La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Hervé Eugène COUÉ, né le 2 octobre 1919 au Vieil-Baugé (Maine-et-Loire), mort pour la France le 21 août 1944 à Hyères (Var), Français, ouvrier imprimeur, caporal-chef des Forces françaises libres, combattant du 1er Bataillon d’infanterie de marine, du Bataillon d’infanterie de marine et du Pacifique et du Bataillon de marche n° 21, Compagnon de la Libération à titre posthume.

Origines familiales et jeunesse

Hervé Coué naît le 2 octobre 1919 au Vieil-Baugé, dans le département de Maine-et-Loire.

Son père exerce les fonctions de chef de poste. Il meurt alors qu’Hervé n’a que treize ans.

Cette disparition provoque des difficultés matérielles qui contraignent l’adolescent à interrompre sa scolarité.

Il entre en apprentissage dans une imprimerie.

Cette formation professionnelle lui permet d’acquérir un métier manuel, mais elle ne correspond pas à ses aspirations définitives.

À dix-huit ans, il décide de s’engager dans l’armée française.

Les sources institutionnelles consultées ne précisent pas la date exacte de son engagement ni les circonstances de son affectation initiale dans les troupes coloniales.

Elles établissent cependant qu’il sert au Levant lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en septembre 1939.

Engagement dans les troupes coloniales — Avant septembre 1939

Hervé Coué est affecté au 3e bataillon du 24e Régiment d’infanterie coloniale, le 24e RIC.

Cette formation stationne au Levant, territoire placé sous mandat français.

Le régiment appartient aux forces françaises chargées d’assurer la présence militaire et la sécurité des territoires de Syrie et du Liban.

À la déclaration de guerre de septembre 1939, Hervé Coué se trouve en Syrie.

Il sert comme militaire engagé dans une unité d’infanterie coloniale.

Son parcours militaire commence donc loin de la métropole.

Cette situation jouera un rôle déterminant dans sa décision de poursuivre la guerre après l’armistice de juin 1940.

Refus de l’armistice — Juin 1940

Lorsque survient la défaite française de juin 1940, le 3e bataillon du 24e RIC se trouve à Chypre.

Le 17 juin, le maréchal Pétain annonce son intention de demander l’armistice.

Le lendemain, le général de Gaulle appelle depuis Londres à poursuivre la guerre.

Les militaires français présents à Chypre doivent alors choisir entre le retour dans des territoires contrôlés par les autorités de Vichy et la poursuite du combat aux côtés des Britanniques.

Sous l’impulsion du capitaine Lorotte, les hommes du 3e bataillon décident de ne pas regagner Tripoli, au Liban.

Ils se rassemblent à Nicosie, où les autorités britanniques les accueillent favorablement.

Hervé Coué participe à cette décision collective.

Il appartient ainsi aux premiers militaires français du Moyen-Orient ayant choisi de continuer la guerre contre l’Allemagne et l’Italie.

Son engagement est particulièrement précoce, puisqu’il intervient avant la constitution définitive des unités terrestres de la France libre dans cette région.

Constitution du 1er Bataillon d’infanterie de marine — Juillet 1940

Après leur rassemblement à Chypre, les militaires français rejoignent le dispositif britannique au Moyen-Orient.

Ils sont regroupés au camp de Moascar, en Égypte.

Ils y retrouvent notamment la compagnie du capitaine Folliot, qui a également choisi de poursuivre la guerre.

Ces volontaires participent à la constitution du 1er Bataillon d’infanterie de marine (1er BIM).

Cette unité compte parmi les premières formations terrestres combattantes de la France libre.

Elle rassemble des militaires issus des troupes coloniales qui ont refusé l’armistice.

Son organisation s’effectue en liaison étroite avec les autorités militaires britanniques.

La création du 1er BIM revêt une importance particulière : elle permet de constituer une unité française susceptible de participer directement aux opérations militaires alliées.

Hervé Coué est intégré à cette formation.

Il commence ainsi un parcours de combattant qui le conduira successivement au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, en Italie et en France.

Condamnation par les autorités de Vichy

L’engagement d’Hervé Coué dans les Forces françaises libres constitue, aux yeux des autorités de Vichy, un acte de désobéissance militaire.

La notice officielle de l’Ordre de la Libération indique qu’il est condamné à mort et à la confiscation de ses biens.

Cette condamnation témoigne de la répression exercée par le gouvernement de Vichy contre les militaires ayant choisi de poursuivre le combat aux côtés du général de Gaulle.

Toutefois, les recherches effectuées n’ont pas permis d’identifier avec certitude la juridiction ayant prononcé cette condamnation, la date du jugement et ses références administratives.

Il conviendra donc de rechercher le texte original dans les archives de la justice militaire.

La condamnation ne modifie pas la détermination d’Hervé Coué.

Il poursuit son service au sein des Forces françaises libres.

Campagne de Syrie — Juin-juillet 1941

En juin 1941, Hervé Coué participe avec le 1er BIM à la campagne de Syrie.

Cette opération oppose les forces britanniques et françaises libres aux troupes françaises demeurées fidèles au gouvernement de Vichy.

La situation est particulièrement difficile pour les combattants de la France libre, contraints d’affronter d’autres soldats français.

Les opérations se déroulent dans plusieurs secteurs du territoire syrien.

L’objectif des Alliés est d’empêcher que les territoires du Levant puissent être utilisés par les puissances de l’Axe.

Le 1er BIM participe aux combats dans le cadre du dispositif allié.

Hervé Coué prend part à cette campagne.

La victoire des forces britanniques et françaises libres permet le passage de la Syrie et du Liban sous contrôle allié.

Pour Hervé Coué, cette opération constitue une première expérience importante du combat au sein d’une unité de la France libre.

Service dans le désert libyen — 1941-1942

Après la campagne de Syrie, Hervé Coué participe aux opérations d’Afrique du Nord.

Il sert d’abord au 1er BIM, puis au Bataillon d’infanterie de marine et du Pacifique (BIMP).

Cette dernière formation résulte du rapprochement du 1er Bataillon d’infanterie de marine et du Bataillon du Pacifique.

Le BIMP devient l’une des unités d’infanterie de la 1re Brigade française libre.

Il combat aux côtés de la VIIIe armée britannique.

Les opérations se déroulent dans le désert libyen, où les forces alliées affrontent les troupes allemandes et italiennes.

Les difficultés matérielles sont considérables.

Les soldats doivent supporter de fortes amplitudes thermiques, les tempêtes de sable, les longues périodes d’attente et les problèmes de ravitaillement.

Le combat exige également une bonne maîtrise des techniques défensives employées face aux blindés ennemis.

Hervé Coué acquiert progressivement une expérience militaire importante dans cet environnement.

Bataille de Bir Hakeim — Mai-juin 1942

Hervé Coué participe à la bataille de Bir Hakeim, du 26 mai au 11 juin 1942.

Il sert dans le BIMP, unité intégrée à la 1re Brigade française libre commandée par le général Pierre Koenig.

La position de Bir Hakeim se trouve dans le désert libyen, au sud du dispositif défensif britannique de Gazala.

Les forces françaises libres y reçoivent la mission de tenir un point d’appui fortifié afin de contribuer à la défense du flanc méridional de la VIIIe armée britannique.

La garnison française est composée de plusieurs unités d’infanterie, d’artillerie et de troupes spécialisées.

Elle subit les attaques répétées des forces allemandes et italiennes.

Les bombardements aériens, les tirs d’artillerie et les attaques blindées se succèdent.

Les défenseurs doivent également faire face à des difficultés croissantes de ravitaillement.

Hervé Coué participe aux combats avec les hommes du BIMP.

Il demeure dans la position pendant cette bataille, qui devient l’un des épisodes les plus importants de l’histoire militaire de la France libre.

Dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, la garnison française entreprend une sortie de vive force afin d’échapper à l’encerclement.

Une partie importante des combattants parvient à rejoindre les lignes britanniques.

La participation d’Hervé Coué à Bir Hakeim est expressément confirmée par l’Ordre de la Libération.

Bataille d’El-Alamein — Octobre 1942

Après les combats de Libye, Hervé Coué participe à la bataille d’El-Alamein, en Égypte.

Les forces britanniques et françaises libres tentent alors d’arrêter définitivement l’avance des armées germano-italiennes vers le canal de Suez.

L’offensive alliée commence le 23 octobre 1942.

Les positions ennemies sont protégées par des champs de mines, des armes automatiques et de puissants dispositifs d’artillerie.

Le BIMP participe aux opérations menées sur le flanc méridional du dispositif allié.

Les combats sont particulièrement difficiles dans le secteur de l’Himeimat.

Hervé Coué s’y distingue par son courage.

Sauvetage d’un camarade sous le feu ennemi

Au cours des combats d’El-Alamein, Hervé Coué participe à une action particulièrement dangereuse.

Son chef de section est mortellement blessé.

Alors que les tirs de mitrailleuses et les explosions de grenades se poursuivent, Coué aide un camarade à dégager le corps de l’officier.

Cette intervention l’expose directement au feu ennemi.

Son comportement lui vaut une citation à l’ordre du corps d’armée.

La citation souligne le courage manifesté au cours de cette opération.

Le nom du chef de section mortellement blessé n’a pas été identifié dans les sources directement consultées.

La date exacte de l’action devra également être recherchée dans les archives du BIMP.

Cette citation constitue néanmoins un témoignage précis du comportement personnel d’Hervé Coué au combat.

Elle montre qu’il ne se contente pas d’exécuter ses missions d’infanterie, mais accepte de s’exposer pour porter assistance à ses camarades.

Poursuite des forces de l’Axe — Novembre 1942

Après la victoire alliée d’El-Alamein, les forces germano-italiennes entreprennent leur retraite vers l’ouest.

La VIIIe armée britannique engage immédiatement une opération de poursuite.

Le 5 novembre 1942 commence une progression offensive destinée à empêcher l’ennemi de reconstituer une ligne défensive.

Le BIMP fait partie des rares unités françaises libres autorisées à participer directement à cette poursuite.

Il est engagé aux côtés d’une colonne volante de chars et d’automitrailleuses du 1er Régiment de marche de spahis marocains.

Hervé Coué participe à cette opération.

Les déplacements s’effectuent sur de très longues distances à travers le désert.

L’infanterie doit suivre la progression des unités motorisées et intervenir contre les points de résistance ennemis.

Cette campagne conduit progressivement les forces alliées de l’Égypte vers la Libye puis vers la Tunisie.

Campagne de Tunisie — 1943

Au début de l’année 1943, Hervé Coué participe aux opérations de Tunisie.

Les forces alliées cherchent à éliminer les dernières positions des armées allemandes et italiennes en Afrique du Nord.

Le BIMP combat dans le cadre de la VIIIe armée britannique.

Les opérations portent notamment sur les lignes de défense établies dans le sud tunisien.

Les forces de l’Axe ont organisé plusieurs positions fortifiées destinées à ralentir la progression alliée.

Parmi elles figure la ligne Mareth.

Franchissement de la ligne Mareth

La ligne Mareth constitue un système défensif établi dans le sud de la Tunisie.

Elle comprend des ouvrages fortifiés, des fossés antichars, des champs de mines et des positions d’artillerie.

En mars 1943, les forces alliées entreprennent de réduire cette défense.

Hervé Coué participe avec le BIMP aux opérations menées contre les positions ennemies.

Les combats nécessitent une coopération étroite entre l’infanterie, l’artillerie et les unités blindées.

Le franchissement de la ligne Mareth permet de poursuivre la progression vers le nord de la Tunisie.

Cette opération contribue à l’effondrement progressif du dispositif germano-italien.

Combats de Takrouna — Mai 1943

En mai 1943, Hervé Coué participe aux combats de Takrouna.

Cette localité occupe une position élevée, particulièrement favorable à la défense.

Les troupes ennemies disposent de positions retranchées et de champs de tir étendus.

L’attaque de Takrouna constitue une opération difficile, marquée par de violents combats d’infanterie.

Hervé Coué appartient aux hommes du BIMP engagés dans les opérations qui conduisent à la victoire alliée.

La biographie officielle de l’Ordre de la Libération indique sa participation aux combats victorieux du 13 mai 1943.

La capitulation des forces allemandes et italiennes en Tunisie met fin à la campagne d’Afrique du Nord.

Pour Hervé Coué, elle représente l’achèvement d’une succession de campagnes commencées au Moyen-Orient en 1941.

Vie personnelle — Mariage en Tunisie

Le 18 décembre 1943, Hervé Coué se marie en Tunisie.

Les sources institutionnelles consultées ne précisent pas l’identité complète de son épouse ni le lieu exact de la cérémonie.

Cette union intervient après plusieurs années de guerre et de déplacements.

Les archives de l’Ordre de la Libération conservent des extraits de lettres adressées par Hervé Coué à son épouse.

Ces documents présentent un intérêt particulier pour connaître sa vie personnelle et ses sentiments pendant les derniers mois de la guerre.

Ils pourraient également permettre de préciser les circonstances de son mariage.

Refus d’une affectation à l’état-major

À la fin de 1943, Hervé Coué possède une expérience militaire importante.

Il a participé aux campagnes de Syrie, de Libye, d’Égypte et de Tunisie.

Ses qualités personnelles et son comportement au combat sont reconnus.

Un de ses supérieurs lui propose alors une affectation dans un secrétariat d’état-major.

Cette fonction lui permettrait de servir dans des conditions moins dangereuses que celles des unités combattantes.

Hervé Coué refuse cette proposition.

Il souhaite demeurer dans une unité de première ligne.

Cette décision présente un caractère particulièrement significatif.

Après plusieurs années de guerre, il aurait pu accepter une affectation moins exposée sans que son courage puisse être mis en cause.

Il préfère cependant poursuivre le combat auprès de ses camarades.

Affectation au Bataillon de marche n° 21 — 1944

En 1944, Hervé Coué sert au Bataillon de marche n° 21 (BM 21).

Cette unité appartient à la 1re Division française libre.

Elle participe aux opérations préparatoires au retour des forces françaises sur le continent européen.

Hervé Coué possède alors le grade de caporal-chef.

Il embarque en avril 1944 pour participer à la campagne d’Italie.

Cette affectation marque une nouvelle étape de son parcours militaire.

Après plusieurs années de guerre dans les territoires africains et au Moyen-Orient, il s’apprête à combattre en Europe.

Campagne d’Italie — Avril-juillet 1944

Au printemps 1944, Hervé Coué participe à la campagne d’Italie avec la 1re Division française libre.

Les forces françaises sont engagées aux côtés des Alliés contre les positions allemandes établies au sud de Rome.

Les combats se déroulent dans des régions montagneuses où l’ennemi a organisé plusieurs lignes de défense.

Le BM 21 participe aux opérations de la division.

L’infanterie doit progresser sur des terrains difficiles, souvent exposés aux tirs de mortiers, d’artillerie et d’armes automatiques.

Hervé Coué poursuit son service dans une unité combattante.

Les sources consultées confirment sa participation à la campagne, mais ne permettent pas de reconstituer avec précision chacune de ses missions ni ses éventuelles citations individuelles pendant cette période.

La campagne d’Italie constitue néanmoins une étape essentielle dans la préparation de la libération de la France.

Préparation du débarquement de Provence — Été 1944

Après les opérations d’Italie, les unités françaises sont regroupées en vue du débarquement allié sur les côtes méditerranéennes de la France.

L’opération, préparée sous le nom d’Anvil puis de Dragoon, doit ouvrir un second front en France après le débarquement de Normandie.

Elle prévoit notamment la prise de plusieurs ports importants, dont Toulon et Marseille.

La 1re Division française libre doit participer à ces opérations.

Pour Hervé Coué, le retour sur le sol français constitue l’aboutissement de son engagement volontaire de juin 1940.

Il a quitté la France métropolitaine avant la guerre et combattu pendant plusieurs années loin de son pays.

Il s’apprête désormais à participer directement à sa libération.

Débarquement de Provence — Août 1944

Le 15 août 1944, les forces alliées débarquent sur les côtes de Provence.

Les premières unités établissent des têtes de pont dans le Var.

La 1re Division française libre participe à l’opération au sein de l’Armée B commandée par le général de Lattre de Tassigny.

Hervé Coué rejoint la Provence avec le BM 21.

La date exacte de son débarquement personnel n’a pas été retrouvée dans les sources institutionnelles consultées.

Il est cependant établi qu’il participe aux combats menés dans le secteur d’Hyères le 21 août 1944.

L’objectif des forces françaises est de progresser rapidement vers Toulon, dont le port constitue un enjeu stratégique majeur.

Les unités allemandes défendent les principaux accès à la ville.

Combats d’Hyères — 21 août 1944

Le 21 août 1944, Hervé Coué participe avec le BM 21 aux combats menés dans la région d’Hyères.

Les forces françaises cherchent à réduire les positions allemandes qui défendent les approches orientales de Toulon.

Le terrain est particulièrement difficile.

Les Allemands disposent de points d’appui organisés, de positions d’armes automatiques et de moyens d’artillerie.

Les combats d’infanterie nécessitent parfois des attaques rapprochées contre les positions retranchées.

Hervé Coué participe à l’un de ces engagements.

Au cours d’un combat au corps à corps à la grenade, il est mortellement atteint.

Il meurt le jour même.

Il est âgé de vingt-quatre ans.

La biographie officielle de l’Ordre de la Libération confirme les circonstances générales de sa mort, sans préciser le lieu tactique exact de l’engagement ni l’identité des combattants présents à ses côtés.

Mort pour la France — 21 août 1944

Hervé Coué meurt le 21 août 1944, au cours des opérations de libération de la Provence.

Sa disparition intervient six jours après le déclenchement du débarquement allié.

Elle met fin à quatre années d’engagement dans les Forces françaises libres.

Depuis son refus de l’armistice en juin 1940, il a participé aux principales campagnes des formations terrestres de la France libre.

Il a servi successivement en Syrie, en Libye, en Égypte, en Tunisie, en Italie et en France.

Sa mort survient alors qu’il combat pour libérer le territoire national.

Le caractère particulièrement précoce de son engagement et la continuité de son service militaire constituent les principaux éléments de son parcours.

Nomination comme Compagnon de la Libération — 29 décembre 1944

Par décret du 29 décembre 1944, Hervé Coué est nommé Compagnon de la Libération à titre posthume.

Cette distinction intervient un peu plus de quatre mois après sa mort.

Elle récompense son engagement dans les Forces françaises libres et son comportement pendant les campagnes auxquelles il a participé.

Le décret est confirmé par l’inventaire officiel des archives de l’Ordre de la Libération.

Une ampliation datée du 4 avril 1945 figure dans son dossier personnel.

La distinction est donc attribuée après son décès.

Sépulture et mémoire

Hervé Coué est inhumé au cimetière de Villedaigne, dans le département de l’Aude.

Les raisons précises du choix de cette commune pour sa sépulture ne sont pas établies par les sources consultées.

L’inventaire de l’Ordre de la Libération mentionne plusieurs documents concernant sa tombe et les démarches administratives relatives à son entretien.

Il comporte notamment six courriers datés de 2002 à 2003.

Le souvenir d’Hervé Coué est également conservé dans sa commune natale.

Une plaque commémorative lui est consacrée au Vieil-Baugé.

Les archives de l’Ordre de la Libération conservent six courriers et deux articles concernant cette commémoration, organisés en 2011.

Ces éléments témoignent du maintien de sa mémoire locale plusieurs décennies après sa disparition.

Chronologie

DateÉvénement
2 octobre 1919Naissance au Vieil-Baugé, Maine-et-Loire.
Vers 1932-1933Décès de son père ; interruption de sa scolarité.
Après 1932Apprentissage dans une imprimerie.
Vers 1937-1938Engagement dans l’armée française à dix-huit ans.
Septembre 1939Service en Syrie au 3e bataillon du 24e RIC.
Juin 1940Refus de l’armistice avec son bataillon, stationné à Chypre.
Juillet 1940Rassemblement à Nicosie et ralliement aux Britanniques.
1940Participation à la constitution du 1er BIM au camp de Moascar.
Date non établieCondamnation à mort et confiscation de ses biens par Vichy.
Juin-juillet 1941Campagne de Syrie.
1941-1942Opérations dans le désert libyen.
26 mai-11 juin 1942Participation à la bataille de Bir Hakeim.
Octobre 1942Participation à la bataille d’El-Alamein.
Octobre 1942Action de secours sous le feu ennemi ; citation à l’ordre du corps d’armée.
5 novembre 1942Début de la poursuite des forces de l’Axe avec la VIIIe armée britannique.
Mars 1943Opérations contre la ligne Mareth.
13 mai 1943Combats victorieux de Takrouna.
18 décembre 1943Mariage en Tunisie.
1943-1944Refus d’une affectation dans un secrétariat d’état-major.
Avril 1944Départ pour l’Italie avec le BM 21.
Avril-juillet 1944Campagne d’Italie.
Août 1944Participation au débarquement de Provence.
21 août 1944Mort au combat à Hyères.
29 décembre 1944Nomination comme Compagnon de la Libération à titre posthume.
4 avril 1945Ampliation du décret de nomination.
7 juin 1955Date d’un extrait du Journal officiel conservé dans son dossier.
16 mars 1966Reçu du diplôme de Compagnon de la Libération n° 703.
2011Documentation relative à une plaque commémorative au Vieil-Baugé.

Unités militaires et organismes d’appartenance

24e Régiment d’infanterie coloniale (24e RIC) — 3e bataillon ; service au Levant avant juin 1940.

Forces françaises libres (FFL) — Ralliement en juillet 1940 après le refus de l’armistice.

1er Bataillon d’infanterie de marine (1er BIM) — Première unité française libre constituée avec les volontaires du Levant ; participation à la campagne de Syrie.

Bataillon d’infanterie de marine et du Pacifique (BIMP) — Campagnes de Libye, Bir Hakeim, El-Alamein et Tunisie.

VIIIe armée britannique — Participation aux opérations alliées en Afrique du Nord.

Bataillon de marche n° 21 (BM 21) — Affectation en 1944 ; campagnes d’Italie et de Provence.

1re Division française libre (1re DFL) — Participation aux opérations d’Italie et au débarquement de Provence.

Camarades de combat

Charles DE GAULLE — Général, chef de la France libre ; Hervé Coué rejoint les forces placées sous son autorité dès juillet 1940.

LOROTTE — Capitaine du 24e RIC ; entraîne le 3e bataillon dans le refus de l’armistice et la poursuite du combat à Chypre. Prénom non vérifié dans les sources directement consultées.

FOLLIOT — Capitaine commandant une compagnie qui rejoint les volontaires du 24e RIC et participe à la constitution du 1er BIM. Prénom non établi lors des présentes recherches.

Pierre KOENIG — Général commandant la 1re Brigade française libre pendant la bataille de Bir Hakeim, à laquelle Hervé Coué participe au sein du BIMP.

Dimitri AMILAKVARI — Lieutenant-colonel de la 13e demi-brigade de Légion étrangère, engagé dans les combats d’El-Alamein et mort à l’Himeimat le 24 octobre 1942 ; appartient au même dispositif de la France libre, sans que des relations personnelles avec Hervé Coué soient documentées.

Marie-Pierre KOENIG — Officier des Forces françaises libres, connu sous le prénom Pierre ; voir Pierre KOENIG ci-dessus. Cette identification précise permet d’éviter de traiter les deux formes de son nom comme deux personnes distinctes.

Lieux de mémoire et d’action

Le Vieil-Baugé — Maine-et-Loire — Commune natale d’Hervé Coué et lieu d’une plaque commémorative.

Syrie — Levant français — Affectation militaire avant 1940 et campagne de juin-juillet 1941.

Chypre — Nicosie — Refus de l’armistice et regroupement des militaires français décidés à poursuivre la guerre.

Moascar — Égypte — Camp de regroupement et de constitution du 1er BIM.

Bir Hakeim — Libye — Participation aux combats du 26 mai au 11 juin 1942.

El-Alamein — Égypte — Participation aux combats d’octobre 1942 et action à l’origine d’une citation.

Ligne Mareth — Tunisie — Combats de mars 1943.

Takrouna — Tunisie — Participation aux combats de mai 1943.

Tunisie — Mariage le 18 décembre 1943.

Italie — Campagne de 1944 avec le BM 21.

Hyères — Var — Lieu de sa mort au combat le 21 août 1944.

Villedaigne — Aude — Lieu de sépulture.

Décorations

Chevalier de la Légion d’honneur — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Le dossier personnel 1 A 242 contient une copie d’un extrait du Journal officiel daté du 7 juin 1955, classée dans les documents relatifs aux décorations. Cet extrait pourrait concerner la Légion d’honneur, mais son contenu n’ayant pas été directement vérifié, il serait prématuré de lui attribuer cette signification. Date exacte du décret et publication officielle à confirmer.

Compagnon de la Libération — Décret du 29 décembre 1944 ; attribution à titre posthume. Ampliation du 4 avril 1945 conservée au dossier 1 A 242. Reçu du diplôme n° 703 daté du 16 mars 1966. Date de publication au Journal officiel non retrouvée avec certitude. Source : Ordre de la Libération.

Croix de guerre 1939-1945 — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Une citation à l’ordre du corps d’armée est expressément mentionnée pour son action à El-Alamein. Le nombre total de citations et les références officielles restent à vérifier.

Médaille coloniale — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Les agrafes éventuellement attribuées et la date de délivrance n’ont pas été établies.

Médaille de la Résistance française — Aucune attribution nominative n’a été confirmée par une source officielle lors des recherches. Cette décoration ne figure pas parmi les quatre distinctions mentionnées dans la notice de l’Ordre de la Libération.

Aucune décoration étrangère individuelle n’a été établie avec une certitude suffisante.

Dossiers d’archives et d’homologation

Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 242

L’inventaire officiel des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C, version du 24 septembre 2025, identifie le dossier d’Hervé Coué sous la cote 1 A 242.

Ce dossier comporte un mémoire de proposition daté de 1944 pour l’attribution de la croix de la Libération.

Il conserve également l’ampliation du décret du 29 décembre 1944, établie le 4 avril 1945.

Sept courriers relatifs à cette attribution, datés de 1946 à 1947, sont signalés.

Le dossier comprend le reçu du diplôme de Compagnon de la Libération n° 703, daté du 16 mars 1966.

Plusieurs fiches de renseignements établies par la chancellerie de l’Ordre de la Libération y figurent également.

Correspondances familiales

L’inventaire mentionne des extraits de lettres écrites par Hervé Coué à son épouse pendant la guerre.

Ces pièces pourraient apporter des précisions sur ses affectations, son mariage et ses dernières campagnes.

Les dates de ces lettres ne sont pas indiquées dans l’inventaire.

Douze pièces de correspondance échangées avec l’Ordre de la Libération entre 1950 et 2011 sont également conservées.

Décorations

Le dossier comprend la copie d’un extrait du Journal officiel daté du 7 juin 1955.

Un courrier de 2003 relatif aux décorations est également mentionné.

L’examen direct de ces pièces serait nécessaire pour préciser les conditions d’attribution de la Légion d’honneur et les éventuelles autres distinctions.

Sépulture et commémorations

Six courriers datés de 2002 à 2003 et deux fiches de renseignements concernent la sépulture.

Les archives contiennent également six courriers et deux articles de 2011 relatifs à une plaque commémorative au Vieil-Baugé.

Enfin, deux articles de presse datant de 1944 et 1945 figurent dans le dossier.

Ces documents présentent un intérêt particulier pour l’étude de la mémoire d’Hervé Coué immédiatement après sa mort.

Service historique de la Défense — GR 16 P 145862

Le répertoire nominatif du Service historique de la Défense identifie le dossier d’Hervé Eugène Coué sous la cote GR 16 P 145862.

Il confirme sa naissance le 2 octobre 1919 au Vieil-Baugé, dans le Maine-et-Loire.

Une homologation au titre des Forces françaises libres y est signalée.

Cette cote permet d’identifier sans ambiguïté le dossier, notamment par comparaison avec ceux d’autres personnes portant le patronyme Coué.

Le dossier original n’a pas été dépouillé.

Les informations relatives à son engagement, à ses affectations successives et à son statut militaire exact devront être contrôlées dans ses pièces.

Dossier d’homologation consulté

La référence du dossier SHD GR 16 P 145862 a été identifiée dans le répertoire nominatif.

Ce dernier confirme une homologation au titre des Forces françaises libres.

En revanche, les pièces originales du dossier n’ont pas été directement consultées.

Il n’est donc pas possible de préciser les dates administratives exactes de reconnaissance de ses services.

Références bibliographiques

Mémorial des Compagnons de la Libération 1940-1945, Chancellerie de l’Ordre de la Libération, Paris, 1961. Ouvrage collectif de référence consacré aux Compagnons de la Libération ; un extrait relatif à Hervé Coué est conservé dans son dossier individuel.

1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe NOTIN, Perrin, Paris, 2000, 822 p. Étude historique générale permettant de replacer l’engagement d’Hervé Coué dans l’histoire de la France libre.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir TROUPLIN, Elytis, Bordeaux, 2010 ; édition augmentée, 2023. Dictionnaire biographique consacré aux Compagnons de la Libération.

La France libre, Jean-Louis CRÉMIEUX-BRILHAC, Gallimard, Paris, 1996. Ouvrage historique consacré à la naissance et au développement de la France libre ainsi qu’aux campagnes militaires de ses unités.

Bir Hakeim, Erwan BERGOT, Presses de la Cité, Paris, 1989. Étude consacrée à la bataille de Bir Hakeim, à son déroulement et aux unités de la France libre engagées dans les combats.

Références internet

Ordre de la Libération — Hervé Coué — Notice biographique officielle confirmant sa naissance, son engagement dans les Forces françaises libres, sa participation à Bir Hakeim et à El-Alamein, ses campagnes militaires, les circonstances de sa mort et ses décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/herve-coue

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C — Identification du dossier 1 A 242, du décret du 29 décembre 1944 et des correspondances familiales —

Service historique de la Défense, Musée de la Résistance en ligne — Répertoire nominatif des dossiers GR 16 P, lettre C — Identification du dossier GR 16 P 145862 et mention d’homologation au titre des Forces françaises libres —

Ordre de la Libération — Les Compagnons de la Libération — Présentation de la liste officielle des Compagnons et de leurs unités — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/c

Observations

Hervé Coué appartient aux premiers engagés volontaires de la France libre.

Son parcours présente plusieurs caractéristiques importantes.

Issu d’un milieu modeste, contraint d’interrompre sa scolarité après la mort de son père, il choisit très jeune la carrière militaire.

En juin 1940, il refuse l’armistice alors qu’il sert au Levant.

Son engagement ne résulte pas d’une décision prise après plusieurs mois de réflexion ou de l’évolution de la situation militaire.

Il appartient aux premiers choix individuels et collectifs de militaires français décidés à poursuivre immédiatement la guerre.

Il participe ensuite à la constitution du 1er BIM, l’une des premières unités terrestres de la France libre.

Son parcours militaire comprend les principales campagnes des forces françaises combattant en Afrique du Nord.

Sa présence à Bir Hakeim présente un intérêt particulier, puisqu’elle permet de le rattacher à l’une des batailles les plus emblématiques de la France libre.

Son comportement à El-Alamein est documenté par une citation militaire mentionnant une action personnelle de secours sous le feu ennemi.

Après la victoire alliée en Tunisie, il refuse une affectation administrative qui aurait pu le préserver des dangers du combat.

Il choisit de poursuivre son engagement dans les unités d’infanterie.

Sa mort, le 21 août 1944, pendant les combats de libération d’Hyères, intervient seulement quelques jours après le débarquement de Provence.

Il meurt ainsi sur le sol français, après avoir combattu pendant quatre années sur plusieurs théâtres d’opérations.

Son parcours illustre la continuité de l’engagement des premiers volontaires de la France libre, depuis le refus de l’armistice jusqu’aux opérations de libération du territoire national.

Divergences documentaires et points à vérifier

Identité complète. Le répertoire du Service historique de la Défense précise le deuxième prénom Eugène, absent de la présentation principale de l’Ordre de la Libération. Les deux sources sont concordantes sur le prénom usuel, le patronyme, la date et le lieu de naissance. L’identification ne présente pas de difficulté particulière.

Date exacte de l’engagement dans la France libre. La notice officielle confirme le refus de l’armistice et le ralliement des militaires français à Chypre en juillet 1940. Elle ne fournit cependant pas une date individuelle d’engagement. Il convient donc de ne pas assimiler automatiquement la date de constitution du 1er BIM à celle de son engagement administratif personnel.

Condamnation à mort par Vichy. L’Ordre de la Libération confirme cette condamnation et la confiscation de ses biens, mais le jugement original n’a pas été retrouvé. La date, la juridiction et les références officielles demeurent à préciser.

Bataille de Bir Hakeim. La participation d’Hervé Coué à la bataille est expressément établie par l’Ordre de la Libération. En revanche, les sources consultées ne permettent pas d’identifier sa compagnie, son poste de combat ou ses actions individuelles pendant les journées du 26 mai au 11 juin 1942.

Citation d’El-Alamein. L’existence d’une citation à l’ordre du corps d’armée est confirmée. Sa date précise, le texte intégral et l’identité du chef de section mortellement blessé restent à établir.

Décorations. L’inventaire du dossier individuel mentionne un extrait du Journal officiel du 7 juin 1955. Sa nature exacte devra être déterminée avant toute assimilation à un décret de nomination dans la Légion d’honneur.

Lieu de sépulture. La notice officielle situe la tombe à Villedaigne, dans l’Aude. Les raisons de cette inhumation, probablement liées à la situation familiale, ne peuvent être établies sans consultation d’archives complémentaires.

Indice de fiabilité de la notice Niveau B — L’identité, la date et le lieu de naissance, le ralliement à la France libre, l’appartenance au 1er BIM puis au BIMP, la participation aux campagnes de Syrie, de Libye, d’Égypte et de Tunisie, la présence à Bir Hakeim, l’action individuelle à El-Alamein, le service au BM 21, la mort au combat à Hyères et l’attribution posthume de la croix de la Libération sont établis par les sources institutionnelles consultées. Le dossier individuel 1 A 242 et le dossier SHD GR 16 P 145862 sont précisément identifiés. Le niveau B est retenu en raison de l’absence de dépouillement intégral des archives militaires, du manque de précisions sur certaines dates de service, de l’absence de vérification du jugement prononcé par Vichy et des recherches encore nécessaires concernant les décrets individuels de décoration.

Sources consultées

Ordre de la Libération — Hervé Coué — Notice biographique officielle — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/herve-coue

Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C, version du 24 septembre 2025 —

Service historique de la Défense — Répertoire des dossiers individuels de résistants GR 16 P, lettre C —

Ordre de la Libération — Liste officielle des Compagnons, lettre C — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/c

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