Jean-Paul SERET-MANGOLD, né le 2 novembre 1923 à Paris, France, mort le 14 novembre 1999 à Nice, Alpes-Maritimes, France.
Fils de Charles MANGOLD, il suit une scolarité classique avant que les événements de la guerre ne l’amènent à s’installer en Dordogne avec sa famille.
Inspiré par l’engagement paternel, il rejoint la clandestinité dès sa majorité. Il intègre les réseaux de liaison indispensables à la transmission des ordres militaires entre la direction départementale de l’Armée Secrète et les différentes unités de combat tapies dans les maquis.
Il effectue ses services au sein des mouvements de l’Armée Secrète de la Dordogne et participe aux actions des groupes de combat Roland et Ancel sous l’homologation globale des Forces Françaises de l’Intérieur.
Il remplit principalement des missions d’agent de liaison, transportant des plis secrets et du matériel. Lors de l’opération du 26 juillet 1944 à Neuvic, il est mobilisé pour une tâche logistique cruciale consistant à guider les camions transportant les sacs de billets saisis à travers les routes secondaires du département afin d’éviter les barrages allemands. Il survit au conflit.
Arrestation / évasion / déportation
Il parvient à échapper aux mailles des patrouilles ennemies lors des liaisons périlleuses de l’été 1944, évitant l’internement.
Camarades de combat
Il sert de liaison directe pour son père Charles MANGOLD et guide les détachements mobiles commandés par Roland CLÉE.
Retour à la vie civile
Après la Libération, il s’éloigne de la Dordogne et reprend une existence civile anonyme, s’établissant par la suite dans le sud-est de la France où il s’éteint à la fin du vingtième siècle.
Décorations
Aucune décoration trouvée dans les bases consultées, cela ne signifie pas cependant que la personnalité n’ait pas reçu de décorations, mais qu’elles n’ont pu être trouvées par les présentes recherches.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire individuel n’est répertorié pour ce résistant dans les bases documentaires consultées.
Références bibliographiques
Le train de Neuvic, Jean-Jacques Gillot, Éditions d’Albret, 2004. Cet ouvrage évoque les rôles individuels des chauffeurs, guides et agents de liaison ayant permis la mise en sécurité finale des fonds saisis par l’Armée Secrète.
Références internet
Mémoire des Hommes Le site ministériel répertorie son identité dans l’index général des dépositaires de dossiers individuels de la Résistance française. URL : https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
Dossier d’homologation consulté
Dossier de résistant conservé au Service Historique de la Défense, Vincennes, France. Cote d’archive : GR 16 P 545464.
Observations
Son nom apparaît parfois sous la seule forme abrégée de MANGOLD dans certains comptes rendus mémoriaux locaux en raison de sa filiation directe.
L’indice de fiabilité C est affecté car, bien qu’il dispose d’une fiche d’homologation valide référencée au Service Historique de la Défense, son parcours d’agent de liaison subalterne n’est documenté que de manière très succincte et fragmentaire au sein d’ouvrages mémoriaux secondaires locaux traitant de l’affaire de Neuvic.
Sources consultées le 06 juin 2026
• Mémoire des Hommes, https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, consultation du fichier des résistants pour l’établissement de la cote SHD.