Les sources font apparaître les formes « groupe Morgan » et « maquis Morgan ». Il s’agit d’une formation liée à Pierre MERLI et au dispositif de Résistance des Alpes-Maritimes.
Création du réseau
La documentation accessible ne permet pas de fixer avec suffisamment de précision la date formelle de création du groupe Morgan.
Pierre MERLI, évadé d’Allemagne en 1941 et réfugié à Nice en 1942, participe au Mouvement national de résistance des prisonniers de guerre et déportés. La notice de Mémoire et Espoirs de la Résistance lui attribue ensuite la direction du « maquis Morgan » dans le Sud-Est, sous son nom clandestin « Nikli ».
Organisation interne
Au début de mars 1944, l’organisation FFI des Alpes-Maritimes comprend notamment le MNRPG dirigé dans le département par MERLI. La documentation MVR distingue par ailleurs le « groupe Morgan de Gattières », bénéficiaire d’armes fournies par la SAP de Fayence.
Ces éléments établissent l’existence du groupe mais ne suffisent pas à reconstruire un organigramme complet.
Actions menées pendant la Résistance
Le groupe Morgan reçoit des armes convoyées au profit de plusieurs maquis, dont ceux de Canaux et Peyroules ainsi que le groupe Morgan de Gattières. Le dispositif départemental prépare les actions prévues pour le débarquement, notamment les sabotages ferroviaires du Plan Vert et le rassemblement armé du Plan Rouge.
Il convient néanmoins de ne pas attribuer toutes les opérations départementales au seul groupe Morgan.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Le groupe est lié au MNRPG et évolue dans l’organisation FFI des Alpes-Maritimes, aux côtés de l’AS, de l’ORA, des FTPF et des CFL.
Chefs et figures marquantes
Pierre MERLI, alias Nikli ou Neckli selon les sources, apparaît comme la principale figure identifiée. Il est chef régional du MNRPG et associé au maquis Morgan. Il survit à la guerre.
Victimes et morts
Aucune liste spécifique suffisamment documentée n’a été retrouvée pour le groupe Morgan.
Survivants identifiés
Pierre MERLI survit à la guerre et poursuit ensuite une carrière administrative et politique.
Fin du réseau
La documentation accessible permet de rattacher son activité à la mobilisation des FFI de 1944, mais ne permet pas de déterminer une date formelle de dissolution propre au groupe Morgan.
Conséquences et mémoire
Le groupe constitue un élément du dispositif armé de la Résistance des Alpes-Maritimes. Son histoire paraît beaucoup moins individualisée dans la documentation accessible que celles de certains grands maquis régionaux.
Fiabilité B —L’existence du groupe Morgan, sa localisation à Gattières et son association à Pierre MERLI sont croisées ; l’organisation interne et les opérations qui lui sont propres restent insuffisamment documentées.