l’administration du territoire rallié et mettre ses moyens au service de la guerre.

La situation est complexe.

Il faut assurer la continuité des services administratifs, maintenir l’ordre, organiser les finances et garantir le fonctionnement des communications.

Il faut également soutenir les unités militaires en cours de constitution.

Les ports, les routes et les dépôts du Cameroun jouent un rôle important dans cette organisation.

L’expérience administrative de Pierre Cournarie lui permet de prendre en charge les questions territoriales et logistiques pendant que Leclerc prépare de nouvelles opérations militaires.

Gouverneur du Cameroun — Novembre 1940

En novembre 1940, Leclerc quitte le Cameroun pour prendre le commandement des troupes du Tchad.

Pierre Cournarie lui succède à la tête du territoire, en qualité de gouverneur et de haut-commissaire.

Cette nomination constitue une étape décisive de sa carrière.

Il devient responsable de l’administration d’un territoire essentiel au fonctionnement de la France libre en Afrique.

Son action porte notamment sur l’organisation des ressources économiques, le ravitaillement des formations militaires et le maintien des communications.

La guerre impose des besoins considérables.

Les unités françaises libres doivent recevoir des vivres, des vêtements, du matériel sanitaire, des véhicules et des équipements.

Les transports entre les territoires africains sont difficiles.

L’insuffisance des infrastructures impose une mobilisation importante des moyens disponibles.

Pierre Cournarie contribue à faire du Cameroun une base arrière au service des opérations militaires.

Cette action administrative représente un aspect essentiel de sa contribution à la France libre.

Le Cameroun dans le dispositif militaire de la France libre

Après les ralliements de 1940, les territoires d’Afrique centrale constituent l’une des principales bases militaires et politiques du général de Gaulle.

Le Cameroun joue un rôle particulier grâce à son ouverture sur l’Atlantique.

Le port de Douala facilite l’arrivée de matériels et les relations avec les Britanniques.

Les communications terrestres permettent d’approvisionner d’autres territoires ralliés.

L’administration de Pierre Cournarie doit assurer la continuité de ces activités tout en répondant aux besoins de la population.

Le contexte colonial impose toutefois de distinguer l’effort de guerre de ses conséquences sociales.

La mobilisation des ressources, de la main-d’œuvre et des productions agricoles peut représenter une charge importante pour les populations africaines.

Les sources consultées établissent le rôle de Cournarie dans l’organisation générale du territoire, mais ne permettent pas de quantifier précisément les réquisitions, les recrutements ou les contraintes imposées aux habitants pendant son administration.

Une étude approfondie de ces questions nécessiterait la consultation des archives administratives du Cameroun et des fonds conservés aux Archives nationales d’outre-mer.

Participation à l’organisation institutionnelle de la France libre

L’Ordre de la Libération rattache Pierre Cournarie au Conseil de défense de l’Empire.

Cet organisme, institué par le général de Gaulle le 27 octobre 1940 à Brazzaville, constitue l’une des premières structures politiques de la France libre.

Il permet d’organiser l’administration et la coordination des territoires ayant refusé l’autorité de Vichy.

La contribution de Pierre Cournarie doit être replacée dans ce cadre.

Ses responsabilités territoriales participent à la consolidation politique de la France libre.

Elles contribuent également à démontrer que le général de Gaulle dispose d’une autorité réelle sur plusieurs territoires français.

Les sources consultées ne permettent cependant pas de préciser sa participation personnelle à chacune des réunions ou décisions de cet organisme.

Gouverneur général de l’Afrique-Occidentale française — Juillet 1943

En juillet 1943, le général de Gaulle nomme Pierre Cournarie gouverneur général et haut-commissaire de l’Afrique-Occidentale française.

Il succède à Pierre Boisson.

Cette nomination intervient après le débarquement allié en Afrique du Nord de novembre 1942 et le rapprochement progressif des administrations africaines avec les autorités françaises engagées dans la guerre contre l’Allemagne.

Pierre Cournarie prend ses fonctions à Dakar.

L’Afrique-Occidentale française constitue un ensemble territorial beaucoup plus vaste que le Cameroun.

Elle comprend plusieurs colonies administrées depuis Dakar.

Le gouverneur général doit coordonner les administrations territoriales, les finances, les transports, les activités économiques et les relations avec les autorités militaires.

La période est marquée par la poursuite de l’effort de guerre, puis par les transformations politiques qui accompagnent la Libération.

Les questions de mobilisation militaire, de ravitaillement et de reconstruction prennent une importance croissante.

Administration de l’AOF — 1943-1946

Pierre Cournarie demeure gouverneur général de l’Afrique-Occidentale française jusqu’en 1946.

Son administration couvre une période déterminante.

En 1943, la priorité demeure la poursuite de la guerre.

En 1944, le gouvernement provisoire cherche à rétablir l’autorité républicaine et à préparer les transformations institutionnelles de l’après-guerre.

Les territoires africains ont fourni des soldats, des travailleurs et des ressources considérables à l’effort militaire français.

Leur contribution soulève désormais des questions essentielles concernant les droits des anciens combattants, les soldes, les pensions et les conditions de retour à la vie civile.

Pierre Cournarie exerce ses responsabilités au moment où ces problèmes deviennent particulièrement sensibles.

Son administration est notamment concernée par les événements tragiques survenus au camp de Thiaroye, près de Dakar, le 1er décembre 1944.

Le massacre de Thiaroye — 1er décembre 1944

L’étude du parcours de Pierre Cournarie ne peut omettre les événements de Thiaroye.

À l’automne 1944, plusieurs centaines de tirailleurs africains, anciens prisonniers de guerre détenus en Europe, sont rapatriés vers l’Afrique occidentale.

Ils réclament le règlement des sommes qui leur sont dues : soldes, rappels et indemnités.

Les difficultés de paiement provoquent des tensions importantes.

Les anciens prisonniers estiment ne pas avoir reçu les sommes auxquelles ils peuvent prétendre.

Le 21 novembre 1944, un important contingent arrive à Dakar.

Les militaires sont regroupés au camp de Thiaroye.

Le conflit portant sur les paiements s’aggrave.

Les autorités militaires envisagent une intervention destinée à rétablir leur autorité sur les anciens prisonniers.

Le 1er décembre 1944, des troupes françaises ouvrent le feu sur les tirailleurs.

L’opération provoque de nombreux morts et blessés.

Cet événement est aujourd’hui connu sous le nom de massacre de Thiaroye.

Le nombre exact des victimes demeure un sujet de recherche et de débat historiographique.

Les bilans administratifs établis à l’époque ont été contestés par plusieurs historiens.

Il serait donc imprudent de retenir un chiffre définitif sans préciser la source et la méthode de calcul utilisées.

Responsabilités administratives de Pierre Cournarie à Thiaroye

Au moment des événements, Pierre Cournarie est gouverneur général de l’Afrique-Occidentale française.

Il exerce donc la plus haute responsabilité civile de l’administration coloniale fédérale.

Le commandement direct des unités ayant participé à la répression relève des autorités militaires, notamment du général Marcel Dagnan et du général de Boisboissel.

Cette distinction entre responsabilités civiles et militaires ne suffit cependant pas à exclure toute responsabilité administrative du gouverneur général.

Des documents étudiés par les historiens montrent que Pierre Cournarie intervient dans les échanges administratifs relatifs aux soldes des anciens prisonniers et à la situation de Thiaroye.

Une circulaire du 25 novembre 1944 rappelle notamment les règles applicables au paiement des rappels de solde.

La correspondance administrative de cette période constitue donc une source essentielle pour déterminer son rôle exact.

L’historienne Armelle Mabon estime que les autorités civiles et militaires ont contribué à la construction d’une version officielle destinée à justifier la répression.

L’historien Martin Mourre a également étudié les rapports entre les autorités militaires, la haute administration coloniale et les événements de Thiaroye.

Ces travaux mettent en évidence la nécessité de ne pas réduire le massacre à une simple décision tactique prise localement par quelques officiers.

Ils invitent à examiner l’ensemble de la chaîne administrative et militaire.

Les recherches historiques attribuent à Pierre Cournarie un rôle dans la gestion administrative de la crise et de ses conséquences.

Toutefois, pour établir précisément son degré de responsabilité dans la décision d’employer la force, dans la préparation de l’opération et dans les comptes rendus postérieurs, il est nécessaire de confronter les documents originaux conservés dans les archives militaires et coloniales.

Il convient donc de distinguer les faits établis — sa qualité de gouverneur général, son intervention dans les échanges administratifs et l’existence du massacre — des interprétations historiographiques concernant son degré de responsabilité personnelle.

Conséquences administratives de Thiaroye

Après le massacre, les autorités coloniales poursuivent la gestion des dossiers des anciens prisonniers et des militaires rapatriés.

Les documents étudiés par les historiens montrent également l’importance accordée à la surveillance des tirailleurs et au contrôle des informations circulant entre l’Afrique et la métropole.

La répression et sa justification administrative constituent des éléments importants de l’histoire de l’Afrique-Occidentale française pendant la Libération.

Ces événements soulèvent des questions essentielles sur les contradictions entre les valeurs de liberté défendues par la France combattante et le fonctionnement de l’administration coloniale.

Le parcours de Pierre Cournarie doit être examiné dans cette double perspective.

Son engagement en faveur de la France libre en 1940 est historiquement établi.

Il ne saurait cependant conduire à passer sous silence les responsabilités qu’il a exercées dans l’administration coloniale pendant les événements de Thiaroye.

Fin des fonctions en Afrique-Occidentale française — 1946

Pierre Cournarie demeure à Dakar jusqu’en 1946.

Il quitte alors ses fonctions de gouverneur général.

Il regagne la France après environ huit années passées outre-mer depuis sa dernière affectation au Nord-Cameroun.

La date de fin de son mandat est généralement fixée au 3 avril 1946 dans les listes historiques des gouverneurs généraux de l’Afrique-Occidentale française.

Les circonstances exactes de son départ et les motifs des décisions administratives prises à cette époque nécessiteraient un examen des dossiers de personnel.

Les travaux consacrés à Thiaroye évoquent parfois une évolution moins favorable de sa carrière après 1946.

Toutefois, aucun document directement consulté ne permet de démontrer que son départ d’AOF constitue une sanction liée au massacre.

Cette interprétation doit donc demeurer une hypothèse, et non être présentée comme un fait établi.

Arrestation, évasion et déportation

Pierre Cournarie n’est pas connu pour avoir été arrêté ou déporté pendant la Seconde Guerre mondiale.

Son parcours se distingue de celui des résistants clandestins de métropole.

Il exerce principalement des responsabilités administratives dans les territoires ralliés à la France libre.

Son exposition personnelle aux dangers de la guerre appartient surtout à sa carrière militaire de 1914-1920, au cours de laquelle il est plusieurs fois blessé.

Aucune période d’internement ou de déportation pendant les années 1940-1945 n’a été retrouvée dans les sources institutionnelles consultées.

Camarades de combat et collaborateurs

Charles DE GAULLE — Général, chef de la France libre ; reçoit le ralliement de Pierre Cournarie en août 1940, l’appelle à Douala puis le nomme gouverneur général de l’Afrique-Occidentale française en juillet 1943.

Félix ÉBOUÉ — Gouverneur du Tchad, acteur déterminant du ralliement de l’Afrique équatoriale à la France libre ; entretient des relations avec Pierre Cournarie pendant la préparation des ralliements d’août 1940.

Philippe LECLERC DE HAUTECLOCQUE — Colonel, représentant du général de Gaulle au Cameroun ; travaille avec Pierre Cournarie à Douala avant de partir commander les troupes du Tchad.

Pierre BOISSON — Gouverneur général de l’Afrique-Occidentale française avant Pierre Cournarie ; lui cède ses fonctions en juillet 1943.

Henri LAURENTIE — Administrateur colonial et Compagnon de la Libération ; occupe des responsabilités au ministère des Colonies et intervient dans les questions administratives concernant l’Afrique française pendant la guerre.

Marcel DAGNAN — Général commandant la division Sénégal-Mauritanie en 1944 ; joue un rôle majeur dans les décisions militaires relatives à la répression des tirailleurs de Thiaroye.

François DE BOISBOISSEL — Général commandant les troupes françaises dans le secteur de Dakar ; intervient dans la chaîne de commandement militaire au moment du massacre de Thiaroye.

Retour à la vie civile

Haut-commissaire dans le Pacifique — 1948

En 1948, le gouvernement français confie à Pierre Cournarie de nouvelles responsabilités outre-mer.

Il est nommé haut-commissaire de la République dans le Pacifique et aux Nouvelles-Hébrides.

Il devient également gouverneur de la Nouvelle-Calédonie.

Cette affectation marque un changement géographique important.

Après une longue carrière en Afrique, il exerce désormais ses fonctions dans les territoires français du Pacifique.

Les responsabilités du haut-commissaire comprennent notamment la coordination administrative, les relations avec les autorités territoriales et l’application des décisions du gouvernement français.

Le contexte de l’après-guerre est marqué par l’évolution progressive des institutions coloniales.

Les territoires d’outre-mer sont désormais intégrés au cadre de l’Union française établi par la Constitution de 1946.

L’administration doit adapter son fonctionnement à ce nouvel environnement juridique et politique.

Gouverneur de Nouvelle-Calédonie — 1948-1951

Pierre Cournarie exerce les fonctions de gouverneur de Nouvelle-Calédonie de 1948 à 1951.

Les listes administratives situent généralement son mandat du 10 mai 1948 au 5 juillet 1951.

Cette période correspond à la réorganisation des institutions territoriales après la Seconde Guerre mondiale.

La Nouvelle-Calédonie occupe une position importante dans le Pacifique sud.

Elle dispose notamment de ressources minières et d’infrastructures développées pendant la guerre.

Les fonctions du gouverneur comprennent la coordination des services administratifs, les finances territoriales, les relations économiques et la mise en œuvre des politiques publiques.

Les sources consultées ne permettent cependant pas de dresser un bilan détaillé de l’administration personnelle de Pierre Cournarie en Nouvelle-Calédonie.

Une telle étude nécessiterait de consulter les archives territoriales, les rapports administratifs et les délibérations des institutions locales.

Retraite en Dordogne — 1951

En 1951, Pierre Cournarie quitte ses fonctions dans le Pacifique.

Il rentre définitivement en France.

Il choisit de se retirer à La Bachellerie, commune de Dordogne proche de Terrasson, sa ville natale.

Il demeure attaché au Périgord, région dont il est originaire.

Les sources institutionnelles ne permettent pas de reconstituer précisément ses activités personnelles et associatives pendant sa retraite.

Il conserve cependant ses distinctions militaires et la reconnaissance attachée à sa qualité de Compagnon de la Libération.

Décès et sépulture

Pierre Cournarie meurt le 29 septembre 1968 à La Bachellerie.

Il est âgé de soixante-treize ans.

Il est inhumé dans cette commune.

Son dossier individuel de l’Ordre de la Libération conserve plusieurs documents relatifs à ses obsèques, notamment une allocution prononcée par le gouverneur Cédile.

Des articles de presse publiés en 1968 témoignent des hommages rendus après sa disparition.

Décorations

Officier de la Légion d’honneur — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Décret individuel et date de publication au Journal officiel non vérifiés.

Compagnon de la Libération — Décret du 19 octobre 1944. Attribution de son vivant, non posthume. Dossier individuel 1 A 245. L’inventaire officiel conserve l’ampliation du décret ainsi que le reçu du diplôme de Compagnon n° 133 daté du 8 juin 1965. Date précise de publication au Journal officiel non vérifiée.

Croix de guerre 1914-1918 — Trois citations selon la liste des décorations publiée par l’Ordre de la Libération. Les textes des citations sont à rapprocher des ordres de l’armée conservés dans le dossier individuel.

Médaille de Syrie-Cilicie — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille commémorative interalliée de la guerre 1914-1918 — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.

Officier de l’ordre de l’Étoile noire du Bénin — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Date et référence d’attribution non vérifiées.

Officier de l’ordre du Nichan Iftikhar — Tunisie. Distinction mentionnée par l’Ordre de la Libération. Acte individuel d’attribution non vérifié.

Médaille de la Valeur militaire, Valore Militare — Italie. Distinction mentionnée par l’Ordre de la Libération. Classe exacte et acte officiel d’attribution à vérifier.

Officier de l’ordre du Nichan el-Anouar — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Date d’attribution non vérifiée.

Médaille de la Résistance française — Aucune attribution nominative certaine n’a été retrouvée dans les sources consultées. Cette distinction ne figure pas dans la liste publiée par l’Ordre de la Libération. Son absence de cette liste ne suffit toutefois pas à établir qu’elle ne lui a jamais été attribuée.

Lieux de mémoire

Terrasson-Lavilledieu — Dordogne — Ville natale de Pierre Cournarie, le 26 août 1895.

Paris — Seine — Lieu de ses études secondaires et de sa formation administrative à l’École coloniale.

Monte Tomba — Italie — Secteur de sa blessure du 30 décembre 1917.

Essigny-le-Petit — Aisne — Secteur de sa blessure du 8 octobre 1918.

Cilicie — Ancien Empire ottoman — Affectation militaire de 1919 et nouvelle blessure.

Bafia — Cameroun — Fonctions de chef de subdivision.

Yaoundé — Cameroun — Responsabilités administratives dans les années 1928-1933.

Ebolowa — Cameroun — Fonctions de chef de circonscription.

Maroua — Cameroun — Résidence et commandement administratif du Nord-Cameroun au moment du ralliement à la France libre.

Douala — Cameroun — Fonctions de secrétaire général puis de gouverneur du territoire.

Dakar — Sénégal — Siège du gouvernement général de l’Afrique-Occidentale française pendant ses fonctions de 1943 à 1946.

Thiaroye — Sénégal — Lieu du massacre du 1er décembre 1944, survenu pendant son administration de l’AOF.

Nouméa — Nouvelle-Calédonie — Siège de ses fonctions de gouverneur et de haut-commissaire dans le Pacifique.

La Bachellerie — Dordogne — Lieu de retraite, de décès et de sépulture.

Références bibliographiques

Mémorial des Compagnons de la Libération 1940-1945, Chancellerie de l’Ordre de la Libération, Paris, 1961. Ouvrage collectif consacré aux Compagnons de la Libération et à leurs services pendant la Seconde Guerre mondiale.

1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe NOTIN, Perrin, Paris, 2000, 822 p. Étude historique générale des parcours des Compagnons de la Libération.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir TROUPLIN, Elytis, Bordeaux, 2010 ; édition augmentée, 2023. Répertoire biographique consacré aux Compagnons.

La France libre, Jean-Louis CRÉMIEUX-BRILHAC, Gallimard, Paris, 1996. Étude fondamentale de l’organisation politique et militaire de la France libre, notamment de son implantation en Afrique.

Thiaroye 1944. Histoire et mémoire d’un massacre colonial, Martin MOURRE, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2017. Étude historique consacrée aux événements du 1er décembre 1944, à leurs circonstances et à leur mémoire.

Le massacre de Thiaroye. 1er décembre 1944, Armelle MABON, ouvrage consacré à l’enquête historique sur les anciens prisonniers de guerre africains, leurs revendications et la répression de Thiaroye ; édition et pagination à vérifier avant insertion dans une bibliographie définitive.

L’Armée, la haute fonction publique et le massacre de Thiaroye en 1944 au Sénégal. Bureaucratie impériale et petits meurtres entre amis, Martin MOURRE, French Politics, Culture & Society, volume 40, n° 1, 2022. Article de recherche consacré aux relations entre les autorités militaires et la haute administration coloniale.

Dictionnaire biographique des anciens élèves de l’École nationale de la France d’outre-mer, publication de 2003 dont un extrait concernant Pierre Cournarie est conservé dans son dossier individuel de l’Ordre de la Libération. Référence précise de l’édition et pagination à vérifier.

Références internet

Ordre de la Libération — Pierre Cournarie — Biographie officielle établissant la carrière militaire, le ralliement de 1940, les fonctions au Cameroun, en AOF et dans le Pacifique ainsi que les décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/pierre-cournarie

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers individuels, lettre C — Identification du dossier 1 A 245, du décret du 19 octobre 1944 et des pièces militaires et administratives conservées —

Ligue des droits de l’Homme — Il y a soixante-dix ans, le massacre de Thiaroye — Étude historique présentant notamment les documents administratifs relatifs au paiement des soldes et aux conditions de la répression —

Cairn — Camp de Thiaroye : une dénonciation engagée de l’arbitraire colonial — Analyse historique et mémorielle comportant des références aux télégrammes de Pierre Cournarie — https://stm.cairn.info/revue-cahiers-de-recits-2013-1-page-21?lang=fr&tab=texte-integral

Afrique XXI — En réclamant leur dû, c’est la mort qu’ils ont obtenue — Présentation des recherches d’Armelle Mabon sur le massacre de Thiaroye et les revendications des anciens prisonniers africains — https://www.afriquexxi.info/fr/fr/fr/fr/fr/fr/fr/fr/fr/En-reclamant-leur-du-c-est-la-mort-qu-ils-ont-obtenue

Dossier d’homologation consulté

Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 245

L’inventaire officiel des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C, version du 24 septembre 2025, identifie le dossier personnel de Pierre Cournarie sous la cote 1 A 245.

Le dossier comprend notamment l’ampliation du décret du 19 octobre 1944 portant attribution de la croix de la Libération.

Il conserve également le reçu du diplôme de Compagnon n° 133, daté du 8 juin 1965.

Les renseignements administratifs comprennent une fiche établie par la chancellerie de l’Ordre en février 1963 et une fiche d’annuaire.

Dix pièces de correspondance échangées avec l’Ordre entre 1968 et 1970 sont signalées.

Une copie d’un extrait de son acte de naissance, versée en 2015, permet de compléter l’identification civile.

Service historique de la Défense

L’inventaire de l’Ordre de la Libération signale une copie d’un relevé chronologique des diverses fonctions militaires exercées par Pierre Cournarie depuis sa mobilisation, daté du 15 octobre 1919.

Il mentionne également une copie de son état des services.

Toutefois, aucune cote nominative GR 16 P suffisamment certaine n’a été identifiée dans les sources consultées.

Il serait donc injustifié de lui attribuer une référence non vérifiée.

Service des personnels de l’ancienne administration d’outre-mer

Le dossier 1 A 245 conserve plusieurs copies de documents provenant de cette administration.

Il comprend notamment trois ordres de l’armée :

Ordre n° 324 du 13 janvier 1918.

Ordre n° 124 du 11 septembre 1918.

Ordre n° 352 du 19 février 1919.

Ces pièces sont particulièrement importantes pour vérifier les citations militaires obtenues pendant la Première Guerre mondiale et les opérations qui ont suivi.

Le dossier comporte également un curriculum vitae et un bordereau d’envoi daté du 18 octobre 1968.

Archives de l’administration coloniale

L’étude détaillée des fonctions exercées au Cameroun, en Afrique-Occidentale française et dans le Pacifique nécessite la consultation des archives administratives correspondantes.

Pour la période de Thiaroye, les correspondances du gouvernement général de l’AOF, les télégrammes échangés avec le ministère des Colonies et les rapports militaires constituent les pièces essentielles.

Les travaux de Martin Mourre et d’Armelle Mabon identifient plusieurs de ces documents.

Ils permettent d’établir l’existence d’une documentation administrative particulièrement importante concernant Pierre Cournarie.

Les dossiers originaux n’ont toutefois pas été intégralement dépouillés pour cette notice.

Observations

Pierre Cournarie appartient aux administrateurs coloniaux qui ont joué un rôle important dans les premiers ralliements de l’Empire français à la France libre.

Son engagement du 27 août 1940 est historiquement établi.

Il contribue alors à consolider la position du général de Gaulle en Afrique centrale.

Son activité au Cameroun possède une dimension principalement administrative et logistique.

Elle participe au fonctionnement des bases territoriales indispensables aux opérations militaires de la France libre.

À ce titre, son rôle complète celui des chefs militaires engagés sur les différents fronts.

Cependant, sa carrière présente une seconde dimension historique qui ne peut être ignorée.

De 1943 à 1946, Pierre Cournarie exerce les fonctions de gouverneur général de l’Afrique-Occidentale française.

C’est pendant cette période que survient le massacre de Thiaroye, le 1er décembre 1944.

Les recherches historiographiques récentes mettent en cause le fonctionnement des autorités civiles et militaires qui ont administré cette crise.

Elles conduisent notamment à examiner le rôle du gouverneur général dans les décisions administratives, la gestion des revendications des anciens prisonniers et les justifications apportées à la répression.

La qualité de Compagnon de la Libération de Pierre Cournarie ne dispense pas d’étudier ces responsabilités.

Inversement, l’examen critique de son administration de l’AOF ne doit pas conduire à nier son engagement précoce de 1940.

Une notice historiquement rigoureuse doit donc présenter ces deux dimensions sans les confondre.

Les circonstances exactes de son intervention personnelle dans les décisions ayant conduit au massacre demeurent un sujet de recherche documentaire.

Les conclusions devront reposer sur la confrontation des correspondances originales, des rapports militaires et des travaux scientifiques consacrés à Thiaroye.

Indice de fiabilité de la notice Niveau B — L’identité, les dates et lieux de naissance et de décès, le parcours militaire de 1914-1920, les principales affectations administratives au Cameroun, le ralliement du 27 août 1940, les fonctions de gouverneur du Cameroun, la nomination comme gouverneur général de l’AOF, les responsabilités exercées dans le Pacifique et l’attribution de la croix de la Libération sont établis par les sources institutionnelles consultées. Le dossier personnel 1 A 245 est identifié avec précision. Le niveau B est retenu en raison de l’absence de consultation intégrale des archives administratives et militaires, de plusieurs vérifications encore nécessaires concernant les décorations et de l’importance des recherches complémentaires indispensables pour établir précisément les responsabilités personnelles de Pierre Cournarie dans les événements de Thiaroye.

Chronologie du résistant

DateÉvénement
26 août 1895Naissance à Terrasson, Dordogne.
Août 1914Engagement volontaire dans l’armée française.
1914-1918Service au 16e régiment de dragons puis au 70e bataillon de chasseurs à pied.
30 décembre 1917Blessé pendant les combats du Monte Tomba, en Italie.
8 octobre 1918Nouvelle blessure à Essigny-le-Petit.
1919Service en Cilicie ; nouvelle blessure grave.
Mai 1920Démobilisation comme sous-lieutenant de réserve.
1921Entrée à l’École coloniale.
1922Sortie de l’École coloniale et affectation au Cameroun.
Juillet 1927Promotion au grade d’administrateur de deuxième classe.
1927Chef de subdivision de Bafia.
1928Adjoint au chef de la circonscription de Yaoundé, puis chef de la circonscription d’Ebolowa.
1930-1933Chef de la circonscription de Yaoundé.
Janvier 1935-mars 1938Chef de la région du Logone.
Janvier 1939Prend la direction administrative du Nord-Cameroun à Maroua.
Juin 1940Refuse l’armistice et prépare le ralliement à la France libre.
27 août 1940Ralliement du Nord-Cameroun au général de Gaulle.
Septembre 1940Secrétaire général du Cameroun auprès du colonel Leclerc.
Novembre 1940Succède à Leclerc comme gouverneur et haut-commissaire du Cameroun.
1940-1943Organisation des ressources administratives et logistiques du Cameroun au service de la France libre.
Juillet 1943Nomination comme gouverneur général de l’Afrique-Occidentale française.
1943-1946Exercice des fonctions de gouverneur général à Dakar.
19 octobre 1944Nomination comme Compagnon de la Libération.
Novembre 1944Gestion administrative du dossier des anciens prisonniers africains rapatriés à Dakar.
1er décembre 1944Massacre de Thiaroye, survenu pendant son administration de l’AOF.
3 avril 1946Fin du mandat de gouverneur général de l’AOF, selon les listes historiques.
1948Nomination comme haut-commissaire dans le Pacifique et gouverneur de Nouvelle-Calédonie.
10 mai 1948Début du mandat de gouverneur de Nouvelle-Calédonie selon les listes administratives.
5 juillet 1951Fin du mandat de gouverneur de Nouvelle-Calédonie selon les listes administratives.
1951Retour définitif en France et retraite à La Bachellerie.
8 juin 1965Reçu du diplôme de Compagnon de la Libération n° 133.
29 septembre 1968Décès à La Bachellerie.

Tableau des divergences entre sources

Élément biographiqueSource 1Source 2Décision retenue
Blessures de la Première Guerre mondialeBiographie de l’Ordre de la Libération : plusieurs blessures, notamment en Italie et dans l’Aisne.Ordres de l’armée conservés dans le dossier 1 A 245.Parcours retenu ; détail des citations à vérifier dans les ordres originaux.
Nombre de citations de 1914-1918Corps de la notice de l’Ordre de la Libération : deux citations mentionnées.Liste des décorations de la même notice : trois citations.Trois citations retenues provisoirement, sous réserve de l’analyse des pièces militaires.
Début du mandat au CamerounOrdre de la Libération : novembre 1940.Listes administratives historiques : 12 novembre 1940.Novembre 1940 retenu ; date précise à confirmer.
Gouvernorat de l’AOFOrdre de la Libération : juillet 1943 à 1946.Listes historiques : 13 juillet 1943 au 3 avril 1946.Dates précises retenues provisoirement.
Nombre de tirailleurs rapatriés à Dakar en novembre 1944Documents administratifs et travaux historiques : chiffres différents selon les étapes du transport et les rapports.Travaux d’Armelle Mabon et de Martin Mourre contestant certains décomptes officiels.Aucun effectif unique retenu sans préciser le périmètre et la source.
Nombre de victimes du massacre de ThiaroyeBilans administratifs français établis en 1944.Recherches historiques contemporaines proposant des évaluations différentes.Nombre exact non fixé dans la notice ; incertitude explicitement signalée.
Responsabilité personnelle de Pierre Cournarie à ThiaroyeCorrespondances et documents administratifs établissant son rôle de gouverneur général.Travaux historiques examinant sa participation à la gestion de la crise et de la répression.Fonction et interventions administratives établies ; degré précis de responsabilité dans la décision de tirer non considéré comme définitivement démontré.
Fin de carrièreOrdre de la Libération : retour en France en 1951 et retraite.Études sur Thiaroye évoquant une évolution moins favorable de ses affectations.Départ en retraite établi ; absence de preuve directe d’une sanction liée à Thiaroye.

Sources consultées

Ordre de la Libération — Pierre Cournarie — La notice officielle a permis de vérifier l’identité, la carrière militaire, les principales affectations coloniales, le ralliement à la France libre, la date du décret de nomination et les décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/pierre-cournarie

Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels, lettre C — L’inventaire du 24 septembre 2025 a confirmé la cote 1 A 245, les pièces relatives à l’attribution de la croix de la Libération, les états de services et les documents administratifs conservés —

Ligue des droits de l’Homme — Il y a soixante-dix ans, le massacre de Thiaroye — Cette étude a apporté des références documentaires concernant les revendications des anciens prisonniers, les paiements de soldes et les responsabilités administratives de la répression —

Cairn — Camp de Thiaroye : une dénonciation engagée de l’arbitraire colonial — L’article a permis de replacer les télégrammes de Pierre Cournarie et les événements de décembre 1944 dans leur contexte historique et mémoriel — https://stm.cairn.info/revue-cahiers-de-recits-2013-1-page-21?lang=fr&tab=texte-integral

Afrique XXI — En réclamant leur dû, c’est la mort qu’ils ont obtenue — Cette publication a permis de prendre en compte les recherches contemporaines d’Armelle Mabon sur les revendications des tirailleurs et les circonstances du massacre — https://www.afriquexxi.info/fr/fr/fr/fr/fr/fr/fr/fr/fr/En-reclamant-leur-du-c-est-la-mort-qu-ils-ont-obtenue

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