Félix Marie Joseph GUILLET, né le 10 octobre 1920 aux Touches, Loire-Inférieure, France, mort le 28 juin 1944 à Saffré, Loire-Inférieure, France
Félix Marie Joseph Guillet naît aux Touches le 10 octobre 1920. Le Maitron précise qu’il est peintre en bâtiment, domicilié aux Touches et célibataire. Ces éléments sont convergents et peuvent être retenus.
Le Maitron le rattache aux maquisards de Saffré et indique qu’il a été homologué au titre de la Résistance. Sa présence au maquis de Saffré le 28 juin 1944 est également confirmée par le site officiel du lieu de mémoire.
Nous retenons son appartenance aux FFI du maquis de Saffré.
Missions et actions
Le site officiel du Maquis de Saffré et le Maitron convergent sur la scène de sa mort à la Croix des Ajoncs. Félix Guillet y est présenté parmi les maquisards cachés dans un fourré d’ajoncs et de fougères, traqués pendant des heures, puis frappés par les grenades et achevés. La Croix des Ajoncs signale aujourd’hui l’endroit où sont tombés Félix Guillet, Louis Loizeil, Paul Orieux et Baptiste Rabin. Cet épisode constitue le cœur sûr de sa fiche.
Arrestation / évasion / déportation
Non confirmé. Les sources consultées documentent sa mort en action sur le site du maquis, non une arrestation suivie de déportation.
Camarades de combat
Les camarades les plus directement associés à Félix Guillet dans les sources sont Louis Loizeil, Paul Orieux, Baptiste Rabin et Maurice Bourré, tous évoqués dans le secteur de la Croix des Ajoncs.
Retour à la vie civile
Félix Guillet meurt au combat le 28 juin 1944.
Décorations
- Médaille de la Résistance à titre posthume le 23 juillet 1965, publiée au Journal officiel du 14 août 1965. Source ordre de la libération
- Côte du dossier : 1O29420
Nous n’avons pas retrouvé, dans cette recherche, de décret nominatif de Légion d’honneur le concernant.
Lieux de mémoire
Le lieu de mémoire principal est la Croix des Ajoncs à Saffré, qui marque l’endroit où lui et trois camarades sont tombés. Son nom figure également dans le cimetière mémoriel du maquis.
Références bibliographiques
Le Drame du Maquis de Saffré, André Perraud-Charmantier. Pour Félix Guillet, cet ouvrage est essentiel pour comprendre la scène de la Croix des Ajoncs et la violence des derniers instants de plusieurs maquisards cachés dans les ajoncs.
Les Libérations de Loire-Inférieure 1944-1945, catalogue AMRC. Le lecteur y trouvera une contextualisation utile de Saffré dans la séquence de la Libération départementale et dans les constructions mémorielles postérieures.
Références internet
Le Maitron. La notice livre l’état civil, la profession, l’homologation et la Médaille de la Résistance. Elle est la base de la fiche individuelle.
Le Maquis de Saffré. Le site officiel donne la scène de la Croix des Ajoncs et la composition du groupe tombé à cet endroit. Il constitue la source locale essentielle.
Musée de la Résistance de Châteaubriant. La base du musée confirme sa place dans le corpus des morts de Saffré, même si l’âge affiché doit être corrigé par les dates.
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Oui pour l’identification de la cote. Le Maitron signale SHD, Vincennes, GR 16 P 278921.
Observations
La contradiction rencontrée porte sur l’âge : certaines sources locales affichent 22 ans, alors que la date de naissance du 10 octobre 1920 conduit à 23 ans au 28 juin 1944. Nous avons retenu les dates, non l’âge brut. La scène de la Croix des Ajoncs est, en revanche, fortement convergente entre les sources.
Sources consultées le 10 mars 2026
- Le Maitron : état civil, profession, décoration, cote SHD.
- Le Maquis de Saffré : Croix des Ajoncs, circonstances de la mort.
- Musée de la Résistance de Châteaubriant : fiche muséale.