La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

BERNARD Jean-Guy alias Olivier,

Jean-Guy BERNARD, né le 4 octobre 1917 à Paris, France, mort le 5 décembre 1944 à Auschwitz, Pologne.

Jean-Guy Bernard est issu d’une famille de la bourgeoisie juive patriote. Son père est un ancien combattant de la Grande Guerre, officier de la Légion d’honneur. Il effectue de brillantes études au lycée Janson-de-Sailly avant d’intégrer l’École Polytechnique en 1938. Sportif accompli, il pratique l’aviation et le hockey sur glace à haut niveau.

Mobilisé comme sous-lieutenant dans l’armée de l’air en 1939, il refuse la défaite de 1940. Dès l’automne 1940, il entre en contact avec les premiers noyaux de résistance. Sa rencontre avec Henri Frenay en 1941 est déterminante. Il devient l’un des piliers du mouvement Combat en zone sud.

Membre dirigeant du mouvement Combat, il est l’un des concepteurs et le secrétaire général du Noyautage des Administrations Publiques (NAP). Il participe activement à la structuration du NAP-Fer, branche spécialisée dans le renseignement et le sabotage ferroviaire.

Il assure la liaison entre les différents services du mouvement et joue un rôle clé dans l’unification des forces de la Résistance sous l’égide de Jean Moulin. Il organise la diffusion de la presse clandestine et coordonne les actions de renseignement au sein des structures de l’État français. Il travaille étroitement avec Claude Bourdet et son épouse, Yvette Bernard.

Arrestation / évasion / déportation

Il est arrêté par la Gestapo le 28 janvier 1944 à Paris. Torturé à l’avenue Foch puis interné au camp de Drancy, il est déporté par le convoi n° 77 le 31 juillet 1944 vers le camp d’Auschwitz. Il y meurt d’épuisement ou de maladie au début du mois de décembre 1944, peu avant la libération du camp.

Camarades de combat

Il travaille avec les plus grandes figures de la Résistance intérieure française, notamment Henri Frenay, fondateur de Combat, Claude Bourdet, son successeur, et Jean Moulin. Sa sœur, Jacqueline Bernard, et son épouse, Yvette Bernard, sont également des actrices majeures de son réseau.

Décorations

  • Chevalier de la Légion d’honneur Décret non retrouvé (source Wikipédia)
  • Croix de guerre 1939-1945 avec palme Décret non retrouvé (source Wikipédia)
  • Médaille de la Résistance française avec rosette Décret du 31 mars 1947 JO du 13 juillet 1947

Lieux de mémoire

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de l’École Polytechnique. Une plaque commémorative est apposée sur son domicile parisien.

Références bibliographiques

La nuit finira. Mémoires d’Henri Frenay qui détaille le rôle crucial de Jean-Guy Bernard dans l’organisation de Combat et du NAP.

L’aventure de la Résistance. Ouvrage de Claude Bourdet rendant hommage à l’efficacité technique et au courage de son collaborateur.

Références internet

Ordre de la Libération. Le site officiel présente une notice détaillée bien que succincte confirmant son statut de martyr de la déportation. https://www.ordredelaliberation.fr

Maitron. Notice biographique complète précisant son parcours syndical et son engagement politique précoce. https://maitron.fr

Musée de la Résistance en ligne. Fiche thématique sur le NAP mentionnant son rôle de fondateur. http://www.museedelaresistanceenligne.org

Dossier d’homologation consulté

Dossier individuel au Service Historique de la Défense, Vincennes : cote GR 16 P 51336.

Observations

Notice détaillée sur Wikipédia confirmant les dates et lieux de décès.

Lettre d'information

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