La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Saint-Barthélemy grenobloise, série d’assassinats, d’exécutions sommaires et d’arrestations visant des responsables de la Résistance dans le bassin grenoblois, du 25 au 30 novembre 1943, Grenoble et environs.

Les sources institutionnelles iséroises et mémorielles concordent pour établir qu’entre le 25 et le 30 novembre 1943, Grenoble connaît une séquence de répression ciblée contre des acteurs majeurs de la Résistance locale, comprenant des arrestations suivies, pour plusieurs personnes, d’exécutions sommaires, ainsi que des arrestations conduisant à l’internement ou à la déportation.

Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère qualifie explicitement cette période de « Saint-Barthélemy grenobloise » et l’inscrit dans un automne 1943 marqué par l’occupation allemande complète du département après septembre 1943 et par une « répression sans précédent ».

La documentation biographique mémorielle accessible indique, à titre d’exemples vérifiables par notices, l’arrestation puis l’exécution sommaire de Roger GUIGUE, arrêté le 25 novembre 1943 à Grenoble et retrouvé mort à Meylan le 26 novembre 1943. Elle indique également l’exécution sommaire de Georges DURON, exécuté le 26 novembre 1943 à Varces. Elle établit l’arrestation de Jean PAIN et son exécution sommaire le 26 novembre 1943 à Voreppe.

Elle documente aussi l’arrestation et l’exécution sommaire du docteur Jacques GIRARD, exécuté le 26 novembre 1943 et retrouvé à Claix le 27 novembre 1943, ainsi que l’exécution sommaire du docteur Henri BÜTTERLIN dont le corps est retrouvé le 27 novembre 1943 près de Vif.

Les sources biographiques signalent enfin la mort par suicide, en détention, du docteur Gaston VALOIS le 29 novembre 1943 à Grenoble, ce décès étant explicitement rattaché au contexte de la répression de fin novembre 1943.

Les sources institutionnelles et muséales replacent l’événement dans le basculement de septembre 1943, lorsque l’occupation allemande succède à l’occupation italienne et durcit nettement la répression en Isère, dans un contexte de montée des actions clandestines et de tensions croissantes dans l’agglomération grenobloise.

Une ressource mémorielle souligne l’appel à des collaborateurs français venus de Lyon comme renfort pour exécuter des résistants isérois lors de la Saint-Barthélemy grenobloise, ce qui confirme la dimension conjointe, allemande et collaborationniste, des mécanismes de répression.

Les pages biographiques disponibles sur le site municipal de Grenoble et sur les notices du Maitron « Fusillés 40-44 » permettent d’identifier des résistants pris pour cible et d’établir des éléments factuels de leur engagement, de leur arrestation et de leur mort.

Roger GUIGUE est présenté comme engagé dans le Camouflage du matériel et arrêté le 25 novembre 1943 à Grenoble avant d’être exécuté sommairement, ce qui en fait une figure emblématique de la séquence.

Les victimes attestées par notices biographiques accessibles incluent Roger

Jean PAIN, exécuté sommairement le 26 novembre 1943 à Voreppe.

Joseph BERNARD, exécuté sommairement le 26 novembre 1943 à Grenoble.

Alphonse AUDINOS, exécuté sommairement le 26 novembre 1943 à Grenoble.

Jacques GIRARD, exécuté sommairement le 26 novembre 1943 et retrouvé le 27 novembre 1943 à Claix.

Henri BÜTTERLIN, exécuté sommairement, dont le corps est retrouvé le 27 novembre 1943 près de Vif.

Victor CARRIER, exécuté sommairement le 29 novembre 1943 à Saint-Marcellin, événement documenté comme relevant de la même dynamique répressive de fin novembre 1943.

Gaston VALOIS, mort par suicide le 29 novembre 1943 à Grenoble, dans un contexte de détention lié à la séquence de répression. Les sources consultées ici ne permettent pas, sans risque d’omission, d’énumérer de façon exhaustive toutes les victimes directes et indirectes de la période, mais elles permettent d’établir un noyau de victimes nominatives recoupées par notices.

Les sources consultées confirment l’existence d’arrestations et de déportations associées à l’automne 1943 en Isère, mais les pages mobilisées ici ne fournissent pas, à elles seules, une liste nominative sécurisée de survivants spécifiquement rattachés à la Saint-Barthélemy grenobloise. Pour constituer une section « survivants » conforme à vos exigences, il est nécessaire de travailler à partir de dossiers individuels, notamment via les fonds et instruments de recherche du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, les fonds d’archives départementales, et, au cas par cas, des bases nominatives de déportation.

Les sources institutionnelles locales établissent que les actions de répression du 11 novembre 1943 et la Saint-Barthélemy grenobloise du 25 au 30 novembre 1943 constituent un élément majeur du « lourd tribut » payé par Grenoble, élément explicitement retenu dans l’hommage national accordé à la ville par le décret du 4 mai 1944 lui attribuant la Croix de la Libération.

Cette reconnaissance est également associée, dans les mêmes sources, à des actions de résistance et de sabotage dans l’agglomération en novembre et décembre 1943, ce qui situe la Saint-Barthélemy grenobloise dans une séquence plus large de confrontation, alternant répression et ripostes clandestines.

La mémoire de la Saint-Barthélemy grenobloise est attestée par des dispositifs de commémoration et par l’inscription de l’événement dans des parcours mémoriels municipaux, notamment via des pages explicatives de Grenoble rappelant explicitement la Saint-Barthélemy grenobloise comme l’un des motifs cités dans la distinction de Compagnon de la Libération.

La présence d’un monument commémoratif est documentée par des ressources publiques et associatives, et le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère constitue un lieu de référence pour la médiation et la documentation de l’épisode dans l’histoire locale.

Références bibliographiques

Les Alpes françaises, 1940-1944 François BOULET, Presses universitaires de Grenoble, année à vérifier en catalogue public. Ouvrage de synthèse régionale qui emploie et discute l’expression « Saint-Barthélemy grenobloise » et replace la fin novembre 1943 dans la dynamique de répression et de résistances en Dauphiné.

Entrés en résistance. Isère, Drôme, Vercors, 1940-1944 Michèle GABERT, Presses universitaires de Grenoble, 2000. Étude régionale mobilisant témoignages, archives et analyses, utile pour situer les réseaux grenoblois, la chronologie de 1943 et les effets des coups de filet et assassinats.

Eugène CHAVANT. Du “poilu” au chef de maquis Gilles VERGNON, Éditions du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, 2014. Biographie documentée utile pour le contexte isérois, les sociabilités résistantes et l’environnement répressif de 1943.

Vercors, haut lieu de France Pierre TANANT, Arthaud, 1948, rééditions ultérieures. Ouvrage classique sur le Vercors permettant de relier l’automne 1943 grenoblois à l’arrière-plan du massif et aux interactions entre ville et maquis.

Histoire de la Résistance en France Olivier WIEVIORKA, Perrin, 2013. Synthèse nationale utile pour contextualiser les modalités de la répression allemande et l’évolution des mouvements en 1943, et pour éviter une lecture purement locale.

Dictionnaire historique de la Résistance François MARCOT (dir.), Robert Laffont, collection Bouquins, 2006. Outil de référence pour cadrer les organisations, les pratiques répressives et les notions employées dans les sources.

Les Français sous l’Occupation Philippe BURRIN, Seuil, 1995. Cadre général utile pour comprendre la montée de la violence politique et les mécanismes de domination et de collaboration.

Vichy Robert O. PAXTON, Seuil, 1973, rééditions. Ouvrage structurant pour comprendre l’environnement politico-administratif dans lequel se déploient répression et collaboration.

La Gestapo Jacques DELARUE, Fayard, 1962, rééditions. Synthèse ancienne mais souvent mobilisée pour une première approche des méthodes policières, à recouper avec la recherche récente et les archives.

La Résistance. Une histoire sociale ouvrage de synthèse à identifier en catalogues publics parmi les titres universitaires récents sur résistances locales et sociologie des engagements. Piste utile si vous souhaitez relier les trajectoires individuelles des victimes à des milieux professionnels et politiques grenoblois, sans extrapolation.

Références internet

Exposition “Automne 1943”, Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, Musées de l’Isère Présente l’automne 1943 comme un moment charnière en Isère, explicite la montée de la répression après septembre 1943 et cite la « Saint-Barthélemy grenobloise » du 25 au 30 novembre comme séquence de répression contre les chefs de la Résistance iséroise. https://musees.isere.fr/expo/musee-de-la-resistance-et-de-la-deportation-de-lisere-exposition-automne-1943-au-musee-de-la

Occupation allemande, Musée de la Résistance en ligne (PDF) Document de médiation qui mentionne explicitement l’exécution de résistants isérois lors de la « Saint-Barthélemy grenobloise » et l’appel à des collaborateurs français en renfort, utile pour cadrer les modalités de la répression. https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/62.pdf

La Libération, Grenoble.fr Page municipale rappelant le décret du 4 mai 1944 et indiquant que la distinction prend en compte le lourd tribut payé lors des actions de répression du 11 novembre 1943 et de la « Saint-Barthélemy grenobloise » du 25 au 30 novembre. https://www.grenoble.fr/537-la-liberation.htm

Grenoble, Ordre de la Libération Page institutionnelle sur l’attribution de la Croix de la Libération à Grenoble et sur l’action résistante locale, utile pour relier mémoire nationale et faits locaux. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/grenoble

Roger GUIGUE, Maitron “Fusillés 40-44” Notice biographique détaillant l’arrestation, le lieu et la date d’exécution sommaire, et offrant un point d’entrée nominatif sûr. https://fusilles-40-44.maitron.fr/guigue-roger-joseph-fleurien/

Georges DURON, Maitron “Fusillés 40-44” Notice biographique établissant l’exécution sommaire du 26 novembre 1943 à Varces et la qualité de résistant. https://fusilles-40-44.maitron.fr/duron-georges-emile-augustin-pseudonyme-dans-la-resistance-dudu/

Jean PAIN, Maitron “Fusillés 40-44” Notice biographique établissant l’arrestation et l’exécution sommaire à Voreppe le 26 novembre 1943, utile pour documenter la chronologie. https://fusilles-40-44.maitron.fr/pain-jean-paul-pseudonymes-dans-la-resistance-vittel-papin-karl-la-fayette/

Jacques GIRARD, Maitron “Fusillés 40-44” Notice biographique indiquant l’exécution sommaire et le lieu, complétable par la page “lieu d’exécution” de Claix. https://fusilles-40-44.maitron.fr/girard-henri-jacques-pseudonyme-dans-la-resistance-toubib/

Henri BÜTTERLIN, Maitron “Fusillés 40-44” Notice biographique indiquant l’exécution sommaire et la découverte du corps près de Vif le 27 novembre 1943. https://fusilles-40-44.maitron.fr/butterlin-henri-sebastien/

Gaston VALOIS, Maitron “Fusillés 40-44” Notice biographique établissant la mort par suicide le 29 novembre 1943 à Grenoble et le contexte d’arrestation, utile pour traiter sans spéculation les décès en détention. https://fusilles-40-44.maitron.fr/valois-gaston-germain-victor-pseudonymes-dans-la-resistance-docteur-gamma-hoche/

sources consultées Maitron Résistance et Maitron “Fusillés 40-44”, Fondation de la Résistance (recherches thématiques), Musée de la Résistance en ligne, Musées de l’Isère, Mémoire des Hommes (recherche non exploitée ici faute de résultats nominativement rattachés à la séquence dans les pages consultées), Ordre de la Libération, Gallica BnF (piste pour la presse et les imprimés clandestins), SHD (piste pour fonds), sites mémoriels locaux et municipaux, Wikipédia (à titre complémentaire et recoupée). date de vérification 18 février 2026.

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