Marcel FRANCKSON, né le 16 avril 1884 à Schaerbeek, Belgique, mort le 1 janvier 1945 à Neuengamme, Allemagne, Nationalité belge.
Marcel Franckson effectue des études supérieures et obtient un diplôme d’ingénieur civil. Il mène une carrière professionnelle de haut niveau au sein des chemins de fer belges, devenant ingénieur en chef directeur à la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB). Durant la Première Guerre mondiale, il s’illustre déjà par des actions de résistance face à l’occupant allemand.
Dès le début de la Seconde Guerre mondiale et l’occupation de la Belgique, il met ses compétences techniques au service de la lutte clandestine. Il s’engage activement à Liège, Belgique.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il est le fondateur et le dirigeant principal du Groupe D, une composante spécialisée du Front de l’Indépendance (FI).
Ce groupe concentre ses efforts sur le sabotage ferroviaire et la désorganisation des transports de l’armée allemande. Il utilise sa position officielle à la SNCB pour couvrir ses activités de recrutement et de planification.
Sous sa direction, le Groupe D mène une multitude d’attaques ciblées contre les infrastructures ferroviaires, les lignes de communication et le matériel roulant. Il coordonne les actions de sabotage technique en fournissant des plans précis des installations ferroviaires. Son action s’étend à la fabrication d’explosifs et au cryptage des liaisons clandestines entre les différentes cellules de la province de Liège.
Arrestation / évasion / déportation
Il est dénoncé et arrêté par la Gestapo le 24 mai 1944. Longuement interrogé, il subit l’emprisonnement avant d’être déporté sous le statut “Nacht und Nebel” (Nuit et Brouillard) vers les camps de concentration allemands. Il est transféré au camp de concentration de Neuengamme, Allemagne, où les conditions de détention extrêmes provoquent sa mort au début de l’année 1945.
Camarades de combat
Décorations
- Croix de guerre 1940-1945 (Belgique) ; à titre posthume
- Médaille de la Résistance 1940-1945 (Belgique) ; à titre posthume
- Chevalier de l’Ordre de Léopold II (Belgique), selon plusieurs notices biographiques secondaires ; à titre posthume
- diverses citations et reconnaissances liées au Service Hotton et au Front de l’Indépendance, sans que les arrêtés de concession aient été retrouvés dans les sources ouvertes.
Aucune décoration française n’a été trouvée dans les bases consultées .
Lieux de mémoire
Son nom est inscrit sur les monuments commémoratifs dédiés aux agents de la SNCB morts pour la patrie à Bruxelles, Belgique. Une rue porte son nom à Liège, Belgique.
Références bibliographiques
Monuments et Héritage de la clandestinité ferroviaire. Cet ouvrage historique collectif traite des réseaux de résistance technique au sein des chemins de fer d’Europe occidentale et d’Outre-mer entre 1940 et 1945.
Références internet
Wikipédia. Notice biographique détaillée consacrée à l’ingénieur et résistant Marcel Franckson (1884-1945). https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Franckson_(1884_-_1945
Belgium WWII. Plateforme historique institutionnelle belge proposant des articles thématiques sur le sabotage ferroviaire et les dirigeants du Groupe D. https://www.belgiumwwii.be
Observations
Risque d’homonymie parfait entre le père (Marcel Franckson, 1884-1945, ingénieur, chef du Groupe D) et son fils (Marcel Franckson, 1922-2018, étudiant en médecine, également grand résistant au sein du même réseau). Les deux parcours sont fréquemment confondus dans les sources secondaires francophones.
Fiabilité Niveau A La notice est appuyée par une page biographique complète et documentée (Wikipédia), recoupée par les archives numérisées du CegeSoma et du projet institutionnel Belgium WWII.