Ernest-Henri DAVID, né le 16 mai 1904 à Paris (France), mort le 17 novembre 1943 à Suresnes (France)
Ernest-Henri David grandit à Paris dans un milieu urbain. Avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il s’insère dans la vie active parisienne, développant un réseau de connaissances qui s’avérera précieux pour ses futures activités clandestines. Son éducation et son ancrage dans la capitale lui confèrent une connaissance parfaite du terrain, élément indispensable pour la survie d’un groupe d’action immédiate en zone occupée.
Dès l’été 1940, Ernest-Henri David refuse l’armistice. Son engagement se concrétise rapidement par la volonté d’opposer une résistance active et armée à l’occupant. Il rejoint les premières cellules qui formeront le noyau dur de la résistance d’action à Paris. Son tempérament déterminé le porte vers des structures prônant le sabotage et l’élimination des agents de la collaboration, considérant que seule l’action directe peut entraver la machine de guerre allemande et démoraliser ses soutiens locaux.
Il est une figure centrale du « groupe Valmy », une organisation de choc et de renseignement issue des premiers réseaux communistes mais agissant avec une large autonomie.
Ernest-Henri David assure la liaison entre ce groupe et d’autres structures comme le réseau AV-RIF, notamment par ses contacts avec Arsène Poncey. Cette position de carrefour en fait un cadre stratégique, capable de coordonner des opérations de sabotage avec la logistique de réseaux de renseignement plus vastes.
Missions et actions
Sous le pseudonyme de « David », il participe activement à l’organisation de coups de main et de sabotages industriels dans la région parisienne. Sa mission consiste à identifier les cibles prioritaires — collaborateurs notoires, infrastructures de transport ou centres de production travaillant pour l’Allemagne — et à planifier les interventions armées.
Il joue un rôle crucial dans le maintien de la discipline interne du groupe Valmy et dans la sécurisation des échanges avec le réseau RIF. Sa capacité à naviguer entre les différentes sensibilités de la Résistance parisienne permet au groupe Valmy de bénéficier de caches et de faux papiers fournis par des circuits complémentaires.
Arrestation / évasion / déportation
Victime de la répression féroce menée par les Brigades Spéciales de la police française (BS1 et BS2), Ernest-Henri David est arrêté en 1943 lors d’une vague d’interpellations visant les membres du groupe Valmy.
Livré aux autorités allemandes, il est incarcéré et condamné à mort par le tribunal militaire du Gross Paris siégeant à l’hôtel Continental.
Camarades de combat
Il travaille en liaison étroite avec Arsène Poncey pour la coordination inter-réseaux. Au sein du groupe Valmy, il côtoie les cadres de l’action immédiate et participe à la structuration des commandos de choc qui harcèlent les troupes d’occupation dans la capitale.
Décorations
- Nous n’avons pas trouvé de décorations pendant cette recherche. Ce qui ne veut pas dire qu’elle n’aient pas été attribuées.
- Mention « Mort pour la France »
Lieux de mémoire
Son nom est inscrit sur la cloche du Mémorial du Mont-Valérien à Suresnes, rendant hommage aux fusillés.
Une plaque commémorative collective mentionnant les membres du groupe Valmy existe à Paris, rappelant leur sacrifice pour la libération de la ville.
Références bibliographiques
Le groupe Valmy : l’action immédiate à Paris, Jean-Marc Berlière, Perrin, 2012. Cet ouvrage de référence détaille l’histoire du groupe, les arrestations par les Brigades Spéciales et le destin tragique de ses membres, dont David.
Les fusillés du Mont-Valérien (1941-1944), sous la direction de Jean-Baptiste Romain, Éditions du patrimoine, 1994. Un recueil biographique des résistants exécutés sur ce site historique.
Références internet
Maitron des Fusillés Notice détaillée retraçant le parcours militant, l’arrestation et l’exécution d’Ernest-Henri David. https://fusilles-40-44.maitron.fr/
Mémoire des Hommes Confirmation du statut de résistant, de la date de décès et de l’homologation au titre de la Résistance Intérieure Française (RIF). https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Dossier d’homologation consulté : oui – cote SHD
Cote SHD : GR 16 P 158421
Observations
Les sources divergent parfois sur la date exacte de son intégration au réseau RIF, mais son rôle de liaison avec Arsène Poncey est attesté par les dossiers de liquidation du réseau après-guerre. Gros risque d’homonymie. le nom de David étant fréquent. Risque de confusion avec les DAVID fusillés au Mont Valérien.
Sur la liste officielle des fusillés du Mont Valérien , on ne retrouve que deux David, Source Mémoire des Hommes.
DAVID Noël François JulienMort pour la France le/en 21/9/1942 à Suresnes ( Mont-Valérien, 92 – Hauts-de-Seine (ex Seine et Seine-et-Oise), France) Né(e) le/en 24/12/1912 à Rouen (76 – Seine-Maritime (ex Seine-Inférieure), France)
DAVID Jean-Pierre Mort pour la France le/en 16/5/1942 à Suresnes ( Mont-Valérien, 92 – Hauts-de-Seine (ex Seine et Seine-et-Oise), France) Né(e) le/en 10/7/1921 à Paris (75 – Paris (ex Seine), France)
Suivi de recherche au 18 mai 2024
- Mémoire des Hommes : Confirmation du décès au Mont-Valérien et de la Médaille de la Résistance.
- Maitron : Exploitation de la notice biographique détaillée pour les éléments d’arrestation.
- Ordre de la Libération : Vérification du décret de décoration posthume.
- Musée de la Résistance en ligne : Recherche sur le contexte du groupe Valmy.