La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

CARCHON Jean Eugène Ernest alias Maxime,

Jean Eugène Ernest CARCHON, alias « Maxime », né le 10 juillet 1927 à Saint-Dizier (Haute-Marne), mort le 22 septembre 2014 à Cuba, français.

Les sources retrouvées permettent d’identifier avec une bonne assurance le jeune FTP du groupe « Peters » et le déporté de Dachau-Allach.

L’état civil issu des données INSEE confirme les trois prénoms, la naissance à Saint-Dizier le 10 juillet 1927 et le décès à Cuba le 22 septembre 2014. L’objet de recherche transmis le désigne précisément sous cette identité et indique son appartenance au groupe « Peters » sous le pseudonyme « Maxime ».

Jeunesse et formation

Jean Eugène Ernest Carchon naît à Saint-Dizier le 10 juillet 1927. Cette date est confirmée par les données d’état civil issues de l’INSEE ; une source mémorielle relative aux déportés haut-marnais et la base BDDM donnent cependant le 11 juillet 1927, divergence qui doit être signalée mais ne paraît pas devoir prévaloir sur les données d’état civil.

Les recherches effectuées n’ont pas permis d’établir sa filiation, sa scolarité ou une éventuelle formation professionnelle. Une étude consacrée à Léonard Brugniaud et à la répression du groupe FTP auquel appartient Carchon le décrit, au moment de son arrestation, comme manœuvre sans travail.

Il n’a que seize ans lorsqu’il entre dans la Résistance.

Engagement dans la Résistance

Jean Carchon rejoint les Francs-tireurs et partisans (FTP) à la fin de novembre 1943. La documentation retrouvée le donne comme membre depuis environ trois semaines au moment du coup de filet de décembre 1943. Il utilise le pseudonyme « Maxime ».

Son engagement est donc particulièrement précoce : né en juillet 1927, il n’a que seize ans lorsqu’il rejoint cette organisation clandestine.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Jean Carchon appartient aux FTP et plus précisément au groupe dirigé par Léonard Brugniaud, dit « Peters ». Les sources consacrées à la répression de cette formation l’identifient explicitement comme « membre groupe Peters ».

Ce groupe s’inscrit dans l’environnement du détachement FTP Alsace-Lorraine de la région parisienne. Joseph Fouriaux, alias « Dupont », en est un responsable majeur et est présenté comme chef du détachement. Léonard Brugniaud, alias « Peters », est pour sa part identifié comme chef de groupe. La distinction entre ces niveaux de commandement doit être conservée.

Missions et actions

Les sources actuellement accessibles établissent l’appartenance de Jean Carchon au groupe Peters mais ne permettent pas d’attribuer avec certitude à ce jeune résistant une opération armée déterminée.

Le milieu FTP auquel il appartient pratique à l’automne 1943 des opérations de récupération, des désarmements et d’autres actions clandestines. Plusieurs membres du détachement participent notamment au désarmement de gardiens de la paix et à différentes opérations de récupération. Toutefois, l’attribution individuelle de ces actions à Carchon ne ressort pas des sources consultées et ne doit donc pas être affirmée.

Sa qualité de membre du groupe Peters pendant environ trois semaines constitue en revanche un fait documenté.

Arrestation / évasion / déportation

Jean Carchon est arrêté le 16 décembre 1943 dans le cadre de l’importante opération policière visant les FTP de ce secteur.

La documentation publiée sur le coup de filet place Jean Carchon immédiatement après Maurice Labbé, alias « La Roulette », arrêté à 8 h 45 à la gare de Lyon, avec la mention « idem » pour Carchon. Cette présentation étaye fortement une arrestation simultanée ou dans les mêmes circonstances, mais la consultation du document archivistique original demeure souhaitable pour établir définitivement le lieu et l’heure propres à Carchon.

Le coup de filet frappe également Joseph Fouriaux, alias « Dupont », ainsi que plusieurs membres des groupes Peters et Lafont. Les arrestations de décembre 1943 désorganisent profondément cette structure FTP.

La suite de son parcours carcéral reste incomplètement documentée dans les sources en ligne consultées. Il est toutefois attesté comme interné au camp de Royallieu à Compiègne avant sa déportation. Le 18 juin 1944, il quitte Compiègne à destination du camp de concentration de Dachau. Une source consacrée aux déportés haut-marnais lui attribue le matricule 74 315.

La base BDDM confirme le matricule 74 315 et son passage par Dachau puis par Allach, kommando dépendant de Dachau. Elle le donne comme libéré à Allach le 30 avril 1945.

Une divergence importante apparaît toutefois dans ces sources de déportation : BDDM et une source haut-marnaise donnent sa naissance au 11 juillet 1927, tandis que les données d’état civil issues de l’INSEE donnent le 10 juillet 1927. La concordance du nom, de Saint-Dizier, de l’année 1927 et du parcours Dachau-Allach rend l’identification du déporté matricule 74 315 avec Jean Eugène Ernest Carchon très solide.

L’information selon laquelle, malade à la Libération, il aurait été envoyé au Sanatorium des Neiges de Briançon n’a pas pu être confirmée par une source documentaire indépendante accessible lors des présentes recherches. Elle doit donc rester présentée comme un renseignement familial à vérifier.

Camarades de combat

Les sources permettent de rattacher Jean Carchon à un groupe dans lequel figurent notamment Maurice Labbé, alias « La Roulette », André Roger, alias « Duvinage », Charles Dermy, alias « Galant », et Léonard Brugniaud, alias « Peters ». Joseph Fouriaux, alias « Dupont », apparaît comme chef du détachement.

Le vaste coup de filet touche également André Lamarre, André Brier, Robert Doisy, Lucien Baillon et Marcel Morteau, ainsi que plusieurs personnes de leur entourage. Il convient toutefois de ne pas transformer automatiquement toutes ces personnes arrêtées dans la même opération en camarades directs de Carchon lorsque la documentation ne permet pas d’établir la relation personnelle.

Retour à la vie civile

Jean Carchon survit à la déportation. La documentation relative à Dachau-Allach le donne libéré à Allach le 30 avril 1945.

Les recherches en ligne n’ont pas permis de reconstituer de manière suffisamment fiable sa vie professionnelle et familiale après son retour.

Les données issues du fichier INSEE des personnes décédées permettent en revanche d’établir qu’il meurt le 22 septembre 2014 à Cuba, à l’âge de 87 ans. L’enregistrement porte bien les trois prénoms Jean Eugène Ernest, la naissance à Saint-Dizier le 10 juillet 1927 et l’acte numéro 37.

Décorations

Aucune décoration individuelle attribuée avec certitude à Jean Eugène Ernest Carchon n’a été retrouvée dans les sources consultées. Cette absence documentaire ne permet pas de conclure qu’il n’a reçu aucune décoration ou distinction.

Lieux de mémoire

Dachau et son kommando d’Allach constituent les principaux lieux de mémoire actuellement documentés de son parcours concentrationnaire.

Les recherches n’ont pas permis d’identifier avec certitude une plaque, une stèle, une rue ou un autre monument portant individuellement le nom de Jean Carchon.

Références bibliographiques

Léonard Brugniaud, un jeune Montcellien, étude historique consacrée à Léonard Brugniaud et à la répression de son environnement FTP. Elle reproduit notamment un tableau des personnes arrêtées permettant d’identifier Jean Carchon, son pseudonyme « Maxime », son activité de manœuvre, son appartenance au groupe Peters et la brièveté de son engagement FTP avant son arrestation.

Gavroche, no 162, dossier consacré à cette vague d’arrestations FTP. Le tableau des dix-sept personnes arrêtées documente Jean Carchon sous le pseudonyme « Maxime », Maurice Labbé sous celui de « La Roulette », Joseph Fouriaux sous celui de « Dupont » et Léonard Brugniaud sous celui de « Peters ».

Références internet

La Physiophile, étude « Léonard Brugniaud, un jeune Montcellien ». Cette source identifie Jean Carchon, alias « Maxime », né en 1927, manœuvre sans travail, engagé depuis trois semaines dans les FTP et membre du groupe Peters. https://www.physiophile.fr/images/bulletins/articlespdf/fusilles.pdf

Archives Autonomies, Gavroche, no 162. Cette publication fournit le tableau des arrestations du groupe, avec Jean Carchon sous le pseudonyme « Maxime », Maurice Labbé « La Roulette », Joseph Fouriaux « Dupont » et Léonard Brugniaud « Peters ». https://archivesautonomies.org/IMG/pdf/gavroche/Gavroche-n162.pdf

Base de données des déportés, relevé du matricule 74 315. Cette base confirme le parcours de Jean Carchon par Dachau et Allach ainsi que sa libération à Allach le 30 avril 1945 ; elle comporte toutefois une date de naissance au 11 juillet 1927, divergente de l’état civil. https://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.229.

Pages d’histoire de l’Est, « Déportés haut-marnais (C) ». Cette source indique l’internement de Jean Carchon à Compiègne, son départ pour Dachau le 18 juin 1944 et son matricule 74 315 ; elle donne également le 11 juillet 1927 comme date de naissance. https://memoires52.blogspot.com/2010/04/deportes-haut-marnais-c.html

Acte-deces.fr, fichier INSEE des décès. Cette source confirme l’identité complète Jean Eugène Ernest Carchon, sa naissance le 10 juillet 1927 à Saint-Dizier et son décès le 22 septembre 2014 à Cuba. https://www.acte-deces.fr/recherche-deces-famille-carchon

Dossier d’homologation consulté

Aucun dossier individuel d’homologation de Jean Eugène Ernest Carchon n’a pu être directement consulté lors des présentes recherches. Aucune cote SHD individuelle ne peut donc être donnée avec certitude.

Observations

L’identification de Jean Carchon comme « Maxime », membre du groupe Peters, repose sur une source historique qui reproduit le tableau des arrestations et concorde avec les informations initialement fournies. Son parcours de déportation est indépendamment documenté par des sources consacrées aux déportés : Compiègne, départ pour Dachau le 18 juin 1944, matricule 74 315, puis Allach et retour en 1945.

L’information relative au séjour au Sanatorium des Neiges de Briançon après la Libération n’a pas été retrouvée dans une source indépendante lors des présentes recherches et ne peut donc être présentée comme établie.

Indice de fiabilité de la notice Niveau B — fiabilité bonne. L’identité civile, le pseudonyme « Maxime », l’appartenance aux FTP et au groupe Peters, le contexte de l’arrestation, la déportation à Dachau, le matricule 74 315, le passage à Allach, la survie et le décès en 2014 reposent sur plusieurs ensembles documentaires concordants. Les principales lacunes concernent les actions individuelles de Carchon, son parcours carcéral détaillé entre décembre 1943 et Compiègne, les circonstances précises de son transfert à Allach, son éventuel séjour sanitaire à Briançon et sa vie après-guerre.

Chronologie

10 juillet 1927 — Naissance de Jean Eugène Ernest Carchon à Saint-Dizier (Haute-Marne).

Fin novembre 1943 — Entrée dans les FTP, sous le pseudonyme « Maxime », au sein du groupe Peters.

16 décembre 1943 — Arrestation dans le cadre du coup de filet visant le groupe FTP ; la documentation publiée associe son arrestation à celle de Maurice Labbé à la gare de Lyon.

1944 — Internement à Compiègne.

18 juin 1944 — Déportation de Compiègne vers Dachau.

1944-1945 — Déportation à Dachau, matricule 74 315, puis au kommando d’Allach.

30 avril 1945 — Libération indiquée à Allach.

22 septembre 2014 — Décès à Cuba, à l’âge de 87 ans.

Tableau des divergences entre sources

ÉlémentSource / version 1Source / version 2Appréciation
Date de naissance10 juillet 1927 — données INSEE11 juillet 1927 — BDDM et relevé des déportés haut-marnaisLe 10 juillet est retenu en raison de la source d’état civil issue de l’INSEE.
Lieu et heure de l’arrestationInformation initiale : 16 décembre 1943, 8 h 45, gare de Lyon, avec Maurice LabbéLe tableau publié place Carchon après Labbé avec la mention « idem »Concordance forte, mais le document primaire de police reste à consulter pour confirmation définitive.
Séjour sanitaire après libérationInformation familiale : Sanatorium des Neiges à BriançonAucune confirmation indépendante retrouvéeÀ conserver comme information familiale non encore vérifiée.

Sources consultées le 6 septembre 2026

La Physiophile, étude « Léonard Brugniaud, un jeune Montcellien ». Elle a permis d’identifier Jean Carchon sous le pseudonyme « Maxime », son métier de manœuvre, son appartenance aux FTP depuis environ trois semaines et son rattachement au groupe Peters. https://www.physiophile.fr/images/bulletins/articlespdf/fusilles.pdf

Archives Autonomies, Gavroche, no 162. Le tableau des arrestations a permis de replacer Carchon parmi Maurice Labbé, Joseph Fouriaux, André Roger, Charles Dermy et Léonard Brugniaud et d’établir les pseudonymes et fonctions indiqués pour plusieurs membres du groupe. https://archivesautonomies.org/IMG/pdf/gavroche/Gavroche-n162.pdf

Base de données des déportés, relevé concernant le matricule 74 315. Cette source a confirmé le passage de Jean Carchon par Dachau et Allach et la date de libération indiquée au 30 avril 1945. https://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.229.

Pages d’histoire de l’Est, « Déportés haut-marnais (C) ». Cette source a établi l’internement à Compiègne, le départ pour Dachau le 18 juin 1944 et le matricule 74 315. https://memoires52.blogspot.com/2010/04/deportes-haut-marnais-c.html

Acte-deces.fr, données issues du fichier INSEE des personnes décédées. Cette source a confirmé les trois prénoms Jean Eugène Ernest, la naissance à Saint-Dizier le 10 juillet 1927 et le décès à Cuba le 22 septembre 2014. https://www.acte-deces.fr/recherche-deces-famille-carchon

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