La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Loustaunau-Lacau Georges Alias Navarre

Georges Loustaunau-Lacau, né le 17 avril 1894 à Pau, mort le 11 février 1955 à Paris

Issu d’un milieu béarnais, Georges Loustaunau-Lacau suit une formation militaire de carrière et intègre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr avant de servir comme officier durant la Première Guerre mondiale.

Son parcours d’entre-deux-guerres le place au cœur des milieux militaires et des débats politico-idéologiques de l’époque, ce qui explique qu’il apparaisse ensuite, pendant l’Occupation, à l’interface entre Vichy, les milieux de renseignement et l’entrée progressive dans la clandestinité.

Engagement dans la Résistance

À partir de 1940, il met en place une organisation clandestine qui évolue vers un service de renseignement structuré. Dans les sources consultées, il est explicitement présenté comme fondateur du Réseau de renseignement Alliance et identifié sous le surnom clandestin « Navarre ». Cette orientation vers le renseignement, en lien avec les besoins alliés, constitue le cœur de son engagement résistant tel qu’il est décrit dans les bases mémorielles.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Il fonde et dirige le réseau Alliance, réseau de renseignement de la Résistance intérieure, dont l’activité se déploie sur l’ensemble du territoire et s’articule avec des transmissions vers Londres. Dans les bases consultées, Alliance apparaît comme l’organisation centrale à laquelle son nom est rattaché.

Missions et actions

Les sources convergent pour le présenter comme initiateur d’un dispositif clandestin de collecte et de transmission d’informations militaires dès 1940, puis comme fondateur du réseau Alliance.

Dans la base du Musée de la Résistance en ligne, il est rattaché à l’organisation « Aliance/Alliance » et à un périmètre d’action recensé (Landes dans la notice consultée), ce qui confirme son inscription dans les répertoires de la mémoire résistante.

Les éléments biographiques disponibles dans les sources institutionnelles consultées indiquent qu’il utilise des positions et des contacts de l’époque pour structurer un réseau de renseignement et des filières, avant que l’organisation ne soit durablement installée dans la clandestinité. Les sources encyclopédiques consultées (à manier comme vraisemblables, non officielles) décrivent une trajectoire marquée par des arrestations et une déportation, avec survie, puis un rôle public après-guerre.

Arrestation / évasion / déportation

Les sources consultées indiquent qu’il est arrêté au cours de la guerre et déporté au camp de concentration de Mauthausen, dont il revient vivant.

Les détails de chronologie fine et d’itinéraire concentrationnaire ne figurent pas avec précision dans les notices institutionnelles consultées ici ; l’affirmation de la déportation à Mauthausen et de la survie est, en revanche, explicitement reprise dans les sources biographiques de référence consultées.

Camarades de combat

Dans l’environnement d’Alliance tel qu’il est documenté dans les bases consultées, son action est associée à d’autres figures de direction et de continuité du réseau, en particulier Marie-Madeleine Fourcade, qui prend une place majeure dans l’histoire d’Alliance, et à des cadres cités comme repères du réseau. La liste complète de ses collaborateurs directs n’est pas établie ici faute de notice nominative détaillée sur les bases obligatoires consultées, mais son rôle de fondateur le place au centre d’un collectif de renseignement structuré.

Retour à la vie civile

Après 1945, il réintègre une vie publique. La base biographique parlementaire de l’Assemblée nationale confirme son accession au statut de député des Basses-Pyrénées au début des années 1950, élément qui atteste une reconversion institutionnelle dans la France d’après-guerre.

Décorations

Aucune décoration n’a pu être confirmée nominativement, dans le cadre de cette recherche, par une notice Léonore retrouvée au nom exact « Georges Loustaunau-Lacau » (recherche infructueuse dans la base telle qu’interrogée).

Information trouvée sur Wikipédia, non confirmée dans les sites officiels :

  • Légion d’honneur (dont une promotion au grade de commandeur en 1952),
  • Croix de guerre 1914-1918 (avec palmes),
  • Distinguished Service Order

Aucune attribution à la Médaille de la Résistance ni au titre de Compagnon de la Libération n’a été retrouvée dans les consultations effectuées sur le périmètre « Ordre de la Libération » au cours de cette recherche (vérification par recherche nominative).

Lieux de mémoire

Information trouvée sur Wikipédia, non confirmée dans les sites officiels : une promotion de Saint-Cyr est associée à son nom (usage mémoriel au sein de l’institution).

Références bibliographiques

L’Arche de Noé – réseau “Alliance”, 1940-1945, Marie-Madeleine Fourcade, Plon, 1968.Récit majeur écrit par celle qui dirigea Alliance, offrant une vision interne du réseau : organisation, méthodes, liaisons, pertes, et reconstruction. L’ouvrage est utile pour comprendre le fonctionnement concret d’un grand réseau de renseignement, ainsi que les tensions et contraintes d’une direction clandestine.

Mémoires d’un Français rebelle (1914-1948), Georges Loustaunau-Lacau, Robert Laffont, 1948.Autobiographie couvrant l’itinéraire d’un officier et acteur politique, incluant la période de guerre et la clandestinité. À lire comme une source subjective mais structurante pour saisir sa propre représentation de son engagement, de ses choix et des controverses qui l’entourent.

Nom de code : Brutus. Histoire d’un réseau de la France libre, Jean-Marc Binot, Bernard Boyer, Fayard, 2007.Même si l’ouvrage traite d’un autre réseau, il aide à comprendre l’écosystème du renseignement et des liaisons France libre/France intérieure, les interactions entre réseaux et services, et les modalités de structuration clandestine comparables à celles d’Alliance.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne (AERI – Fondation de la Résistance) Notice nominative confirmant l’inscription de Georges Loustaunau-Lacau dans les bases mémorielles, avec rattachement explicite à l’organisation « Aliance/Alliance » et un périmètre d’action recensé. Utile comme point d’ancrage institutionnel, même si l’état-civil et les détails biographiques y sont lacunaires. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=24850

Assemblée nationale – Base Sycomore Fiche biographique parlementaire permettant de confirmer une partie de l’après-guerre (mandat, contexte politique) et donnant des éléments sur la période 1940-1941 (usage d’une fonction, structuration d’un réseau). Source institutionnelle utile pour cadrer les faits publics. https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/4833

Wikipédia Page biographique détaillée, utile pour une chronologie narrative (arrestations, déportation, retour, mentions de décorations). Les informations y figurant doivent être recoupées : dans le cadre de cette fiche, elles ne sont retenues que lorsqu’elles ne contredisent pas les bases officielles consultées, et sont signalées comme non confirmées lorsqu’elles concernent les décorations.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Loustaunau-Lacau

Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD

Observations

Orthographe : « Loustaunau-Lacau » apparaît avec ou sans trait d’union selon les contextes ; la forme retenue ici correspond à l’usage courant des bases consultées.

Décorations : les décorations relevées proviennent d’une source encyclopédique et n’ont pas été confirmées nominativement dans Léonore dans le cadre de cette recherche ; elles sont donc présentées comme vraisemblables mais non confirmées officiellement.

Photo : aucune photo d’époque explicitement identifiée et datée n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées dans le cadre de cette recherche.

Sources consultées le 14 février 2026

  • Maitron Résistance : recherche nominative « Loustaunau-Lacau » effectuée ; pas de notice biographique directement exploitée retrouvée dans le cadre de cette recherche, au-delà de mentions contextuelles via d’autres pages du corpus.
  • Fondation de la Résistance : consultation via les ressources AERI ; les éléments directement exploitables proviennent surtout du Musée de la Résistance en ligne (AERI).
  • Musée de la Résistance en ligne : notice nominative consultée et retenue pour confirmer l’appartenance au réseau Alliance.
  • Mémoire des Hommes : recherche nominative effectuée ; aucun résultat probant retenu pour une notice individuelle dans le cadre de cette fiche.
  • Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : recherche nominative effectuée ; absence confirmée dans le cadre de cette recherche.
  • Ordre de la Libération : recherche nominative effectuée ; aucun élément retenu pour Compagnon de la Libération ou Médaille de la Résistance.
  • Base Léonore : recherche nominative « Georges Loustaunau-Lacau » effectuée ; absence confirmée dans le cadre de cette recherche (dossier non retrouvé via l’interrogation effectuée).
  • Gallica BnF : consultation d’une notice bibliographique liée à ses mémoires ; utile pour l’identification de l’ouvrage.
  • SHD : consultation des portails institutionnels et repérage des possibilités (sans cote nominative retrouvée ici).
  • Légifrance : recherche effectuée sans résultat nominatif directement exploitable pour une décoration dans le cadre de cette fiche.
  • Mémoire et Espoir de la Résistance (memoresist.org) : fiche de type « résistant » consultée ; utilisée uniquement comme ressource complémentaire non institutionnelle française au sens strict.
  • Wikipédia : page consultée, informations conservées uniquement lorsqu’elles ne contredisent pas les bases consultées, et signalées comme non confirmées pour les décorations.

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