François d’HUMIÈRES, alias Frédéric, né le 11 avril 1922 à Berlin (Allemagne), mort le 31 janvier 1945 à Durrenentzen (Haut-Rhin), français.
Issu d’une famille de tradition militaire, François d’Humières poursuit ses études à l’École libre des sciences politiques. Comme beaucoup de jeunes de sa génération, la défaite de 1940 et l’Occupation allemande le conduisent progressivement vers l’action clandestine.
En 1943, il participe à la mise en place de l’Organisation civile et militaire des jeunes (OCMJ), branche de jeunesse de l’Organisation civile et militaire. Soucieux de toucher le milieu étudiant, il contribue avec plusieurs camarades à la création du journal clandestin Essor, destiné à diffuser les idées de la Résistance auprès de la jeunesse universitaire.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il appartient à l’Organisation civile et militaire (OCM) et à l’Organisation civile et militaire des jeunes (OCMJ). Son activité s’inscrit principalement dans le cadre du mouvement étudiant clandestin.
Missions et actions
François d’Humières participe à la création et à la rédaction du journal Essor. Il en assure ensuite la diffusion à Paris ainsi que dans plusieurs villes universitaires. Cette activité contribue à l’implantation de l’OCMJ dans les milieux étudiants.
En juin 1944, il devient chef du 4e bureau de l’OCMJ pour la région parisienne. Il participe ensuite aux combats de la Libération de Paris avant de rejoindre les Commandos de France. Après avoir participé à la Libération de Paris, François d’HUMIÈRES rejoint les Commandos de France, unité d’élite créée en 1944 et spécialisée dans les opérations de choc. Intégrée au 3ᵉ bataillon de choc à partir de janvier 1945, cette formation combat dans les Vosges et en Alsace. François d’HUMIÈRES est tué au combat à Durrenentzen (Haut-Rhin) le 31 janvier 1945.
Camarades de combat
Son action au sein d’Essor le conduit à travailler notamment avec Philippe Bernard et Charles Verny, qui jouent eux aussi un rôle important dans l’Organisation civile et militaire des jeunes.
Retour à la vie civile
Il ne connaît pas le retour à la vie civile, la guerre mettant fin prématurément à son existence.
Décorations
• Chevalier de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération – décret du 17 novembre 1945
• Croix de Guerre 39/45
Source Ordre de la Libération.
Lieux de mémoire
Son nom demeure associé à l’histoire de l’OCMJ et du journal clandestin Essor. Plusieurs voies publiques rappellent son souvenir.
- Une rue porte son nom à Durrenentzen.
- Un square François-d’Humières existe à Neuilly-sur-Seine.
Références bibliographiques
Arthur Calmette, Organisation civile et militaire. Histoire d’un mouvement de Résistance de 1940 à 1946.Cet ouvrage retrace le développement de l’Organisation civile et militaire et permet de replacer l’action de François d’Humières dans celle de l’OCMJ.
Références internet
Ordre de la Libération La notice officielle du Compagnon de la Libération apporte les principaux éléments biographiques et militaires.
Mémoire Vive de la Résistance La notice consacrée au journal clandestin Essor permet de préciser son rôle dans la création, la rédaction et la diffusion du journal.
Dossier d’homologation consulté
Les présentes recherches n’ont pas permis de retrouver la référence de son dossier individuel.
Observations
Aucune divergence notable n’a été relevée entre les sources consultées.
Chronologie
| Date | Événement |
| 1943 | Participation à la création d’Essor |
| 1943-1944 | Diffusion du journal dans les milieux universitaires |
| Juin 1944 | Chef du 4e bureau de l’OCMJ |
| Août 1944 | Participation à la Libération de Paris |
| 31 janvier 1945 | Mort au combat en Alsace |
Indice de fiabilité de la notice
Niveau A — Plusieurs sources institutionnelles et mémorielles concordantes permettent d’établir avec certitude son parcours.
Sources consultées le 21 juin 2026
Ordre de la Libération Notice « François d’Humières ». Source institutionnelle principale. Elle confirme son identité, son engagement dans l’OCMJ, sa participation à Essor, son engagement dans les Commandos de France, sa mort au combat et ses décorations. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/francois-humieres-d
Mémoire Vive de la Résistance Notice relative au journal clandestin Essor. Source mémorielle confirmant le contexte du journal, son rôle dans la Résistance étudiante et l’entourage militant de François d’Humières. https://mvr.asso.fr/journal-essor/
Mémoire Vive de la Résistance Notice « Charles Verny ». Source mémorielle utile pour replacer François d’Humières dans le milieu de l’OCMJ et du journal Essor. https://mvr.asso.fr/verny/
Wikipédia Notice « François d’Humières ». Source secondaire utilisée uniquement pour les éléments de contexte, les lieux de mémoire et les références bibliographiques indiquées. Les informations principales ont été privilégiées lorsqu’elles étaient confirmées par l’Ordre de la Libération. https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_d%27Humi%C3%A8res
Sciences Po Page relative aux personnalités issues de Sciences Po. Source complémentaire utilisée pour confirmer son passage par l’École libre des sciences politiques. https://www.sciencespo.fr/fr/les-personnalites-de-sciences-po/