René THILL, né le 24 novembre 1925 à Metz, Moselle, France, mort le 10 décembre 2009 à Metz, Moselle, France.
Les sources consultées ne permettent pas de préciser sa formation scolaire ni sa profession avant son arrestation. Il est âgé de 18 ans lors de son internement au Fort de Queuleu.
Engagement dans la Résistance
Les sources consultées ne documentent pas une appartenance formelle de René Thill au groupe Mario. Son arrestation est liée à son refus de l’incorporation dans l’Arbeitdienst, le service du travail allemand. Il relève donc du contexte des réfractaires mosellans à l’ordre nazi en territoire annexé. Toute appartenance à un réseau structuré doit rester non renseignée faute de preuve.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Aucun réseau ou mouvement de Résistance n’a été confirmé pour René Thill dans les sources consultées. Son parcours est celui d’un réfractaire, interné puis évadé du Fort de Queuleu.
Missions et actions
Aucune mission clandestine structurée n’est attestée avant son arrestation. Au Fort de Queuleu, René Thill occupe une fonction d’infirmier ou d’aide-infirmier au sein du Sonderlager. Cette fonction lui permet d’entrer en contact avec certains détenus. Les sources consultées ne permettent pas d’établir qu’il ait appartenu à une filière organisée à l’intérieur du camp.
Arrestation, internement et évasion
René Thill est arrêté en 1943 avec sa famille, ses parents, son frère et sa sœur, en raison de son refus de l’incorporation dans l’Arbeitdienst. Il est interné en janvier 1943 dans le camp de transplantés de Bergstadt, aujourd’hui Leśnica, en Silésie, Pologne. Il s’en évade en novembre 1943.
Il est arrêté à Marly, Moselle, France, le 23 novembre 1943, puis interné au camp spécial du Fort de Queuleu à partir du 26 novembre 1943. Il y exerce la fonction d’infirmier.
René Thill s’évade du Fort de Queuleu avec René Micheletti, Pierre Ehrmann et Gaston Thill. La date de cette évasion diverge selon les sources : l’Association du Fort de Metz-Queuleu et son document pédagogique indiquent le 10 avril 1944, tandis que l’UNADIF mentionne le 19 avril 1944. La Revue historique des armées confirme l’évasion des quatre hommes mais ne donne pas, dans le passage consulté, de date précise. La date retenue avec prudence est donc le 10 avril 1944, en signalant la divergence.
Camarades de combat
Les camarades directement associés à son évasion sont René Micheletti, Pierre Ehrmann et Gaston Thill. Le document pédagogique de l’Association du Fort de Metz-Queuleu mentionne aussi ses contacts avec Marie-Louise Hamentien née Raisin, internée au fort et en lien avec les quatre futurs évadés.
Retour à la vie civile
Les sources consultées ne permettent pas de reconstituer en détail la vie civile de René Thill après la guerre. Il est cependant attesté qu’il demeure une figure mémorielle liée au Fort de Queuleu. La chronologie de l’association indique qu’il supervise, avec Roger Flucklinger, certains travaux liés au mémorial du Fort de Queuleu pour le Comité mosellan. Il meurt à Metz le 10 décembre 2009.
Décorations
Aucune décoration trouvée dans les bases consultées. Cela ne signifie pas cependant que René Thill n’ait pas reçu de décorations, mais qu’elles n’ont pu être trouvées par les présentes recherches.
Lieux de mémoire
René Thill est associé à la mémoire du Fort de Queuleu comme ancien interné et évadé. Son nom figure dans les fiches mémorielles de l’Association du Fort de Metz-Queuleu. Il est également cité dans les documents relatifs au mémorial du Fort de Queuleu, notamment pour son rôle dans le suivi des travaux du mémorial.
Références bibliographiques
La Gestapo en Moselle. Une police au cœur de la répression nazie. Cédric Neveu, Éditions du Quotidien, Strasbourg, nouvelle édition 2015. Ouvrage cité par l’Association du Fort de Metz-Queuleu ; il fournit le contexte répressif du Sonderlager du Fort de Queuleu et les pratiques d’incarcération en Moselle annexée.
Les camps d’internement du Fort de Metz-Queuleu, 1943-1946. Philippe Wilmouth et Cédric Neveu, A. Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2011. Ouvrage cité par l’Association du Fort de Metz-Queuleu ; il documente les différents usages carcéraux du fort et le cadre de détention dans lequel René Thill fut interné.
Références internet
Association du Fort de Metz-Queuleu. La fiche René Thill fournit les données principales : naissance, arrestation, internement à Bergstadt, arrestation à Marly, internement au Fort de Queuleu, fonction d’infirmier, évasion et décès. https://www.fort-queuleu.com/rene-thill/
Association du Fort de Metz-Queuleu, document pédagogique “Debout !”. Ce document confirme la naissance, l’arrestation, le parcours d’internement, la fonction d’infirmier et l’évasion avec René Micheletti, Pierre Ehrmann et Gaston Thill.
Revue historique des armées / OpenEdition. L’article de Cédric Neveu sur la Gestapo en Moselle confirme que seuls quatre prisonniers réussirent à s’évader du Fort de Queuleu : René Micheletti, Pierre Ehrmann, René Thill et Gaston Thill. https://journals.openedition.org/rha/7648
UNADIF-FNDIR. La notice consacrée à Marie-Louise Raisin-Hamentien mentionne René Thill, René Micheletti, Gaston Thill et Pierre Ehrmann et donne une date divergente pour l’évasion, le 19 avril 1944. https://www.unadif.fr/fr/actualites/nos-peines/marie-louise-raisin-hamentien.html
ASCOMEMO. La page sur la seule évasion du Fort de Queuleu confirme l’identité des quatre évadés et permet de recouper l’événement mémoriel. https://ascomemo.chez.com/evasion.htm
Dossier d’homologation consulté
Aucun dossier SHD individuel n’a été retrouvé dans cette recherche en ligne.
Observations
La principale divergence concerne la date de l’évasion : 10 avril 1944 dans les sources de l’Association du Fort de Metz-Queuleu, 19 avril 1944 dans une source UNADIF. L’appartenance de René Thill à un réseau de Résistance n’est pas établie par les sources consultées ; il doit être présenté comme réfractaire, interné et évadé, non comme membre confirmé du groupe Mario.
Aucune homonymie significative n’a été relevée. Les informations biographiques proviennent principalement de la fiche nominative de l’Association du Fort de Metz-Queuleu, recoupée par le document pédagogique « Debout ! ». Aucun dossier individuel du SHD ni aucune source primaire n’ont été retrouvés lors de la présente recherche. La date de décès n’a pas été retrouvée. En conséquence, la présente notice relève d’un niveau de fiabilité B (fiabilité bonne), fondé sur des sources institutionnelles et associatives concordantes, mais non sur une source primaire identifiée.
Chronologie du résistant
| Date | Événement |
| 24 novembre 1925 | Naissance de René Thill à Metz, Moselle, France |
| Janvier 1943 | Internement au camp de transplantés de Bergstadt (aujourd’hui Leśnica), Silésie, Pologne |
| Novembre 1943 | Évasion du camp de Bergstadt |
| 23 novembre 1943 | Arrestation à Marly, Moselle, France |
| 26 novembre 1943 | Internement au camp spécial SS du Fort de Queuleu, Metz |
| Date non précisée | Affectation comme infirmier au sein du camp |
| 10 avril 1944 | Évasion du Fort de Queuleu avec René Micheletti, Pierre Ehrmann et Gaston Thill (date donnée par l’Association du Fort de Metz-Queuleu ; certaines sources indiquent le 19 avril 1944) |
| Après-guerre | Participation à la transmission de la mémoire du Fort de Queuleu et suivi des travaux du mémorial avec Roger Flucklinger |
| 10 décembre 2009 | Décès à Metz, Moselle, France |
Sources consultées le 10 juin 2026
Association du Fort de Metz-Queuleu : fiche nominative René Thill, apportant identité, arrestation, internement, fonction au camp, évasion et décès. https://www.fort-queuleu.com/rene-thill/
Association du Fort de Metz-Queuleu : document pédagogique “Debout !”, confirmant les principaux éléments biographiques.
Revue historique des armées / OpenEdition : confirmation indépendante de l’évasion collective des quatre détenus. https://journals.openedition.org/rha/7648
UNADIF-FNDIR : mention de l’évasion avec date divergente. https://www.unadif.fr/fr/actualites/nos-peines/marie-louise-raisin-hamentien.html
ASCOMEMO : page consacrée à la seule évasion du Fort de Queuleu. https://ascomemo.chez.com/evasion.htm
Aucune photo officielle retrouvée dans les bases officielles consultées.