La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Les sources les plus fiables décrivent d’abord l’Action immédiate comme une commission créée en juillet 1943, présidée par Marcel « Fouché » DEGLIAME, composée de représentants des Groupes francs, de l’Action ouvrière, du NAP-Fer et du Service maquis, et chargée de coordonner les actions offensives de la Résistance. Certaines régions ou certains départements ont ensuite constitué des services d’Action immédiate sur ce modèle.

Organisation interne

La structure la mieux attestée est donc celle d’une commission ou d’un service de coordination. Le Musée de la Résistance en ligne indique clairement que l’Action immédiate rassemble les services destinés à l’action armée rapide et à la préparation de coups de main, tandis que les MUR mettent en place un Service national des Groupes francs dirigé par Serge RAVANEL.

Cela montre que l’Action immédiate fonctionne comme une tête de coordination de plusieurs composantes armées plutôt que comme une seule organisation homogène.

Actions menées pendant la Résistance

Les missions attribuées à l’Action immédiate relèvent de la lutte armée clandestine : coups de main, sabotages, évasions, harcèlement de l’ennemi, coordination de groupes francs et préparation d’actions insurrectionnelles.

La note de Serge RAVANEL sur Eysses montre concrètement cette fonction opérationnelle : fin 1943, Marcel DEGLIAME, responsable de l’Action immédiate auprès du CNR, lui demande de préparer une opération d’évasion collective avec mobilisation de groupes francs entraînés et armés.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

L’Action immédiate est directement liée aux MUR puis au MLN, et travaille en interaction avec le CNR et les FFI. Les sources institutionnelles la situent au croisement des Groupes francs, de l’Action ouvrière, du NAP-Fer et du Service maquis. Elle n’apparaît donc pas comme une organisation indépendante isolée, mais comme un dispositif d’unification et de mise en œuvre de l’action armée au sein de la Résistance intérieure.

Chefs et figures marquantes

Marcel DEGLIAME, dit Fouché, est la figure la plus solidement établie. Les sources consultées le présentent comme président de l’Action immédiate et, dans les témoignages liés à Eysses, comme responsable de l’Action immédiate auprès du CNR.

Serge RAVANEL apparaît comme chef national des Groupes francs et acteur majeur d’une « action immédiate unifiée ».

Certaines sources secondaires ou éditoriales emploient par ailleurs l’expression « réseau Action Immédiate » à propos du groupe de Marcel DEGLIAME et d’André VERDET, mais cette désignation n’est pas celle qui ressort le plus nettement des bases institutionnelles.

Victimes / morts

Les sources ouvertes consultées ne permettent pas d’établir une liste fiable et circonscrite des morts de l’Action immédiate comme structure centrale. Cette difficulté tient précisément au fait que l’Action immédiate recouvre un ensemble de services, de groupes francs et de dispositifs régionaux. Les décès doivent donc être recherchés à l’échelle des groupes ou des personnes rattachés à ce dispositif, et non à partir d’une liste nationale unique qui n’a pas été retrouvée dans cette recherche.

Survivants identifiés

Simone PERRET est mentionnée par le Maitron comme secrétaire du service DEGLIAME-FOUCHÉ puis de la Commission nationale d’Action immédiate à partir de janvier 1944. La documentation consultée permet aussi d’identifier André VERDET comme acteur durablement associé, dans plusieurs sources secondaires, à l’Action immédiate autour de DEGLIAME-FOUCHÉ. Ces éléments confirment l’existence d’un noyau de responsables et d’auxiliaires, mais pas d’un corpus clos de membres comparable à celui d’un réseau de renseignement classique.

Les sources consultées montrent plutôt l’évolution de l’Action immédiate vers les structures FFI, les Corps francs de la Libération et les dispositifs insurrectionnels de 1944.

La meilleure formulation historiographique consiste donc à parler d’un service ou d’une commission d’Action immédiate absorbé dans la montée en puissance des FFI et de l’insurrection, plutôt que d’un réseau dissous à date fixe.

Conséquences et mémoire

L’Action immédiate occupe une place importante dans l’histoire de la militarisation de la Résistance intérieure. Les ressources du Musée de la Résistance en ligne la présentent comme un moment décisif de coordination des groupes francs et de légitimation militaire des mouvements. En revanche, sa mémoire publique est plus diffuse que celle de certains réseaux nommément individualisés, car elle se confond souvent avec l’histoire des MUR, des FFI, des groupes francs ou des figures comme Marcel DEGLIAME et Serge RAVANEL.

Références bibliographiques

Dictionnaire historique de la Résistance Sous la direction de François MARCOT, Robert Laffont, 2006. Cet ouvrage apparaît comme la référence la plus directement mobilisée par les pages institutionnelles consultées pour définir l’Action immédiate comme une commission créée en juillet 1943, présidée par Marcel DEGLIAME, et structurée autour de plusieurs services de la Résistance.

Histoire de la Résistance en France Henri NOGUÈRES, Marcel DEGLIAME-FOUCHÉ, Jean-Louis VIGIER, Robert Laffont, 1969-1981. Cette somme est régulièrement citée par les ressources institutionnelles sur les MUR et sur l’évolution de la lutte armée. Elle est particulièrement utile pour replacer l’Action immédiate dans le débat entre attentisme, action offensive et unification des forces clandestines.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne Les pages consultées sur l’Action immédiate, les Groupes francs, Serge RAVANEL et la circulaire Janville donnent l’ossature la plus claire : création d’une commission en juillet 1943, coordination de plusieurs services, prolongements régionaux et lien direct avec la lutte armée.

Maitron Les notices individuelles consultées, notamment celles relatives à Marcel DEGLIAME-FOUCHÉ et à Simone PERRET, sont utiles pour identifier les responsables et le secrétariat de la Commission nationale d’Action immédiate. Elles renforcent l’idée d’une structure centrale réelle, mais ne suffisent pas à établir à elles seules l’existence d’un réseau autonome nommé « Réseau Action Immédiate ».

Musée de la Résistance en ligne, notice Robert Desnos Cette notice est intéressante parce qu’elle montre qu’à l’automne 1943 André VERDET vient de zone Sud pour constituer à Paris un groupe d’action immédiate en relation avec DEGLIAME-FOUCHÉ. Elle confirme l’existence de groupes ou d’équipes d’action immédiate, mais incline plutôt vers une organisation en noyaux opérationnels que vers un réseau unifié au sens classique.

Dossier d’homologation consulté

Aucun dossier d’homologation d’un « Réseau Action Immédiate » n’a été consulté directement dans cette recherche. Les éléments recueillis proviennent de pages institutionnelles, de notices biographiques et d’appuis historiographiques secondaires cités par ces pages.

Observations

La principale divergence porte sur la qualification même de l’objet étudié. Les bases institutionnelles consultées décrivent surtout l’Action immédiate comme une commission ou un service de coordination de l’action armée, créé en juillet 1943, tandis que certaines sources secondaires emploient l’expression « réseau Action Immédiate », notamment autour de Marcel DEGLIAME-FOUCHÉ et d’André VERDET. En l’état de la recherche, la formulation la plus prudente est donc la suivante : l’existence d’une structure d’Action immédiate est certaine, mais son classement comme réseau autonome demeure insuffisamment démontré par les sources les plus solides consultées. Indice de fiabilité de la notice : niveau B.

Sources consultées — date de vérification : 7 mars 2026. Ont été examinés le Musée de la Résistance en ligne, des notices et médias AERI relatifs aux Groupes francs, à Serge RAVANEL et à l’Action immédiate, des résultats Maitron sur Marcel DEGLIAME-FOUCHÉ et Simone PERRET, des ressources de cadrage sur les MUR et quelques sources secondaires ou éditoriales employant l’expression « réseau Action Immédiate ». Les sources institutionnelles convergent sur l’existence d’une commission ou d’un service d’Action immédiate.

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