Jean-Pierre TIMBAUD, né le 29 septembre 1904 à Payzac, Dordogne, France, mort le 22 octobre 1941 à Châteaubriant, Loire-Atlantique, France.
Fils d’agriculteurs, il s’installe à Paris et devient fondeur en cuivre. Il s’engage très tôt dans le syndicalisme et devient l’un des secrétaires de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT.
Dès le début de l’Occupation, il participe à la réorganisation du Parti Communiste et des syndicats clandestins. Il milite activement contre le Service du Travail Obligatoire et pour l’amélioration des conditions de vie des ouvriers.
Cadre dirigeant du Parti Communiste clandestin et du mouvement syndicaliste résistant, il organise la résistance ouvrière dans la région parisienne, coordonnant la distribution de journaux interdits comme L’Humanité clandestine et préparant les premières actions de sabotage industriel.
Arrestation / évasion / déportation
Il est arrêté par la police française le 18 octobre 1940. Interné au camp de Châteaubriant, il est désigné comme otage par les autorités d’occupation après l’exécution de l’officier allemand Karl Hotz à Nantes.
Il est fusillé le 22 octobre 1941 à la carrière des Fusillés, en criant « Vive le Parti Communiste ! ».
Camarades de combat
Il partage son internement et son destin avec Guy Môquet et Charles Michels.
Retour à la vie civile
Exécuté en 1941, il devient un symbole de la Résistance ouvrière et syndicale.
Décorations
- Chevalier de la Légion d’honneur (à titre posthume) Décret non retrouvé (source Wikipédia)
- Médaille de la Résistance française Décret du 31 mars 1947 JO du 26 juillet 1947
Lieux de mémoire
De nombreuses rues et écoles portent son nom en France, notamment à Paris et à Limoges.
Références bibliographiques
Les fusillés (1940-1944). Dictionnaire biographique sous la direction de Claude Pennetier détaillant son exécution.
Références internet
Le Maitron. Notice extrêmement complète sur sa vie et son influence syndicale. https://maitron.fr
Musée de la Résistance de Champigny. Présentation de son rôle en tant que martyr de Châteaubriant. http://www.musee-resistance.com
Dossier d’homologation consulté
Dossier SHD Vincennes : cote GR 16 P 57124.
Observations
Notice détaillée sur Wikipédia confirmant son statut d’icône du mouvement ouvrier.