La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

DULAC Léon Hippolyte Guillaume André

Léon Hippolyte Guillaume André DULAC, usuellement André DULAC, né le 5 juillet 1907 à Beauvais (Oise), mort le 17 mai 1992 à Paris (16e arrondissement), français.

Jeunesse et formation

André Dulac appartient à la 112e promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, dite « du Maroc et de Syrie », 1925-1927. Officier d’infanterie, il suit ensuite l’enseignement de l’École supérieure de guerre ; le SHD le répertorie parmi les stagiaires français de la période 1935-1937 sous son état civil complet, Léon Hippolyte Guillaume André Dulac. Il devient ultérieurement général de corps d’armée.

Engagement dans la Résistance

Au début de la guerre, Dulac sert à l’état-major des troupes du Levant. Revenu en France en 1941, il entre dans la Résistance. Les sources de presse contemporaines de sa carrière indiquent qu’il rejoint en 1943 le réseau Hunter du BCRA. Le Service historique de la Défense conserve son dossier individuel dans le fonds Hunter, GR 28 P 4 112-18, avec renvoi au dossier administratif de résistant GR 16 P 199031.

Appartenance à un réseau ou mouvement

André Dulac appartient au réseau Hunter, organisation de renseignement de la France combattante intégrée à Phratrie et rattachée au BCRA. Sa présence dans Hunter est directement attestée par l’instrument de recherche institutionnel GR 28 P 4 du Service historique de la Défense.

Missions et actions

Les sources disponibles montrent qu’André Dulac exerce des responsabilités importantes dans le renseignement clandestin. Une notice officielle de l’Ordre de la Libération consacrée à Guy Goudon de Lalande précise que Dulac contacte celui-ci en octobre 1943 afin de le faire entrer dans Hunter ; Goudon de Lalande devient ensuite chef du secteur de Poitiers sous le pseudonyme « Leblond ». Cet élément confirme que Dulac exerce une fonction de recrutement et d’encadrement dans le réseau.

Une attestation datée du 17 octobre 1945, citée dans des archives privées relatives au résistant Paul Louis, présente André Dulac comme chef de réseau du BCRA. Après la Libération, son rôle dans l’administration de la Résistance est considérable : une étude de l’Ordre de la Libération le désigne comme responsable de la liquidation des réseaux de la France combattante et montre qu’il fut l’un des principaux proposants pour l’attribution de la Médaille de la Résistance.

Arrestation / évasion / déportation

Aucune arrestation, évasion ou déportation personnelle d’André Dulac n’a été établie dans les sources consultées. Son parcours connu le montre poursuivant ses fonctions clandestines puis administratives jusqu’à la Libération.

Camarades de combat

Son dossier est conservé dans le même ensemble Hunter que celui de Maurice Belleux. Son activité de recrutement est directement documentée par le parcours de Guy Goudon de Lalande, qu’il contacte en octobre 1943. Il appartient ainsi au groupe d’officiers et d’agents qui structurent le renseignement militaire de Hunter et ses implantations territoriales.

Retour à la vie civile

André Dulac poursuit après 1945 une longue carrière militaire. Il sert notamment en Indochine, où il occupe des fonctions d’état-major et de commandement. Général de brigade en 1956, il exerce ensuite d’importantes responsabilités pendant la guerre d’Algérie, notamment comme chef d’état-major auprès du général Raoul Salan, puis comme commandant de la 2e division d’infanterie. Il devient ensuite chef d’état-major du commandant en chef des forces alliées Centre-Europe.

Il publie en 1969 ses souvenirs sous le titre Nos guerres perdues : Levant 1941, Indochine 1951-1953, Algérie 1958-1960. Il meurt le 17 mai 1992 à Paris 16e.

Décorations

Grand officier de la Légion d’honneur — la documentation de la Saint-Cyrienne le donne comme général de corps d’armée et grand officier de la Légion d’honneur.

Les recherches conduites dans les sources ouvertes n’ont pas permis d’établir avec une précision suffisante la liste exhaustive de ses autres décorations personnelles, leurs décrets et leurs dates de publication.  

Lieux de mémoire

Le Service historique de la Défense conserve son dossier administratif de résistant GR 16 P 199031 ainsi que son dossier individuel Hunter GR 28 P 4 112-18. Le SHD conserve également des archives relatives à sa formation à l’École supérieure de guerre.

L’ECPAD conserve plusieurs photographies d’André Dulac prises pendant sa carrière de général en Algérie, notamment aux côtés des généraux Raoul Salan et Jacques Allard.

Références bibliographiques

André Dulac, Nos guerres perdues : Levant 1941, Indochine 1951-1953, Algérie 1958-1960, Paris, Fayard, 1969. Mémoires d’André Dulac consacrés principalement à ses campagnes et responsabilités militaires. L’ouvrage constitue une source autobiographique importante pour sa carrière, même si son titre ne couvre pas explicitement son activité Hunter.

Hugo Ferizi, Le réseau Hunter de Maurice Belleux : histoire d’un réseau de renseignement militaire du BCRA, des origines à la Libération, Université Bordeaux Montaigne, 2024. Étude universitaire récente consacrée à l’organisation dans laquelle André Dulac exerça ses responsabilités.

Stéphane Longuet, Les réseaux de résistance de la France combattante. Dictionnaire historique, Economica/Service historique de la Défense, 2013. Ouvrage de référence pour l’histoire institutionnelle des réseaux de renseignement de la France combattante.

Références internet

Service historique de la Défense / Musée de la Résistance en ligne. Le répertoire GR 28 P 4 identifie André DULAC dans le réseau Hunter, dossier GR 28 P 4 112-18, avec renvoi à GR 16 P 199031. https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/137b.pdf

Ordre de la Libération. La biographie officielle de Guy Goudon de Lalande établit que le capitaine Dulac le contacte en octobre 1943 pour le faire entrer dans Hunter et lui confier ensuite des responsabilités dans le secteur de Poitiers. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/guy-marie-joseph-louis-goudon-comte-de-lalande-de-lheraudiere

Service historique de la Défense. Une notice d’archives relative aux stagiaires français de l’École supérieure de guerre identifie Léon Hippolyte Guillaume André Dulac dans la période 1935-1937. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/1467284

Le Monde. Les archives du journal documentent son appartenance à Hunter, son retour en France en 1941, puis sa carrière militaire en Indochine, en Algérie et dans les structures de l’OTAN. https://www.lemonde.fr/archives/article/1962/05/23/le-general-dulag_2348803_1819218.html

ECPAD / ImagesDéfense. Les notices photographiques documentent ses fonctions d’officier général pendant la guerre d’Algérie et son activité auprès du commandement de la 10e région militaire. https://imagesdefense.gouv.fr/fr/les-generaux-raoul-salan-jacques-allard-et-andre-dulac-assistent-aux-tirs-des-jeunes-recrues.html

Acte-deces.fr. L’index du fichier des personnes décédées donne l’état civil complet : Léon Hippolyte Guillaume André Dulac, né le 5 juillet 1907 à Beauvais et mort le 17 mai 1992 à Paris 16e. https://www.acte-deces.fr/acte-de-deces-paris-16e-arrondissement-1992

Dossier d’homologation consulté

SHD GR 16 P 199031, André DULAC. Dossier individuel Hunter : GR 28 P 4 112-18, documents datés de 1945. Les instruments de recherche ont été consultés ; le dossier physique n’a pas été dépouillé pièce par pièce.

Observations

Le résistant et général étudié apparaît sous plusieurs formes de prénom : « André Dulac », forme usuelle employée dans les sources historiques, et « Léon Hippolyte Guillaume André Dulac », état civil complet. La concordance du lieu et de la date de naissance, de la carrière militaire et du dossier Hunter permet de retenir une seule et même personne.

Il ne doit pas être confondu avec Léon Dulcy, médecin résistant né à Avignon en 1911 et fusillé à Signes en juillet 1944.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité et l’appartenance d’André Dulac à Hunter sont établies par les archives institutionnelles du SHD et recoupées par plusieurs sources indépendantes ; son rôle de cadre et de recruteur est confirmé par une notice officielle de l’Ordre de la Libération.

Chronologie

DateÉvénement
5 juillet 1907Naissance à Beauvais.
1925-1927Élève de Saint-Cyr, promotion du Maroc et de Syrie.
1935-1937École supérieure de guerre.
1939-1941Service au Levant.
1941Retour en France.
1943Engagement dans Hunter.
Octobre 1943Recrutement de Guy Goudon de Lalande pour Hunter.
1944-1945Activités liées au BCRA puis à la France combattante ; liquidation administrative des réseaux après la Libération.
1951-1953Service en Indochine.
1956Général de brigade ; responsabilités en Algérie.
1958-1960Hautes fonctions de commandement en Algérie.
1960Chef d’état-major du commandement allié Centre-Europe.
1969Publication de Nos guerres perdues.
17 mai 1992Décès à Paris 16e.

Tableau des divergences entre sources

Élément biographiqueSource 1Source 2Décision retenue
PrénomSources historiques : André DulacÉtat civil/SHD : Léon Hippolyte Guillaume André DulacÉtat civil complet en première ligne ; André comme prénom usuel
Année de publication de Nos guerres perduesUne archive du Monde indique 1979Catalogues bibliographiques et édition : 19691969

Sources consultées

Service historique de la Défense / Musée de la Résistance en ligne. Répertoire GR 28 P 4, réseau Hunter, dossier individuel André DULAC GR 28 P 4 112-18 avec renvoi à GR 16 P 199031 ; cette source établit directement son appartenance à Hunter. https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/137b.pdf

Ordre de la Libération. Notice Guy Goudon de Lalande, apportant la preuve du rôle d’André Dulac dans le recrutement et l’encadrement d’agents Hunter en 1943. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/guy-marie-joseph-louis-goudon-comte-de-lalande-de-lheraudiere

Service historique de la Défense. Notice GR/44/T/1/157 relative aux stagiaires français de l’École supérieure de guerre, apportant l’état civil complet et la confirmation de la formation militaire supérieure d’André Dulac. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/1467284

Le Monde. Notice biographique consacrée au général Dulac, apportant son service au Levant, son entrée dans Hunter, puis les principales étapes de sa carrière militaire d’après-guerre. https://www.lemonde.fr/archives/article/1962/05/23/le-general-dulag_2348803_1819218.html

ECPAD / ImagesDéfense. Notices photographiques d’André Dulac pendant la guerre d’Algérie, apportant la confirmation iconographique et institutionnelle de ses responsabilités d’officier général. https://imagesdefense.gouv.fr/fr/les-generaux-raoul-salan-jacques-allard-et-andre-dulac.html

Acte-deces.fr. Index de Léon Hippolyte Guillaume André DULAC, apportant la confirmation de la naissance le 5 juillet 1907 à Beauvais et du décès le 17 mai 1992 à Paris 16e. https://www.acte-deces.fr/acte-de-deces-paris-16e-arrondissement-1992

Lettre d'information

Les derniers PDF

AG MVR 2025

Messe de la France Libre en Hommage au Général De Gaulle à l’occasion du 55eme anniversaire de sa mort

Cérémonie Commémorative LA CROIX VALMER – Square du Souvenir – 15 AOUT 2025

MARSEILLE-FETE-DU-14-JUILLET-2025

Commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

CEREMONIE-COMMEMORATIVE-DU-8-MAI-1945-A-MARSEILLE

Appel à cotisation 2025

RAPPORT AG MVR 13 DECEMBRE 2024