Fernand GONTELLE, né le 10 février 1926 à Die, Drôme, France, mort à une date non retrouvée, de nationalité française.
Fernand Gontelle naît le 10 février 1926 à Die, Drôme, France. Les sources consultées indiquent qu’il réside à Lyon, Rhône, France, en 1940. Il appartient à une famille foraine modeste particulièrement éprouvée par les deux conflits mondiaux.
Son père est un ancien combattant de la Première Guerre mondiale, mobilisé comme sapeur-mineur du 4 août 1914 au 25 octobre 1918. Gravement atteint par les gaz de combat, il conserve toute sa vie les séquelles de cette exposition et décède en 1943. Cette disparition intervient alors que la famille subit déjà les difficultés matérielles de l’Occupation.
La famille Gontelle est profondément marquée par la guerre. Son frère Raymond s’engage dans la Résistance dans le Champsaur. Un autre frère, Jean-Baptiste Joseph Gontelle, né le 22 décembre 1909 à Apt, Vaucluse, France, est déporté et décède en 1944. Son décès est ultérieurement reconnu par l’attribution de la mention officielle « Mort en déportation ».
Engagement dans la Résistance
Les sources disponibles permettent d’établir que Fernand Gontelle rejoint la Résistance dans les Hautes-Alpes alors qu’il est encore très jeune. Son engagement est favorisé par son frère Raymond, déjà impliqué dans les activités clandestines du Champsaur.
La notice du Musée de la Résistance en ligne indique son appartenance aux organisations résistantes du département et son intégration progressive aux structures combattantes qui se développent dans les Hautes-Alpes à partir de 1943 et 1944.
Appartenance à un réseau ou mouvement
L’appartenance de Fernand Gontelle aux Mouvements unis de la Résistance (MUR) et aux Forces françaises de l’Intérieur (FFI) des Hautes-Alpes est explicitement attestée par la notice nominative du Musée de la Résistance en ligne.
En revanche, les recherches effectuées n’ont pas permis de confirmer par une source indépendante l’indication « Armée secrète, secteur Hautes-Alpes » figurant dans les informations de départ.
De même, la référence à la carte MLN n°1007 n’a pas pu être vérifiée dans les sources consultées.
Missions et actions
Les témoignages recueillis indiquent que Fernand Gontelle participe aux activités de soutien et de liaison des groupes résistants du Champsaur. Les détails précis de ses missions ne sont pas toujours documentés mais son engagement au sein des formations FFI des Hautes-Alpes est confirmé.
La tragédie familiale qui frappe les Gontelle durant l’été 1944 constitue un épisode central de son parcours.
Le 1er juillet 1944, son frère Raymond Gontelle trouve la mort à Saint-Michel-de-Chaillol, Hautes-Alpes, France, dans le contexte des opérations de répression menées contre les résistants du secteur.
Le lendemain, Fernand Gontelle et ses sœurs transportent la dépouille de Raymond jusqu’à Saint-Bonnet-en-Champsaur, Hautes-Alpes, France, dans une charrette tirée par une mule.
Cet épisode est rapporté dans le témoignage de Fernand Gontelle publié par la presse régionale et repris par le Musée de la Résistance en ligne.
Après son évasion de Gap en juillet 1944, il rejoint les maquis des Hautes-Alpes. Il est ensuite dirigé vers le camp FFI du Pont-du-Fossé où il reçoit une formation militaire.
Il participe à la libération de Gap le 20 août 1944 puis aux opérations conduites dans le secteur de Briançon lors de la reconquête du département.
Arrestation / évasion / déportation
Le 6 juillet 1944, Fernand Gontelle est arrêté au col Bayard par des miliciens. Il est conduit à Gap où il est interrogé et maltraité.
Il est détenu à la Villa Mayoli, utilisée par la Milice et la Gestapo. Selon son témoignage, il parvient à conserver un petit couteau qui n’est pas découvert lors de sa fouille. À l’aide de cet outil, il réussit à dévisser le système de fermeture de sa cellule et à s’évader.
Après son évasion, il rejoint des résistants du Champsaur puis les unités FFI des Hautes-Alpes.
Aucune déportation personnelle de Fernand Gontelle n’a été retrouvée dans les sources consultées.
Camarades de combat
Les documents consultés mentionnent notamment un chef de maquis nommé Imbert qui contribue à sa prise en charge après son évasion.
Les sources disponibles ne permettent pas d’établir une liste complète de ses compagnons de combat.
Retour à la vie civile
Après la Libération, Fernand Gontelle est incorporé au 4e régiment du génie à Grenoble, Isère, France.
Il participe notamment à la garde de prisonniers allemands. Son maintien sous les drapeaux demeure toutefois de courte durée. Les pertes subies par sa famille pendant la guerre conduisent les autorités militaires à tenir compte de sa situation personnelle.
Selon les témoignages recueillis, il devient alors le principal soutien de sa mère et de ses trois sœurs après la disparition de son père, la mort de Raymond et la déportation de Jean-Baptiste Joseph.
Les sources actuellement disponibles ne permettent pas de reconstituer avec précision sa carrière professionnelle après-guerre.
Décorations
Aucune décoration trouvée dans les bases consultées. Cela ne signifie pas que le résistant n’ait pas été décoré, cela signifie simplement que nous n’avons pas retrouvé ces décorations pendant ces recherches.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire spécifiquement consacré à Fernand Gontelle n’a été retrouvé dans les bases consultées.
Sa mémoire est néanmoins conservée à travers les travaux du Musée de la Résistance en ligne, les témoignages recueillis dans la presse régionale et les recherches consacrées à la Résistance dans les Hautes-Alpes.
Références bibliographiques
Aucun ouvrage spécifiquement consacré à Fernand Gontelle n’a été identifié dans les limites de cette recherche.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne. Notice individuelle de Fernand Gontelle présentant son état civil, son appartenance aux MUR et aux FFI des Hautes-Alpes, ses lieux d’action ainsi que son parcours de résistant. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=47882
Musée de la Résistance en ligne. Fiche PDF nominative confirmant les éléments d’identification, les organisations de Résistance et les zones d’activité. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail_pdf.php?id=47882
Le Dauphiné libéré. Témoignage publié en août 2023 retraçant le parcours de Fernand Gontelle, son arrestation, son évasion et les épreuves traversées par sa famille pendant la guerre. https://www.ledauphine.com/societe/2023/08/18/avant-la-liberation-un-des-derniers-resistants-temoigne
Musée de la Résistance en ligne. Reproduction de l’article consacré à la famille Gontelle et à la mémoire de la Résistance haut-alpine. https://museedelaresistanceenligne.org/musee/docpersonne/47882/pdf/450__journal-fernand-gontelle-2.pdf
Legifrance. Arrêté portant attribution de la mention « Mort en déportation » concernant Jean-Baptiste Joseph Gontelle. https://www.legifrance.gouv.fr
Dossier d’homologation consulté
Aucun dossier d’homologation FFI, dossier CVR ou dossier SHD nominatif consultable en ligne n’a été retrouvé au cours de cette recherche.
Aucune cote SHD n’a pu être identifiée avec certitude.
Observations
- L’identité de Fernand Gontelle est confirmée par une notice nominative institutionnelle.
- Son appartenance aux MUR et aux FFI des Hautes-Alpes est confirmée.
- La carte MLN n°1007 n’a pas été retrouvée.
- L’appartenance à l’Armée secrète n’a pas été confirmée par les sources consultées.
- Aucune cote SHD n’a été retrouvée.
- Aucune décoration n’a été identifiée.
- La mort de son frère Raymond Gontelle et la déportation de son frère Jean-Baptiste Joseph constituent des éléments majeurs du contexte familial ayant marqué son parcours.
Appréciation de fiabilité
La réalité de l’engagement résistant de Fernand Gontelle est établie. Son identité, son appartenance aux MUR et aux FFI des Hautes-Alpes, son arrestation du 6 juillet 1944, son évasion, son passage au camp FFI du Pont-du-Fossé et sa participation aux opérations de la Libération reposent sur une notice nominative institutionnelle et sur un témoignage direct recoupé.
En revanche, les mentions relatives à la carte MLN n°1007, à une appartenance formelle à l’Armée secrète et à une éventuelle homologation SHD demeurent non vérifiées.
La notice relève donc du niveau B (fiabilité bonne), avec un degré de confiance élevé pour le parcours général, mais nécessitant encore la consultation d’un éventuel dossier d’homologation ou dossier SHD pour atteindre le niveau A.
Tableau des divergences entre sources
| Élément biographique | Source 1 | Source 2 | Décision retenue |
| Organisation résistante | Musée de la Résistance en ligne : MUR et FFI Hautes-Alpes | Informations initiales : Armée secrète, MR et FFI | MUR et FFI retenus ; Armée secrète non confirmée |
| Carte de mouvement | Informations initiales : MLN 1007 | Sources consultées : aucune confirmation | Information non retenue comme établie |
Chronologie du résistant
| Date | Événement |
| 10 février 1926 | Naissance à Die, Drôme, France |
| 1940 | Résidence à Lyon, Rhône, France |
| 1943 | Décès de son père ancien combattant |
| 1er juillet 1944 | Mort de son frère Raymond à Saint-Michel-de-Chaillol |
| 2 juillet 1944 | Transport de la dépouille de Raymond à Saint-Bonnet-en-Champsaur |
| 6 juillet 1944 | Arrestation au col Bayard et détention à Gap |
| Juillet 1944 | Évasion de la Villa Mayoli |
| Été 1944 | Intégration au camp FFI du Pont-du-Fossé |
| 20 août 1944 | Participation à la libération de Gap |
| 1944 | Participation aux opérations du secteur de Briançon |
| Après la Libération | Incorporation au 4e régiment du génie à Grenoble |
Sources consultées
- Musée de la Résistance en ligne, notice Fernand Gontelle : état civil, organisations de Résistance, lieux d’action, parcours résistant. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=47882
- Musée de la Résistance en ligne, fiche PDF nominative : confirmation des éléments d’identification.
- Le Dauphiné libéré, article du 18 août 2023 : témoignage de Fernand Gontelle.
- Musée de la Résistance en ligne, reproduction de l’article sur la famille Gontelle : contexte familial et mémoriel.
- Legifrance : mention « Mort en déportation » de Jean-Baptiste Joseph Gontelle.
- Ordre de la Libération : aucune notice individuelle retrouvée.
- Maitron Résistance : aucune notice nominative retrouvée.
- Fondation de la Résistance : informations retrouvées par l’intermédiaire du Musée de la Résistance en ligne.
- Mémoire des Hommes : aucune fiche nominative exploitable retrouvée.
- Base Léonore : aucune notice retrouvée.
- Gallica : aucune décoration ou citation retrouvée.
- Service historique de la Défense : aucune cote nominative identifiée.
Aucune photographie n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées autres que celle figurant dans la notice du Musée de la Résistance en ligne.

