Jean Maxime ALLAIS, né le 1er novembre 1901 à Le Boulay, Indre-et-Loire, France, mort le 17 décembre 1989 à Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, France.
Jean Maxime Allais, également désigné comme Jean Maxime Aron, passe le baccalauréat en 1918, poursuit des études en mathématiques spéciales au lycée de Tours, puis intègre en 1919 l’Institut électrotechnique de Nancy, dont il sort en 1922. Incorporé la même année au 8e régiment du génie à Tours, il suit ensuite une préparation militaire supérieure au 8e régiment d’artillerie à Nancy ; il est nommé sergent en mai 1923, puis rappelé comme sous-lieutenant en novembre 1926. De 1924 à septembre 1942, il travaille comme ingénieur aux usines Citroën à Paris.
Engagement dans la Résistance
À l’été 1940, il organise le repli de 14 000 ouvriers dans les Deux-Sèvres, démobilisés à Niort le 17 juillet, puis revient à Paris pour réorganiser les usines Citroën. Dès la mi-août 1940, il rassemble quelques camarades et commence des actions de propagande. Il met ensuite sur pied un réseau de renseignement sur l’industrie sidérurgique et des sabotages camouflés dans les usines Citroën.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources concordent pour le rattacher au SOE. La notice du Musée de la Résistance en ligne le désigne comme « agent du SOE », et la notice des résistants d’Eysses précise également cette appartenance, sous le pseudonyme Allais, dans le département du Rhône. La page de l’Ordre de la Libération mentionne en outre ses liens avec Henri Sevenet, Philippe de Vomécourt et Adrien Hess.
Missions et actions
Recherché, il se réfugie à Lyon en juillet 1941. Entré en contact avec Henri Sevenet, qui travaille avec Philippe de Vomécourt, chef de réseau du SOE, il reprend ses activités de renseignement avant de recevoir la responsabilité de l’organisation du réseau dans une dizaine de départements autour du Rhône.
Il organise les premiers parachutages d’armes et de matériel dans la région à l’automne 1941 et met sur pied le sabotage de la ligne Clermont-Nîmes suivant des instructions reçues de Londres. Après son évasion d’Eysses en janvier 1944, il rejoint la Résistance à Toulouse et se voit chargé de l’armement des maquis du Tarn. Compromis de nouveau, il gagne l’Espagne le 2 mai 1944, passe par Pampelune, Leiza, Saint-Sébastien, Madrid et Gibraltar, puis rejoint l’Angleterre. Incorporé comme lieutenant aux Forces terrestres en Grande-Bretagne le 30 août 1944, il est muté à la Mission militaire de liaison administrative et revient en France en septembre 1944.
Arrestation / évasion / déportation
Son radio est arrêté le 23 octobre 1942. Lui-même est arrêté à Lyon le 3 novembre 1942. Il est condamné par le Tribunal d’État de Lyon, le 24 juin 1943, à dix ans de travaux forcés pour atteinte à la sûreté extérieure de l’État, puis incarcéré à la maison centrale d’Eysses le 1er juillet 1943. Il s’évade d’Eysses le 3 janvier 1944 avec 51 camarades et deux gardiens. Les sources consultées ne signalent pas de déportation.
Camarades de combat
Les sources nomment explicitement Henri Sevenet, Philippe de Vomécourt et Adrien Hess parmi ses contacts ou collaborateurs dans l’organisation de ses activités clandestines. Les archives en ligne consultées ne permettent pas d’aller plus loin dans la composition exacte de ses équipes locales.
Retour à la vie civile
La notice détaillée de l’Ordre de la Libération s’arrête à son retour en France en septembre 1944, à sa nomination comme chevalier de la Légion d’honneur le 7 juillet 1945, puis à son décès à Neuilly-sur-Seine le 17 décembre 1989. Les sources consultées ne permettent pas de préciser davantage sa carrière professionnelle ou sa vie publique après-guerre. Cette brièveté tient aux limites documentaires des notices accessibles en ligne, et non à une omission volontaire.
Décorations
- Médaille de la Résistance française Décret du 15 octobre 1945 JO du 19 octobre 1945.
- Chevalier de la Légion d’honneur le 7 juillet 1945. La source consultée ne précise pas ici le décret.
Aucune autre décoration précisément confirmée n’a été retrouvée dans les bases consultées au cours de cette recherche.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire nominatif certain n’a été identifié dans les sources officielles ou institutionnelles consultées. En revanche, la base des résistants d’Eysses conserve une notice biographique détaillée et un document annexe signalé comme un plan schématique de la centrale réalisé par Jean Aaron.
Références bibliographiques
Aucun ouvrage biographique nominatif n’a été directement identifié dans les résultats consultés. Les sources en ligne mobilisées renvoient prioritairement à des cotes d’archives du SHD, aux National Archives de Londres et aux archives départementales du Lot-et-Garonne.
Références internet
Ordre de la Libération. Notice détaillée de médaillé de la Résistance, utilisée pour la biographie générale, les opérations de sabotage, l’arrestation, l’évasion et le décès. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/jean-maxime-allais
Résistants d’Eysses. Notice biographique très utile pour l’état civil, l’appartenance au SOE, la condamnation, le passage à Eysses, l’évasion et les cotes d’archives utilisées. https://www.resistants-eysses.fr/biographie/aaron-dit-allais-jean-maxime
Musée de la Résistance en ligne. Fiche synthétique confirmant l’alias Allais, la naissance, l’arrestation à Lyon, la détention à Eysses et la qualité d’agent du SOE. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=46295
Dossier d’homologation consulté
Cote du dossier de médaille de la Résistance : 1O1441. Les sources secondaires consultées mentionnent également les cotes SHD GR 16P 18319 et GR 28P 4 420 4, ainsi qu’un dossier HS 9 aux National Archives de Londres.
Observations
Variante onomastique importante : l’intéressé apparaît sous les formes Jean Maxime Allais, Jean Maxime Aron et Jean Aaron dit Allais. Il s’agit bien du même résistant, les dates, le lieu de naissance, le pseudonyme Allais, le rattachement au SOE et le parcours carcéral concordant parfaitement.
Sources consultées le 3 avril 2026
Ordre de la Libération, notice « Jean Maxime Allais » : biographie détaillée, décret de la Médaille de la Résistance, date de décès.
Résistants d’Eysses, notice « Jean Maxime AARON dit ALLAIS » : état civil, appartenance au SOE, arrestation, condamnation, détention, évasion, cotes d’archives.
Musée de la Résistance en ligne, fiche « Jean Maxime ARON » : contrôle synthétique de l’identité, de l’alias, de l’arrestation et de l’évasion.
Ordre de la Libération, base des médaillés : naissance, JO du 19 octobre 1945, cote 1O1441.