Jacqueline NEARNE, née le 27 mai 1916 à Brighton, Royaume-Uni, morte le 15 août 1982 à Londres, Royaume-Uni. Nationalité britannique.
Les sources consultées permettent de l’identifier comme Jacqueline Françoise Mary Josephine Nearne, agent du SOE, section F, active en France occupée au sein du réseau STATIONER.
Jacqueline Nearne est née à Brighton dans une famille anglo-espagnole. La famille vit ensuite en France, d’abord dans le Pas-de-Calais puis à Nice. Les sources consultées ne permettent pas de reconstituer plus précisément sa formation initiale ; Wikipédia indique qu’elle devient dactylo avant la guerre.
Après l’invasion de la zone libre, elle gagne la Grande-Bretagne via Gibraltar avec sa sœur Eileen. Elle est recrutée par le FANY puis intégrée au SOE, section F. Son engagement clandestin est bien établi par la notice Wikipédia et par l’existence d’un dossier nominatif aux National Archives britanniques.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Elle relève du Special Operations Executive, section F, et est affectée au réseau STATIONER dirigé par Maurice Southgate.
Sur MVR, elle apparaît comme agent de la section F dans la fiche « La mission JUDEX » et comme nom associé à l’environnement opérationnel de STATIONER dans la fiche Southgate.
Missions et actions
Wikipédia indique qu’elle est parachutée en France avec Maurice Southgate dans la nuit du 25 au 26 janvier 1943, au-dessus de l’Auvergne, puis sert de courrier du réseau STATIONER, effectuant de longs trajets entre Clermont-Ferrand et plusieurs villes françaises. La même source précise qu’elle regagne l’Angleterre par Lysander dans la nuit du 9 au 10 avril 1944.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées dans cette recherche ne permettent pas de confirmer l’affirmation selon laquelle Jacqueline Nearne aurait été arrêtée. Au contraire, la source biographique détaillée consultée indique qu’elle rentre en Angleterre en avril 1944. Les documents de l’Imperial War Museums retrouvés ici attestent l’existence de pièces liées à Jacqueline Nearne dans un ensemble documentaire SOE, mais ils ne suffisent pas, à eux seuls, à établir un parcours concentrationnaire personnel certain dans cette recherche.
Camarades de combat
Les sources la relient directement à Maurice Southgate. MVR la situe aussi, après la Libération, dans l’environnement de la mission JUDEX autour de Maurice Buckmaster et Vera Atkins.
Retour à la vie civile
Wikipédia indique qu’en 1946 elle joue dans le film Maintenant, on peut le dire, consacré au SOE, et qu’elle meurt à Londres en 1982. Les sources consultées ici ne permettent pas de reconstituer plus complètement sa vie professionnelle ou associative d’après-guerre.
Décorations
- Membre de l’ordre de l’Empire britannique, 1945. Mentionnée par Wikipédia ; décret britannique non recherché dans cette enquête.
- Croix de guerre 1939-1945. Mentionnée par Wikipédia ; décret non retrouvé dans cette recherche.
Lieux de mémoire
Wikipédia signale une plaque apposée à Brighton en 2016 et le titre de citoyenne d’honneur de Boulogne-sur-Mer. Ces hommages proviennent de cette source secondaire détaillée et n’ont pas été recoupés ici par une source municipale ou institutionnelle complémentaire.
Références bibliographiques
Beryl E. Escott, The Heroines of SOE. Ouvrage de référence souvent mobilisé pour documenter les agentes du SOE, utilisé dans la notice Wikipédia de Jacqueline Nearne pour son parcours clandestin et ses missions en France.
Hugh Verity, Nous atterrissions de nuit… Témoignage important sur les opérations aériennes clandestines du SOE, utile ici pour le retour en Lysander mentionné dans la notice biographique.
Références internet
Wikipédia. Notice biographique détaillée donnant l’état civil complet, les alias, l’affectation au réseau STATIONER, le parachutage en janvier 1943, le retour en Angleterre en avril 1944 et les distinctions. URL : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacqueline_Nearne
The National Archives. Référence de dossier nominatif confirmant l’existence d’un dossier d’agente SOE : « Jacqueline Françoise Mary Josephine NEARNE, aka Josette NORVILLE », référence HS 9/1089/4. URL : https://discovery.nationalarchives.gov.uk/details/r/findia/59e02f35-d38c-4c6f-8f2c-0ab97ff3bc08/C8996107?tagvalue=soe+agents
Imperial War Museums. Notice de collection mentionnant Jacqueline Nearne parmi les agentes SOE associées à des documents de Gestapo et de captivité, utile pour le repérage documentaire mais insuffisante, seule, pour établir son propre parcours concentrationnaire. URL : https://www.iwm.org.uk/collections/item/object/1030008044
Mémoire Vive de la Résistance. Fiche « La mission JUDEX » où Jacqueline NEARNE apparaît comme ancienne agente de la section F et interprète-conseillère après la Libération ; type d’information MVR trouvé : fiche de mission. URL : https://mvr.asso.fr/la-mission-judex/
Dossier d’homologation consulté
Référence retrouvée : The National Archives, HS 9/1089/4. Aucune cote SHD française n’a été retrouvée dans cette recherche.
Observations
La source détaillée consultée contredit l’assertion d’une arrestation suivie de déportation de Jacqueline Nearne, puisqu’elle indique un retour en Angleterre en avril 1944. Une confusion avec sa sœur Eileen Nearne, bien attestée comme arrêtée et déportée à Ravensbrück, n’est pas à exclure. Aucune notice individuelle MVR à son nom exact n’a été retrouvée.