Pierre Bouchard, né le 25 juin 1901 à Ambérieu-en-Bugey, 01 – Ain, France, mort le 27 août 1944 à Paris, France.
Fils de magistrat, Pierre Bouchard effectue des études supérieures en droit et en lettres avant d’intégrer l’École libre des sciences politiques.
Il commence sa carrière professionnelle au sein de la Compagnie générale transatlantique avant de s’orienter vers la haute administration, devenant chef du personnel au ministère du Travail, puis directeur des services de la main d’œuvre.
Engagement dans la Résistance
Patriote convaincu, il refuse la défaite de 1940 et cherche rapidement à s’engager contre l’occupant. Il met à profit ses fonctions administratives de directeur du Travail en Seine-et-Oise pour protéger les ouvriers français du Service du travail obligatoire (STO).
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il s’intègre activement au mouvement de Résistance Organisation Civile et Militaire (OCM).
Ses compétences organisationnelles le conduisent à y prendre des responsabilités de premier plan, devenant l’un des adjoints directs de Maxime Blocq-Mascart au sein du comité exécutif du mouvement.
Missions et actions
Au sein de l’OCM, Pierre Bouchard contribue à la structuration du mouvement et s’implique fortement dans les services de renseignement et de noyautage des administrations publiques.
Il participe à la diffusion de la presse clandestine et à la collecte d’informations stratégiques qu’il fait transmettre à Londres.
Il est également nommé membre du Conseil national de la Résistance (CNR) en tant que représentant de l’OCM.
Arrestation / évasion / déportation
Il est arrêté par la Gestapo le 3 juillet 1944 lors d’une vague de récrimination ciblant la direction de l’OCM.
Interné à la prison de Fresnes, il est soumis à des interrogatoires répétés et à la torture, mais garde le silence.
Il est exécuté par les forces allemandes le 27 août 1944, peu après le début de l’insurrection parisienne, son corps étant retrouvé dans le bois de Boulogne.
Camarades de combat
Il travaille en étroite collaboration avec Maxime Blocq-Mascart, Jacques Arthuys et les autres membres dirigeants du Conseil national de la Résistance.
Retour à la vie civile
Mort pour la France durant les combats de la Libération, il n’a pas pu connaître le retour à la paix et la reconstruction du pays à laquelle il s’était préparé par ses travaux au sein du CNR.
Décorations
- Chevalier de la Légion d’honneur Décret du 5 janvier 1945 JO du 10 janvier 1945
- Croix de guerre 1939-1945 avec palme Décret du 20 novembre 1944 JO du 24 novembre 1944
- Médaille de la résistance Française à titre posthume par décret du 31 Mars 1947 JO 13 juillet 1947 Source Ordre de la Libération.
- Côte du dossier : 1O7678
Lieux de mémoire
Son nom est inscrit sur le monument commémoratif des Compagnons de la Libération ainsi que sur la plaque commémorative dédiée aux membres du Conseil national de la Résistance à Paris.
Une rue porte son nom à Carcassonne, sa ville natale.
Références bibliographiques
Dictionnaire des Compagnons de la Libération. Cet ouvrage historique de référence détaille la biographie, le parcours de résistance et l’engagement de Pierre Bouchard au sein de l’Organisation Civile et Militaire jusqu’à son exécution.
Références internet
Ordre de la Libération. Notice biographique officielle et détaillée présentant l’engagement résistant, les fonctions au sein du CNR, l’arrestation et les décorations de Pierre Bouchard. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/pierre-bouchard
Wikipédia. Article encyclopédique complet retraçant la vie civile, le rôle administratif, l’action clandestine dans l’OCM et la postérité mémorielle de ce résistant. https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Bouchard_(r%C3%A9sistant
Dossier d’homologation consulté
Dossier individuel de membre des Forces françaises combattantes (FFC) et de l’Organisation Civile et Militaire (OCM), numéroté GR 16 P 75450 au Service historique de la Défense.
Observations Fiabilité A
Ce niveau de fiabilité s’explique par la présence d’une notice biographique institutionnelle dense et hautement détaillée sur le site officiel de l’Ordre de la Libération, ainsi que par une page encyclopédique complète sur Wikipédia.
Ces sources s’appuient directement sur des décrets officiels et sur son dossier d’homologation individuel conservé au Service historique de la Défense.
Les informations biographiques, administratives et de terrain sont toutes recoupées par des sources primaires incontestables.
Aucune divergence majeure ou homonymie conflictuelle n’est à signaler concernant ce profil validé par les instances officielles.
Sources consultées le 2 juin 2026
Site de l’Ordre de la Libération (https://www.ordredelaliberation.fr) : Notice individuelle pour l’état civil, les actions de résistance et les décrets de décorations.
Site de la Mémoire des Hommes (https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr) : Base des militaires et résistants pour la vérification du statut Mort pour la France et de la cote SHD.
Site Wikipédia (https://fr.wikipedia.org) : Page biographique complète pour le parcours civil et le détail des missions politiques au CNR.