Henri DESBALS, né le 15 février 1904 à Toulouse (France), mort le 28 décembre 1944 à Ellrich (Allemagne)
Henri Desbals grandit à Toulouse dans le quartier de la Fontaine-Lestang. Il s’engage très tôt dans la vie publique et devient une figure du socialisme local. Avocat de profession, il est élu conseiller municipal de Toulouse en 1935 sur la liste d’Ellen-Prévot. Il se distingue par son éloquence et son dévouement aux causes populaires.
Engagement dans la Résistance
Dès l’avènement du régime de Vichy, il entre en opposition. Son cabinet d’avocat devient un lieu de rencontre pour les opposants. Il refuse la dissolution des conseils municipaux et s’engage dans la structuration des premiers réseaux socialistes clandestins.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il est l’un des piliers du mouvement Libérer et Fédérer à Toulouse, fondé par Silvio Trentin. Ce mouvement, à la fois politique et militaire, prône une révolution sociale après la Libération. Il collabore également avec le Comité d’Action Socialiste (CAS).
Missions et actions
Henri Desbals assure la liaison entre les cadres politiques de la résistance toulousaine et les groupes d’action. Il utilise sa position pour fournir des faux papiers, organiser des filières d’évasion et diffuser la presse clandestine, notamment le journal Libérer et Fédérer. Il participe activement à la préparation de l’administration civile qui devra prendre le relais à la chute de Vichy.
Arrestation / évasion / déportation
Il est arrêté par la Gestapo le 20 janvier 1944. Interné à la prison Saint-Michel puis au camp de Compiègne, il est déporté vers le camp de Buchenwald par le convoi du 12 mai 1944. Il est ensuite transféré au camp d’Ellrich (Kommando de Dora), où les conditions de vie sont atroces. Il y décède d’épuisement et de maladie le 28 décembre 1944.
Camarades de combat
Il fut proche de Silvio Trentin, Gilbert Zaksas et des membres du réseau Libérer et Fédérer.
Décorations
- Chevalier de la Légion d’honneur (décret du 25 février 1949, à titre posthume).
- Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 26 juin 1956 JO 03 juillet 1956 source ordre de la libération
- Côte du dossier : 1O18568
Lieux de mémoire
La rue Henri-Desbals à Toulouse (quartier Bagatelle/Fontaine-Lestang).
Références bibliographiques
Silvio Trentin et Libérer et Fédérer, collectif, Loubatières, 2001. Cet ouvrage détaille le rôle des cadres toulousains comme Desbals.
Toulouse 1940-1944, Jean-Pierre Amalric, Privat, 2004. Histoire générale de la ville sous l’occupation mentionnant son arrestation.
Références internet
Mémoire des Hommes Base des déportés-résistants. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Mémorial de la Déportation Détails sur son convoi et son décès en camp. https://bddm.org/
Dossier d’homologation consulté : oui – cote SHD : GR 16 P 177436.
Observations : Henri Desbals est l’exemple type de l’élu républicain resté fidèle à ses convictions jusqu’au sacrifice. Aucune photo retrouvée dans les bases officielles consultées.