Charles Charles François Blondel, né le 17 octobre 1895 à Quincy-le-Vicomte, Côte-d’Or, France, mort le 7 octobre 1975 à Paris, France.
Charles Henri Marie Blondel est juriste et conseiller d’État. Les sources consultées permettent d’établir son parcours de haut fonctionnaire ainsi que son enracinement dans les milieux démocrates-chrétiens d’avant-guerre.
Les sources consultées ne permettent pas de rattacher Charles Blondel à un réseau de Résistance au sens strict d’un réseau homologué. En revanche, Wikipédia souligne son engagement intellectuel et politique contre Vichy et mentionne son rapport remis au cardinal Suhard en 1942 pour démontrer que le gouvernement de Vichy n’était plus libre.
Son rôle apparaît surtout dans la préparation administrative et politique du retour de la légalité républicaine en Alsace.
En septembre 1944, le GPRF le choisit pour exercer les fonctions de commissaire régional de la République pour les départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. Il intervient dans le contexte très sensible du rétablissement de l’autorité française en Alsace après la Libération de Strasbourg et demeure en fonctions jusqu’au 19 juin 1945, date à laquelle il est remplacé par Émile Bollaert.
Camarades de combat
Les sources consultées permettent de citer Jacques Fonlupt-Espéraber, initialement désigné comme préfet régional à Strasbourg sous l’autorité du CNR, ainsi que Gaston Haelling dans l’organisation administrative de l’Alsace libérée.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Charles Blondel poursuit une carrière importante au Conseil d’État, au conseil supérieur de la fonction publique et dans le domaine de l’action sociale.
Décorations
- Commandeur de la Légion d’honneur, mentionnée par Wikipédia avec renvoi à la base Léonore, décret et Journal officiel non retrouvés dans la présente vérification.
- Croix de guerre 1914-1918, mentionnée par Wikipédia, décret et Journal officiel non retrouvés dans la présente vérification.
- Médaille de la Résistance par décret du 31 Mars 1947 JO du 23 Décembre 1948 Source Ordre de la Libération.
- Côte du dossier : 1O6373
- Médaille d’or de la mutualité, mentionnée par Wikipédia, décret et Journal officiel non retrouvés dans la présente vérification.
Lieux de mémoire
Les sources consultées ne permettent pas d’identifier un lieu de mémoire spécifiquement consacré à son action résistante ou à son passage comme commissaire régional de la République.
Références bibliographiques
François Igersheim, « L’Alsace et la Lorraine à Londres et Alger : de la BBC à la Libération 1940-1944 ». Étude citée dans la notice Wikipédia de Charles Blondel, utile pour replacer sa nomination en Alsace dans le contexte du retour de la souveraineté française.
Références internet
Wikipédia. Notice biographique détaillée utilisée pour l’état civil, la carrière de conseiller d’État, la nomination en Alsace et les décorations mentionnées. https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Blondel_(conseiller_d%27%C3%89tat)
Wikipédia. Notice sur les commissaires de la République utilisée pour replacer Charles Blondel dans le dispositif de Strasbourg à partir de septembre 1944. https://fr.wikipedia.org/wiki/Commissaire_de_la_R%C3%A9publique_institu%C3%A9_par_le_Gouvernement_provisoire_de_la_R%C3%A9publique_fran%C3%A7aise
Dossier d’homologation Aucun dossier d’homologation SHD n’a été retrouvé dans les bases consultées pour la présente recherche.
Observations
Les sources consultées permettent de confirmer son rôle de commissaire régional de la République en Alsace, mais ne permettent pas d’identifier avec certitude un réseau de Résistance auquel il aurait appartenu.
Wikipédia, page « Charles Blondel (conseiller d’État) » — état civil, biographie, nomination comme commissaire régional, décorations mentionnées.
Wikipédia, page « Commissaire de la République institué par le Gouvernement provisoire de la République française » — confirmation du contexte administratif et du cas de Strasbourg.