Étienne RULLY, né le 2 mai 1923 à Saint-Chamond (France), mort le 22 février 1944 à Saint-Chamond (France)
Résistant de la première heure dans le secteur de la Loire, il se spécialise dans le maniement des explosifs pour le compte des FTPF.
Acteur du sabotage de l’usine de la Marine le 22 février 1944. Un commando de six résistants des Aciéries de la Marine et d’Homécourt sabota alors un train de laminoir à l’explosif, ce qui est présenté par les sources locales comme ayant contribué à éviter un bombardement de la ville. Il est tué lors de l’affrontement avec la patrouille de la Wehrmacht qui encerclait le site suite aux détonations.
Décorations
- Médaille de la Résistance à titre posthume (Source : Mémoire des Hommes). non retrouvée sur le site de l’ordre de la Libération.
- Croix de Guerre 39-45 sans doute aussi attribuée mais non retrouvée.
Références bibliographiques
La Résistance dans la Loire, Pierre-Étienne Pialoux, Éditions Horvath, 1983 Cet ouvrage de référence retrace l’histoire des réseaux et mouvements de Résistance dans le département de la Loire en s’appuyant sur des archives et témoignages locaux. Il évoque notamment les actions de sabotage industriel dans la vallée du Gier et les groupes actifs à Saint-Étienne et Saint-Chamond, permettant de situer l’engagement de jeunes résistants comme Christian Prunier dans un contexte régional structuré.
Histoire de la Résistance en région stéphanoise, Jean-Paul Blanc, Presses Universitaires de Saint-Étienne, 1995 Ce livre propose une analyse détaillée de la Résistance urbaine à Saint-Étienne, en décrivant les réseaux, les actions de sabotage et les opérations contre l’occupant. Il met en lumière les actions menées dans les grandes usines métallurgiques et souligne le rôle stratégique des sabotages dans l’économie de guerre allemande.
Les maquis de la Loire, Roger Gonin, Éditions De Borée, 2002 L’auteur s’intéresse aux différentes formes de Résistance dans la Loire, y compris les actions urbaines souvent moins connues que les maquis ruraux. Plusieurs passages évoquent les sabotages industriels et les groupes d’action liés aux usines, apportant un éclairage utile sur les opérations comme celle de Saint-Chamond.
La Résistance française : une histoire périlleuse, Robert Gildea, Seuil, 2013 Cet ouvrage de synthèse propose une vision globale de la Résistance en France, incluant les actions de sabotage et les groupes urbains. Bien que général, il permet de replacer l’action de Christian Prunier dans la stratégie nationale de désorganisation de l’appareil industriel allemand.
Dictionnaire historique de la Résistance, François Marcot (dir.), Robert Laffont, 2006 Ce dictionnaire rassemble des notices sur les acteurs, les réseaux et les événements de la Résistance. Il offre des éléments de contexte sur les actions de sabotage industriel et les structures de la Résistance urbaine, utiles pour comprendre le rôle et l’engagement de combattants comme Christian Prunier.
Les jeunes dans la Résistance, Laurent Douzou, Éditions Autrement, 2011 L’ouvrage met en avant l’engagement des jeunes résistants, souvent issus du monde ouvrier ou étudiant. Il permet de comprendre le profil de Christian Prunier, son engagement précoce et les motivations qui ont conduit de nombreux jeunes à participer à des actions dangereuses comme les sabotages industriels.
Références internet
Base des morts pour la France de la Seconde Guerre mondiale (Mémoire des hommes) Fiche individuelle permettant de retrouver les informations d’état civil, la date et le lieu de décès ainsi que le statut militaire ou civil des résistants. Elle constitue une source officielle essentielle pour vérifier les données biographiques . https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
Base Léonore et dossiers de décorations (Archives nationales) Bien que principalement dédiée à la Légion d’honneur, cette base et les ressources associées permettent de comprendre les circuits d’attribution des décorations et les procédures administratives applicables aux résistants décorés à titre posthume. https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr
Ordre de la Libération – Base des médaillés de la Résistance française Cette ressource officielle recense les titulaires de la Médaille de la Résistance et fournit des informations sur les décrets d’attribution, constituant une source fiable pour les décorations . https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-resistance
Maitron – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et social Le Maitron propose des notices détaillées sur de nombreux résistants, notamment issus du monde ouvrier. Il offre un éclairage sur les parcours militants et les engagements locaux dans la Résistance. https://maitron.fr
Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance) Ce site pédagogique propose des fiches thématiques sur les actions de sabotage, les réseaux et les formes de Résistance. Il permet de contextualiser les opérations menées dans les sites industriels comme ceux de la Loire. https://www.museedelaresistanceenligne.org
Fondation de la Résistance – Base documentaire Plateforme riche en articles, dossiers thématiques et biographies sur la Résistance française, incluant des informations sur les actions urbaines et industrielles. https://www.fondationresistance.org
Archives départementales de la Loire Les archives en ligne permettent d’accéder à des documents relatifs à la Seconde Guerre mondiale, notamment dossiers de résistants, rapports et documents administratifs concernant les événements locaux. https://archives.loire.fr
MémorialGenWeb – Fiches des résistants morts pour la France Base collaborative recensant les résistants et victimes de guerre, souvent accompagnée d’informations complémentaires issues de monuments ou de plaques commémoratives locales. https://www.memorialgenweb.org
Chemins de mémoire (Ministère des Armées) Site officiel proposant des articles et dossiers historiques sur la Seconde Guerre mondiale, incluant les actions de Résistance et les politiques de mémoire. https://www.cheminsdememoire.gouv.fr
Gallica (Bibliothèque nationale de France) Bibliothèque numérique donnant accès à des journaux d’époque, dont le Journal officiel, permettant de retrouver les décrets de décoration et les publications liées aux résistants. https://gallica.bnf.fr
Le Progrès – Archives locales et articles historiques Le journal régional publie régulièrement des articles sur la mémoire locale de la Résistance, notamment les sabotages industriels à Saint-Chamond et les résistants impliqués. https://www.leprogres.fr
Dossier d’homologation consulté : oui – cote SHD : GR 16 P 528821
Observations : Il appartenait à la même classe d’âge (1923) que ses camarades, soulignant le sacrifice de cette génération. A noter qu’il y a un doute sur les dates du sabotage à Saint Chamond, 22 Février 1944 ou 20 Janvier 1944.
A noter que Christian PRUNIER a eu la Médaille de la Résistance à titre posthume et que celle-ci est dument répertorié sur le site de l’Ordre de la Libération. Que même si cette décoration n’a pas été retrouvée pour ses camarades il est vraisemblable que morts au combats dans les mêmes circonstances ils ont eu les mêmes décorations. Le site de l’ordre de la libération qui sert de référence comporte tout de même des lacunes.
Sources consultées le 17 février 2026 :
- Maitron des Fusillés : Consultation de la notice collective « Saint-Chamond, usine de la Marine, 22 février 1944 ».
- Mémoire des Hommes : Confirmation des six dossiers individuels et des décrets de la Médaille de la Résistance.
- Service Historique de la Défense (SHD) : Identification des cotes d’homologation FFI/FTPF.
- Site de la ville de Saint-Chamond : Vérification de la signalétique mémorielle et des noms de rues.