Franz Louis Jules LEEMANS, alias « Monsieur Léopold », né le 28 novembre 1898 à Soignies (Hainaut, Belgique), mort le 26 mai 1952 à Ottignies (Brabant, Belgique), belge.
Franz Louis Jules Leemans naquit le 28 novembre 1898 à Soignies, dans le Hainaut. Il était le fils d’Alphonse Leemans et de Jeanne Simon. Il épousa Élisabeth Vandeputte. Son état civil est établi par la notice de la Biographie belge d’Outre-Mer publiée par l’Académie royale des sciences d’outre-mer.
Il fit ses humanités au collège épiscopal de Soignies, où il eut notamment pour condisciples Marcel et Paul van Zeeland. La Première Guerre mondiale perturba la fin de ses études secondaires. Il entreprit ensuite, avec Marcel van Zeeland, une formation de licencié en sciences commerciales et consulaires à l’Institut supérieur commercial et consulaire catholique de Mons. Il obtint son diplôme en 1918.
Il entra brièvement dans l’administration du commissariat d’arrondissement de Soignies, puis suivit la formation de l’École coloniale. Il partit ensuite au Congo belge, où il exerça différentes responsabilités administratives et économiques. Une blessure contractée au début de cette première affectation coloniale eut des conséquences durables sur son aptitude au service militaire.
Au cours de l’entre-deux-guerres, Leemans devint un spécialiste des affaires coloniales et un administrateur de sociétés. Il noua des relations étroites avec Paul van Zeeland et avec plusieurs personnalités des milieux politiques, financiers et économiques belges. Il détenait déjà plusieurs mandats dans des entreprises actives au Congo lorsque la Seconde Guerre mondiale éclata.
Engagement dans la Résistance
Franz Leemans ne fut pas mobilisé en 1939, sa blessure ancienne le tenant éloigné du service actif. Désireux de participer à la lutte contre l’occupation allemande, il fut recruté en février 1943 par l’ingénieur Alfred Lienart. Celui-ci, comme Leemans, administrait plusieurs sociétés coloniales belges et appartenait au service de renseignement Clarence.
Clarence était un réseau belge de renseignement et d’action travaillant pour le Secret Intelligence Service britannique, également appelé MI6. Il avait été fondé en juin 1940 par Walthère Dewé, ancien dirigeant du réseau de renseignement de la Première Guerre mondiale connu sous le nom de Dame Blanche, et par Hector Demarque. Le pseudonyme « Clarence » de Demarque devint celui de l’ensemble de l’organisation.
Leemans reçut la responsabilité d’une partie du Brabant rural. Il agit sous l’identité clandestine de « Monsieur Léopold », pseudonyme qui témoignait vraisemblablement de son attachement à la personne du roi Léopold III. Son recrutement tardif, en février 1943, fut rapidement suivi de responsabilités importantes en raison de ses qualités d’organisateur, de ses relations et de sa capacité à recruter des agents fiables.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Franz Leemans appartint au service Clarence, réseau de renseignement belge placé sous l’autorité de Walthère Dewé et d’Hector Demarque. Il ne doit pas être présenté comme membre de la direction générale du réseau : cette fonction appartenait à Dewé et Demarque. Leemans dirigea en revanche un secteur provincial majeur, celui du Brabant rural, et participa à l’encadrement opérationnel du réseau à l’échelle régionale.
Le réseau Clarence comportait, dans sa forme définitive atteinte en 1943, une dizaine de départements ou secteurs spécialisés. Ses agents recueillaient des renseignements militaires, économiques et politiques, assuraient des transmissions radio codées et préparaient des rapports microfilmés destinés à Londres. À partir de 1943, Clarence servit aussi d’intermédiaire entre le gouvernement belge en exil et le Comité Gilles, organe officieux de représentation en Belgique occupée.
La section du Brabant était divisée en deux secteurs, dirigés respectivement par le docteur Antoine Goethals et Franz Leemans. Après l’arrestation de Goethals, Leemans prit en charge l’ensemble du dispositif du Brabant rural et établit une nouvelle antenne à Nivelles.
Missions et actions
La mission principale de Franz Leemans consistait à organiser la collecte, la vérification et l’acheminement de renseignements militaires vers la direction du réseau Clarence. Son secteur surveillait particulièrement les aérodromes de Beauvechain et de Nivelles, les mouvements de troupes, ainsi que les transits ferroviaires et routiers allemands.
Les renseignements recueillis pouvaient porter sur les unités présentes, les installations militaires, les mouvements de convois, les horaires ferroviaires, les transports de matériel, l’état des aérodromes et les modifications des dispositifs défensifs. Les agents provinciaux transmettaient leurs informations à des responsables qui les faisaient parvenir au secrétariat général de Clarence. Elles étaient ensuite synthétisées, codées ou microfilmées avant leur transmission à Londres.
Les rafles conduites par le contre-espionnage allemand en octobre 1943 dans la région de Waterloo entraînèrent l’arrestation du docteur Goethals et mirent en péril le secteur du Brabant. Leemans reprit alors l’ensemble du réseau rural, réorganisa les liaisons et créa une nouvelle antenne à Nivelles afin d’assurer la continuité du service.
Son organisation atteignit un rendement jugé remarquable par les sources belges. À la Libération, soixante-huit personnes de son secteur furent officiellement reconnues par le ministre belge de la Défense nationale comme agents de renseignement et d’action. Cette reconnaissance témoigne de l’ampleur de la structure qu’il avait dirigée et de la qualité du travail effectué.
Alice Cheramy compta parmi ses agents les plus efficaces. Elle assurait le transport de documents et les liaisons entre les différents éléments du réseau. Leemans souligna après la guerre son sang-froid, son habileté et sa capacité à acheminer les informations malgré les contrôles et les situations dangereuses.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation, incarcération ou déportation de Franz Leemans n’est signalée dans les sources institutionnelles consultées. Il semble avoir échappé aux enquêtes du contre-espionnage allemand et avoir maintenu son activité clandestine jusqu’à la Libération.
Sa situation devint cependant particulièrement dangereuse à partir de l’été 1943. Les services allemands se rapprochaient alors de la direction de Clarence. L’arrestation de plusieurs opérateurs et cadres obligea Hector Demarque à entrer dans une clandestinité complète. Après la mort de Walthère Dewé, abattu le 14 janvier 1944, Demarque assuma seul la direction générale du réseau.
Dans ce contexte de répression accrue, la conservation du secteur du Brabant rural et la poursuite des transmissions représentèrent un succès opérationnel notable. Aucun élément ne permet toutefois d’affirmer que Leemans ait personnellement participé à une évasion ou à une opération armée.
Walthère Dewé, alias « Cleveland », fut le fondateur et le principal inspirateur du réseau Clarence. Ancien dirigeant de la Dame Blanche pendant la Première Guerre mondiale, il mit son expérience au service de la création d’un nouveau réseau lié au renseignement britannique.
Hector Demarque, alias « Clarence », codirigea le réseau avec Dewé depuis Bruxelles. Il assura la stabilité quotidienne de l’organisation, puis en prit seul la direction après la mort de Dewé en janvier 1944.
Alfred Lienart recruta Franz Leemans en février 1943. Administrateur de sociétés coloniales, il servit d’intermédiaire entre le milieu économique belge et l’organisation clandestine.
Le docteur Antoine Goethals dirigea l’autre secteur du Brabant avant son arrestation à la suite des rafles d’octobre 1943. Cette arrestation conduisit Leemans à reprendre l’ensemble du réseau du Brabant rural.
Alice Cheramy fut une agente de liaison placée sous l’autorité directe de Leemans. Elle transportait des documents entre Nivelles et Bruxelles et fut proposée après-guerre au statut d’auxiliaire de première classe par Hector Demarque.
Maurice Biquet et Joseph Meurice, également anciens membres de Clarence, collaborèrent après-guerre avec Leemans dans le mouvement royaliste qu’il créa.
Retour à la vie civile
À la Libération, Franz Leemans fut officiellement élevé au grade de lieutenant des agents de renseignement et d’action belges. Son secteur comptait alors soixante-huit agents reconnus. La démobilisation officielle intervint en septembre 1944, mais Leemans conserva des liens étroits avec plusieurs de ses anciens collaborateurs.
Paul van Zeeland, nommé commissaire au Rapatriement, le désigna chef de mission au sein de l’état-major interallié chargé du retour des prisonniers et des personnes déplacées. Leemans fut parmi les premiers représentants belges à découvrir le camp de concentration de Buchenwald après sa libération. Il fut élevé au grade de lieutenant-colonel du Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force.
Attaché à l’Institut royal colonial belge, il fut nommé professeur à l’Université catholique de Louvain en 1944. Il poursuivit parallèlement ses activités économiques et devint, en 1947, président de la société des mines d’or de Kilo-Moto.
Leemans joua également un rôle politique important pendant la Question royale. Il fonda le Service Léopold du Groupe Clarence, organisation destinée à favoriser le retour du roi Léopold III. La reprise du nom de Clarence suscita l’opposition d’Hector Demarque, soucieux de préserver l’ancien réseau de toute récupération partisane. Leemans rebaptisa alors son organisation « Mouvement Léopold ».
Il présida le bureau directeur de ce mouvement, dont Alice Cheramy, Maurice Biquet et Joseph Meurice furent des animateurs actifs. Le mouvement organisa notamment le congrès royaliste du Heysel et de nombreuses campagnes de propagande en faveur du retour du roi. Pendant les journées les plus tendues de la Question royale, Leemans fut placé sous protection policière.
En août 1949, il fut nommé conseiller du gouvernement Eyskens. Il assista Paul van Zeeland, alors ministre des Affaires étrangères, dans plusieurs dossiers diplomatiques, notamment ceux liés à la création de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord.
Il poursuivit ensuite des missions internationales concernant les réfugiés et les déplacements de populations. En 1951, il accepta la présidence du Comité international pour les migrations et du Comité intergouvernemental provisoire pour les mouvements migratoires en Europe. Il mourut prématurément le 26 mai 1952 à Ottignies, à l’âge de cinquante-trois ans.
Décorations
Les sources biographiques indiquent que Franz Leemans fut titulaire de nombreuses distinctions belges et étrangères, mais la liste exhaustive, les dates d’attribution et les textes réglementaires correspondants n’ont pas été retrouvés dans les sources accessibles.
Grade de lieutenant des agents de renseignement et d’action. Cette reconnaissance fut accordée après la Libération en raison de ses responsabilités au sein du réseau Clarence et de la qualité de son service dans le Brabant rural. Source : Belgium WWII–CegeSoma ; décision nominative complète non consultée.
Grade de lieutenant-colonel du Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force. Ce grade fut lié à ses fonctions de chef de mission pour le rapatriement au sein de l’état-major interallié. La décision de nomination ou l’ordre correspondant n’ont pas été retrouvés.
Les intitulés précis de ses ordres honorifiques belges et internationaux ne sont pas reproduits, faute de documents institutionnels permettant d’en garantir l’exhaustivité et le grade exact.
Lieux de mémoire
Soignies constitue le principal lieu associé à sa naissance et à sa formation scolaire.
Nivelles est étroitement liée à son activité résistante. Il y établit une nouvelle antenne de Clarence après les arrestations de 1943 et y dirigea une partie essentielle du renseignement dans le Brabant rural. Une photographie conservée par le CegeSoma montre les agents de la section nivelloise de Clarence et leurs familles en juillet 1946.
Bruxelles fut le siège de la direction générale de Clarence et le centre des activités politiques et gouvernementales que Leemans mena après la guerre.
Buchenwald constitue un lieu de mémoire indirect de son action après la Libération : il y participa aux premières missions belges de constatation, d’assistance et de rapatriement des déportés.
Les Archives de l’Université catholique de Louvain conservent son dossier personnel pour les années 1945-1952 ainsi que sa correspondance avec Paul van Zeeland. Le CegeSoma conserve également des documents et des photographies relatifs à son activité résistante et politique.
Une photographie de Franz Leemans prise après la libération de Buchenwald est conservée dans la collection François-Louis Ganshof du CegeSoma.
Références bibliographiques
Académie royale des sciences d’outre-mer, « Leemans, Franz Louis Jules », dans Biographie belge d’Outre-Mer, tome VII C, Bruxelles, 1989, colonnes 237-242. Cette notice constitue la principale source biographique générale. Elle établit son état civil, sa formation, sa carrière coloniale, ses responsabilités économiques, ses fonctions gouvernementales et sa mort.
Institut royal colonial belge, Bulletin des séances, tome XXIV, 1953, pages 82-87. Cette notice nécrologique revient sur la carrière coloniale, universitaire et administrative de Franz Leemans. Elle apporte un témoignage institutionnel proche de la date de son décès.
Emmanuel Debruyne, La guerre secrète des espions belges, 1940-1944, Bruxelles, Racine, 2008. Cet ouvrage de référence retrace l’histoire des services belges de renseignement, notamment Clarence, leur organisation, leurs liaisons avec Londres, la répression allemande et leur reconnaissance après-guerre.
Belgium WWII–CegeSoma, notice biographique « Leemans Franz ». Cette synthèse historique, fondée sur des archives publiques et privées, constitue la principale source sur son activité dans Clarence, son secteur du Brabant rural, son rôle dans le rapatriement et son engagement pendant la Question royale.
Références internet
Belgium WWII–CegeSoma. La notice « Leemans Franz » fournit les renseignements relatifs à son recrutement dans Clarence, à la direction du Brabant rural, aux objectifs surveillés, aux effectifs reconnus, à son pseudonyme, à ses activités de rapatriement et à sa carrière après-guerre.
https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/personnes/leemans-franz.html
Académie royale des sciences d’outre-mer. La notice « Leemans Franz Louis Jules » confirme son identité complète, sa naissance le 28 novembre 1898 à Soignies, son décès le 26 mai 1952 à Ottignies, sa filiation, son mariage, sa formation et sa carrière coloniale.
https://www.kaowarsom.be/documents/bbom/Tome_VIIc/Leemans.Franz_Louis_Jules.pdf
Belgium WWII–CegeSoma. La notice « Demarque Hector » précise l’organisation générale de Clarence, le rôle respectif de Walthère Dewé et d’Hector Demarque, la structure du réseau et les conséquences de la répression allemande en 1943-1944.
https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/personnes/demarque-hector.html
Mémoire Vive de la Résistance. La notice thématique « Réseau Clarence (Belgique) » apporte une synthèse sur les origines du réseau, son rattachement au Secret Intelligence Service et l’origine de son appellation.
https://mvr.asso.fr/reseau-clarence-belgique/
Belgium WWII–CegeSoma. La notice « Cheramy Alice » documente l’activité d’une agente directement placée sous l’autorité de Leemans et la poursuite de leur collaboration dans le Mouvement Léopold après la guerre.
https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/personnes/cheramy-alice.html
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote individuelle d’un dossier militaire belge équivalent à la série française SHD GR 16 P n’a été retrouvée ou consultée directement.
La source institutionnelle Belgium WWII indique toutefois que Franz Leemans fut officiellement reconnu après la Libération comme agent de renseignement et d’action, avec le grade de lieutenant, et que soixante-huit membres de son secteur bénéficièrent d’une reconnaissance analogue.
Les principaux fonds identifiés sont :
Le fonds « Documents Jean Pauwels concernant la campagne des Dix-Huit Jours et la Résistance à Nivelles, 1940-1950 », conservé au CegeSoma sous la référence AA 831.
Les archives du service Clarence conservées notamment au CegeSoma et à l’Imperial War Museum.
Le dossier personnel de Franz Leemans pour les années 1945-1952 et sa correspondance avec Paul van Zeeland, conservés aux Archives de l’Université catholique de Louvain.
Observations
Le prénom est parfois francisé ou abrégé en « Frans », mais les sources biographiques institutionnelles emploient la forme « Franz Louis Jules Leemans ». Cette dernière est retenue.
Franz Leemans ne doit pas être confondu avec Hector Demarque, chef du réseau Clarence. Leemans dirigea le secteur du Brabant rural ; Demarque codirigea l’ensemble du réseau avec Walthère Dewé, puis en assuma seul la direction après janvier 1944.
La formule « direction du réseau » appliquée à Franz Leemans doit donc être précisée. Il appartenait à l’encadrement supérieur régional et dirigeait un secteur particulièrement productif, mais la direction générale relevait de Dewé et Demarque.
Le pseudonyme « Monsieur Léopold » est attesté par Belgium WWII. Il annonçait son engagement royaliste d’après-guerre, sans que cette orientation politique puisse être rétrospectivement attribuée à l’ensemble du réseau Clarence.
Le nom initial « Service Léopold du Groupe Clarence » donné à son mouvement d’après-guerre provoqua une protestation publique d’Hector Demarque. Celui-ci souhaitait dissocier le service de renseignement dissous de toute organisation partisane. Le mouvement prit alors le nom de Mouvement Léopold.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A —L’identité, l’état civil, la formation, la carrière coloniale, l’entrée dans Clarence, la direction du secteur du Brabant rural, le pseudonyme, les missions de renseignement, la reconnaissance officielle et le parcours après-guerre sont établis par plusieurs sources institutionnelles concordantes, notamment l’Académie royale des sciences d’outre-mer et le CegeSoma. La documentation demeure moins précise sur la liste réglementaire complète de ses décorations et sur la cote de son dossier individuel d’agent de renseignement.
Chronologie
| Date | Événement |
| 28 novembre 1898 | Naissance à Soignies (Hainaut, Belgique). |
| Jusqu’en 1918 | Études au collège épiscopal de Soignies puis à l’Institut supérieur commercial et consulaire catholique de Mons. |
| 1918 | Obtention d’un diplôme de licencié en sciences commerciales et consulaires. |
| Après 1918 | Bref emploi au commissariat d’arrondissement de Soignies, puis formation à l’École coloniale. |
| Entre-deux-guerres | Missions au Congo belge et exercice de responsabilités dans plusieurs sociétés coloniales. |
| 1939 | Non-mobilisation en raison d’une ancienne blessure. |
| Février 1943 | Recrutement par Alfred Lienart dans le réseau Clarence. |
| 1943 | Prise en charge d’une partie du Brabant rural sous le pseudonyme « Monsieur Léopold ». |
| Octobre 1943 | Arrestation du docteur Goethals ; reprise par Leemans de l’ensemble du réseau du Brabant rural. |
| Fin de 1943-1944 | Création d’une nouvelle antenne à Nivelles et poursuite du renseignement sur les aérodromes et les transports allemands. |
| 14 janvier 1944 | Mort de Walthère Dewé ; Hector Demarque prend seul la direction générale de Clarence. |
| Septembre 1944 | Démobilisation des agents ; reconnaissance de Leemans avec le grade de lieutenant ARA. |
| 1944 | Nomination comme professeur à l’Université catholique de Louvain. |
| 1944-1945 | Chef de mission au Rapatriement au sein de l’état-major interallié ; découverte du camp de Buchenwald. |
| 1945-1946 | Création du Service Léopold du Groupe Clarence, bientôt rebaptisé Mouvement Léopold. |
| 1947 | Accession à la présidence des mines d’or de Kilo-Moto. |
| Août 1949 | Nomination comme conseiller du gouvernement Eyskens. |
| 1951 | Présidence d’organismes internationaux consacrés aux migrations et aux personnes déplacées. |
| 26 mai 1952 | Mort à Ottignies (Brabant, Belgique). |
Sources consultées
Belgium WWII–CegeSoma, notice « Leemans Franz ». Cette source a fourni les renseignements relatifs à son recrutement en février 1943, à son secteur du Brabant rural, aux objectifs militaires surveillés, aux soixante-huit agents reconnus, à son pseudonyme et à ses fonctions après la Libération.
https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/personnes/leemans-franz.html
Académie royale des sciences d’outre-mer, notice « LEEMANS Franz Louis Jules ». Cette source a établi l’état civil complet, la filiation, le mariage, la formation, les activités coloniales, les fonctions gouvernementales et les dates de naissance et de décès.
https://www.kaowarsom.be/documents/bbom/Tome_VIIc/Leemans.Franz_Louis_Jules.pdf
Belgium WWII–CegeSoma, notice « Demarque Hector ». Cette source a permis de distinguer la direction générale de Clarence des responsabilités régionales de Leemans et a fourni les renseignements relatifs à la structure, à la répression et au bilan du réseau.
https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/personnes/demarque-hector.html
Mémoire Vive de la Résistance, « Réseau Clarence (Belgique) ». Cette notice a confirmé l’origine du réseau, son rattachement au Secret Intelligence Service et le rôle d’Hector Demarque dans sa direction.
https://mvr.asso.fr/reseau-clarence-belgique/
Belgium WWII–CegeSoma, notice « Cheramy Alice ». Cette source a documenté l’activité d’une agente placée sous l’autorité directe de Franz Leemans, sa reconnaissance après-guerre et leur participation commune au Mouvement Léopold.
https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/personnes/cheramy-alice.html