Chaïm PERELMAN, né le 20 mai 1912 à Varsovie (Pologne), mort le 22 janvier 1984 à Uccle (Belgique), polonais d’origine, naturalisé belge en 1936, philosophe, universitaire et résistant civil.
Chaïm Perelman naît dans une famille juive aisée et cultivée. Son père, issu d’une famille acquise à la Haskala, les Lumières juives, devient négociant en diamants. Après une première scolarité au gymnase juif Haschola de Varsovie, il émigre en 1925 avec sa famille à Anvers, où il poursuit ses études à l’Athénée royal puis devant le jury central. Il entre à l’Université libre de Bruxelles à l’âge de seize ans.
À l’Université libre de Bruxelles, il milite au sein de l’Association des Étudiants juifs et étudie simultanément la philosophie et le droit. Il achève ses études de philosophie en 1933, obtient un doctorat en droit en 1934, puis prépare sous la direction de Marcel Barzin une thèse de philosophie consacrée au logicien Gottlob Frege, soutenue en 1938. Une bourse lui permet de séjourner pendant l’année universitaire 1936 à l’Université de Varsovie, où il approfondit ses recherches auprès de l’école polonaise de logique.
Devenu assistant à l’Université libre de Bruxelles en 1938 puis chargé de cours en 1939, il est le premier enseignant de cette université à dispenser un enseignement philosophique en néerlandais. Il épouse en 1935 Fajga Estera Liwer, dite Félicie ou Fela Perelman, historienne d’origine polonaise, avec laquelle il aura une fille, Noemi.
Engagement dans la Résistance
Naturalisé belge en 1936, Chaïm Perelman est mobilisé lors des alertes militaires de 1938 et 1939. Lorsque l’armée allemande envahit la Belgique le 10 mai 1940, il prend part comme soldat à la campagne des Dix-Huit Jours. Après la défaite, l’ordonnance allemande du 28 octobre 1940 exclut les Juifs de nombreuses professions publiques. Interdit d’enseignement, il doit suspendre ses activités universitaires.
En janvier 1942, le grand rabbin Salomon Ullmann lui propose d’intégrer le comité bruxellois de l’Association des Juifs en Belgique, organisation imposée par l’occupant. Perelman accepte d’abord une fonction limitée de conseiller technique pour les questions d’enseignement. À partir de novembre 1942, à la demande de la Résistance juive, il devient officiellement responsable de la section enseignement de l’Association. Cette présence dans une institution contrôlée par l’occupant lui permet parallèlement de soutenir les activités clandestines de secours.
À l’été et à l’automne 1942, alors que les rafles et les déportations s’intensifient en Belgique, Chaïm et Fela Perelman mettent leur domicile du 32, rue de la Pêcherie, à Uccle, à la disposition des fondateurs du Comité de défense des Juifs. La réunion constitutive de cette organisation clandestine s’y déroule. Sans avoir été l’initiateur du projet, Perelman en devient, avec Hertz Jospa, l’un des principaux organisateurs et une cheville ouvrière jusqu’à la Libération.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Chaïm Perelman appartient au Comité de défense des Juifs, organisation de Résistance créée en septembre 1942 avec l’accord du Front de l’Indépendance. Le Comité réunit des militants juifs de sensibilités politiques diverses, parmi lesquels Hertz et Yvonne Jospa, Benjamin Nykerk et Abusz Werber. Perelman y représente un courant indépendant, intellectuel et communautaire.
Il conserve simultanément une fonction au sein de l’Association des Juifs en Belgique. Cette double position, officielle et clandestine, lui permet d’exploiter les moyens du service social et de l’enseignement de l’Association au bénéfice des personnes cachées. À la suite de l’arrestation de Maurice Heiber en mai 1943, il prend la direction effective du service social de l’Association, exerçant ainsi dans la structure officielle des responsabilités proches de celles qu’il assume clandestinement au Comité de défense des Juifs.
Le Comité développe une organisation nationale dotée de sections consacrées aux enfants, aux adultes, aux faux documents, à la collecte de fonds et à la presse clandestine. Il coopère avec des réseaux catholiques, l’Œuvre nationale de l’Enfance, des administrations communales et des particuliers. Sa section Enfance contribue à cacher environ 3 000 enfants juifs, tandis que sa section Adultes prend en charge plusieurs centaines de personnes.
Missions et actions
Au sein du Comité de défense des Juifs, Chaïm Perelman assume principalement la responsabilité de l’aide aux adultes et du service social. Son activité consiste à organiser l’assistance financière et matérielle aux Juifs entrés dans la clandestinité, à faciliter leur hébergement, à coordonner leur ravitaillement et à maintenir les liaisons entre les responsables officiels et clandestins.
Sa fonction au sein de l’Association des Juifs en Belgique lui donne accès à des informations, des fonds et des structures administratives susceptibles d’être utilisés pour secourir les personnes menacées. Les sources de l’Université libre de Bruxelles indiquent qu’il exerçait, dans l’Association, les mêmes responsabilités générales d’aide aux adultes et de service social qu’au sein de la Résistance.
Il participe également à la diffusion de publications clandestines. Les sources biographiques lui attribuent une activité dans la presse résistante du Comité, tandis que Fela Perelman œuvre principalement auprès des enfants. Les quatre jardins d’enfants juifs « Nos Petits », fondés par son épouse, sont progressivement intégrés aux dispositifs clandestins lorsque les rafles rendent leur maintien public impossible.
Le domicile des Perelman constitue un lieu de réunion, d’organisation et de liaison. Le couple participe ainsi directement à la mise en place d’une structure qui combine assistance sociale, fabrication de faux papiers, recherche de cachettes, collecte de fonds et diffusion d’informations clandestines. Les chiffres globaux varient selon le périmètre retenu par les sources, mais celles-ci s’accordent sur le sauvetage de plusieurs milliers de Juifs, dont environ 3 000 enfants.
Lors de la Libération de la Belgique, Chaïm et Fela Perelman font partie d’une délégation du Comité de défense des Juifs qui se rend à la caserne Dossin de Malines. Les membres de cette délégation apportent une aide financière aux prisonniers encore présents et participent à leur retour.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation, évasion, incarcération ou déportation de Chaïm Perelman n’est attestée par les sources consultées. Il demeure actif dans la Résistance civile et dans les services clandestins du Comité de défense des Juifs jusqu’à la Libération.
Cette absence d’arrestation ne doit pas être interprétée comme une absence de danger. Ses fonctions dans une organisation de sauvetage, son origine juive, son activité dans la presse clandestine et l’utilisation de son domicile comme lieu de réunion l’exposaient directement à la répression allemande.
Camarades de combat
Les principaux responsables avec lesquels Chaïm Perelman collabore comprennent Hertz Jospa, principal initiateur du Comité de défense des Juifs, et Yvonne Jospa, engagée dans l’organisation du secours clandestin. Benjamin Nykerk et Abusz Werber figurent également parmi les fondateurs du Comité.
Son épouse Fela Perelman joue un rôle déterminant dans la section consacrée aux enfants, notamment par l’intermédiaire des écoles « Nos Petits ». Maurice Heiber dirige la section Enfance avant son arrestation en mai 1943. Andrée Geulen, Ida Sterno et Yvonne Nèvejean appartiennent au vaste dispositif de placement et de protection des enfants juifs.
Il est également en relation avec Eugène Hellendael, auquel il succède dans les fonctions éducatives de l’Association des Juifs en Belgique, ainsi qu’avec des universitaires exclus ou hostiles à l’occupant, parmi lesquels Henri Janne, Jean Lameere et Oscar Weill.
Retour à la vie civile
À la Libération, le Comité de défense des Juifs devient l’Aide aux Israélites Victimes de la Guerre. Chaïm Perelman se consacre entièrement à cette organisation jusqu’à la reprise de ses cours universitaires en janvier 1945. Il assume également la rédaction du périodique Ofipresse, dans lequel il rend hommage aux personnes ayant aidé les Juifs pendant l’Occupation. Il quitte l’organisation en novembre 1945.
Il reprend ensuite une importante carrière universitaire. Professeur ordinaire à l’Université libre de Bruxelles dès 1944, il dirige le séminaire de philosophie à partir de 1946 et le Centre national de recherche de logique. Il préside la Société belge de philosophie de 1955 à 1958, puis la Faculté de philosophie et lettres de l’Université libre de Bruxelles de 1959 à 1962.
Avec Lucie Olbrechts-Tyteca, il développe la « nouvelle rhétorique », théorie moderne de l’argumentation exposée dans le Traité de l’argumentation, publié en 1958. Cette œuvre lui confère une réputation internationale dans les domaines de la philosophie du droit, de la logique et de la rhétorique. En 1962, il reçoit le prix Francqui, l’une des principales distinctions scientifiques belges. Il poursuit son enseignement jusqu’à sa retraite en 1978.
Après la guerre, son engagement communautaire se prolonge. Il fonde une structure légale, la Jewish Refugees Welfare Society, qui sert de cadre aux activités conduites par Fela Perelman en faveur de l’émigration clandestine des rescapés vers la Palestine. Il participe ensuite à la création des Amis belges de l’Université hébraïque de Jérusalem, fonde l’association culturelle Menorah en 1955 et exerce des responsabilités dans les Amitiés belgo-israéliennes et le Keren Hayessod.
Décorations
Les sources consultées n’ont pas permis d’identifier une décoration militaire ou une distinction spécifiquement attribuée à Chaïm Perelman pour ses activités résistantes.
La carte de résistant civil de Chaïm Perelman, datée de 1952, est conservée dans les archives Fela et Chaïm Perelman du United States Holocaust Memorial Museum et reproduite dans la biographie numérique de l’Université libre de Bruxelles.
Le prix Francqui lui est attribué en 1962 pour l’ensemble de son œuvre scientifique. L’Université hébraïque de Jérusalem lui décerne un doctorat honoris causa en 1970. Un arrêté royal du 5 décembre 1983 prévoit sa concession de noblesse héréditaire et le titre personnel de baron ; les lettres patentes sont remises après son décès à sa veuve. Ces distinctions honorent principalement son œuvre universitaire et son engagement intellectuel et communautaire, plutôt que ses seuls services dans la Résistance.
Lieux de mémoire
Les archives personnelles de Chaïm Perelman sont conservées aux Archives de l’Université libre de Bruxelles sous la référence BE.ULB-ARCH/89PP. Elles comprennent notamment des documents universitaires, des correspondances, des carnets et des pièces relatives aux activités du couple Perelman pendant et après la guerre.
Le United States Holocaust Memorial Museum conserve les Fela and Chaïm Perelman papers, comprenant des documents sur leurs activités communautaires et résistantes, dont la carte de résistant civil de Chaïm Perelman.
Le Centre Perelman de philosophie du droit, rattaché à l’Université libre de Bruxelles, perpétue sa mémoire scientifique. Une séance d’hommage lui est consacrée à l’Académie royale de Belgique le 8 février 1984, quelques jours après sa mort. En 1991, un congrès international organisé à l’Université libre de Bruxelles étudie l’influence de sa pensée sur la philosophie, le droit et les sciences humaines.
Un hommage arboré consacré à Chaïm et Fela Perelman a également été établi en Israël, à Neve Ilan, dans un espace mémoriel consacré aux Juifs de Belgique. Cette mention est rapportée par une source secondaire ; les pièces institutionnelles relatives à cet hommage n’ont pas été retrouvées lors des présentes recherches.
Références bibliographiques
Lucien Steinberg, Le Comité de défense des Juifs en Belgique, 1942-1944, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 1973. Cette étude constitue l’un des ouvrages fondamentaux sur la création, l’organisation et les activités du Comité de défense des Juifs. Elle replace le rôle de Chaïm Perelman dans le fonctionnement collectif de l’organisation clandestine.
Jean-Philippe Schreiber, Dictionnaire biographique des Juifs de Belgique : figures du judaïsme belge, XIXe-XXe siècles, Bruxelles, De Boeck et Larcier, 2002. La notice consacrée à Chaïm Perelman fournit les principaux éléments d’état civil, de formation, de carrière universitaire, d’engagement résistant et d’activité communautaire utilisés par l’Université libre de Bruxelles.
Maxime Steinberg, L’Étoile et le Fusil, Bruxelles, Vie ouvrière, 1983-1987. Cette somme historique étudie la persécution des Juifs en Belgique, les mécanismes de déportation et les différentes formes de Résistance juive. Elle permet de replacer l’action du Comité de défense des Juifs dans le contexte général de l’Occupation.
Chaïm Perelman et Lucie Olbrechts-Tyteca, Traité de l’argumentation. La nouvelle rhétorique, Paris, Presses universitaires de France, 1958. Bien qu’il ne porte pas sur la Résistance, cet ouvrage majeur témoigne du parcours intellectuel d’après-guerre de Perelman et de la portée internationale de ses travaux.
Guy Haarscher, dir., Justice et argumentation : essais à la mémoire de Chaïm Perelman, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 1986. Ce volume d’hommage analyse son héritage philosophique et universitaire et constitue une référence pour comprendre sa postérité intellectuelle.
Références internet
Université libre de Bruxelles – Bibliothèques. La biographie numérique de Chaïm Perelman fournit son état civil complet, sa formation, sa carrière universitaire, son rôle dans l’Association des Juifs en Belgique et le Comité de défense des Juifs, ainsi que les références des fonds d’archives conservés à l’Université et au United States Holocaust Memorial Museum.
https://bib.ulb.be/fr/documents/digitheque/personalia/chaim-perelman/biographie
Belgium WWII – CEGESOMA/Kazerne Dossin. L’article consacré au Comité de défense des Juifs décrit la création de l’organisation, sa structure nationale, ses sections clandestines et le sauvetage d’environ 3 000 enfants juifs.
https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/comite-de-defense-des-juifs.html
Centre Perelman de philosophie du droit. Cette présentation retrace la formation universitaire, l’exclusion de Perelman en 1940, son engagement avec Fela Perelman dans la Résistance civile et sa carrière scientifique après 1945.
https://centreperelman.be/le-centre/chaim-perelman/qui-est-chaim-perelman/
Kazerne Dossin. L’article consacré à Fela Perelman documente l’action résistante du couple, la réunion constitutive du Comité à leur domicile d’Uccle et leur intervention à la caserne Dossin lors de la Libération.
https://kazernedossin.eu/fr/nieuws-item/journee-internationale-de-la-femme-lhistoire-de-fela-perelman/
United States Holocaust Memorial Museum. Le fonds « Fela and Chaïm Perelman papers » rassemble des documents personnels et historiques concernant la famille, la Résistance juive en Belgique et les activités communautaires du couple.
https://collections.ushmm.org/search/catalog/irn518607
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote de dossier individuel d’homologation militaire ou de dossier français du Service historique de la Défense n’a été retrouvée.
Une carte belge de résistant civil établie en 1952 est conservée dans le fonds Fela and Chaïm Perelman papers, référence 2006.432, au United States Holocaust Memorial Museum. Les archives personnelles conservées à l’Université libre de Bruxelles portent la cote générale BE.ULB-ARCH/89PP.
Observations
Le prénom est écrit « Chaïm », « Chaim » ou « Haïm » selon les langues et les systèmes de translittération. La forme « Chaïm Perelman » est retenue conformément à l’usage français de l’Université libre de Bruxelles.
La documentation distingue clairement son activité officielle au sein de l’Association des Juifs en Belgique de son engagement clandestin dans le Comité de défense des Juifs. Son entrée complète dans l’Association en décembre 1942 résulte, selon l’Université libre de Bruxelles, d’une stratégie de la Résistance juive et ne doit pas être interprétée comme une adhésion politique aux structures imposées par l’occupant.
Les estimations du nombre de personnes sauvées par le Comité varient selon les sources et le périmètre retenu. Belgium WWII documente environ 3 000 enfants et plusieurs centaines d’adultes directement pris en charge, tandis qu’une communication de Kazerne Dossin évoque un ensemble de 8 000 Juifs secourus. La présente notice retient les chiffres les plus précisément ventilés par section.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A —L’identité, la formation, les activités résistantes, le rôle au sein du Comité de défense des Juifs et le parcours d’après-guerre sont établis par plusieurs sources institutionnelles et archivistiques concordantes, notamment l’Université libre de Bruxelles, Kazerne Dossin, CEGESOMA et le United States Holocaust Memorial Museum.
Chronologie
| Date | Événement |
| 20 mai 1912 | Naissance à Varsovie (Pologne). |
| 1925 | Installation de la famille Perelman à Anvers (Belgique). |
| 1933 | Achèvement des études de philosophie à l’Université libre de Bruxelles. |
| 1934 | Doctorat en droit. |
| 1935 | Mariage avec Fajga Estera Liwer, dite Fela Perelman. |
| 1936 | Acquisition de la nationalité belge et séjour d’études à Varsovie. |
| 1938 | Doctorat en philosophie consacré à Gottlob Frege ; nomination comme assistant. |
| 1939 | Chargé de cours à l’Université libre de Bruxelles. |
| 10 mai 1940 | Participation comme soldat à la campagne des Dix-Huit Jours. |
| 28 octobre 1940 | Exclusion de l’enseignement par application des ordonnances antijuives. |
| Janvier 1942 | Entrée comme conseiller technique auprès du comité bruxellois de l’Association des Juifs en Belgique. |
| Été-automne 1942 | Réunion constitutive du Comité de défense des Juifs au domicile des Perelman à Uccle. |
| 2 décembre 1942 | Nomination officielle à la section enseignement de l’Association des Juifs en Belgique. |
| Mai 1943 | Direction effective du service social après l’arrestation de Maurice Heiber. |
| Septembre 1944 | Participation aux opérations d’assistance lors de la libération de la caserne Dossin. |
| Janvier 1945 | Reprise de l’enseignement universitaire. |
| Novembre 1945 | Démission de l’Aide aux Israélites Victimes de la Guerre. |
| 1958 | Publication du Traité de l’argumentation. |
| 1962 | Attribution du prix Francqui. |
| 1970 | Doctorat honoris causa de l’Université hébraïque de Jérusalem. |
| 1978 | Retraite de l’Université libre de Bruxelles. |
| 22 janvier 1984 | Mort à Uccle (Belgique). |
Tableau des divergences entre sources
| Élément biographique | Source 1 | Source 2 | Décision retenue |
| Nombre de personnes sauvées par le Comité de défense des Juifs | Belgium WWII indique environ 3 000 enfants et plusieurs centaines d’adultes directement pris en charge. | Kazerne Dossin évoque 8 000 Juifs sauvés dans une présentation générale. | La notice retient les chiffres ventilés de Belgium WWII et signale l’estimation plus large dans les observations. |
| Rôle fondateur de Chaïm Perelman | Certaines présentations générales le qualifient directement de fondateur. | La biographie de l’Université libre de Bruxelles précise que l’initiative ne lui revient pas, mais qu’il fut une cheville ouvrière et que la réunion constitutive eut lieu chez lui. | Chaïm Perelman est présenté comme cofondateur au sens collectif et organisateur majeur, sans lui attribuer l’initiative première du Comité. |
Sources consultées
Université libre de Bruxelles – Bibliothèques. La page « Chaïm Perelman – Biographie », fondée notamment sur le Dictionnaire biographique des Juifs de Belgique, a fourni l’état civil, les renseignements familiaux, la formation, la naturalisation, la mobilisation, l’exclusion de l’Université, les fonctions au sein de l’Association des Juifs en Belgique, le rôle dans le Comité de défense des Juifs, la carrière d’après-guerre et les références des fonds d’archives.
https://bib.ulb.be/fr/documents/digitheque/personalia/chaim-perelman/biographie
Belgium WWII – CEGESOMA et Kazerne Dossin. L’article « Comité de Défense des Juifs » a permis de vérifier la création de l’organisation en septembre 1942, la diversité politique de ses fondateurs, ses coopérations, la structure de ses services clandestins et le nombre approximatif d’enfants et d’adultes secourus.
https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/comite-de-defense-des-juifs.html
Centre Perelman de philosophie du droit – Université libre de Bruxelles. La page « Qui est Chaïm Perelman ? » a confirmé sa naissance à Varsovie, son installation en Belgique, ses doctorats, son exclusion de l’enseignement et la tenue de la réunion du Comité de défense des Juifs au domicile familial.
https://centreperelman.be/le-centre/chaim-perelman/qui-est-chaim-perelman/
Kazerne Dossin. L’article « Journée internationale de la femme : l’histoire de Fela Perelman » a apporté des informations sur l’action complémentaire de Fela et Chaïm Perelman, les écoles « Nos Petits », la réunion constitutive du Comité et l’intervention de la délégation du Comité à la caserne Dossin lors de la Libération.
https://kazernedossin.eu/fr/nieuws-item/journee-internationale-de-la-femme-lhistoire-de-fela-perelman/
United States Holocaust Memorial Museum. Le catalogue du fonds « Fela and Chaïm Perelman papers », référence 2006.432, a confirmé l’existence d’un ensemble archivistique consacré aux activités familiales, universitaires, communautaires et résistantes du couple.
https://collections.ushmm.org/search/catalog/irn518607
Mémoire Vive de la Résistance. La notice consacrée à Hertz Jospa a été consultée pour la vérification préalable et confirme la présence de Chaïm Perelman dans l’environnement dirigeant du Comité de défense des Juifs, sans constituer une notice individuelle à son nom.
https://mvr.asso.fr/jospa-2/