Combats de la campagne des 18 jours (invasion de la Belgique), du 10 mai 1940 au 28 mai 1940, incluant la résistance des unités belges et alliées et l’enchaînement menant à la capitulation belge du 28 mai 1940.
Les sources institutionnelles et historiennes belges consultées établissent que la « campagne des 18 jours » désigne la période allant du 10 mai 1940, date de l’offensive allemande à l’Ouest contre la Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg, jusqu’au 28 mai 1940, date de la capitulation de l’armée belge.
Elles décrivent une séquence de combats comprenant des actions retardatrices, des destructions de ponts et obstacles, des engagements majeurs sur le canal Albert et autour du fort d’Ében-Émael, puis des combats et replis successifs aboutissant à des engagements intenses sur la Lys et à l’effondrement de la position belge, dans un contexte d’évolution rapide du front et de contraintes interalliées.
Circonstances
Les sources belges de référence replacent la campagne dans le cadre de la Blitzkrieg allemande, de la situation diplomatique et militaire de la Belgique à la veille de l’invasion, et des choix stratégiques de défense et de coordination avec les alliés franco-britanniques.
Elles soulignent que la campagne produit des pertes militaires importantes, un nombre élevé de prisonniers de guerre, et un choc politique et mémoriel durable, qui structurera ensuite, dans l’occupation, une partie des recompositions menant à la Résistance intérieure belge, notamment par le retour de militaires, l’expérience de captivité et la formation de structures clandestines d’origine militaire.
Héros et figures marquantes
Les sources consultées mettent en avant le rôle de certaines unités belges, notamment les Chasseurs ardennais, décrits comme ayant opposé une résistance notable dans les Ardennes belges et contribué à retarder l’ennemi par des actions de destruction et de combat, ainsi que l’importance symbolique et tactique de la chute du fort d’Ében-Émael au début de l’offensive.
La fiche porte sur des combats à l’échelle d’une campagne .
Des sources institutionnelles belges indiquent des ordres de grandeur de pertes militaires et civiles associés à la campagne, et documentent en particulier l’ampleur des tués, blessés et prisonniers, sans que ces pages synthétiques ne constituent une liste nominative. La production d’une liste nominative de victimes liées à un engagement précis de la campagne suppose une focalisation sur une bataille ou un secteur, puis l’exploitation de bases nominatives, de nécrologies militaires, d’archives d’unités et d’inventaires de monuments aux morts.
Les sources consultées établissent qu’une partie très importante des militaires belges est faite prisonnière à l’issue de la campagne et qu’un nombre significatif d’entre eux connaîtra la captivité et le travail forcé, ce qui constitue un vecteur mémoriel et un déterminant pour les trajectoires ultérieures, y compris, pour certains, l’entrée dans des formes de résistance durant l’Occupation.
Conséquences
La conséquence immédiate est la capitulation belge du 28 mai 1940 et l’entrée de la Belgique dans une période d’occupation, avec une crise politique et institutionnelle et la mise en captivité d’un grand nombre de militaires. Les sources belges consultées soulignent aussi que la campagne constitue une matrice pour des évolutions ultérieures, notamment la restructuration progressive de milieux militaires et la naissance de formations clandestines, élément important si l’on relie la « campagne des 18 jours » à l’histoire de la Résistance au sens large, par continuité de trajectoires plus que par clandestinité immédiate en mai 1940.
Mémoire et lieux commémoratifs
La mémoire de la campagne s’exprime notamment à travers des musées, des centres d’archives et des lieux de bataille, avec des institutions belges qui conservent des fonds sur la campagne et sur la captivité. Le CegeSoma indique explicitement l’existence de fonds d’archives portant sur la campagne des 18 jours et la vie des prisonniers de guerre, repérables via les catalogues des Archives de l’État, ce qui constitue un point d’appui archivistique pour documenter des combats spécifiques et leurs conséquences humaines.
Références bibliographiques
1940, 18 jours de résistance en Belgique Alain LECLERCQ, Jourdan, année à vérifier en catalogue public. Ouvrage centré sur la campagne jour par jour, utile pour structurer une chronologie et identifier les principaux engagements à documenter ensuite par archives.
Belgique mai 40 : la campagne des 18 jours ouvrage collectif, Jourdan, 2015. Recueil de témoignages et matériaux de combattants, utile pour approcher l’expérience vécue et repérer des unités, à recouper avec l’historiographie et les archives.
Ében-Émael : l’autre vérité Hugues WENKIN, Weyrich, année à vérifier en catalogue public. Ouvrage focalisé sur le fort et l’épisode inaugural, utile pour un approfondissement d’un point clé de la campagne.
Les Chasseurs ardennais à Bodange, mai 1940 René AUTPHENNE, Weyrich, année à vérifier en catalogue public. Ouvrage centré sur un engagement significatif des Chasseurs ardennais, utile pour passer d’une campagne générale à un combat localisé.
Le Grand Quartier Général belge et la bataille de la Lys (15-28 mai 1940) J.-F. VERBRUGGEN, Revue du Nord, 1971. Article académique utile pour comprendre la conduite opérationnelle et les contraintes au moment des combats finaux.
La Bataille de France Julian JACKSON, Tallandier, 2009. Ouvrage majeur sur la campagne de 1940, utile pour intégrer la Belgique dans le cadre opératif franco-belgo-britannique et comparer les chronologies.
Mai 1940 : la bataille de Belgique ouvrage de synthèse à identifier en catalogues publics (plusieurs titres existent), année à vérifier. Piste bibliographique nécessaire pour disposer d’une synthèse historienne spécifiquement consacrée au théâtre belge.
La Belgique occupée ouvrage de synthèse à identifier en catalogues publics, année à vérifier. Piste utile pour relier la campagne de 1940 aux dynamiques d’occupation et à la genèse de la Résistance.
Histoire de la Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale ouvrage collectif ou de synthèse à identifier en catalogues publics, année à vérifier. Piste pour disposer d’un cadre chronologique complet, des débats politiques et des enjeux mémoriels.
Prisonniers de guerre belges 1940-1945 ouvrage à identifier via catalogues et bibliographies institutionnelles, année à vérifier. Piste indispensable pour exploiter le lien entre campagne, captivité et recompositions sociales et clandestines.
Références internet
Campagne des 18 jours (La) : une guerre de retard ?, en gras, Belgium WWII – CegeSoma / Archives de l’État Article institutionnel signé et contextualisé présentant enjeux, choix militaires et déroulement général, avec un appareil de renvois utile pour une recherche archivistique. https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/campagne-des-18-jours-la-une-guerre-de-retard.html
Les soldats, les prisonniers de guerre et les unités militaires belges (1940-1945), en gras, CegeSoma Page institutionnelle indiquant l’existence de fonds d’archives, dont certains sur la campagne des 18 jours et la captivité, et orientant vers les outils de repérage des Archives de l’État. https://www.cegesoma.be/fr/les-soldats-les-prisonniers-de-guerre-et-les-unites-militaires-belges-1940-1945
La Belgique entre en guerre – Dossier pédagogique « Campagne des 18 jours (10 au 28 mai 1940) », en gras, Kazerne Dossin (PDF) Document pédagogique structurant la chronologie, les replis et les lignes de défense, utile comme synthèse didactique et comme point d’entrée vers des repères datés. https://ladeportationdesjuifs.be/wp-content/uploads/2015/12/L4-A1-2.-Campagne-des-18-jours.pdf
La seconde guerre mondiale : l’été 40, en gras, Kazerne Dossin / ressource pédagogique (PDF) Mentionne la campagne et l’ampleur de la captivité militaire, utile pour documenter les conséquences humaines et sociales immédiates. https://klm-mra.be/sites/default/files/03ete40.pdf
WHI Rapport annuel 2017, en gras, War Heritage Institute (PDF) Document institutionnel mentionnant la campagne, la capitulation et la captivité, utile pour repérer des axes de collections et d’archives liés à 1940. https://warheritage.be/sites/default/files/2022-10/WHI%20Rapport%20Annuel%202017.pdf
Campagne des 18 jours, en gras, Wikipédia (recoupée) Synthèse générale sur dates, principaux engagements et chiffres, utile comme guide de repérage à recouper par sources institutionnelles belges et travaux académiques. https://fr.wikipedia.org/wiki/Campagne_des_18_jours
Capitulation belge de 1940, en gras, Wikipédia (recoupée) Page de contexte sur la décision du 28 mai 1940 et ses controverses, utile pour orienter des vérifications vers des sources gouvernementales et historiennes. https://fr.wikipedia.org/wiki/Capitulation_belge_de_1940
La résistance universitaire en zone rattachée (ouvrage en ligne), en gras, OpenEdition Books Passage contextualisant la « campagne des 18 jours » comme prélude à l’occupation et à la réorganisation, utile pour relier campagne et dynamiques de résistance sur la durée. https://books.openedition.org/irhis/417?lang=en
Le Grand Quartier Général belge et la bataille de la Lys (15-28 mai 1940), en gras, Persée Accès à une référence académique sur la bataille de la Lys, utile pour approfondir le segment final de la campagne à partir d’une source scientifique. https://www.persee.fr/doc/rnord_0035-2624_1971_num_53_209_3111
Campagne des 18 jours (La) : une guerre de retard ? (notice de citation), en gras, Belgium WWII / CegeSoma La page de référence institutionnelle fournit les éléments d’attribution et de citation, utile pour une base documentaire exigeant des métadonnées stables. https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/campagne-des-18-jours-la-une-guerre-de-retard.html
sources consultées Belgium WWII (CegeSoma/Archives de l’État), CegeSoma (pages institutionnelles), War Heritage Institute (document institutionnel PDF), Kazerne Dossin (documents pédagogiques PDF), Persée (article académique), OpenEdition Books (référence en ligne), Wikipédia (recoupée), Service historique de la Défense (portail, piste pour approfondissement), Gallica BnF (non documenté dans les résultats consultés ici), Ordre de la Libération (non pertinent), Mémoire des Hommes (non documenté dans les résultats consultés ici), Fondation de la Résistance et Musée de la Résistance en ligne (portails, non directement mobilisés sur la Belgique). date de vérification 18 février 2026.