Paulette Lucienne SÉGURET , née JACQUIER née le 18 juillet 1918 à La Frette (Isère), morte le 20 février 1975 à La Frette (Isère).
Les informations d’état civil disponibles dans les bases officielles consultées établissent sa naissance à La Frette (Isère) le 18 juillet 1918.
Identifiée sous le pseudonyme « Marie-Jeanne », elle agit comme agent de liaison dans les secteurs de Grenoble et de Lyon. Les sources convergentes consultées soulignent la fréquence et la diversité de ses missions (liaisons, déplacements, activités clandestines), ainsi que son engagement armé au sein du maquis de Chambaran.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les bases consultées la rattachent au maquis de Chambaran, dans le cadre de la Résistance de l’Isère, et l’associent aux formations FFI issues du « secteur 3 » de l’Armée secrète de l’Isère.
Les notices disponibles indiquent qu’elle enchaîne des missions en ville, au maquis et à proximité d’installations allemandes. Une analyse de média conservé par le Musée de la Résistance en ligne cite un extrait de sa citation à l’ordre de l’armée, qui insiste sur ses liaisons « difficiles », sa volonté de participer davantage, puis sa participation « les armes à la main » aux coups de main, au guidage de détachements et à des actions répétées. «
Arrestation / évasion / déportation
En 1944, elle est arrêtée ; les sources consultées indiquent qu’elle parvient à s’évader de prison et à regagner le maquis de Chambaran. Aucune donnée probante n’a été retrouvée, dans les bases obligatoires consultées, permettant d’établir une déportation.
Camarades de combat
Les éléments consultés ne donnent pas une liste nominative stable et recoupée de ses compagnons d’action immédiats. En revanche, ils l’inscrivent explicitement dans l’environnement opérationnel du maquis de Chambaran
Retour à la vie civile
Sa trajectoire après-guerre est partiellement documentée par les sources consultées : elle est toujours vivante lors d’une promotion au grade d’officier de la Légion d’honneur (décret du 12 juillet 1973) et décède à La Frette le 20 février 1975. Les bases consultées ne permettent pas de préciser une profession ou des engagements civils structurés ; ces éléments ne sont donc pas développés.
Décorations
- Légion d’honneur avec la remise des insignes par le général de Gaulle à Lyon le 14 septembre 1944, par décret du 15 septembre 1945, officier par décret du 12 juillet 1973 ;
- Médaille de la Résistance française avec rosette par décret du 14 juin 1946
- croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze.
Un dossier « Base Léonore » est identifié pour « Séguret, Paulette Lucienne » ; les éléments d’état civil et l’appartenance à la Légion d’honneur y sont cohérents avec les autres sources consultées.
Lieux de mémoire
Une voie parisienne porte son nom : « rue Paulette Jacquier » (Paris).
Références bibliographiques
Le bataillon de Chambaran. Secteur 3 de l’armée secrète de l’Isère. Témoignages, Pierre Deveaux, Presses universitaires de Grenoble (PUG), 1994.
Ouvrage de référence fondé sur des témoignages et des archives autour de la formation, de la structuration et des opérations du secteur 3 et du bataillon de Chambaran. Le lecteur y trouve le contexte de l’action clandestine en Isère, les logiques d’organisation, ainsi que la transition des maquis vers des unités combattantes. Utile pour replacer l’itinéraire de « Marie-Jeanne » dans les cadres du maquis et des FFI.
Maquis et maquisards. La Résistance armée en France, 1942-1944, (ouvrage collectif), Éditions CNRS (via Cairn), 2019. Ce livre propose une mise au point historique sur la naissance des maquis, leurs fonctions, leurs contraintes et leurs relations avec les mouvements de Résistance. Il éclaire les réalités matérielles, la sociologie des maquisards et la question du passage à la lutte armée. Il est pertinent pour comprendre l’environnement et les modalités d’action d’une agente de liaison devenue combattante au sein d’un maquis.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance) – “Remise de la Légion d’Honneur à une jeune résistante” Notice de média et analyse contextualisant la remise des insignes de la Légion d’honneur par le général de Gaulle à Lyon le 14 septembre 1944. Donne un éclairage direct sur la reconnaissance officielle et conserve une source iconographique identifiée.
https://museedelaresistanceenligne.org/media6612-Remise-de-la-Lgion-dHonneur-une-jeune-rsistante
Ville de Paris – Délibération 2024 DU 35 (PDF) Document municipal rappelant son état civil, ses activités de liaison et de combat, son arrestation et son évasion, ainsi que plusieurs décorations avec décrets (Médaille de la Résistance avec rosette, Légion d’honneur, croix de guerre). Utile comme synthèse sourcée et datée. https://cdn.paris.fr/paris/2024/01/17/2024-du-35-yggG.pdf
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Non. Aucune cote SHD nominative exploitable n’a été retrouvée pour elle dans les bases obligatoires consultées au moment de la recherche.
Observations
Orthographe : les sources consultées emploient « Paulette Séguret » et « Paulette Séguret née Jacquier », et attestent le pseudonyme « Marie-Jeanne ».
Décorations : les décorations listées ci-dessus sont confirmées par une source municipale officielle et par la documentation muséale sur la remise de la Légion d’honneur ; aucune décoration n’a été retenue sur la seule base d’une source non officielle.
Photo : une photographie d’époque relative à la remise de la Légion d’honneur (Lyon, 14 septembre 1944) est accessible dans les bases officielles consultées.