Philippe BERNARD, né le 21 janvier 1923 à Paris, France, mort le 12 mars 2024 à Courbevoie, Hauts-de-Seine, France, nationalité française.
Philippe Jacques Olivier Bernard naît à Paris, France, le 21 janvier 1923. Il est issu d’un milieu bourgeois. Son père, chirurgien, est mobilisé en 1939 et dirige une ambulance chirurgicale près de Metz, Moselle, France. Pendant l’exode de 1940, Philippe Bernard se réfugie dans des maisons familiales à Pessac, Gironde, France, puis à Crocy, Calvados, France, avant de revenir à Paris.
Il obtient son baccalauréat philosophie-mathématiques en 1939, poursuit des études à Sciences Po, obtient en 1943 une licence ès lettres et sort diplômé de l’École libre des sciences politiques, section diplomatique. Cette formation intellectuelle et politique explique son insertion rapide dans la Résistance étudiante parisienne.
Engagement dans la Résistance
Décidé à agir contre l’occupant, Philippe Bernard est introduit en mars 1943 par son ami François d’Humières dans un groupe de préparation militaire de l’Organisation civile et militaire des jeunes(OCMJ). Cette structure, placée dans l’environnement de l’OCM, prépare des jeunes résistants par des cours de sabotage, des entraînements au tir et la constitution de corps-francs.
Son engagement relève d’abord de la formation clandestine et de la propagande étudiante. Il participe ensuite à la création du journal Essor en décembre 1943. François d’Humières lui confie le poste de secrétaire de rédaction. Après plusieurs arrestations, Philippe Bernard devient rédacteur en chef du journal.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Philippe Bernard appartient à l’Organisation civile et militaire des jeunes, rattachée à l’Organisation civile et militaire. Il est lié au journal clandestin Essor, puis aux maquis de La Ferté-Saint-Aubin, Loiret, France, et de la Creuse. Il rejoint enfin les Commandos de France au sein du 3e bataillon.
Missions et actions
Au sein d’Essor, Philippe Bernard participe à la presse clandestine étudiante. Son rôle de secrétaire de rédaction puis de rédacteur en chef montre son importance dans la production, la structuration et la continuité du journal malgré les arrestations.
Il participe aussi au transport d’armes au bénéfice d’André Boulloche, délégué militaire régional de la région P.
En juin 1944, il est chargé d’organiser la participation d’Essor au maquis de La Ferté-Saint-Aubin, Loiret, France. Il arrive après le massacre du 10 juin 1944 et rejoint aussitôt le maquis de la Creuse. Il y est affecté comme chef de groupe et aide à la constitution de la compagnie Daniel. Il participe à la Libération de la Creuse, notamment dans les secteurs de Guéret, Creuse, France, et de La Souterraine, Creuse, France.
Il revient à Paris le 10 octobre 1944. Le 7 décembre 1944, il est nommé sous-lieutenant FFI. Souhaitant poursuivre le combat, il intègre le 14 décembre 1944 le 3e bataillon des Commandos de France. Le 31 janvier 1945, pendant l’attaque de Durrenentzen, Haut-Rhin, France, il est blessé au bras gauche par une balle explosive alors qu’il commande sa section.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées ne font pas état d’une arrestation ou d’une déportation de Philippe Bernard. Son parcours est celui d’un résistant passé de la propagande clandestine à l’action armée, puis à l’engagement militaire régulier dans les Commandos de France.
Camarades de combat
Philippe Bernard est directement lié à François d’Humières, qui l’introduit dans l’OCMJ et lui confie des responsabilités dans Essor. Il est également lié à André Boulloche par le transport d’armes au bénéfice du délégué militaire régional de la région P. Il appartient ensuite à l’environnement des maquisards de La Ferté-Saint-Aubin et de la Creuse, puis aux Commandos de France.
Retour à la vie civile
Après sa blessure du 31 janvier 1945, Philippe Bernard subit plusieurs opérations chirurgicales et une période de convalescence. Il est définitivement réformé à compter du 21 janvier 1947.
Les sources consultées indiquent qu’il mène ensuite une carrière civile de haut fonctionnaire et d’universitaire. La MVR le présente comme survivant de la guerre et souligne que son parcours après Essor, les maquis et les combats d’Alsace s’inscrit dans une trajectoire intellectuelle et administrative durable. Il meurt le 12 mars 2024 à Courbevoie, Hauts-de-Seine, France.
Décorations
- Médaille de la Résistance française Décret du 24 octobre 1945, Journal officiel non retrouvé dans les présentes recherches.
- Croix de Guerre 39-45
Aucune autre décoration trouvée dans les bases consultées, cela ne signifie pas cependant que la personnalité n’ait pas reçue de décorations, mais qu’elles n’ont pu être trouvées par les présentes recherches.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire individuel n’a été confirmé dans les bases consultées. Sa mémoire est portée par les notices de l’Ordre de la Libération, par la MVR et par l’histoire du journal clandestin Essor, de l’OCMJ et des Commandos de France.
Références bibliographiques
Arthur Calmette, L’Organisation civile et militaire. Histoire d’un mouvement de Résistance de 1940 à 1946, Presses universitaires de France, 1961. Ouvrage de référence pour replacer Philippe Bernard dans l’OCM et l’OCMJ, ainsi que dans le passage de la propagande clandestine à l’action armée.
François d’Humières, écrits et documentation relatifs au journal Essor et à l’Organisation civile et militaire des jeunes. Ensemble documentaire mentionné par la MVR pour comprendre le rôle de François d’Humières dans l’intégration de Philippe Bernard à l’OCMJ et à Essor.
Références internet
Ordre de la Libération. Notice d’actualité « Médaillé de la Résistance par décret du 24 octobre 1945, Philippe Bernard nous a quittés le 12 mars 2024 », source institutionnelle détaillée sur son état civil, ses études, son engagement dans l’OCMJ, Essor, les maquis, les Commandos de France et sa blessure. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medaille-de-la-resistance-par-decret-du-24101945-philippe-bernard-nous-quittes-le-12032024
Ordre de la Libération. Lettre d’information d’octobre 2020, entretien et présentation de Philippe Bernard comme médaillé de la Résistance. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/lettre-dinformation-octobre-2020
Mémoire Vive de la Résistance. Fiche « L’Essor », utile pour son rôle de secrétaire de rédaction puis rédacteur en chef du journal clandestin étudiant. https://mvr.asso.fr/journal-essor/
Mémoire Vive de la Résistance. Notice « Bernard » mentionnant Philippe Bernard et son parcours résistant. https://mvr.asso.fr/bernard-8/
Data BnF. Fiche d’autorité Philippe Bernard, utile pour son identification bibliographique et son activité intellectuelle après-guerre. https://data.bnf.fr/12566001/philippe_bernard/
Dossier d’homologation consulté
Aucun dossier SHD individuel n’a été consulté dans les sources ouvertes. Les éléments principaux reposent sur l’Ordre de la Libération et les notices MVR.
Observations
Le décret de la Médaille de la Résistance est indiqué par l’Ordre de la Libération, mais le Journal officiel correspondant n’a pas été retrouvé dans les présentes recherches.
Chronologie du résistant
| Date | Événement |
| 21 janvier 1923 | Naissance à Paris, France |
| 1939 | Obtient le baccalauréat philosophie-mathématiques |
| 1943 | Licence ès lettres et diplôme de l’École libre des sciences politiques |
| Mars 1943 | Entre dans l’OCMJ par l’intermédiaire de François d’Humières |
| Décembre 1943 | Participe à la création d’Essor et devient secrétaire de rédaction |
| 1944 | Devient rédacteur en chef d’Essor après des arrestations |
| Juin 1944 | Chargé d’organiser la participation d’Essor au maquis de La Ferté-Saint-Aubin |
| Été 1944 | Rejoint le maquis de la Creuse et participe à la Libération de la Creuse |
| 10 octobre 1944 | Revient à Paris |
| 7 décembre 1944 | Nommé sous-lieutenant FFI |
| 14 décembre 1944 | Intègre le 3e bataillon des Commandos de France |
| 31 janvier 1945 | Blessé à Durrenentzen, Haut-Rhin, France |
| 21 janvier 1947 | Réformé définitivement |
| 12 mars 2024 | Mort à Courbevoie, Hauts-de-Seine, France |
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — fiabilité excellente. La notice repose sur une source institutionnelle détaillée de l’Ordre de la Libération, recoupée par une fiche MVR individuelle et par la fiche MVR consacrée à Essor. Les éléments essentiels d’état civil, de formation, d’engagement, de responsabilités, de combat et de blessure sont concordants.
Sources consultées
Ordre de la Libération, notice d’actualité « Médaillé de la Résistance par décret du 24 octobre 1945, Philippe Bernard nous a quittés le 12 mars 2024 », information apportée : état civil, formation, OCMJ, Essor, maquis, Commandos de France, blessure, décès. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medaille-de-la-resistance-par-decret-du-24101945-philippe-bernard-nous-quittes-le-12032024
Ordre de la Libération, lettre d’information d’octobre 2020, information apportée : témoignage et parcours de Philippe Bernard comme médaillé de la Résistance. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/lettre-dinformation-octobre-2020
Mémoire Vive de la Résistance, fiche « L’Essor », information apportée : rôle de Philippe Bernard dans le journal clandestin et son prolongement vers les maquis. https://mvr.asso.fr/journal-essor/
Mémoire Vive de la Résistance, notice « Bernard », information apportée : notice individuelle de Philippe Bernard. https://mvr.asso.fr/bernard-8/
Data BnF, fiche Philippe Bernard, information apportée : identification bibliographique et activité intellectuelle. https://data.bnf.fr/12566001/philippe_bernard/