Georges Étienne Jules CABANIER, né le 21 novembre 1906 à Grenade (Haute-Garonne), mort le 26 octobre 1976 à Paris, français. Officier de marine, sous-marinier, commandant du Rubis, officier des Forces navales françaises libres, amiral, chef d’état-major de la Marine, Grand Chancelier de la Légion d’honneur et Compagnon de la Libération. L’Ordre de la Libération confirme la naissance, le décès et le décret du 25 mai 1943 ; la base de la Médaille de la Résistance donne l’identité complète Georges Étienne Jules CABANIER.
Jeunesse et formation
Georges CABANIER naît dans une famille de propriétaires terriens de Haute-Garonne. Il choisit très tôt la carrière navale et entre à l’École navale en 1925. En octobre 1927, il embarque sur le croiseur-école Jeanne d’Arc comme enseigne de vaisseau de 2e classe.
En 1928, il sert successivement sur les avisos Du Couëdic et Duperré, puis sur le transport militaire Seine. En 1930, à bord de l’aviso Aldébaran, il effectue une campagne aux Antilles, aux Bermudes, aux Açores et à Terre-Neuve. Après une année à l’École des officiers torpilleurs et électriciens, il choisit définitivement la spécialité sous-marine.
En 1932, il embarque sur les sous-marins Achéron puis Saphir. Promu lieutenant de vaisseau en 1934, il sert ensuite sur l’Orion, puis en 1936 sur le croiseur sous-marin Surcouf, avec lequel il effectue notamment une croisière d’endurance en Atlantique Sud.
En 1938, il reçoit le commandement du sous-marin mouilleur de mines Rubis, d’abord basé à Cherbourg puis à Bizerte.
Engagement dans la Résistance
Au début de 1940, le Rubis est placé à la disposition de la Royal Navy et basé d’abord à Harwich puis à Dundee. L’unité participe aux opérations de Norvège en effectuant des missions de mouillage de mines contre les voies maritimes allemandes.
Au moment de l’armistice de juin 1940, le Rubis se trouve en opération dans les eaux norvégiennes. Sous le commandement de CABANIER, il mouille 32 mines dans le chenal de Trondheim. L’une de ces mines détruit ensuite un chasseur de sous-marins allemand. À ce stade, le bâtiment compte déjà plusieurs navires ennemis coulés ou endommagés.
Le sous-marin revient à Dundee le 30 juin 1940. La décision de poursuivre la guerre est largement impulsée par CABANIER : l’équipage, l’état-major et le bâtiment rallient la France libre presque au complet. L’Ordre de la Libération date formellement ce ralliement collectif du 10 juillet 1940, tandis que la MVR retient le 30 juin comme moment du ralliement à Dundee. Ces deux dates correspondent respectivement au retour à la base et à la formalisation de l’adhésion.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Georges CABANIER n’appartient pas à un réseau de Résistance intérieure.
Son engagement relève de la France libre et des Forces navales françaises libres — FNFL.
Ses principales unités et fonctions pendant la guerre sont :
Sous-marin Rubis
État-major de la France libre dans le Pacifique
Croiseur auxiliaire Cap des Palmes
L’inventaire des unités militaires de l’Ordre de la Libération rattache Georges CABANIER au Rubis, avec plusieurs autres Compagnons issus de ce sous-marin, notamment Justin DANGEL, Gontran GAUTHIER, Roger GUILLAMET, Robert LAURENT, François LE GUEN, Henri ROUSSELOT et Henri SIMON-DUBUISSON.
Missions et actions
Sous le commandement de CABANIER, le Rubis poursuit ses opérations dans les eaux norvégiennes après le ralliement. Le bâtiment effectue des mouillages de mines particulièrement audacieux dans les fjords de Norvège, notamment dans la région de Bergen, et inflige des pertes importantes au trafic maritime allemand.
L’action du Rubis est suffisamment remarquée par les Britanniques pour que CABANIER reçoive la Distinguished Service Order — DSO. Un texte de l’amiral MUSSELIER publié par la Fondation de la France Libre identifie explicitement le lieutenant de vaisseau Georges CABANIER comme titulaire de cette décoration britannique en raison de ses opérations avec le Rubis.
Promu capitaine de corvette en janvier 1941, il quitte le commandement du Rubis en mai 1941. Il est envoyé dans le Pacifique, où il devient commandant de la Défense du Pacifique, puis chef d’état-major de l’amiral Georges THIERRY D’ARGENLIEU, Haut-commissaire des possessions françaises du Pacifique.
Promu capitaine de frégate en mars 1943, il commande à partir de mars 1944 le croiseur auxiliaire Cap des Palmes. Le bâtiment opère au sein de la 3e Flotte des États-Unis dans le Pacifique, principalement autour de la Nouvelle-Calédonie et des Nouvelles-Hébrides, et participe à de nombreuses escortes de convois.
En avril 1945, CABANIER fait partie de la délégation française à la conférence de San Francisco, qui prépare la création de l’Organisation des Nations unies. En juin 1945, il reçoit le commandement de l’École navale, qu’il est chargé de réorganiser.
Arrestation / évasion / déportation
Sans objet. Georges CABANIER n’a été ni arrêté ni déporté.
Son choix de poursuivre la guerre s’effectue depuis la Grande-Bretagne, où se trouve le Rubis au moment de l’armistice. Le ralliement de la quasi-totalité de son équipage représente l’un des ralliements collectifs les plus significatifs des débuts des Forces navales françaises libres.
Camarades de combat
Le parcours de CABANIER est indissociable de l’équipage du Rubis. Parmi les Compagnons qui servent sur ce bâtiment figurent Justin DANGEL, Gontran GAUTHIER, Roger GUILLAMET, Robert LAURENT, François LE GUEN, Henri ROUSSELOT et Henri SIMON-DUBUISSON.
Henri ROUSSELOT lui succède ultérieurement au commandement du Rubis et poursuit les opérations de guerre du sous-marin.
Dans le Pacifique, CABANIER sert directement auprès de l’amiral Georges THIERRY D’ARGENLIEU, dont il devient chef d’état-major.
Retour à la vie civile
Georges CABANIER poursuit après 1945 une carrière militaire de tout premier plan.
Promu capitaine de vaisseau en octobre 1945, il commande ensuite l’École navale puis, à partir de 1947, le croiseur-école Jeanne d’Arc.
En juillet 1949, il devient attaché naval à Washington. Il est promu contre-amiral en janvier 1951, puis nommé secrétaire général adjoint de la Défense nationale en janvier 1953.
En mars 1954, il prend le commandement de la Marine en Indochine. De retour en métropole en février 1956, il devient chef de l’état-major particulier du secrétaire d’État à la Marine. Promu vice-amiral en novembre 1956, il prend peu après le commandement du Groupe d’action anti-sous-marine — GASM.
En juin 1958, il est nommé chef d’état-major de la Défense nationale au cabinet du général DE GAULLE. Il prend rang de vice-amiral d’escadre en novembre 1958, puis d’amiral le 1er juillet 1960. À cette même date, il devient chef d’état-major de la Marine, fonction qu’il exerce jusqu’au 1er janvier 1968.
Membre de l’Académie de Marine, il est ensuite Grand Chancelier de la Légion d’honneur de 1969 à février 1975.
Le SHD conserve par ailleurs un important fonds privé consacré à l’amiral CABANIER sous la cote MV GG2 244, couvrant la période 1945-1985 et comprenant photographies, dossiers relatifs à des voyages officiels, réunions de chefs d’état-major et cérémonies diverses.
Georges CABANIER meurt à Paris le 26 octobre 1976. Ses cendres sont dispersées en mer, au large du cap Camarat, au-dessus de l’épave du Rubis.
Décorations
Grand-croix de la Légion d’honneur — dignité confirmée par l’Ordre de la Libération. La date exacte du décret d’élévation n’a pas été retrouvée dans les sources primaires directement consultées.
Source : Ordre de la Libération.
Compagnon de la Libération — décret du 25 mai 1943 — dossier 1 A 165. L’inventaire conserve l’ampliation du décret n° 1232 du 25 mai 1943, établie le 24 septembre 1943.
Source : Ordre de la Libération.
Grand-croix de l’Ordre national du Mérite — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.
Croix de guerre 1939-1945 — trois citations.
Source : Ordre de la Libération.
Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.
Médaille de la Résistance française avec rosette — décret du 31 mars 1947 — publication au Journal officiel du 13 juillet 1947 — cote du dossier 1O10188.
Source : Ordre de la Libération.
Croix du combattant volontaire de la Résistance — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.
Chevalier des Palmes académiques — confirmé par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.
Commandeur de l’Ordre du Mérite maritime — confirmé par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.
Médaille coloniale — agrafe « Extrême-Orient ».
Source : Ordre de la Libération.
Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.
Médaille commémorative de la guerre 1939-1945 — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.
Médaille commémorative de la campagne d’Indochine — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.
Distinguished Service Order — Royaume-Uni — décoration britannique confirmée par l’Ordre de la Libération et par un témoignage contemporain publié par la Fondation de la France Libre.
Source : Ordre de la Libération ; Fondation de la France Libre.
Commandeur de la Legion of Merit — États-Unis — décoration confirmée par l’Ordre de la Libération. Le document américain nominatif d’attribution n’a pas été directement retrouvé lors des présentes recherches.
Source : Ordre de la Libération.
Croix de guerre avec glaive — Norvège — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.
Médaille de la Participation — Norvège — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.
Georges CABANIER a en outre reçu un nombre exceptionnel de hautes distinctions étrangères : Grand-croix de l’Ordre royal de l’Épée de Suède, Commandeur du Dannebrog, Grand-croix d’Orange-Nassau, Grand-croix de l’Ordre du Mérite de la République fédérale d’Allemagne, Grand-croix de l’Ordre militaire d’Avis et de l’Ordre de l’Infant Dom Henrique, Grand-croix de Polonia Restituta, Grand cordon de l’Ordre national du Cèdre, Grand-croix de l’Ordre du Lion et du Soleil, ainsi que de nombreuses distinctions africaines, latino-américaines et méditerranéennes. L’ensemble est répertorié par l’Ordre de la Libération.
Lieux de mémoire
Les cendres de Georges CABANIER ont été dispersées au-dessus de l’épave du Rubis, au large du cap Camarat. Ce choix associe définitivement sa mémoire au sous-marin qu’il commandait lors du ralliement à la France libre.
Le Service historique de la Défense conserve ses papiers personnels sous la cote MV GG2 244, fonds intitulé « Amiral Georges Cabanier ».
Sa mémoire est également perpétuée par les traditions des sous-mariniers et par l’histoire du Rubis, lui-même unité Compagnon de la Libération.
Références bibliographiques
Croisières périlleuses — Georges CABANIER — Paris, Presses de la Cité, 1963. Témoignage personnel de l’ancien commandant du Rubis sur les opérations sous-marines de guerre.
L’épopée des sous-marins Narval et Rubis : une histoire héroïque de la France libre — Jean-Louis MAURETTE — Batz-sur-Mer, Éditions du Grand Blockhaus, 2014. Étude consacrée aux deux sous-marins emblématiques des FNFL.
Éloge de l’amiral Georges Cabanier — Gérard DAILLE — Académie de Marine, 1976-1977, p. 69-75. Référence signalée dans l’instrument de recherche du SHD.
L’amiral Cabanier, 1906-1976 : sa carrière — Jacques PONS — 1999, 71 p. Étude signalée dans la bibliographie archivistique du SHD.
1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération — Jean-Christophe NOTIN — Paris, Perrin, 2000, 822 p. Ouvrage général de référence sur les Compagnons.
Références internet
Ordre de la Libération — Georges CABANIER — notice institutionnelle principale : carrière navale, Rubis, ralliement, Pacifique, Cap des Palmes, carrière après-guerre et décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/georges-cabanier
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C — dossier 1 A 165, décret du 25 mai 1943, documents de la chancellerie, archives familiales et pièces de décès.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf
Ordre de la Libération — Base des médaillés de la Résistance française — Georges Étienne Jules CABANIER, médaille avec rosette, décret du 31 mars 1947, JO du 13 juillet 1947, cote 1O10188.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies/C?page=0
Service historique de la Défense — Fonds Amiral Georges CABANIER — fonds privé MV GG2 244, 1945-1985.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/1029980
Ordre de la Libération — Inventaire des unités militaires — liste des Compagnons issus du sous-marin Rubis.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_unites_militaires_20260319.pdf
Fondation de la France Libre — Sous le signe de la Croix de Lorraine, par l’amiral MUSSELIER — témoignage contemporain mentionnant Georges CABANIER et la Distinguished Service Order.
https://francelibre.net/signe-croix-de-lorraine/
Mémoire Vive de la Résistance — Forces françaises libres — mention du ralliement de l’équipage du Rubis autour du lieutenant de vaisseau CABANIER à Dundee.
https://mvr.asso.fr/forces-francaises-libres/
Wikipédia — Georges CABANIER — notice développée consultée comme source secondaire obligatoire ; les éléments essentiels ont été confrontés à la documentation institutionnelle.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Cabanier
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote GR 16 P certaine n’a été retrouvée lors des présentes recherches pour Georges CABANIER. Son parcours est celui d’un officier de carrière de la Marine ayant rejoint directement les Forces navales françaises libres depuis la Grande-Bretagne ; il ne convient donc pas d’attribuer par déduction une cote GR 16 P qui n’a pas été vérifiée.
Ordre de la Libération — dossier 1 A 165. L’inventaire détaillé a été consulté. Il contient l’ampliation du décret n° 1232 du 25 mai 1943, datée du 24 septembre 1943, le bulletin d’adhésion à la Société d’entraide des Compagnons de la Libération, plusieurs fiches de renseignements, 17 pièces de correspondance, une carte d’identité de Compagnon, ainsi que des discours manuscrits de CABANIER à la BBC en 1941. Le dossier conserve aussi des éléments transmis par la Grande chancellerie de la Légion d’honneur, des pièces relatives à son décès et des articles de presse. Le dossier physique complet n’a pas été dépouillé pièce par pièce.
Service historique de la Défense — MV GG2 244. Ce fonds privé de l’amiral CABANIER, distinct d’un dossier d’homologation de Résistance, couvre la période 1945-1985 et conserve notamment photographies, dossiers de déplacements, réunions de chefs d’état-major et documents de commémoration.
Observations
L’identité complète varie selon les ressources. La notice courante de l’Ordre utilise Georges CABANIER, tandis que la base officielle de la Médaille de la Résistance donne Georges Étienne Jules CABANIER. Cette forme complète est retenue.
La date du ralliement du Rubis doit être formulée avec nuance. La MVR situe le ralliement à Dundee le 30 juin 1940, jour du retour du bâtiment de mission ; la notice de l’Ordre indique que CABANIER entraîne officiellement le bâtiment et l’équipage dans la France libre le 10 juillet 1940. Il ne s’agit pas nécessairement d’une contradiction, mais de deux moments du processus : décision à l’arrivée puis formalisation administrative.
La Croix de la Libération est juridiquement attribuée par décret du 25 mai 1943. L’inventaire du dossier 1 A 165 mentionne une ampliation datée du 24 septembre 1943, ce qui ne modifie pas la date du décret.
La Médaille de la Résistance française bénéficie d’une vérification complète : avec rosette, décret du 31 mars 1947, Journal officiel du 13 juillet 1947, cote 1O10188.
Enfin, la notice de l’Ordre comporte une très longue liste de décorations étrangères acquises pour une grande part durant la carrière d’après-guerre de l’amiral. Leur présence dans une source institutionnelle nominative permet de les tenir pour confirmées, mais les actes étrangers individuels de chacune d’elles n’ont pas tous été retrouvés lors des présentes recherches.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — identité, naissance, formation navale, spécialisation sous-marine, commandement du Rubis, opérations de Norvège, ralliement aux FNFL, commandement dans le Pacifique, Cap des Palmes, conférence de San Francisco, carrière de haut commandement après-guerre, décès, dossier de Compagnon 1 A 165, décret du 25 mai 1943, Médaille de la Résistance avec rosette et cote 1O10188 sont établis par des sources institutionnelles concordantes. Les principales réserves concernent uniquement l’absence de cote GR 16 P vérifiée et les actes primaires individuels de certaines décorations étrangères.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 21 novembre 1906 | Naissance à Grenade, Haute-Garonne |
| 1925 | Entrée à l’École navale |
| Octobre 1927 | Embarque sur la Jeanne d’Arc comme enseigne de vaisseau de 2e classe |
| 1928 | Sert sur Du Couëdic, Duperré puis Seine |
| 1930 | Campagne sur l’Aldébaran |
| 1932 | Embarque sur l’Achéron puis le Saphir |
| 1934 | Promu lieutenant de vaisseau |
| 1936 | Sert sur le Surcouf |
| 1938 | Prend le commandement du Rubis |
| Début 1940 | Rubis basé en Grande-Bretagne et intégré à une flottille britannique |
| Juin 1940 | Mouillage de 32 mines dans le chenal de Trondheim |
| 30 juin 1940 | Retour du Rubis à Dundee ; décision de poursuivre le combat |
| 10 juillet 1940 | Ralliement formalisé du Rubis et de son équipage à la France libre |
| Janvier 1941 | Promu capitaine de corvette |
| Mai 1941 | Quitte le Rubis pour le Pacifique |
| 1941-1943 | Commandant de la Défense du Pacifique puis chef d’état-major de THIERRY D’ARGENLIEU |
| Mars 1943 | Promu capitaine de frégate |
| 25 mai 1943 | Compagnon de la Libération |
| Mars 1944 | Prend le commandement du Cap des Palmes |
| Avril 1945 | Délégué français à la conférence de San Francisco |
| Juin 1945 | Commandant de l’École navale |
| Octobre 1945 | Promu capitaine de vaisseau |
| 1947 | Commande la Jeanne d’Arc |
| Juillet 1949 | Attaché naval à Washington |
| Janvier 1951 | Promu contre-amiral |
| Janvier 1953 | Secrétaire général adjoint de la Défense nationale |
| Mars 1954 | Commandant de la Marine en Indochine |
| Novembre 1956 | Promu vice-amiral ; commandant du GASM |
| Juin 1958 | Chef d’état-major de la Défense nationale auprès de DE GAULLE |
| Novembre 1958 | Vice-amiral d’escadre |
| 1er juillet 1960 | Amiral et chef d’état-major de la Marine |
| 1er janvier 1968 | Quitte ses fonctions de chef d’état-major de la Marine |
| 1969-février 1975 | Grand Chancelier de la Légion d’honneur |
| 26 octobre 1976 | Décès à Paris |
| Après octobre 1976 | Cendres dispersées au-dessus de l’épave du Rubis, au cap Camarat |
Tableau des divergences entre sources
| Élément biographique | Source 1 | Source 2 | Décision retenue |
|---|---|---|---|
| Identité | Ordre : Georges CABANIER | Base MRF : Georges Étienne Jules CABANIER | Georges Étienne Jules CABANIER |
| Date du ralliement du Rubis | MVR : 30 juin 1940 | Ordre : 10 juillet 1940 | 30 juin = retour et décision ; 10 juillet = formalisation du ralliement |
| Croix de la Libération | Décret : 25 mai 1943 | Ampliation : 24 septembre 1943 | Décret du 25 mai 1943 |
| Médaille de la Résistance | Certaines sources donnent seulement la décoration | Base officielle : décret 31 mars 1947, JO 13 juillet 1947, cote 1O10188 | Données officielles de la base MRF retenues |
| GR 16 P | Aucune cote certaine retrouvée | Dossier de Compagnon 1 A 165 confirmé | Ne pas inventer de cote GR 16 P |
Sources consultées le 13 octobre 2026
Ordre de la Libération — Georges CABANIER. Source institutionnelle principale pour la formation navale, les affectations avant-guerre, le Rubis, les opérations de Norvège, le ralliement, le Pacifique, le Cap des Palmes, la conférence de San Francisco, la carrière de haut commandement, le décès et les décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/georges-cabanier
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C. Confirmation du dossier 1 A 165, du décret du 25 mai 1943, de l’ampliation du 24 septembre 1943, des archives familiales, des discours à la BBC et des pièces de la Grande chancellerie de la Légion d’honneur.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf
Ordre de la Libération — Base des médaillés de la Résistance française. Confirmation de l’identité complète Georges Étienne Jules CABANIER, de la Médaille avec rosette par décret du 31 mars 1947, du Journal officiel du 13 juillet 1947 et de la cote 1O10188.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies/C?page=0
Service historique de la Défense — Amiral Georges CABANIER, fonds MV GG2 244. Source archivistique pour les papiers privés, photographies, déplacements officiels, activités de haut commandement et commémorations.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/1029980
Ordre de la Libération — Inventaire des unités militaires. Confirmation de Georges CABANIER parmi les Compagnons du sous-marin Rubis.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_unites_militaires_20260319.pdf
Fondation de la France Libre — Sous le signe de la Croix de Lorraine, par l’amiral MUSSELIER. Source pour la reconnaissance britannique de Georges CABANIER par la Distinguished Service Order et le contexte des opérations du Rubis.
https://francelibre.net/signe-croix-de-lorraine/
Mémoire Vive de la Résistance — Forces françaises libres. Source thématique pour le ralliement du Rubis à Dundee autour de son commandant Georges CABANIER.
https://mvr.asso.fr/forces-francaises-libres/
Wikipédia — Georges CABANIER. Notice développée consultée comme source secondaire obligatoire ; les éléments utilisés ont été vérifiés ou confrontés aux sources institutionnelles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Cabanier